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Accident de la vie : guide complet pour l’indemnisation des victimes

Chaque année en France, les accidents de la vie courante provoquent des milliers de blessures graves et de décès. Chute dans un escalier, brûlure domestique, morsure de chien, accident de sport ou de bricolage : ces événements du quotidien peuvent bouleverser la vie d’une personne et de ses proches. Pourtant, de nombreuses victimes ignorent qu’elles disposent de droits à indemnisation, que ce soit via un contrat de garantie accidents de la vie (GAV), la responsabilité d’un tiers ou d’autres mécanismes juridiques.

Ce guide détaille l’ensemble des informations essentielles pour comprendre ce qu’est un accident de la vie, les différentes catégories d’accidents concernés, les démarches d’indemnisation, les préjudices couverts et les erreurs à éviter. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans ces démarches souvent complexes.

📌 Ce qu'il faut savoir en bref

Un accident de la vie courante (AcVC) est un traumatisme non intentionnel qui ne relève ni d’un accident de la route, ni d’un accident du travail. L’indemnisation peut passer par une garantie GAV, la mise en cause d’un tiers responsable, ou d’autres contrats d’assurance. Il est essentiel de ne jamais accepter une première offre d’indemnisation sans l’avoir fait vérifier.

Sommaire

Qu’est-ce qu’un accident de la vie courante ?

Un accident de la vie courante (souvent abrégé AcVC) désigne tout traumatisme non intentionnel survenu en dehors du cadre professionnel et en dehors d’un accident de la circulation au sens de la loi Badinter. Il s’agit d’événements du quotidien qui causent des dommages corporels à la victime.

Concrètement, il peut s’agir d’une chute dans un escalier, d’une brûlure en cuisinant, d’une intoxication alimentaire, d’un accident de jardinage, d’une noyade, d’une blessure lors d’une activité sportive ou encore d’un accident survenu dans un lieu public comme un magasin ou un restaurant.

💡 Cas pratique : un pot de fleurs qui tombe

Une personne marche sur le trottoir devant un immeuble. Un pot de fleurs mal fixé tombe du balcon du troisième étage et la blesse à l’épaule. Il s’agit d’un accident de la vie courante. La victime pourra engager la responsabilité du propriétaire du balcon (article 1242 alinéa 1 du Code civil, responsabilité du fait des choses) et obtenir une indemnisation de l’ensemble de ses préjudices corporels.

La qualification d’accident de la vie est importante car elle détermine les voies d’indemnisation possibles. Contrairement à un accident de la route (régi par la loi Badinter) ou un accident du travail (couvert par la Sécurité sociale et l’employeur), l’accident de la vie courante nécessite souvent de s’appuyer sur le droit commun de la responsabilité civile ou sur un contrat d’assurance spécifique comme la GAV.

⚖️ Article 1240 du Code civil

Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Ce texte constitue le fondement principal de la responsabilité civile délictuelle, applicable à de nombreux accidents de la vie courante lorsqu’un tiers est en cause.

Les sous-catégories traitées sur victime-info.fr

Plusieurs situations d’accidents de la vie courante font l’objet de pages dédiées sur victime-info.fr. Chacune apporte des informations spécifiques selon le type d’accident subi :

Un droit souvent méconnu

Même lorsqu’aucun tiers n’est identifiable comme responsable, la victime d’un accident de la vie peut être indemnisée si elle dispose d’un contrat GAV (Garantie Accidents de la Vie). Il est donc recommandé de vérifier l’ensemble de ses contrats d’assurance après un accident domestique ou de loisirs.

Les différents types d’accidents de la vie courante

Les accidents de la vie courante regroupent une grande variété de situations. On peut les classer en plusieurs catégories principales :

Accidents domestiques

Ce sont les plus fréquents. Ils surviennent au domicile ou dans ses abords immédiats (jardin, garage, cave). Il s’agit notamment de :

  • Chutes (escalier, échelle, tabouret, baignoire, tapis glissant)
  • Brûlures (cuisine, eau chaude, barbecue, radiateur)
  • Intoxications (produits ménagers, médicaments, monoxyde de carbone)
  • Coupures et blessures de bricolage (scie, perceuse, couteau)
  • Électrocutions
  • Étouffements et suffocations (en particulier chez les jeunes enfants et les personnes âgées)

Accidents de sport et de loisirs

Une blessure survenue lors d’une activité sportive ou récréative relève également de l’accident de la vie courante. Cela inclut les accidents survenant lors de la pratique du ski, du vélo, de l’équitation, de la randonnée, du football ou encore de la natation. Le site victime-info.fr propose une section dédiée aux accidents de sport avec des informations spécifiques pour chaque discipline.

