Après une agression, vous n'êtes pas obligé d'affronter seul les démarches. Un réseau d'associations d'aide aux victimes agréées par le ministère de la Justice couvre toute la France : leur accompagnement est gratuit et confidentiel, sans condition de ressources, que vous ayez déposé plainte ou non.
Le premier réflexe : le 116 006
Le 116 006 est le numéro national d'aide aux victimes : appel gratuit, 7 jours sur 7. Un écoutant évalue votre situation et vous met en relation avec l'association d'aide aux victimes la plus proche de chez vous — la plupart appartiennent au réseau France Victimes, qui fédère environ 130 associations locales.
Ce qu'une association d'aide aux victimes peut faire pour vous
- Vous informer sur vos droits : dépôt de plainte, constitution de partie civile, délais à respecter ;
- Vous accompagner dans les démarches d'indemnisation : dossier CIVI (qui peut indemniser même si l'agresseur est inconnu ou insolvable) ou SARVI ;
- Vous soutenir psychologiquement : la plupart des associations proposent des entretiens avec un psychologue ;
- Vous orienter vers l'aide juridictionnelle, un avocat, ou les services sociaux compétents.
Vous trouverez aussi une association directement au tribunal judiciaire : chaque tribunal héberge un bureau d'aide aux victimes (BAV), tenu par une association agréée, accessible gratuitement et sans rendez-vous.
Ce qu'une association ne fait pas
Pour être bien orienté, il faut connaître les limites de leur mission :
- elle ne vous représente pas en justice : pour plaider et chiffrer vos dommages et intérêts, il faut un avocat ;
- elle ne réalise pas d'expertise médicale : pour évaluer vos préjudices corporels face au médecin de l'assureur ou de la CIVI, il faut un médecin conseil de victimes ;
- elle ne négocie pas à votre place avec un assureur.
Association, avocat et médecin conseil sont donc complémentaires : la première vous soutient et structure vos démarches, les deux autres défendent le montant de votre indemnisation. Notre annuaire de proximité recense des interlocuteurs près de chez vous.
Questions fréquentes
Faut-il avoir porté plainte pour être aidé ?
Non. Les associations accueillent toute personne qui s'estime victime, même sans plainte — et peuvent justement vous aider à décider si et comment la déposer (voir porter plainte après une agression).
L'aide est-elle vraiment gratuite ?
Oui, intégralement : ces associations sont financées par l'État (et les collectivités). Aucun honoraire, aucune condition de ressources.
Et si l'agression est ancienne ?
Vous pouvez toujours être accompagné. Attention en revanche aux délais d'indemnisation : la CIVI doit en principe être saisie dans les 3 ans de l'infraction (ou 1 an après la décision pénale définitive), avec des relevés de forclusion possibles pour motif légitime.
La permanence gratuite de victime-info.fr vous aide à identifier les bons interlocuteurs après une agression et à ne rater aucun délai d'indemnisation.
Rédigé par Valentin Papet, président de l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF) · Dernière mise à jour : 21/03/2026



