Un choc post-traumatique suite à un accident de voiture est une blessure invisible, mais bien réelle. Contrairement aux fractures ou aux cicatrices, le stress post-traumatique ne se voit pas à l’œil nu. Pourtant, ses conséquences sur la vie quotidienne peuvent être dévastatrices : cauchemars récurrents, crises d’angoisse, incapacité à reprendre le volant, repli sur soi.
La bonne nouvelle, c’est que le droit français reconnaît pleinement cette souffrance psychique. La victime d’un état de stress post-traumatique (ESPT) après un accident de la route peut obtenir une indemnisation financière au titre de plusieurs postes de préjudice. Encore faut-il connaître les démarches à suivre, les pièges à éviter et les montants auxquels il est possible de prétendre.
Ce guide complet détaille tout ce qu’une victime de choc post-traumatique doit savoir : définition médicale, symptômes, rôle du certificat médical initial, montants d’indemnisation, simulation, contestation et accompagnement par des professionnels spécialisés.

Sommaire
- Qu’est-ce qu’un choc post-traumatique après un accident ?
- Symptômes du trouble de stress post-traumatique (TSPT)
- Effets secondaires et conséquences sur la vie quotidienne
- Le certificat médical initial : une étape indispensable
- Montant de l’indemnisation du choc post-traumatique
- Simulateur d’indemnisation du stress post-traumatique
- Pourquoi le choc post-traumatique est souvent sous-évalué
- Comment contester une indemnisation insuffisante
- Se faire accompagner par des professionnels spécialisés
- Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un choc post-traumatique après un accident de voiture ?
Le choc post-traumatique, aussi appelé état de stress post-traumatique (ESPT) ou trouble de stress post-traumatique (TSPT), est une réaction psychologique qui survient après un événement violent ou menaçant pour la vie. Un accident de la route, même apparemment mineur, peut déclencher cette pathologie.
En plus des séquelles physiques (fractures, entorses, traumatismes crâniens), des séquelles psychiques importantes peuvent apparaître dans les jours, les semaines, voire les mois suivant l’accident. Il ne s’agit pas d’une simple peur passagère : le choc post-traumatique est une véritable pathologie reconnue médicalement et juridiquement.
La loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération des procédures d’indemnisation est le texte fondateur permettant l’indemnisation de toutes les victimes de dommages corporels liés à un accident de la route, y compris les préjudices psychologiques comme le stress post-traumatique.
Le choc post-traumatique peut survenir dans de nombreuses circonstances : collision entre véhicules, accident de moto, accident de scooter, ou encore accident impliquant un piéton. La gravité de l’accident n’est d’ailleurs pas toujours proportionnelle à l’intensité du choc psychologique : un simple accrochage peut provoquer un ESPT sévère chez certaines personnes.
Le droit français est l’un des rares systèmes juridiques au monde à indemniser pleinement les préjudices moraux et psychologiques. La victime d’un stress post-traumatique après un accident de circulation a donc un véritable droit à réparation.
Symptômes du trouble de stress post-traumatique (TSPT)
Le diagnostic de TSPT ou ESPT repose sur l’identification de plusieurs catégories de symptômes. Le médecin (généraliste, psychiatre ou psychologue) évaluera la présence et l’intensité de ces manifestations pour les inscrire dans le dossier médical de la victime.
Les principaux symptômes du choc post-traumatique après un accident de voiture sont les suivants :
- Syndrome intrusif de répétitions : la victime revit l’accident de manière involontaire, sous forme de flashbacks, de cauchemars récurrents ou de pensées envahissantes. Ces reviviscences provoquent une détresse psychologique intense et parfois des réactions physiques (palpitations, sueurs, tremblements).
- Syndrome d’évitement : la personne accidentée évite volontairement tout ce qui pourrait rappeler l’événement traumatique : lieux, routes, véhicules, conversations sur le sujet, voire certaines personnes présentes lors de l’accident.
- Altérations cognitives et émotionnelles : incapacité à se rappeler certains aspects de l’accident, sentiments de détachement, perte d’intérêt pour les activités habituelles, difficultés à ressentir des émotions positives, culpabilité irrationnelle.