⚠️ Sports à risques et exclusions de garantie

Certains contrats de garantie accidents de la vie comportent des clauses d’exclusion pour les sports considérés comme dangereux (sports de combat, sports mécaniques, parapente, plongée sous-marine en profondeur, etc.). Il est impératif de lire attentivement les conditions générales et particulières du contrat avant de souscrire.

Accidents survenant dans des lieux publics ou commerciaux

Une personne qui chute dans un magasin sur un sol mouillé, se blesse dans un restaurant à cause d’une marche mal signalée, ou est blessée par la chute d’un objet dans un supermarché est victime d’un accident de la vie courante. Dans ces cas, la responsabilité de l’exploitant du lieu peut être engagée.

Catastrophes naturelles et technologiques

Les tempêtes, avalanches, inondations, mais aussi les effondrements de bâtiments ou les explosions accidentelles constituent des accidents de la vie courante. Les mécanismes d’indemnisation peuvent alors impliquer des assureurs, l’État (régime des catastrophes naturelles) ou des fonds de garantie.

Accidents médicaux

Bien que relevant d’un régime juridique spécifique (loi Kouchner du 4 mars 2002), certains accidents médicaux peuvent s’apparenter à des accidents de la vie et donner lieu à indemnisation via l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) ou la responsabilité du praticien. Le site propose des informations complémentaires sur les accidents médicaux.

📊 Les accidents domestiques en France

Les accidents de la vie courante représentent environ 21 000 décès par an en France, soit près de 5 fois plus que les accidents de la route. Les chutes constituent la première cause de décès par AcVC, en particulier chez les personnes de plus de 65 ans. On dénombre environ 11 millions d’accidents de la vie courante par an conduisant à un recours aux soins.

Comment obtenir l’indemnisation d’un accident de la vie ?

L’indemnisation d’un accident de la vie courante dépend de la situation dans laquelle il est survenu. Plusieurs voies existent :

1. La mise en cause d’un tiers responsable

Lorsqu’un tiers est à l’origine de l’accident (propriétaire d’un chien, exploitant d’un magasin, voisin dont l’arbre est tombé, etc.), la victime peut engager sa responsabilité civile. L’indemnisation sera alors prise en charge par l’assurance responsabilité civile du tiers responsable.

Le fondement juridique repose principalement sur les articles 1240 à 1244 du Code civil, qui couvrent respectivement la responsabilité pour faute, la responsabilité du fait des choses et la responsabilité du fait des animaux.

⚖️ Article 1243 du Code civil (ancien article 1385)

Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. Ce texte fonde notamment l’indemnisation des victimes de morsure de chien.

2. L’activation du contrat GAV (Garantie Accidents de la Vie)

Si la victime a souscrit un contrat de garantie accidents de la vie, elle peut le mettre en jeu même en l’absence de tiers responsable identifié. La GAV intervient lorsque la victime est elle-même responsable de son accident ou lorsque l’auteur n’est pas identifié.

3. Les autres contrats d’assurance

La victime doit vérifier l’ensemble de ses contrats d’assurance, car certains peuvent couvrir les accidents de la vie courante :

  • L’assurance habitation (garantie responsabilité civile vie privée)
  • L’assurance scolaire pour les enfants
  • L’assurance de la carte bancaire
  • La mutuelle santé complémentaire
  • Les garanties individuelles accident souscrites auprès d’une fédération sportive
📞 Besoin de connaître les droits à indemnisation ?

La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), aide gratuitement les victimes à identifier les contrats d’assurance mobilisables et à comprendre leurs droits.

La garantie accidents de la vie (GAV) : fonctionnement détaillé

La garantie accidents de la vie, couramment appelée GAV, est un contrat d’assurance spécifiquement conçu pour couvrir les dommages corporels résultant d’un accident de la vie courante. Proposée par la plupart des compagnies d’assurance, elle constitue souvent le seul recours d’indemnisation lorsqu’aucun tiers responsable ne peut être identifié.

Qui est protégé par la GAV ?

