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Trouver un avocat spécialisé suite à une agression : guide complet pour les victimes

Être victime d’une agression — qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle — est une épreuve traumatisante. Au-delà du choc immédiat, la victime doit ensuite affronter des démarches administratives et judiciaires souvent complexes : dépôt de plainte, expertise médicale, procédure pénale, demande d’indemnisation. Dans ce contexte, trouver un avocat spécialisé suite à une agression constitue une étape cruciale pour défendre efficacement ses droits et obtenir la réparation intégrale de ses préjudices.

Ce guide détaille le rôle de l’avocat en dommage corporel dans le cadre d’une agression, les méthodes pour identifier un professionnel compétent, les différentes qualifications pénales des violences, ainsi que les procédures d’indemnisation accessibles. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter toute personne victime d’agression vers les bons interlocuteurs.

Trouver un avocat suite à une agression
Trouver un avocat suite à une agression

Pourquoi faire appel à un avocat spécialisé après une agression ?

Après une agression, la victime se retrouve souvent démunie face à la complexité du système judiciaire français. Le recours à un avocat spécialisé en dommage corporel et en droit pénal permet de sécuriser chaque étape du parcours d’indemnisation.

Le rôle de l’avocat en matière d’agression

L’avocat spécialisé intervient à plusieurs niveaux pour défendre les intérêts de la victime :

L'avocat spécialisé en dommage corporel : un allié indispensable

Un avocat généraliste n’a pas nécessairement l’expertise requise pour évaluer un dommage corporel. Il est essentiel de choisir un avocat qui maîtrise à la fois le droit pénal (pour la procédure judiciaire) et le droit du dommage corporel (pour l’indemnisation). Pour approfondir ce sujet, consulter le guide sur comment choisir un avocat en dommage corporel.

Les avantages concrets d’un accompagnement juridique

L’accompagnement par un avocat spécialisé présente plusieurs avantages décisifs :

  • Meilleure indemnisation : les victimes accompagnées par un professionnel obtiennent en moyenne une indemnisation significativement supérieure à celles qui négocient seules.
  • Respect des délais : en matière pénale, les délais de prescription sont stricts. L’avocat veille à ce qu’aucune échéance ne soit dépassée.
  • Protection contre les erreurs : certaines décisions prises dans l’urgence (accepter une offre trop basse, renoncer à des postes de préjudice) peuvent être irréversibles. L’avocat empêche ces erreurs.
  • Soutien moral : au-delà de l’aspect juridique, l’avocat constitue un soutien psychologique important en période de fragilité.
⚠️ Ne jamais accepter une première offre sans avis professionnel

Lorsqu’un fonds de garantie ou un assureur propose une indemnisation, la première offre est généralement bien en deçà de ce que la victime peut réellement obtenir. Avant de signer quoi que ce soit, il est impératif de consulter un avocat spécialisé ou de contester et négocier l’offre d’indemnisation.

Comment trouver un avocat spécialisé en agression ?

Identifier le bon avocat n’est pas toujours simple. Plusieurs pistes existent pour trouver un professionnel compétent et de confiance.

Trouver un avocat suite à une agression
Trouver un avocat suite à une agression

Les différentes méthodes de recherche

Voici les principales méthodes pour trouver un avocat adapté à sa situation :

  • Le bouche-à-oreille : un proche ou une connaissance ayant déjà été victime d’une agression peut recommander l’avocat qui l’a accompagné. C’est souvent la méthode la plus fiable.
  • Le Conseil National des Barreaux (CNB) : le site officiel du Conseil National des Barreaux permet de rechercher un avocat par spécialité (droit pénal, dommage corporel) et par localisation géographique.
  • Les associations d’aide aux victimes : des structures comme l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF) disposent d’un réseau d’avocats spécialisés et peuvent orienter les victimes gratuitement.
  • Les Maisons de la Justice et du Droit (MJD) : présentes dans chaque département, elles proposent des consultations juridiques gratuites qui permettent d’obtenir un premier avis et des recommandations d’avocats.
  • Le barreau de la ville concernée : chaque barreau tient une liste d’avocats spécialisés. Il est possible de contacter directement l’Ordre des avocats pour demander une orientation.
💡 Cas pratique : trouver un avocat après une agression dans la rue

Marc, 35 ans, a été agressé physiquement en sortant du métro. Après avoir porté plainte au commissariat, il ne savait pas comment évaluer ses préjudices (arrêt de travail de 3 semaines, syndrome de stress post-traumatique, préjudice esthétique lié à une cicatrice au visage). En contactant la permanence de victime-info.fr, il a été orienté vers un avocat spécialisé en dommage corporel. Cet avocat l’a assisté lors de l’expertise médicale, puis l’a représenté devant le tribunal correctionnel où il a obtenu plus de 18 000 € de dommages et intérêts — soit trois fois plus que ce qu’il aurait demandé seul.

