Logo victime-info.fr victime-info.fr Contacter la permanence

Contrat GAV : Garantie Accidents de la Vie, le guide complet pour les victimes

Chaque année en France, les accidents de la vie courante provoquent des millions de passages aux urgences et des milliers de décès. Chute dans un escalier, brûlure en cuisinant, blessure lors d'une activité sportive : ces événements surviennent souvent sans tiers responsable identifiable. Dans ces situations, le contrat GAV (Garantie Accidents de la Vie) peut constituer un levier essentiel pour obtenir une indemnisation des préjudices corporels subis.

Encore faut-il comprendre le fonctionnement de ce contrat, ses limites, les pièges à éviter et les démarches à entreprendre. Ce guide complet, rédigé par la permanence de victime-info.fr en partenariat avec l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF), détaille tout ce qu'une victime d'un accident de la vie doit savoir sur la Garantie Accidents de la Vie.

Un bonhomme se tient debout à côté d'un contrat avec un énorme crayon dans les mains

Un bonhomme se tient debout à côté d

Infographie : ce que couvre et ce qu'exclut le contrat Garantie des Accidents de la Vie Contrat GAV : couvert ou pas couvert ? ✓ COUVERT ✓ Accidents domestiques (chute, brûlure, bricolage, jardinage) ✓ Sport et loisirs (hors exclusions listées) ✓ Agressions et attentats ✓ Accidents médicaux ✓ Catastrophes naturelles ✓ Accidents scolaires et de vacances ✗ EXCLU (autres régimes) ✗ Accidents de la circulation → loi Badinter, assureur du véhicule ✗ Accidents du travail → régime AT/MP de la Sécurité sociale ✗ Maladies (non accidentelles) ✗ Sports listés comme dangereux, selon les contrats — lisez les exclusions Le point n°1 à vérifier : le seuil d'intervention Le contrat « socle » n'intervient qu'à partir de 30 % d'invalidité — les bons contrats descendent à 5 %, voire 1 %. L'indemnisation GAV suit les règles du droit commun, dans la limite du plafond du contrat (≥ 1 M€).

Qu'est-ce qu'un contrat GAV (Garantie Accidents de la Vie) ?

Le contrat GAV est un contrat d'assurance de personnes qui couvre les dommages corporels résultant d'accidents de la vie quotidienne. Il a été créé pour répondre à un vide important : en l'absence de tiers responsable identifié, la victime d'un accident domestique, sportif ou de loisirs ne dispose souvent d'aucun recours pour être indemnisée de ses préjudices corporels.

Le contrat GAV est un produit proposé par les compagnies d'assurance, les mutuelles et les banques. Il repose sur un label créé en 2000 par la Fédération Française de l'Assurance (anciennement FFSA) qui fixe un socle minimal de garanties. Toutefois, chaque assureur peut proposer des conditions plus ou moins avantageuses.

📌 Le contrat GAV en résumé

La Garantie Accidents de la Vie est un contrat d'assurance individuel qui indemnise les préjudices corporels liés aux accidents de la vie courante. Il intervient principalement lorsqu'il n'y a pas de tiers responsable identifié, ou lorsque la victime est elle-même responsable de son accident.

Il est important de distinguer le contrat GAV d'autres mécanismes d'indemnisation. Contrairement à l'assurance automobile obligatoire (loi Badinter) ou à l'indemnisation par la CIVI en cas d'agression, le contrat GAV est une assurance facultative que la personne souscrit volontairement.

Quels accidents de la vie courante sont couverts par le contrat GAV ?

Les accidents de la vie courante recouvrent une grande diversité de situations. Voici les principaux types d'accidents pouvant être pris en charge par un contrat GAV :

  • Accidents domestiques : brûlures, chutes (escalier, salle de bain, échelle), blessures de bricolage ou de jardinage, intoxication, électrocution
  • Accidents de loisirs et de sport : blessure lors d'une pratique sportive, accident de randonnée, accident de vacances
  • Accidents scolaires : blessures subies par un enfant à l'école ou lors d'activités périscolaires
  • Accidents médicaux : séquelles d'une opération chirurgicale, erreur médicale, aléa thérapeutique
  • Catastrophes naturelles et technologiques : inondation, tempête, explosion industrielle
  • Agressions et attentats : violences physiques, attentat terroriste
💡 Cas pratique : chute dans un escalier

Marie, 52 ans, glisse dans l'escalier de son domicile en portant un panier de linge. Elle se fracture le fémur et subit une intervention chirurgicale. Aucun tiers n'est responsable de sa chute. Sans contrat GAV, Marie ne peut être indemnisée pour ses préjudices corporels (douleurs, incapacité temporaire, séquelles). Avec une Garantie Accidents de la Vie, elle peut déclarer le sinistre et obtenir une indemnisation si son taux d'incapacité permanente dépasse le seuil prévu au contrat.