- Troubles neuro-végétatifs (hyperactivation) : la victime vit dans un état d’alerte permanent. Chaque bruit, chaque mouvement brusque est perçu comme un danger potentiel. Irritabilité, difficultés de concentration, troubles du sommeil et réactions de sursaut exagérées caractérisent ce syndrome.
Le trouble de stress post-traumatique se manifeste par quatre types de symptômes : les reviviscences (flashbacks, cauchemars), l’évitement (des lieux et situations liés à l’accident), les altérations cognitives et émotionnelles, et l’hyperactivation neuro-végétative (état d’alerte permanent). Ces symptômes doivent durer plus d’un mois pour que le diagnostic de TSPT soit posé.
Il est important de distinguer le choc post-traumatique aigu (symptômes durant moins de 3 mois) du choc post-traumatique chronique (symptômes persistant au-delà de 3 mois). Dans les cas les plus graves, les symptômes peuvent durer des années et nécessiter un suivi psychiatrique prolongé.
Effets secondaires et conséquences sur la vie quotidienne
Au-delà des symptômes principaux, le choc post-traumatique entraîne de nombreux effets secondaires qui affectent profondément la qualité de vie de la victime. Il est essentiel de les identifier car ils participent à l’évaluation globale du préjudice subi.
Les effets secondaires les plus fréquents sont :
- Difficultés à ressentir certaines émotions (engourdissement émotionnel)
- Problèmes de concentration au travail ou dans les activités quotidiennes
- Troubles du sommeil sévères (insomnie, réveils nocturnes)
- Irritabilité et difficultés à gérer la colère
- Besoin constant d’être en état d’alerte
- Phobie de la conduite ou des transports en commun
- Isolement social et repli sur soi
- Développement de conduites addictives (alcool, médicaments)
- Difficultés dans la vie de couple et la vie familiale
Marc, 38 ans, est impliqué dans un carambolage sur autoroute. Il n’a que des blessures légères (contusions, cervicalgies). Pourtant, deux semaines après l’accident, il est incapable de reprendre sa voiture pour aller travailler. Il fait des cauchemars chaque nuit, sursaute au moindre bruit de klaxon et a développé des crises d’angoisse. Son psychiatre diagnostique un TSPT. Après expertise médicale, un taux de déficit fonctionnel permanent de 8 % est retenu, en plus de l’indemnisation des souffrances endurées. Son indemnisation totale pour le préjudice psychologique atteint 35 000 euros.
Toutes ces conséquences sont indemnisables dès lors qu’elles sont médicalement constatées et documentées. Elles peuvent être rattachées à plusieurs postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac : souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire, déficit fonctionnel permanent, préjudice d’agrément, voire préjudice sexuel si le TSPT affecte la vie intime.
Le certificat médical initial : une étape indispensable
La première démarche à accomplir après un accident de voiture est de consulter un médecin le plus rapidement possible. Ce praticien va établir un certificat médical initial (CMI), document fondamental qui servira de base à toute la procédure d’indemnisation.
Le médecin recensera l’ensemble des blessures physiques visibles (fractures, hématomes, plaies) mais aussi les troubles psychiques. Il pourra, si nécessaire, orienter la victime vers un psychiatre ou un psychologue pour une évaluation complémentaire. L’essentiel est que le choc post-traumatique soit mentionné noir sur blanc dans le certificat médical initial.
Si le stress post-traumatique n’est pas mentionné sur le certificat médical initial, il sera beaucoup plus difficile de l’invoquer ensuite lors de l’expertise médicale et des négociations avec l’assureur. Même si les symptômes semblent légers au départ, il est capital de les faire constater dès la première consultation médicale.
Sur le CMI, le médecin pourra inscrire les mentions TSPT (Trouble de Stress Post-Traumatique) ou ESPT (État de Stress Post-Traumatique). Ces abréviations signifient que le praticien a clairement identifié un choc post-traumatique en lien direct et certain avec l’accident.
Dès lors que le TSPT figure dans le certificat médical initial, il constitue un préjudice indemnisable. L’assureur ne pourra pas nier son existence puisqu’il est médicalement documenté dès l’origine.
