Lorsqu'une personne subit un dommage corporel à la suite d'un accident ou d'une agression, la question de l'indemnisation se pose immédiatement. Combien peut-on espérer obtenir ? Quels postes de préjudice sont indemnisés ? Les montants proposés par les assurances sont-ils justes ? Pour répondre à ces interrogations, rien de plus parlant que des exemples concrets d'indemnisation du dommage corporel.
Cette page présente plusieurs cas pratiques détaillés, poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac qui structure le droit du dommage corporel en France. Chaque exemple permet de comprendre comment se calcule une indemnisation et surtout d'identifier si une offre d'assurance est correcte ou sous-évaluée. Pour une vision globale du droit à l'indemnisation, la permanence de victime-info.fr, partenaire de l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans leurs démarches.

Des exemples réels d'indemnisation du dommage corporel, détaillés poste par poste, pour aider chaque victime à évaluer si l'offre reçue de l'assurance est juste. Des conseils pratiques, des montants indicatifs et les pièges à éviter sont également abordés.
Comprendre l'indemnisation du dommage corporel avant les exemples
Avant d'examiner les exemples d'indemnisation, il est essentiel de comprendre les notions fondamentales du dommage corporel.
Une indemnisation est une compensation financière destinée à réparer un dommage. Lorsque ce dommage est corporel, il s'agit d'une atteinte à l'intégrité physique ou psychique de la victime : fractures, brûlures, traumatismes crâniens, cicatrices, douleurs chroniques, etc.
En France, le principe de la réparation intégrale impose que la victime soit indemnisée pour l'ensemble de ses préjudices, sans perte ni profit. Ce principe est le socle de tout le droit du dommage corporel.
Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Ce principe fonde l'obligation d'indemnisation intégrale de la victime.
Les principaux postes de préjudice corporel
L'indemnisation du dommage corporel se décompose en plusieurs postes de préjudice, classés selon la nomenclature Dintilhac. Voici les plus fréquents :
- Dépenses de santé actuelles et futures : frais médicaux, hospitalisation, rééducation (en savoir plus sur les dépenses de santé)
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne avant la consolidation
- Souffrances endurées (pretium doloris) : douleurs physiques et morales (barème des souffrances endurées)
- Déficit fonctionnel permanent (DFP ou AIPP) : séquelles définitives après consolidation
- Préjudice esthétique temporaire et permanent : altération de l'apparence physique
- Assistance par tierce personne : aide humaine nécessaire au quotidien
- Pertes de gains professionnels : revenus perdus à cause de l'accident (détails sur les pertes de gains)
- Préjudice sexuel : atteinte à la vie intime
L'indemnisation du dommage corporel ne se résume jamais à un chiffre global. Chaque poste de préjudice est évalué individuellement, ce qui permet de vérifier que rien n'a été oublié. Il est recommandé de demander le détail poste par poste à l'assureur.
Exemple 1 : indemnisation d'une victime de morsure de chien
| Postes de préjudices | Proposition de l'assurance | contre-proposition de l'avocat | Indemnisation finale |
|---|---|---|---|
| Dépenses de santé actuelle | - | - | - |
| Déficit fonctionnel temporaire | 270,25 € | 270,25 | 270,25 |
| Pertes de gains professionnels actuels | - | - | - |
| Souffrances endurées | 3 000 € | 6 000 € | 5 000 € |
| Déficit fonctionnel permanent (2%) | 2 500 € | 3 540 € | 3 200 € |
| Préjudice esthétique temporaire | 600 € | 800 € | 700 € |
| Assistance par tierce personne | 219,36 € | 292,48 € | 219,36 € |
| Préjudice sexuel | - | - | - |
| Frais divers | - | 1 200 € | 1200 € |
| TOTAL | 10 589,61 € |
Les morsures de chien constituent un accident de la vie courante fréquent pouvant entraîner des séquelles importantes : cicatrices, traumatisme psychologique, incapacité temporaire, etc.