La liste des accidents couverts peut varier significativement d'un contrat à l'autre. Certains contrats couvrent également les accidents de bricolage et travaux, tandis que d'autres excluent certaines pratiques jugées dangereuses.

Qui est protégé par la Garantie Accidents de la Vie ?

Le contrat GAV protège en premier lieu l'assuré lui-même. Mais selon les options choisies, la couverture peut être étendue à d'autres membres du foyer :

  • Le conjoint, le partenaire de PACS ou le concubin déclaré
  • Les enfants à charge, y compris les enfants mineurs et les étudiants rattachés au foyer fiscal
  • Dans certains contrats, les ascendants vivant sous le même toit
Protéger toute la famille

Lors de la souscription d'un contrat GAV, il est essentiel de vérifier si la formule choisie couvre l'ensemble de la famille ou uniquement le souscripteur. Les formules "famille" sont généralement plus protectrices, notamment pour les enfants qui sont les premières victimes d'accidents domestiques.

La question de la protection des enfants est particulièrement importante. Les mineurs sont statistiquement les plus exposés aux accidents de la vie courante (chutes, brûlures, noyades). Un contrat GAV famille permet de couvrir ces risques spécifiques.

Les risques couverts en détail par le contrat GAV

Le contrat GAV couvre les dommages corporels liés aux accidents de la vie courante. Concrètement, la garantie indemnise les préjudices suivants :

Les préjudices physiques et leurs conséquences

Le contrat GAV prend en charge les conséquences corporelles de l'accident :

  • Les souffrances endurées (pretium doloris) : douleurs physiques et psychiques subies entre l'accident et la consolidation
  • Le déficit fonctionnel permanent (anciennement AIPP) : séquelles définitives après consolidation, évaluées par un médecin expert
  • Le déficit fonctionnel temporaire : gêne dans la vie quotidienne pendant la période de soins, évaluée par classes de DFT
  • Le préjudice esthétique : cicatrices, déformations, altération de l'apparence physique (calcul du préjudice esthétique)
  • Le préjudice d'agrément : impossibilité de pratiquer une activité de loisirs antérieure à l'accident

Les conséquences sur la vie professionnelle (perte de revenus, incapacité de travail) et sur la vie personnelle et familiale (besoin d'assistance par une tierce personne, aménagement du logement) sont également prises en compte selon les contrats.

⚖️ Nomenclature Dintilhac

La Garantie Accidents de la Vie s'appuie généralement sur la nomenclature Dintilhac pour évaluer les différents postes de préjudice corporel. Cette nomenclature, établie en 2005, constitue la référence en matière d'indemnisation du dommage corporel en France. Elle distingue les préjudices patrimoniaux (pertes financières) et les préjudices extrapatrimoniaux (souffrances, préjudice esthétique, etc.).

En cas de décès de l'assuré

Lorsque l'assuré décède des suites d'un accident de la vie couvert par le contrat GAV, les ayants droit (conjoint, enfants, parents) peuvent prétendre à l'indemnisation de plusieurs préjudices :

  • Les frais d'obsèques engagés par la famille
  • Le préjudice d'affection : souffrance morale liée à la perte d'un être cher
  • Le préjudice économique : perte de revenus pour le foyer suite au décès
⚠️ Attention au préjudice économique des retraités

Certains assureurs refusent d'indemniser le préjudice économique lorsque l'assuré décédé était retraité, au motif que la perte de revenus serait compensée par la pension de réversion. Cette interprétation est contestable. Les ayants droit ont intérêt à ne pas accepter un PV de règlement incomplet sans avoir obtenu un chiffrage précis de ce poste de préjudice. En cas de doute, il est recommandé de contacter victime-info.fr.