Pour renforcer le dossier, il est recommandé de consulter un psychiatre dans les semaines qui suivent l’accident. Ce spécialiste pourra établir un bilan psychologique détaillé, prescrire un traitement adapté (psychothérapie, médicaments) et fournir des certificats complémentaires qui seront précieux lors de l’expertise médicale et du calcul de l’indemnisation.
Montant de l’indemnisation du choc post-traumatique
Le stress post-traumatique est indemnisé principalement au titre du déficit fonctionnel permanent (DFP), anciennement appelé AIPP (Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique). Ce poste de préjudice évalue les séquelles définitives que conserve la victime après la consolidation médicale.
Le choc post-traumatique peut être évalué jusqu’à 20 % du taux de déficit fonctionnel permanent (DFP). Un TSPT modéré est généralement évalué entre 3 % et 10 %, tandis qu’un TSPT sévère et chronique peut atteindre 15 % à 20 %. Chaque point de DFP est indemnisé selon un barème qui varie en fonction de l’âge de la victime et de la gravité.
Mais le stress post-traumatique peut aussi impacter d’autres postes de préjudice :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : indemnise la gêne dans la vie quotidienne pendant la période de soins, avant la consolidation.
- Souffrances endurées (pretium doloris) : indemnise les souffrances physiques et morales subies entre l’accident et la consolidation, y compris l’angoisse, les cauchemars et la détresse psychologique.
- Préjudice d’agrément : si le TSPT empêche la victime de pratiquer ses activités de loisirs habituelles (sport, sorties, voyages).
- Préjudice sexuel : si le choc psychologique a des répercussions sur la vie intime.
- Incidence professionnelle : si le TSPT entraîne une perte d’emploi, un reclassement ou une diminution des capacités de travail.
Pour une analyse détaillée des taux et montants, la page dédiée à l’indemnisation du stress post-traumatique fournit des informations chiffrées complémentaires. Il est également utile de consulter la valeur du point d’AIPP pour comprendre le mécanisme de calcul.
Sophie, 45 ans, est victime d’une collision frontale. Elle développe un TSPT sévère avec cauchemars quotidiens, phobie de la conduite et arrêt de travail de 8 mois. Après expertise, le médecin expert retient : DFP de 12 %, souffrances endurées évaluées à 4/7, DFT total pendant 2 mois et partiel pendant 6 mois. Son indemnisation se décompose ainsi : environ 30 000 euros pour le DFP, 12 000 euros pour les souffrances endurées, 8 000 euros pour le DFT, plus les pertes de revenus. Total : plus de 70 000 euros.
Simulateur d’indemnisation du stress post-traumatique
Pour obtenir une première estimation du montant d’indemnisation auquel une victime de stress post-traumatique peut prétendre, victime-info.fr met à disposition un simulateur d’indemnisation des préjudices corporels.

Cet outil gratuit permet d’obtenir immédiatement une approximation de l’indemnisation en fonction du taux de DFP, de l’âge de la victime et des différents postes de préjudice concernés. Il ne remplace pas l’analyse d’un professionnel, mais donne un ordre de grandeur utile pour évaluer si une offre d’assureur est correcte.
Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir en quelques minutes une estimation de l’indemnisation pour un choc post-traumatique. En cas de doute, il est possible de contacter la permanence pour poser des questions.
Pourquoi le choc post-traumatique est souvent sous-évalué
Le stress post-traumatique est une pathologie fréquemment minimisée, sous-évaluée, voire complètement ignorée dans le processus d’indemnisation. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène :
La stratégie des assureurs
Les compagnies d’assurance ont tendance à minimiser les préjudices psychologiques. Un choc post-traumatique ne se voit pas sur une radiographie. Les assureurs préfèrent souvent classer ce trouble comme relevant de la psychiatrie préexistante plutôt que de l’admettre comme une conséquence directe de l’accident. Leur objectif : réduire le montant de l’indemnisation.
La première offre d’indemnisation proposée par l’assureur est presque toujours insuffisante, en particulier pour les préjudices psychologiques comme le stress post-traumatique. L’assureur espère que la victime acceptera rapidement pour clore le dossier. Il est fondamental de prendre le temps d’analyser cette offre, idéalement avec l’aide d’un avocat spécialisé en dommages corporels.