Voici un exemple détaillé d'indemnisation pour une victime mordue au visage et à l'avant-bras par un chien, avec un arrêt de travail de 3 mois et des cicatrices visibles :
| Poste de préjudice | Évaluation | Montant indicatif |
|---|---|---|
| Dépenses de santé actuelles | Frais restés à charge (urgences, chirurgie réparatrice) | 1 200 € |
| Déficit fonctionnel temporaire | 3 mois de gêne totale puis partielle | 2 700 € |
| Souffrances endurées | 3/7 (modérées) | 6 000 € |
| Déficit fonctionnel permanent | 5 % (cicatrices, gêne fonctionnelle) | 8 500 € |
| Préjudice esthétique temporaire | 2/7 (pansements, hématomes) | 2 000 € |
| Préjudice esthétique permanent | 3/7 (cicatrices visibles au visage) | 5 000 € |
| TOTAL INDICATIF | 25 400 € |

Marie, 29 ans, a été mordue au visage par le chien d'un voisin alors qu'elle se promenait dans son quartier. Après une intervention chirurgicale et 3 mois d'arrêt de travail, l'assurance du propriétaire du chien lui propose 8 000 € en tout. Après avoir fait évaluer ses préjudices poste par poste avec l'aide d'un médecin conseil de victimes, Marie obtient finalement plus de 25 000 € d'indemnisation.
Certaines compagnies d'assurance proposent un montant global sans détailler les postes de préjudice. Cette pratique rend impossible toute vérification. La victime doit toujours exiger un décompte poste par poste pour s'assurer que chaque préjudice est correctement indemnisé.
Exemple 2 : indemnisation d'une victime d'un accident de la vie
| Postes de préjudices | Proposition de l'assurance | Contre proposition de l'avocat | Indemnisation finale |
|---|---|---|---|
| Frais médicaux à charge | 445,18 € | 445,18 € | 445,18 € |
| Dépenses de santé future | 320 € | 650 € | 500 € |
| Déficit fonctionnel temporaire | 1 718,75 € | 1 718,75 € | 1718,75 € |
| Souffrances endurées | 5 000 € | 10 000 € | 8 500 € |
| Déficit fonctionnel permanent | 11 200 € | 22 400 € | 18 500 € |
| Préjudice esthétique temporaire | 800 € | 1 600 € | 1 400 € |
| Assistance par tierce personne | 3 423 € | - | 3 423 € |
| Frais divers | 346 € | 346 € | 346 € |
| TOTAL | 34 832, 93 € |
Les accidents de la vie regroupent toutes les situations de la vie quotidienne : bricolage, jardinage, sport, chute à domicile, etc. L'indemnisation dépend alors du contrat de garantie des accidents de la vie (GAV) souscrit ou de la responsabilité civile d'un tiers.
Voici l'exemple d'un homme de 48 ans, droitier, qui se blesse gravement à la main droite en utilisant une scie circulaire lors de travaux de bricolage. Il subit l'amputation des deux premières phalanges de quatre doigts (le pouce étant préservé) :
| Poste de préjudice | Évaluation | Montant indicatif |
|---|---|---|
| Frais médicaux à charge | Chirurgie, hospitalisation, appareillage | 3 500 € |
| Dépenses de santé futures | Renouvellement prothèses, suivi médical | 8 000 € |
| Déficit fonctionnel temporaire | 6 mois (gêne totale puis partielle) | 5 400 € |
| Souffrances endurées | 4/7 (moyennes à assez importantes) | 12 000 € |
| Déficit fonctionnel permanent | 20 % (perte de préhension main dominante) | 45 000 € |
| Préjudice esthétique temporaire | 3/7 | 3 000 € |
| Préjudice esthétique permanent | 4/7 | 8 000 € |
| Assistance par tierce personne | 1h/jour pendant 6 mois puis 30 min/jour à vie | 35 000 € |
| Préjudice d'agrément | Impossibilité de pratiquer bricolage et chasse | 10 000 € |
| TOTAL INDICATIF | 129 900 € |

Dans cet exemple, l'assurance avait initialement proposé seulement 2 400 € à la victime. L'indemnisation juste, après évaluation complète de tous les postes de préjudice, dépasse les 120 000 €. Un écart considérable qui montre l'importance de ne jamais accepter la première offre sans vérification.
Lorsqu'une blessure touche la main dominante (droite pour un droitier, gauche pour un gaucher), le taux d'AIPP doit être majoré. Certains médecins experts mandatés par les assurances omettent ce facteur, ce qui aboutit à une sous-évaluation du préjudice. La victime a tout intérêt à demander une contre-expertise médicale avec un médecin conseil indépendant.