Le seuil d'intervention : le taux d'incapacité permanente

Le contrat GAV de base (label FFSA) prévoit une indemnisation lorsque le taux d'incapacité permanente est supérieur ou égal à 30 %. Ce seuil est considéré comme très élevé par de nombreux professionnels du droit, car il exclut la majorité des victimes qui conservent des séquelles modérées mais réelles.

📊 Seuil d'intervention selon les contrats

Le contrat GAV de base prévoit un seuil de 30 % d'incapacité permanente. Les contrats améliorés abaissent ce seuil à 10 %, 5 % voire 1 % selon les assureurs. Plus le seuil est bas, meilleure est la protection. Le taux d'AIPP (Atteinte à l'Intégrité Physique et Psychique) est évalué par un médecin expert.

Lors du choix d'un contrat GAV, la victime potentielle a tout intérêt à privilégier un contrat avec un seuil d'intervention le plus bas possible. Un taux d'incapacité de 5 % correspond déjà à des séquelles significatives (par exemple, une raideur articulaire gênante au quotidien). Avec un seuil à 30 %, seules les victimes les plus gravement atteintes sont indemnisées.

Comment être indemnisé avec un contrat GAV ?

La mise en œuvre du contrat GAV suppose de respecter plusieurs étapes essentielles. La victime d'un accident de la vie courante doit suivre un parcours précis pour obtenir l'indemnisation à laquelle elle a droit.

Étape 1 : Déclarer le sinistre à l'assureur

La première démarche consiste à déclarer l'accident à l'assureur dans le délai prévu au contrat, généralement 5 jours ouvrés. Cette déclaration doit être accompagnée de tous les documents utiles :

  • Le certificat médical initial décrivant les blessures
  • Le rapport d'intervention des secours (pompiers, SAMU)
  • Le récépissé de dépôt de plainte si l'accident résulte d'une agression
  • Les justificatifs de frais médicaux

Il est essentiel de constituer un dossier solide dès le départ, en conservant l'ensemble des pièces médicales et des justificatifs de dépenses.

Étape 2 : L'expertise médicale

L'assureur mandate un médecin conseil pour évaluer les blessures et les séquelles de la victime. Cette expertise médicale est déterminante car elle fixe le taux d'incapacité permanente et l'ensemble des postes de préjudice.

⚠️ Ne jamais se rendre seul à l'expertise médicale

Le médecin conseil mandaté par l'assureur défend les intérêts de la compagnie d'assurance, pas ceux de la victime. Il est vivement recommandé de se faire assister par un médecin expert de recours (ou médecin conseil de victimes) lors de l'expertise. Ce professionnel veille à ce que l'ensemble des préjudices soient correctement évalués. Pour savoir quand faire appel à ce professionnel, consulter le guide sur le moment opportun pour prendre un médecin de recours.

Étape 3 : La consolidation médicale

L'indemnisation définitive n'intervient qu'après la consolidation médicale, c'est-à-dire le moment où l'état de santé de la victime est considéré comme stabilisé. Ce n'est pas la guérison : la victime peut conserver des séquelles permanentes. La date de consolidation est établie par le médecin expert et formalisée par un certificat médical de consolidation.

Étape 4 : L'offre d'indemnisation

Après l'expertise et la consolidation, l'assureur formule une offre d'indemnisation. La victime n'est pas obligée d'accepter cette offre. En cas de désaccord, il est possible de négocier ou de contester l'expertise médicale.

📞 Besoin d'évaluer une indemnisation ?

La permanence de victime-info.fr met à disposition un simulateur gratuit pour estimer le montant des indemnités en fonction des préjudices subis.

Délai et montant de l'indemnisation GAV

Les délais et les montants d'indemnisation dans le cadre d'un contrat GAV sont encadrés par le label de la Fédération Française de l'Assurance.

Les délais légaux

L'assureur dispose de 5 mois à compter de la déclaration du sinistre (ou de la date de consolidation si celle-ci est postérieure) pour formuler une offre d'indemnisation. Une fois l'accord de la victime obtenu, le versement de l'indemnité doit intervenir dans un délai d'1 mois.

⚖️ Conditions du label GAV - Fédération Française de l'Assurance

Le label GAV impose un délai maximal de 5 mois pour la proposition d'indemnisation et de 1 mois pour le versement après acceptation. Le plafond d'indemnisation ne peut être inférieur à 1 000 000 € par victime. Ces conditions constituent un socle minimal que chaque assureur est libre d'améliorer.