La concentration sur les blessures physiques
Lorsque la victime présente des blessures physiques graves, l’attention médicale se concentre naturellement sur les séquelles visibles. Les fractures, les interventions chirurgicales et la rééducation prennent le dessus. Le volet psychologique passe au second plan, alors qu’il constitue parfois le préjudice le plus invalidant à long terme.
Le déni de la victime
Certaines victimes refusent de reconnaître leur souffrance psychologique. Le choc post-traumatique est encore trop souvent associé à tort à une forme de faiblesse. Cette perception erronée conduit de nombreuses personnes accidentées à ne pas consulter de psychiatre et à ne pas faire documenter leur détresse psychologique.
L’état psychologique antérieur
Enfin, certaines victimes souffraient déjà d’anxiété ou de dépression avant l’accident. Elles ne font alors pas toujours la différence entre leur état antérieur et l’aggravation causée par l’accident. Or, même en cas d’état antérieur, l’aggravation est indemnisable. Le principe de réparation intégrale impose de prendre en compte toute aggravation d’un état préexistant.
Comment contester une indemnisation insuffisante
Lorsque la victime estime que l’indemnisation proposée pour son choc post-traumatique est insuffisante, plusieurs voies de recours existent. Il est important de ne pas se résigner face à une offre inadéquate.
Contester l’expertise médicale
Si la victime considère que le rapport d’expertise médicale est incomplet ou ne reflète pas la réalité de ses souffrances psychologiques, il est possible de demander une contre-expertise médicale. Cette démarche est particulièrement pertinente lorsque le médecin expert de l’assureur n’a pas correctement évalué le TSPT ou l’a minimisé.
Lors de l’expertise médicale, la victime a le droit de se faire accompagner par un médecin conseil de victimes. Ce médecin indépendant, qui travaille exclusivement pour les victimes (et jamais pour les assureurs), veillera à ce que tous les préjudices, y compris psychologiques, soient correctement évalués. Pour savoir quand prendre un médecin expert de recours, il est recommandé de s’y prendre dès la convocation à l’expertise.
Négocier l’offre d’indemnisation
Si le rapport d’expertise est satisfaisant mais que l’offre financière de l’assureur est trop faible, la victime peut contester et négocier l’offre d’indemnisation. Le référentiel Mornet et les barèmes de jurisprudence servent de base pour évaluer si l’offre est correcte par rapport aux montants habituellement accordés par les tribunaux.
Saisir le tribunal judiciaire
En dernier recours, si aucun accord amiable n’est trouvé entre l’assureur et la victime, il est possible de saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une indemnisation juste. Un avocat spécialisé en accident de la route pourra assister la victime dans cette démarche judiciaire. Le juge nommera alors un expert médical indépendant et fixera l’indemnisation en toute impartialité.
La victime dispose d’un délai de prescription de 10 ans à compter de la date de consolidation de ses blessures pour agir en justice et réclamer l’indemnisation de son préjudice corporel, y compris le stress post-traumatique.
Se faire accompagner par des professionnels spécialisés
Face à la complexité des démarches d’indemnisation du choc post-traumatique, il est vivement recommandé de ne pas rester seul. Plusieurs professionnels peuvent aider la victime à faire valoir ses droits.
L’avocat spécialisé en dommages corporels
Un avocat spécialisé en dommages corporels connaît parfaitement les mécanismes d’indemnisation et les stratégies des assureurs. Il pourra négocier directement avec la compagnie d’assurance, contester une offre insuffisante et, si nécessaire, engager une procédure judiciaire.
Le médecin conseil de victimes
Le médecin conseil de victimes est un médecin indépendant qui assiste la personne accidentée lors de l’expertise médicale. Son rôle est de s’assurer que le médecin expert de l’assureur évalue correctement tous les préjudices, y compris les séquelles psychologiques souvent sous-estimées.
Les associations d’aide aux victimes
victime-info.fr est partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF). Les associations d’aide aux victimes proposent un accompagnement gratuit et personnalisé pour orienter les personnes accidentées dans leurs démarches, comprendre leurs droits et les mettre en relation avec les bons professionnels. Pour en savoir plus sur les différents professionnels de la défense des victimes, une page dédiée est disponible.