Exemple 3 : indemnisation d'une victime d'un accident dans un bus
| Postes de préjudices | Proposition de l'assureur | Contre-proposition de l'avocat | Indemnisation finale |
|---|---|---|---|
| Dépenses de santé actuelles | 7 461,78 € | 7 461,78 € | 7 461,78 € |
| Frais divers | 6 697,10 € | 6 697,10 € | 6 697,10 € |
| Assistance tierce personne passée | 3 479,22 € | 3 479,22 € | 3 479,22 € |
| Déficit fonctionnel temporaire | 6 290,20 € | 6 290,20 € | 6 290,20 € |
| Souffrances endurées | 10 000 € | 20 000€ | 15 000 € |
| Préjudice esthétique temporaire | 750 € | 1 500 € | 900 € |
| Déficit fonctionnel permanent | 13 500 € | 27 000 € | 23 000 € |
| Préjudice esthétique permanent | 1 250 € | 3 000 € | 2 300 € |
| Préjudice d'agrément | 2 500 € | 5 000 € | 3 000 € |
| Préjudice sexuel | 7 000 € et 4 000 € pour sa femme | 15 000 € et 10 000 € pour sa femme | 10 000 € et 7 000 € pour sa femme |
| TOTAL | 85 128,30 € |
Les accidents survenant dans les transports en commun (bus, tramway, métro) relèvent du régime de la responsabilité du transporteur. La victime passagère bénéficie d'une protection renforcée : elle est indemnisée sans qu'on puisse lui opposer sa propre faute, sauf en cas de faute inexcusable.
Voici l'exemple d'une femme de 62 ans, retraitée, qui chute dans un bus lors d'un freinage d'urgence. Elle subit une fracture du col du fémur et un traumatisme de l'épaule :
| Poste de préjudice | Évaluation | Montant indicatif |
|---|---|---|
| Dépenses de santé actuelles | Hospitalisation, chirurgie, rééducation | 2 800 € |
| Assistance tierce personne passée | 3h/jour pendant 4 mois | 12 000 € |
| Déficit fonctionnel temporaire | 8 mois de gêne importante | 6 200 € |
| Souffrances endurées | 4,5/7 | 16 000 € |
| Déficit fonctionnel permanent | 12 % | 22 000 € |
| Préjudice d'agrément | Impossibilité de jardiner, marcher longtemps | 6 000 € |
| Assistance tierce personne future | 1h/jour à vie | 55 000 € |
| TOTAL INDICATIF | 120 000 € |

Jacqueline, 62 ans, retraitée, chute dans un bus après un freinage brutal. Fracture du col du fémur, intervention chirurgicale, 4 mois de rééducation. L'assurance du transporteur propose 35 000 €. Après évaluation complète avec un avocat spécialisé en dommages corporels et un médecin conseil de victimes, l'indemnisation finale atteint 120 000 €, soit plus de trois fois l'offre initiale.
La victime passagère d'un véhicule terrestre à moteur (bus, car, taxi, VTC) est toujours indemnisée, quelle que soit la cause de l'accident. C'est la loi Badinter du 5 juillet 1985 qui garantit cette protection. Le transporteur ne peut pas invoquer la faute de la victime pour réduire son indemnisation, sauf faute inexcusable.
Le simulateur de victime-info.fr permet d'obtenir une estimation indicative de l'indemnisation à laquelle une victime peut prétendre, poste par poste.
Exemple 4 : indemnisation suite à un accident de la route avec séquelles lourdes
Les accidents de la route représentent une part importante des dossiers de dommage corporel en France. Les montants d'indemnisation peuvent être très élevés lorsque les séquelles sont graves.
Voici l'exemple d'une victime passagère de 35 ans, impliquée dans un accident sur autoroute après le déport d'un poids lourd. Elle souffre d'un traumatisme crânien modéré, de fractures multiples et de douleurs chroniques :
| Poste de préjudice | Évaluation par l'assurance | Évaluation juste estimée |
|---|---|---|
| AIPP / Déficit fonctionnel permanent | 40 % → 120 000 € | 40 % → 160 000 à 200 000 € |
| Souffrances endurées | 5,5/7 → 30 000 € | 5,5/7 → 35 000 à 45 000 € |
| Préjudice esthétique | 2/7 → 3 000 € | 2/7 → 4 000 à 6 000 € |
| Assistance tierce personne | Non proposé | À évaluer (potentiellement 20 000 à 80 000 €) |
| Préjudice sexuel | Non proposé | À évaluer |
| Préjudice d'agrément | Non proposé | À évaluer |
Dans cet exemple, l'assurance a proposé 153 000 € en ne retenant que 3 postes de préjudice sur une dizaine potentiellement indemnisables. L'assistance tierce personne, le préjudice sexuel et le préjudice d'agrément n'ont même pas été mentionnés. Avec un taux d'AIPP de 40 %, l'indemnisation globale devrait se situer entre 250 000 et 400 000 €, voire davantage selon l'âge et la situation professionnelle de la victime.