La garantie protège en premier lieu l’assuré souscripteur. Selon les formules choisies, la couverture peut être étendue à :

  • Le conjoint, partenaire de PACS ou concubin
  • Les enfants à charge (mineurs et majeurs selon les contrats)
  • Les ascendants vivant au foyer

Il est important de vérifier le périmètre exact des personnes couvertes dans les conditions particulières du contrat.

Ce que couvre la GAV

La GAV couvre généralement les accidents domestiques, les accidents de loisirs et de sport (hors exclusions), les catastrophes naturelles ou technologiques, les agressions et les attentats. L’indemnisation intervient à partir d’un certain seuil d’incapacité permanente, généralement fixé à 30 % par les contrats de base, mais pouvant descendre à 10 %, 5 % voire 1 % dans les formules les plus complètes.

⚠️ Le seuil d'incapacité permanente : un piège fréquent

De nombreux contrats GAV ne déclenchent l’indemnisation qu’à partir de 30 % d’incapacité permanente (taux de DFP — Déficit Fonctionnel Permanent). Ce seuil est extrêmement élevé : une fracture du bras bien consolidée correspond rarement à plus de 5 à 10 % de DFP. Il est donc recommandé de souscrire un contrat avec un seuil de déclenchement le plus bas possible (1 % ou 5 %).

Ce que la GAV ne couvre pas

La GAV ne prend pas en charge :

  • Les accidents de la route (couverts par la loi Badinter et l’assurance auto)
  • Les accidents du travail (couverts par la Sécurité sociale et l’employeur)
  • Les dommages matériels (seuls les dommages corporels sont pris en charge)
  • Certains sports à risques selon les exclusions du contrat
Déclaration rapide obligatoire

La plupart des contrats GAV imposent un délai de déclaration de l’accident, souvent fixé à 5 jours ouvrés. La victime doit donc déclarer son sinistre le plus rapidement possible à son assureur, même si l’étendue des séquelles n’est pas encore connue. Un retard de déclaration peut entraîner un refus de prise en charge.

Mise en cause d’un tiers responsable

Lorsqu’un tiers est identifié comme responsable de l’accident de la vie, la victime dispose du droit d’engager la responsabilité civile de cette personne. L’indemnisation sera alors prise en charge par l’assurance responsabilité civile du responsable.

Plusieurs fondements juridiques existent selon les circonstances :

  • Responsabilité pour faute (article 1240 du Code civil) : un voisin qui laisse traîner des outils dangereux accessibles aux enfants.
  • Responsabilité du fait des choses (article 1242 alinéa 1) : un objet en rayon qui tombe sur un client dans un magasin.
  • Responsabilité du fait des animaux (article 1243) : une morsure de chien sur la voie publique.
  • Responsabilité du fait des bâtiments (article 1244) : l’effondrement d’un mur, la chute d’un volet mal fixé.
💡 Cas pratique : chute dans un supermarché

Une personne fait ses courses dans un supermarché. En passant dans le rayon frais, elle glisse sur une flaque d’eau provenant d’un bac réfrigérant défectueux et se fracture le poignet. L’exploitant du magasin est responsable en tant que gardien de la chose (le bac réfrigérant) et au titre de son obligation de sécurité envers la clientèle. La victime peut demander l’indemnisation de son accident dans le magasin auprès de l’assureur du supermarché. Il est essentiel de faire constater l’accident immédiatement (registre d’accidents du magasin, photos, témoins).

Les préjudices indemnisés après un accident de la vie

L’indemnisation d’un accident de la vie courante vise la réparation intégrale de tous les préjudices subis par la victime. La nomenclature Dintilhac constitue le référentiel utilisé par les tribunaux et les assureurs pour classer les différents postes de préjudice.

Les préjudices patrimoniaux (pertes financières)

  • Dépenses de santé actuelles et futures (DSA / DSF) : frais médicaux, chirurgicaux, de rééducation, appareillage
  • Frais divers (FD) : frais de transport, d’aide ménagère temporaire, d’adaptation du logement
  • Perte de gains professionnels actuels et futurs (PGPA / PGPF) : perte de salaire pendant l’arrêt de travail et éventuelle perte de capacité de gain à long terme
  • Incidence professionnelle (IP) : reconversion, pénibilité accrue, dévalorisation sur le marché du travail
  • Tierce personne (TP) : besoin d’aide humaine temporaire ou permanente au quotidien

Les préjudices extrapatrimoniaux (souffrances et atteintes personnelles)