Le plafond d'indemnisation

Le montant de l'indemnisation est plafonné. Le label GAV impose un plafond minimum de 1 000 000 € par victime. Certains contrats proposent des plafonds plus élevés (2 millions d'euros, voire davantage).

En pratique, le montant effectivement versé dépend de la gravité des séquelles, de l'âge de la victime, de sa situation professionnelle et familiale, et des postes de préjudice retenus lors de l'expertise.

📊 Plafond minimum d'indemnisation

Le plafond d'indemnisation d'un contrat GAV est au minimum de 1 000 000 € par victime. Pour les accidents les plus graves (tétraplégie, traumatisme crânien sévère), ce plafond peut s'avérer insuffisant. Il est recommandé de vérifier le plafond prévu au contrat et de le comparer avec les montants habituellement accordés par les tribunaux (référentiel Mornet).

Les pièges à éviter avec un contrat GAV

Le contrat GAV présente des avantages indéniables, mais il comporte aussi des limites que toute victime doit connaître avant d'accepter une offre d'indemnisation.

Piège n°1 : Le seuil d'intervention trop élevé

Comme évoqué précédemment, le seuil de 30 % d'incapacité permanente du contrat de base exclut la grande majorité des victimes. Une fracture du poignet avec raideur séquellaire, par exemple, est généralement évaluée entre 3 et 8 % d'AIPP, soit bien en dessous du seuil de 30 %.

Piège n°2 : Les exclusions de garantie

De nombreux contrats comportent des exclusions parfois méconnues des assurés :

  • Les sports dits « dangereux » ou « à risque » (parachutisme, sports de combat, etc.)
  • Les accidents survenus sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants
  • Les accidents du travail et les accidents de la circulation (couverts par d'autres mécanismes)
  • Les tentatives de suicide
⚠️ Lire attentivement les conditions générales et particulières

Avant de souscrire un contrat GAV et surtout avant de déclarer un sinistre, la victime doit lire attentivement les conditions générales et les conditions particulières de son contrat. Les exclusions de garantie, le seuil d'intervention et le plafond d'indemnisation varient considérablement d'un assureur à l'autre.

Piège n°3 : Accepter la première offre sans vérification

L'offre d'indemnisation proposée par l'assureur dans le cadre du contrat GAV est souvent inférieure à ce que la victime pourrait obtenir. Le médecin conseil de l'assurance peut minimiser certains postes de préjudice. Il est essentiel de faire vérifier l'offre par un professionnel de la défense des victimes (avocat spécialisé en dommage corporel, association d'aide aux victimes).

L'offre GAV n'est pas définitive

La victime dispose d'un droit de rétractation. Après avoir accepté l'offre, elle bénéficie d'un délai pour revenir sur sa décision. Par ailleurs, si l'état de santé s'aggrave après la consolidation, il est possible de demander une nouvelle indemnisation pour aggravation.

Piège n°4 : Souscrire après l'accident

Le contrat GAV ne couvre que les accidents survenus après la date de souscription. Il est impossible de bénéficier de la garantie pour un accident antérieur à la signature du contrat. La victime qui souscrit un contrat GAV après un accident ne sera pas indemnisée pour cet événement.

GAV et cumul avec d'autres indemnisations

Une question fréquente concerne la possibilité de cumuler l'indemnisation du contrat GAV avec d'autres mécanismes d'indemnisation.

GAV et responsabilité d'un tiers

Lorsqu'un tiers est responsable de l'accident, la victime peut engager la responsabilité de ce tiers (ou de son assureur) ET faire jouer son contrat GAV. L'assureur GAV se retournera ensuite contre le responsable par le biais de la subrogation. La victime ne peut toutefois pas être indemnisée deux fois pour le même préjudice.

Dans le cas d'un accident impliquant un tiers responsable identifié, il est souvent plus avantageux de poursuivre directement le responsable, car l'indemnisation par la voie de la responsabilité civile n'est pas soumise aux mêmes seuils et plafonds que le contrat GAV.

GAV et CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions)

En cas d'agression, la victime peut saisir la CIVI pour obtenir une indemnisation au titre des dommages et intérêts. Le cumul avec le contrat GAV est théoriquement possible, mais l'assureur GAV peut parfois refuser d'intervenir si un tiers est responsable (même non identifié). Il convient de vérifier les clauses précises du contrat.