Le médecin expert désigné par l’assureur est rémunéré par ce dernier. Son rapport peut avoir tendance à minimiser les séquelles. Il est dans l’intérêt de la victime de se faire préparer à l’expertise médicale et de s’y présenter avec son propre médecin conseil.
Le cas particulier des passagers et des victimes non-responsables
Le droit à indemnisation du choc post-traumatique ne dépend pas de la responsabilité de la victime dans l’accident.
La passagère ou le passager d’un véhicule impliqué dans un accident bénéficie d’un droit à indemnisation intégrale, quelle que soit la responsabilité du conducteur. Le stress post-traumatique subi par un passager est indemnisé dans les mêmes conditions que celui du conducteur non-responsable.
De même, une victime non-responsable de l’accident (par exemple, percutée par un conducteur en tort ou victime d’un accident avec un conducteur alcoolisé) a droit à la réparation intégrale de tous ses préjudices, physiques comme psychologiques.
Même en cas d’accident avec un véhicule non assuré ou un conducteur en fuite, la victime peut être indemnisée par le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO). Le choc post-traumatique reste un préjudice indemnisable dans cette hypothèse.
Comment soigner un choc post-traumatique
Le traitement du stress post-traumatique est essentiel, non seulement pour le bien-être de la victime, mais aussi pour constituer un dossier médical solide en vue de l’indemnisation. Les frais de traitement (consultations psychiatriques, psychothérapies, médicaments) font d’ailleurs partie des dépenses de santé indemnisables.
Les principales approches thérapeutiques sont :
- La psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC) : considérée comme le traitement de référence, elle aide la victime à modifier ses schémas de pensée et à désensibiliser progressivement les souvenirs traumatiques.
- L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : cette technique de désensibilisation par les mouvements oculaires a prouvé son efficacité dans le traitement du TSPT.
- Les traitements médicamenteux : antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères peuvent être prescrits pour soulager les symptômes les plus invalidants.
- Les thérapies de groupe : échanger avec d’autres victimes peut aider à sortir de l’isolement.
Le traitement d’un TSPT dure en moyenne entre 6 mois et 2 ans. Dans les cas les plus sévères, un suivi psychiatrique peut être nécessaire pendant plusieurs années. Toutes les dépenses de soins liées au traitement du stress post-traumatique sont indemnisables dans le cadre du préjudice corporel.
Il est important de conserver l’ensemble des factures et ordonnances liées au traitement. Ces documents seront nécessaires pour justifier les dépenses de santé actuelles et futures dans le cadre du calcul de l’indemnisation.
Questions fréquentes sur le choc post-traumatique après un accident de voiture
Questions fréquentes
Le stress post-traumatique est-il indemnisable après un accident de voiture ?
Oui, le choc post-traumatique est pleinement reconnu comme un préjudice indemnisable en droit français. Il est principalement indemnisé au titre du déficit fonctionnel permanent (DFP), mais peut aussi impacter d’autres postes de préjudice comme les souffrances endurées, le déficit fonctionnel temporaire ou le préjudice d’agrément. La condition essentielle est qu’il soit médicalement constaté et documenté, notamment par le certificat médical initial et les rapports psychiatriques.
Quel est le montant moyen d'indemnisation pour un stress post-traumatique ?
Le montant varie considérablement selon la sévérité du TSPT, l’âge de la victime et les conséquences sur sa vie quotidienne et professionnelle. Un TSPT modéré (taux de DFP de 3 à 8 %) peut donner lieu à une indemnisation de 10 000 à 30 000 euros pour le seul poste de DFP. Un TSPT sévère (taux de DFP de 10 à 20 %) peut atteindre 40 000 à 100 000 euros en cumulant tous les postes de préjudice (DFP, souffrances endurées, DFT, préjudice d’agrément, pertes de revenus).
Comment prouver un choc post-traumatique pour être indemnisé ?
La preuve repose principalement sur les documents médicaux : le certificat médical initial mentionnant l’état de stress, les certificats et bilans du psychiatre ou psychologue, les ordonnances de traitements (antidépresseurs, anxiolytiques), les comptes rendus de psychothérapie, et le rapport d’expertise médicale. Il est recommandé de consulter rapidement un psychiatre après l’accident pour constituer un dossier médical solide.