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne pendant la période de soins
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP) : séquelles définitives après consolidation
  • Souffrances endurées (SE) : douleurs physiques et morales liées à l’accident et aux traitements
  • Préjudice esthétique temporaire et permanent (PET / PEP) : cicatrices, déformations
  • Préjudice d’agrément (PA) : impossibilité de pratiquer des activités de loisirs antérieures
  • Préjudice moral : souffrance psychologique, anxiété, dépression
  • Préjudice sexuel (PS) : atteinte à la vie intime

En cas de décès de la victime directe, les proches (victimes indirectes) peuvent également faire valoir leurs préjudices moraux (préjudice d’affection) et économiques (perte de revenus du foyer).

📌 Principe fondamental : la réparation intégrale

En droit français, le principe de la réparation intégrale impose que la victime soit replacée dans la situation qui aurait été la sienne si l’accident ne s’était pas produit. Cela signifie que tous les préjudices, sans exception, doivent être indemnisés : pas un euro de plus, pas un euro de moins.

Montant de l’indemnisation : barèmes et critères

Le montant de l’indemnisation d’un accident de la vie varie considérablement selon la gravité des blessures, l’âge de la victime, sa situation professionnelle et familiale, et les séquelles conservées après la consolidation.

Le calcul de l’indemnisation d’un accident de la vie prend en compte chaque poste de préjudice de la nomenclature Dintilhac. Des barèmes indicatifs existent, notamment :

  • Le point d’incapacité permanente (DFP) : sa valeur varie de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers selon le taux et l’âge de la victime
  • Les souffrances endurées : évaluées sur une échelle de 1 à 7, les montants vont de quelques milliers d’euros (1/7) à plus de 50 000 euros (7/7)
  • Le déficit fonctionnel temporaire : environ 25 à 30 euros par jour de gêne totale
📊 Exemples d'indemnisation

Pour une fracture du poignet bien consolidée (taux de DFP de 5 %, souffrances de 3/7) chez une personne de 45 ans : l’indemnisation globale peut se situer entre 15 000 et 25 000 euros. Pour un traumatisme crânien avec séquelles cognitives (taux de DFP de 25 %, souffrances de 5/7, besoin de tierce personne) : l’indemnisation peut dépasser 300 000 euros voire davantage selon l’impact professionnel.

⚠️ Ne jamais accepter la première offre de l'assureur

Les compagnies d’assurance proposent quasi systématiquement une première offre d’indemnisation très inférieure à ce que la victime est en droit d’obtenir. Il est fortement recommandé de ne jamais accepter cette offre sans l’avoir fait analyser par un professionnel. La victime peut contester et négocier l’offre d’indemnisation de l’assureur.

Quelques chiffres clés sur les accidents de la vie

Les accidents de la vie courante représentent un problème majeur de santé publique en France, pourtant souvent sous-estimé par rapport aux accidents de la route.

📊 Statistiques des accidents de la vie en France

  • 21 000 décès par an liés aux accidents de la vie courante
  • 11 millions d’accidents conduisant à un recours aux soins chaque année
  • 4,5 millions d’accidents domestiques par an
  • Les chutes représentent 76 % des décès par AcVC chez les plus de 65 ans
  • Les enfants de moins de 5 ans et les personnes de plus de 75 ans sont les plus touchés
  • Le coût annuel estimé des AcVC pour la collectivité dépasse les 10 milliards d’euros

Ces chiffres soulignent l’importance pour chaque personne de se renseigner sur ses droits en matière d’indemnisation et de prévention. La souscription d’une garantie accidents de la vie constitue une mesure de protection financière essentielle.

Les démarches à suivre étape par étape

Après un accident de la vie courante, il est important de suivre un processus rigoureux pour maximiser les chances d’obtenir une indemnisation juste et complète.

Étape 1 : Sécuriser les preuves

Dès l’accident ou dès que possible, la victime ou ses proches doivent :

  • Faire constater les blessures par un médecin (certificat médical initial descriptif)
  • Prendre des photos des lieux de l’accident, des conditions dangereuses, des blessures
  • Recueillir les coordonnées des témoins
  • Rédiger un compte-rendu détaillé des circonstances de l’accident
  • Conserver tous les justificatifs de dépenses (pharmacie, transport, aide ménagère)

Étape 2 : Déclarer l’accident à l’assureur

La déclaration doit être faite dans les délais prévus au contrat (généralement 5 jours ouvrés). La victime doit déclarer le sinistre à sa propre compagnie d’assurance (GAV, assurance habitation) et, le cas échéant, mettre en cause l’assurance du tiers responsable.