💡 Cas pratique : agression et contrat GAV

Rachid, 35 ans, est agressé en sortant du métro par des individus non identifiés. Il souffre de fractures faciales et d'un traumatisme psychologique. Son contrat GAV prévoit la couverture des agressions. Rachid peut à la fois déclarer le sinistre à son assureur GAV et saisir la CIVI pour obtenir une indemnisation par le Fonds de Garantie. L'assureur GAV versera une indemnisation selon les termes du contrat, et la CIVI complétera éventuellement cette indemnisation. En parallèle, Rachid peut engager des poursuites judiciaires contre ses agresseurs s'ils sont identifiés ultérieurement.

GAV et assurance scolaire

Pour les enfants, le contrat GAV famille peut se cumuler avec l'assurance scolaire. L'indemnisation d'un accident scolaire peut ainsi provenir de plusieurs sources selon les circonstances.

Quelques chiffres clés sur les accidents de la vie courante

Les accidents de la vie courante représentent un enjeu majeur de santé publique en France. Les données statistiques permettent de mesurer l'ampleur du phénomène et l'importance de la protection offerte par un contrat GAV.

📊 Accidents de la vie courante en France

Chaque année, les accidents de la vie courante provoquent environ 5 millions de passages aux urgences, plusieurs centaines de milliers d'hospitalisations et plus de 20 000 décès. Les chutes représentent plus de 54 % des accidents de la vie courante. Les enfants de moins de 15 ans et les personnes de plus de 65 ans sont les populations les plus touchées.

Les lieux les plus fréquents d'accidents de la vie courante sont :

  • Le domicile : première cause d'accidents domestiques (chutes, brûlures, intoxications)
  • Les aires de sport et de jeux : blessures liées aux activités physiques et récréatives
  • Les commerces et lieux publics : chutes dans un lieu public ou un commerce, accidents dans un magasin
  • Les espaces naturels : accidents de randonnée, noyades

Les pics d'accidents sont observés au printemps et en été (mars à juin), période où les activités extérieures et de bricolage sont plus fréquentes.

Un risque souvent sous-estimé

Les accidents de la vie courante tuent 4 fois plus que les accidents de la route, mais ils sont beaucoup moins médiatisés. La souscription d'un contrat GAV constitue une protection essentielle pour couvrir ce risque quotidien. Pour une vision complète de l'indemnisation des accidents du quotidien, consulter le guide de calcul de l'indemnisation des accidents de la vie.

Délai de prescription et contrat GAV

En matière de contrat d'assurance, le délai de prescription pour agir est de 2 ans à compter de l'événement déclencheur (l'accident ou la date de connaissance du sinistre). Ce délai est prévu par l'article L. 114-1 du Code des assurances.

⚖️ Article 2226 du Code civil

En matière de dommage corporel, le délai de prescription de droit commun est de 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. Ce délai s'applique aux actions en responsabilité contre un tiers. En revanche, pour l'action contractuelle contre l'assureur GAV, c'est le délai de 2 ans du Code des assurances qui prévaut.

Il est donc crucial de ne pas tarder à déclarer l'accident et à engager les démarches. Pour en savoir plus sur les délais de prescription en dommage corporel, un dossier complet est disponible sur victime-info.fr.

Questions fréquentes sur le contrat GAV

Questions fréquentes


Le contrat GAV couvre-t-il les agressions ?

Oui, la plupart des contrats GAV couvrent les agressions et les attentats. Toutefois, certains contrats prévoient des conditions spécifiques. En cas d'agression, la victime peut cumuler le contrat GAV avec une procédure devant la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions). Il est recommandé de vérifier les clauses de son contrat et de se faire accompagner par un professionnel.


Peut-on souscrire un contrat GAV après un accident ?

Non, le contrat GAV ne couvre que les accidents survenus après la date de souscription. Il est impossible de bénéficier de la garantie pour un sinistre antérieur. Cependant, pour les accidents futurs, la souscription d'un contrat GAV reste pertinente à tout moment.


Quel est le seuil d'incapacité permanente pour être indemnisé ?