Pour un déficit fonctionnel permanent de 40 % chez une personne de 35 ans, les juridictions accordent généralement entre 160 000 et 220 000 € pour ce seul poste de préjudice, selon le référentiel Mornet 2024. L'offre de 120 000 € de l'assurance est donc nettement insuffisante.
Comment évaluer si une offre d'indemnisation est correcte
Les exemples d'indemnisation du dommage corporel présentés ci-dessus illustrent un constat récurrent : les premières offres des assurances sont souvent très en dessous de ce qu'une juridiction accorderait. Voici les étapes pour vérifier si une proposition est juste.
Exiger un détail poste par poste
Toute offre d'indemnisation doit être détaillée selon les postes de la nomenclature Dintilhac. Si l'assureur propose un montant global sans explication, la victime doit demander par écrit la ventilation complète. Des modèles de lettres sont disponibles sur victime-info.fr pour faciliter cette démarche.
Comparer avec les barèmes de référence
Il existe plusieurs outils pour vérifier la cohérence d'une offre :
- Le référentiel Mornet (utilisé par les cours d'appel)
- Les barèmes et modes de calcul d'indemnisation disponibles sur victime-info.fr
- Le simulateur d'indemnisation des préjudices corporels
- Le simulateur du préjudice AIPP
Se faire accompagner par un médecin conseil de victimes
L'expertise médicale est le moment clé du dossier. Les conclusions du médecin expert déterminent les montants d'indemnisation. Or, le médecin mandaté par l'assurance n'est pas toujours impartial. La victime a le droit d'être assistée par son propre médecin conseil, appelé médecin de recours.
Lors de l'expertise médicale, la victime peut se faire accompagner par un médecin conseil de son choix. Ce professionnel connaît les enjeux de l'indemnisation et veille à ce que tous les préjudices soient correctement évalués. Son intervention peut augmenter significativement le montant de l'indemnisation finale. Le déroulement de l'expertise médicale est détaillé sur victime-info.fr.
Ne jamais accepter la première offre
C'est le conseil le plus important. Les exemples d'indemnisation présentés sur cette page montrent des écarts considérables entre la première offre de l'assurance et l'indemnisation réellement due. La victime dispose d'un délai pour accepter ou refuser une offre. Il est toujours possible de contester une indemnisation d'assurance.
Le délai de prescription en matière de dommage corporel est de 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures. La victime dispose donc de temps pour faire valoir ses droits et contester une offre insuffisante.
Notions essentielles liées au dommage corporel
Pour bien comprendre les exemples d'indemnisation du dommage corporel, il est utile de maîtriser quelques notions clés.
La consolidation
La consolidation est le moment où l'état de santé de la victime se stabilise. Elle ne signifie pas la guérison, mais la fin de l'évolution des blessures. C'est à partir de cette date que les séquelles définitives sont évaluées et que les postes de préjudice permanent peuvent être chiffrés.
L'AIPP (Atteinte à l'Intégrité Physique et Psychique)
L'AIPP, aussi appelée déficit fonctionnel permanent (DFP), est exprimée en pourcentage. Un taux de 5 % correspond à des séquelles légères, tandis qu'un taux de 40 % ou plus traduit un handicap sévère. Le montant de l'indemnisation augmente de manière exponentielle avec le taux d'AIPP.
Pour un taux d'AIPP de 5 % chez une personne de 30 ans : environ 8 000 à 11 000 €. Pour 20 % : environ 40 000 à 60 000 €. Pour 40 % : environ 160 000 à 220 000 €. Ces montants varient selon l'âge de la victime au moment de la consolidation. Le barème détaillé du DFP est consultable sur victime-info.fr.