Étape 3 : L’expertise médicale

L’assureur mandatera un médecin expert pour évaluer les préjudices de la victime. Il est fortement recommandé de se faire assister d’un médecin conseil de victimes lors de cette expertise, car le médecin mandaté par l’assureur défend avant tout les intérêts de la compagnie.

L'assistance par un médecin conseil de victimes

La victime a le droit de se faire accompagner par son propre médecin conseil lors de l’expertise médicale organisée par l’assureur. Ce médecin, indépendant de la compagnie d’assurance, veillera à ce que tous les préjudices soient correctement évalués. Le coût de cette assistance peut être intégré dans la demande d’indemnisation au titre des frais divers.

Étape 4 : Constituer le dossier d’indemnisation

Un dossier d’indemnisation complet et bien structuré est la clé d’une indemnisation réussie. Il doit rassembler l’ensemble des pièces médicales, des justificatifs de pertes financières et des éléments prouvant chaque poste de préjudice.

Étape 5 : Analyser l’offre d’indemnisation et négocier

L’assureur formule une offre d’indemnisation que la victime est libre d’accepter ou de refuser. Il ne faut jamais se précipiter. La victime peut négocier, contester l’offre ou saisir la justice si aucun accord amiable n’est possible.

⚖️ Article 2226 du Code civil — Prescription

L’action en responsabilité née à raison d’un dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la date de la consolidation du dommage initial ou aggravé. La victime dispose donc d’un délai de 10 ans après la consolidation de ses blessures pour agir en justice. La consolidation correspond au moment où l’état de santé est stabilisé et où les séquelles sont considérées comme définitives.

Les erreurs à éviter après un accident de la vie

De nombreuses victimes commettent des erreurs qui réduisent considérablement leur indemnisation. Voici les pièges les plus courants :

⚠️ Les 5 erreurs les plus fréquentes

  1. Accepter la première offre de l’assureur sans la faire vérifier : les premières propositions sont presque toujours sous-évaluées, parfois de 30 à 50 %.
  2. Ne pas se faire assister lors de l’expertise médicale : le médecin mandaté par l’assureur minimise souvent les séquelles.
  3. Ne pas conserver les preuves : sans photos, témoignages et justificatifs, la charge de la preuve est difficile à assumer.
  4. Signer un protocole transactionnel trop tôt : une fois signé, le protocole est définitif et la victime ne peut plus revenir en arrière.
  5. Ignorer certains contrats d’assurance : de nombreuses victimes ne vérifient pas si elles disposent d’une GAV, d’une garantie individuelle accident ou d’une couverture via leur carte bancaire.

Pour éviter ces pièges, il est vivement recommandé de se faire accompagner dès le début des démarches par un professionnel spécialisé en dommages corporels : un avocat spécialisé ou une association de victimes comme l’AVF, partenaire de victime-info.fr.

📞 Victime d'un accident de la vie ?

La permanence de victime-info.fr aide les victimes d’accidents de la vie courante à comprendre leurs droits, identifier les contrats d’assurance mobilisables et obtenir une indemnisation juste. Ce service est gratuit et sans engagement.

Questions fréquentes sur l’accident de la vie

Questions fréquentes


Quelle est la différence entre un accident de la vie et un accident de la route ?

Un accident de la vie courante (AcVC) est un traumatisme non intentionnel survenant en dehors du cadre professionnel et en dehors de la circulation routière. Les accidents de la route sont régis par la loi Badinter du 5 juillet 1985, qui prévoit un régime d’indemnisation spécifique et généralement plus protecteur pour les victimes. L’accident de la vie relève quant à lui du droit commun de la responsabilité civile ou d’un contrat d’assurance comme la garantie accidents de la vie (GAV).


Peut-on être indemnisé d'un accident de la vie sans tiers responsable ?

Oui, c’est possible si la victime a souscrit un contrat de garantie accidents de la vie (GAV). Ce contrat couvre les dommages corporels même lorsque la victime est elle-même responsable de son accident (par exemple, une chute dans son propre escalier) ou lorsque le responsable n’est pas identifié. Sans GAV et sans tiers responsable identifiable, l’indemnisation est malheureusement très limitée.