Le contrat GAV de base prévoit un seuil de 30 % d'incapacité permanente (taux d'AIPP). Ce seuil est élevé et exclut de nombreuses victimes. Des contrats améliorés proposent des seuils à 10 %, 5 % voire 1 %. Il est vivement conseillé de choisir un contrat avec le seuil le plus bas possible pour maximiser la protection.


La Garantie Accidents de la Vie prend-elle en charge les accidents de sport ?

En principe oui, les accidents de sport font partie des accidents de la vie courante couverts par le contrat GAV. Toutefois, de nombreux contrats excluent les sports jugés dangereux (parachutisme, sports de combat extrêmes, etc.). La victime d'un accident de sport doit vérifier les exclusions prévues à son contrat.


Que se passe-t-il si l'assuré décède suite à un accident de la vie ?

En cas de décès de l'assuré, les ayants droit (conjoint, enfants, parents) peuvent être indemnisés au titre du préjudice d'affection, du préjudice économique et des frais d'obsèques. Le montant de l'indemnisation dépend des conditions du contrat et de la situation familiale du défunt. Il est conseillé de ne pas signer le procès-verbal de règlement sans avoir vérifié que tous les postes de préjudice ont été correctement évalués.


Le contrat GAV remplace-t-il un avocat spécialisé en dommage corporel ?

Non, le contrat GAV est un mécanisme d'indemnisation contractuel qui ne remplace pas l'accompagnement par un professionnel du droit. L'assureur GAV défend ses propres intérêts et peut proposer des indemnisations inférieures à ce que la victime est en droit d'obtenir. Le recours à un avocat spécialisé en dommage corporel ou à une association d'aide aux victimes permet de maximiser l'indemnisation.


Conclusion : bien comprendre son contrat GAV pour mieux être indemnisé

Le contrat GAV constitue une protection précieuse pour les victimes d'accidents de la vie courante. Il permet d'obtenir une indemnisation lorsqu'aucun tiers responsable n'est identifié. Toutefois, ce contrat présente des limites importantes (seuil d'incapacité, exclusions, plafond) qui peuvent réduire significativement les droits de la victime si elle n'y prête pas attention.

Toute personne victime d'un accident de la vie, qu'elle dispose ou non d'un contrat GAV, a intérêt à se faire accompagner par un professionnel pour estimer correctement son indemnisation et ne pas se contenter d'une première offre souvent insuffisante.

📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes d'accidents de la vie dans leurs démarches d'indemnisation. Ne restez pas seul face à votre assureur.

Témoignages

Bon alors moi je suis tombé de l'escabeau dans mon garage en changeant une ampoule, fracture du bassin, 3 mois d'arrêt. J'avais souscrit un contrat GAV y a quelques années sans trop y croire et heureusement que je l'avais.. par contre mon assureur m'a proposé une indemnisation vraiment basse au début, j'ai refusé et après avoir lu les infos sur victime-info.fr j'ai compris que je pouvais négocier. Au final j'ai obtenu quasiment le double de la première offre. Faut pas signer direct ça c'est sur

— Laurent, 58 ans, chute dans son garage

Mon fils de 8 ans s'est cassé le bras en tombant d'un toboggan dans un parc municipal. Personne à qui s'en prendre, c'est un accident tout bête. J'ai appelé notre assurance et heureusement on avait la GAV famille. Franchement les démarches c'est pas simple, le médecin expert de l'assurance a minimisé les séquelles de mon fils.. j'ai pris un médecin de recours comme expliqué sur ce site et le taux a été revu à la hausse. On a obtenu 6200€ au final. Sans ce site j'aurais signé la première offre à 2800€

— Céline, 42 ans, maman d'un enfant blessé au parc

Ma femme est décédée suite à une chute dans les escaliers de la maison. On avait un contrat GAV tous les deux. L'assurance a voulu m'indemniser uniquement les frais d'obsèques et le préjudice d'affection mais pas le préjudice économique parce que ma femme était retraitée.. Honnêtement j'y connaissais rien, j'étais dans le deuil et j'allais accepter. C'est mon neveu qui m'a orienté vers victime-info, ils m'ont expliqué que j'avais le droit au préjudice économique malgré tout. J'ai contesté et l'assurance a fini par revenir dessus. Merci

— Patrick, 67 ans, veuf suite à un accident domestique

Rédigé par Valentin Papet, président de l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF) · Dernière mise à jour : 27/02/2026