Un passager peut-il être indemnisé pour un stress post-traumatique ?
Oui, absolument. Le passager d’un véhicule impliqué dans un accident de la route bénéficie d’un droit à indemnisation intégrale, quelle que soit la responsabilité du conducteur. Le choc post-traumatique subi en tant que passager est indemnisé dans les mêmes conditions que pour toute autre victime.
Quel est le délai pour demander l'indemnisation d'un stress post-traumatique ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures (article 2226 du Code civil). La consolidation est le moment où l’état de la victime est stabilisé et n’est plus susceptible d’évoluer favorablement. Pour un TSPT, la consolidation peut être fixée plusieurs mois, voire plusieurs années après l’accident.
Comment contester une offre d'indemnisation insuffisante pour un TSPT ?
Trois options s’offrent à la victime : demander une contre-expertise médicale si le rapport d’expertise est incomplet ou minimise les séquelles psychologiques, négocier directement avec l’assureur en s’appuyant sur les barèmes de jurisprudence (référentiel Mornet), ou saisir le tribunal judiciaire en dernier recours. Dans tous les cas, l’assistance d’un avocat spécialisé en dommages corporels est fortement recommandée.
Conclusion
Le choc post-traumatique suite à un accident de voiture est un préjudice réel, reconnu par le droit français et pleinement indemnisable. Qu’il s’agisse de cauchemars récurrents, de phobie de la conduite, de troubles du sommeil ou de repli social, chaque conséquence psychologique de l’accident peut faire l’objet d’une compensation financière.
L’essentiel est de faire constater ce trouble dès le départ (certificat médical initial), de suivre un traitement adapté, de se faire accompagner par un médecin conseil lors de l’expertise médicale, et de ne jamais accepter une offre d’indemnisation sans l’avoir fait analyser par un professionnel. Le principe de réparation intégrale du préjudice garantit à chaque victime le droit d’être indemnisée pour l’ensemble de ses souffrances, visibles comme invisibles.
La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes de choc post-traumatique dans leurs démarches d’indemnisation. Une question sur un dossier en cours, un doute sur une offre d’assurance ? L’équipe est disponible pour aider.
Témoignages
— Laurence, 52 ans, choc post-traumatique après un accident de voitureBon moi c’est un peu particulier parce que physiquement j’avais presque rien, juste un coup du lapin. Mais dans ma tête c’était la catastrophe.. je pouvais plus monter dans une voiture sans trembler, je faisais des cauchemars toutes les nuits pendant des mois. L’assurance voulait me donner 2000€ en me disant que j’avais rien de grave. Heureusement j’ai trouvé victime-info.fr qui m’a expliqué que le stress post traumatique c’était un vrai préjudice indemnisable. Au final avec l’avocat j’ai eu 28 000€. Franchement ça change la vie de savoir qu’on a des droits.
— Julien, 29 ans, passager lors d'un accident sur autorouteHonnêtement je savais même pas que en tant que passager j’avais le droit à quelque chose. Mon pote conduisait, on a fait un tonneau sur l’autoroute, lui il était en tort. Moi j’ai eu des flashbacks pendant 1 an, impossible de dormir normalement, j’ai du voir un psy pendant 18 mois. C’est un collègue qui m’a dit de me renseigner sur mes droits et c’est comme ça que j’ai découvert que le passager est toujours indemnisé. J’ai obtenu 22 000€ pour le stress post traumatique plus les frais de psy
— Nadia, 41 ans, mère de famille accidentéeMoi l’accident c’était ya 3 ans, une voiture m’a grillé la priorité. Physiquement j’ai eu une fracture du poignet mais le pire c’est le choc psychologique. Je pouvais plus conduire pour emmener mes enfants à l’école, je pleurais sans raison, j’étais agressive avec mon mari.. L’assureur a proposé une indemnisation ridicule au début, genre 3500€ pour le préjudice moral. Mon médecin conseil m’a aidé à préparer l’expertise et au final le taux de DFP a été évalué à 10% rien que pour le TSPT. J’ai eu beaucoup plus que la premiere offre, environ 45 000€ au total