Quel est le délai pour déclarer un accident de la vie à son assurance ?

Le délai de déclaration varie selon les contrats mais est généralement de 5 jours ouvrés à compter de la date de l’accident ou de la date à laquelle la victime en a eu connaissance. Il est recommandé de déclarer le sinistre le plus rapidement possible, par lettre recommandée avec accusé de réception, même si l’étendue des blessures n’est pas encore connue.


Combien de temps dure la procédure d'indemnisation d'un accident de la vie ?

La durée dépend de nombreux facteurs : la gravité des blessures, le délai de consolidation médicale, la complexité du dossier et la bonne volonté de l’assureur. En moyenne, il faut compter entre 6 mois et 3 ans pour obtenir une indemnisation définitive. Les cas les plus graves avec des séquelles lourdes peuvent prendre plus de temps, notamment si une procédure judiciaire est nécessaire.


La GAV couvre-t-elle les accidents de sport ?

En principe, oui : la plupart des contrats GAV couvrent les accidents survenant lors de la pratique d’un sport. Cependant, de nombreux contrats comportent des clauses d’exclusion pour les sports considérés comme dangereux ou à risques (sports mécaniques, sports de combat, parapente, plongée en grande profondeur, etc.). La victime doit impérativement vérifier les conditions générales et particulières de son contrat. Pour plus d’informations sur les accidents liés au sport, consulter la page dédiée aux accidents de sport.


Faut-il prendre un avocat pour être indemnisé d'un accident de la vie ?

Le recours à un avocat n’est pas obligatoire pour les procédures amiables, mais il est fortement recommandé, surtout lorsque les séquelles sont importantes. Un avocat spécialisé en dommages corporels connaît les barèmes, les techniques de négociation et les arguments juridiques pour obtenir une indemnisation conforme aux droits de la victime. La permanence de victime-info.fr peut orienter les victimes vers des professionnels compétents.


Conclusion : ne pas rester seul face à un accident de la vie

Les accidents de la vie courante touchent des millions de personnes chaque année en France. Qu’il s’agisse d’une chute à domicile, d’un accident de bricolage, d’une morsure de chien ou d’un accident survenu dans un magasin, la victime a des droits qu’il est essentiel de connaître et de faire valoir.

L’indemnisation peut parfois paraître complexe, mais un accompagnement adapté permet d’obtenir une réparation juste de l’ensemble des préjudices subis. Il ne faut jamais hésiter à solliciter de l’aide et à refuser une offre d’indemnisation qui ne correspond pas à la réalité du dommage.

📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes d’accidents de la vie courante dans toutes leurs démarches d’indemnisation. Ne restez pas seul face à l’assureur.

Témoignages

Bon moi j’ai fait une mauvaise chute dans l’escalier de chez moi en novembre dernier.. fracture du col du fémur, 3 mois d’arrêt, rééducation pendant 6 mois. Je savais même pas que ma garantie accident de la vie pouvait m’indemniser. C’est en tombant sur victime-info.fr que j’ai compris que j’avais des droits. L’assurance m’a proposé 6000€ au début, au final j’ai eu presque 19000€ après négociation. Faut vraiment pas signer le premier truc qu’on vous envoie.

— Marc, 57 ans, chute dans un escalier

Franchement je pensais que ça servait a rien de demander quoi que ce soit vu que c’est moi qui avait fait la bétise avec le barbecue.. une brûlure au 2eme degré sur le bras et la main, greffe de peau, cicatrices à vie. Mon mari a vérifié nos contrats d’assurance comme c’était conseillé sur ce site et en fait on avait bien une GAV qui couvrait ça. On a eu 14000€ d’indemnisation. C’est pas énorme mais c’est déja ça, et surtout j’aurais eu 0 si j’avais rien fait.

— Émilie, 33 ans, brûlure grave au barbecue

Honnêtement c’est un cauchemar cette histoire.. le chien de mon voisin m’a mordu au mollet en mars, 15 points de suture, infection, 2 mois à pouvoir presque pas marcher. Le voisin voulait rien savoir au début. J’ai contacté la permanence de victime-info.fr qui m’a expliqué que le propriétaire du chien était responsable de plein droit. Au final son assurance a pris en charge, j’ai eu une expertise et l’indemnisation est en cours. Merci pour les conseils parce que moi tout seul j’aurais laissé tomber

— Jean-Pierre, 68 ans, mordu par le chien du voisin