Les souffrances endurées (pretium doloris)
Les souffrances endurées sont évaluées sur une échelle de 1 à 7. Un score de 1/7 correspond à des souffrances très légères, tandis que 7/7 représente des souffrances exceptionnelles. Le barème du pretium doloris donne des fourchettes indicatives par degré.
Le déficit fonctionnel temporaire
Le DFT indemnise la gêne subie par la victime entre l'accident et la consolidation. Il est calculé en fonction du nombre de jours de gêne et de l'intensité de celle-ci, répartie en 4 classes (de la gêne partielle de classe 1 à la gêne totale de classe 4).
Les exemples d'indemnisation du dommage corporel montrent que les postes les plus significatifs financièrement sont généralement : le déficit fonctionnel permanent (AIPP), l'assistance tierce personne (pour les blessures graves) et les souffrances endurées. Aucun de ces postes ne doit être sous-évalué ni omis de l'offre d'indemnisation.
Questions fréquentes de victimes : cas concrets
Voici des questions réelles posées par des victimes, qui illustrent les difficultés courantes rencontrées lors de l'indemnisation du dommage corporel.
Accident de la route : l'offre de l'assurance est-elle suffisante ?
Une victime passagère lors d'un accident sur autoroute (déport d'un camion) a reçu l'offre suivante : AIPP 40 % → 120 000 €, souffrances endurées 5,5/7 → 30 000 €, préjudice esthétique 2/7 → 3 000 €, soit 153 000 € moins la provision de 10 000 € déjà versée. Cette offre est nettement insuffisante. Avec un taux d'AIPP de 40 %, l'indemnisation totale devrait se situer bien au-dessus, et plusieurs postes de préjudice semblent avoir été oubliés (tierce personne, préjudice d'agrément, préjudice sexuel, pertes de gains). Il est fortement recommandé de consulter un avocat spécialisé en indemnisation corporelle.
Accident de bricolage : un taux AIPP de 15 % est-il correct ?
Un homme droitier amputé des deux premières phalanges des quatre doigts de la main droite s'est vu proposer un taux AIPP de 15 % et une indemnisation de 2 400 €. Ce taux paraît sous-évalué. Une amputation de cette gravité sur la main dominante devrait être évaluée autour de 18 à 25 % d'AIPP. La victime a le droit de demander une contre-expertise avec un médecin indépendant. Il est également possible de demander une provision en attendant la résolution du dossier.
Morsure de chien : que faire si l'assurance ne répond plus ?
Une victime de morsure a refusé une première offre jugée trop basse. Depuis, l'assurance ne donne plus de nouvelles. Dans ce cas, plusieurs recours sont possibles : envoyer une mise en demeure par courrier recommandé, saisir le médiateur de l'assurance, ou engager une procédure judiciaire. Le silence de l'assureur ne signifie pas que la victime perd ses droits.
Décès dans un accident de la route : quels recours pour la famille ?
Lorsqu'un proche décède dans un accident de la route, les membres de la famille (conjoint, enfants, parents) peuvent prétendre à une indemnisation au titre du préjudice moral (préjudice d'affection). Les enfants blessés dans l'accident ont également droit à une indemnisation intégrale de leurs propres préjudices corporels. La CIVI peut être saisie si l'auteur de l'accident n'est pas identifié ou insolvable, et le FGAO intervient en cas de conducteur non assuré.
Les exemples d'indemnisation du dommage corporel présentés sur cette page montrent que les premières offres sont systématiquement inférieures à l'indemnisation réelle. La victime ne doit jamais signer un accord sans avoir fait vérifier les montants par un professionnel (avocat spécialisé ou association d'aide aux victimes).
FAQ : exemples d'indemnisation du dommage corporel
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour obtenir une indemnisation du dommage corporel ?
La durée d'un dossier d'indemnisation varie selon la gravité des blessures et la complexité du dossier. En moyenne, il faut compter entre 1 et 3 ans à compter de la consolidation. Les dossiers amiables sont généralement plus rapides que les procédures judiciaires. L'assureur a l'obligation de faire une offre dans les 8 mois suivant l'accident pour les accidents de la circulation (loi Badinter).
Peut-on contester une offre d'indemnisation de l'assurance ?
Oui, la victime a toujours le droit de refuser une offre d'indemnisation qu'elle juge insuffisante. Il est possible de contester l'offre de l'assurance en demandant une réévaluation, en faisant appel à un médecin conseil de victimes pour une contre-expertise, ou en saisissant le tribunal judiciaire.
Quels sont les postes de préjudice les plus souvent oubliés par les assurances ?
Les postes de préjudice fréquemment oubliés ou sous-évalués par les assurances sont : l'assistance par tierce personne, le préjudice d'agrément, le préjudice sexuel, les dépenses de santé futures et les pertes de gains professionnels futurs. Il est indispensable de vérifier que chaque poste de la nomenclature Dintilhac est bien pris en compte.
Faut-il un avocat pour obtenir une indemnisation du dommage corporel ?
L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire en phase amiable, mais elle est fortement recommandée, surtout lorsque le taux d'AIPP dépasse 5 %. Un avocat spécialisé en dommages corporels connaît les barèmes, les stratégies des assurances et les moyens de maximiser l'indemnisation. La permanence de victime-info.fr peut orienter la victime vers un professionnel compétent.
Quel est le délai de prescription pour demander une indemnisation ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures (article 2226 du Code civil). Si l'accident résulte d'une infraction pénale, d'autres délais peuvent s'appliquer. Il est conseillé de ne pas attendre pour engager les démarches, car les preuves peuvent se dégrader avec le temps.
Comment estimer le montant de son indemnisation avant de recevoir une offre ?
Il est possible d'utiliser le simulateur d'indemnisation de victime-info.fr pour obtenir une estimation indicative. Il est également utile de consulter les barèmes de calcul d'indemnisation et le référentiel Mornet pour se faire une idée des montants accordés par les juridictions.
Conclusion : l'importance de bien connaître ses droits
Les exemples d'indemnisation du dommage corporel présentés sur cette page illustrent un constat essentiel : les offres des assurances sont presque toujours inférieures à l'indemnisation réellement due. Qu'il s'agisse d'une morsure de chien, d'un accident de bricolage, d'une chute dans un bus ou d'un accident de la route avec séquelles lourdes, les écarts entre la première offre et l'indemnisation juste sont souvent considérables.
La victime ne doit jamais rester seule face à l'assureur. Se faire accompagner par un médecin conseil de victimes lors de l'expertise médicale et par un avocat spécialisé en dommages corporels pour la négociation permet d'obtenir une indemnisation à la hauteur des préjudices réellement subis.
Retrouver tous les barèmes et modes de calcul d'indemnisation sur victime-info.fr. Pour toute question ou pour un accompagnement personnalisé, la permanence de victime-info.fr, partenaire de l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF), est disponible gratuitement.
La permanence de victime-info.fr accompagne les victimes de dommages corporels dans l'évaluation de leur indemnisation. L'équipe peut orienter vers un médecin conseil de victimes ou un avocat spécialisé en dommages corporels.
Témoignages
— Philippe, 52 ans, accident de bricolageBon alors moi j'ai eu un gros accident de bricolage avec une disqueuse ya 3 ans. L'assurance m'a proposé 4500€ en tout pour une main qui fonctionne plus normalement.. j'ai trouvé victime-info.fr en cherchant sur google, j'ai compris que c'était largement sous évalué. J'ai pris un avocat spécialisé et un médecin de recours, au final j'ai obtenu 78 000€. La premiere offre c'etait une blague quoi
— Isabelle, 67 ans, chute dans un busFranchement j'aurais jamais pensé que je pouvais avoir autant. Je suis tombée dans le bus quand le chauffeur a freiné d'un coup, fracture du poignet + épaule déboitée. L'assurance du bus a trainé pendant des mois sans rien proposer. Grace aux informations de ce site j'ai su quoi faire étape par étape et j'ai finalement eu plus de 40 000€ alors que je pensais avoir droit a rien..
— Karim, 38 ans, mordu par un chienHonnêtement quand je me suis fait mordre au bras par le chien du voisin j'ai juste voulu que ça se règle vite. L'assurance m'a envoyé un chèque de 1500€ et j'ai failli accepter. Ma femme m'a dit de vérifier sur internet et j'ai trouvé les exemples d'indemnisation sur victime-info. J'ai refusé l'offre, j'ai fait une contre expertise et j'ai eu 12 000€ au final. Bref renseignez vous avant de signer quoi que ce soit
Rédigé par Valentin Papet, président de l'Association d'Aide aux Victimes de France (AVF) · Dernière mise à jour : 27/02/2026