Les critères pour bien choisir son avocat

Tous les avocats ne se valent pas dans le domaine de l’agression et du dommage corporel. Voici les critères essentiels à vérifier :

  • La spécialisation : privilégier un avocat titulaire d’un certificat de spécialisation en droit pénal ou en réparation du dommage corporel.
  • L’expérience : demander combien de dossiers similaires l’avocat a traité et quels résultats ont été obtenus.
  • La transparence sur les honoraires : l’avocat doit présenter clairement sa grille tarifaire. Pour en savoir plus, consulter la page sur les honoraires d’un avocat en dommage corporel.
  • La disponibilité : un bon avocat prend le temps d’expliquer la procédure et reste joignable tout au long du dossier.
  • L’indépendance : l’avocat doit exclusivement défendre les intérêts de la victime, jamais ceux d’un assureur.
📌 Les 5 questions à poser lors du premier rendez-vous

1. Quelle est l’expérience de l’avocat en matière de dommage corporel et d’agression ?
2. Quels sont ses honoraires et comment sont-ils calculés (forfait, taux horaire, honoraire de résultat) ?
3. Travaille-t-il avec un médecin-conseil de victimes pour l’expertise médicale ?
4. Quelles sont les chances d’aboutir et les délais prévisibles ?
5. Peut-il intervenir devant la CIVI si l’agresseur est insolvable ?

L’aide juridictionnelle : un avocat même sans moyens financiers

Les victimes d’agression disposant de revenus modestes peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle (AJ). Ce dispositif permet à l’État de prendre en charge tout ou partie des frais d’avocat.

Les conditions d’éligibilité dépendent du revenu fiscal de référence du foyer. En 2024, le plafond de ressources pour bénéficier de l’aide juridictionnelle totale est d’environ 12 271 € de revenu fiscal annuel pour une personne seule.

📊 Aide juridictionnelle en 2024

Le plafond de revenu fiscal pour bénéficier de l’aide juridictionnelle totale est d’environ 12 271 € par an (personne seule, sans patrimoine). Au-delà, une aide partielle peut être accordée jusqu’à environ 18 404 €.

Qu’est-ce qu’une agression au sens juridique ?

Une agression correspond, en droit pénal français, à des violences volontaires exercées contre une personne. Le terme juridique exact est « violences volontaires ». La qualification pénale et les peines encourues varient en fonction de la gravité des blessures infligées, mesurée par l’incapacité totale de travail (ITT) — un concept médico-légal différent de l’arrêt de travail classique.

ITT pénale et arrêt de travail : ne pas confondre

L’incapacité totale de travail (ITT) au sens pénal désigne la durée pendant laquelle la victime est dans l’impossibilité d’accomplir les gestes de la vie quotidienne, et non pas uniquement son incapacité à travailler professionnellement. Un retraité ou un enfant peut donc se voir attribuer une ITT. Pour comprendre ces notions, consulter la page sur la définition de l’incapacité permanente partielle.

Violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail

Il s’agit des violences les moins graves sur le plan pénal. La victime n’a subi aucune gêne dans l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, ou une gêne extrêmement brève.

⚖️ Article R.624-1 du Code pénal

« Hors les cas prévus par les articles 222-13 et 222-14, les violences volontaires n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail sont punies de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. »

L’auteur des faits encourt une amende de 750 €. Il s’agit d’une contravention de 4e classe, jugée par le tribunal de police. Toutefois, si des circonstances aggravantes sont retenues (agression sur personne vulnérable, avec préméditation, en réunion, etc.), l’infraction peut être requalifiée en délit en application de l’article 222-13 du Code pénal.

Violences ayant entraîné une ITT inférieure ou égale à 8 jours

Lorsque les violences ont provoqué une gêne dans la vie quotidienne de la victime pendant 8 jours ou moins, l’infraction constitue une contravention de 5e classe.

⚖️ Article R.625-1 du Code pénal

« Hors les cas prévus par les articles 222-13 et 222-14, les violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale du travail d’une durée inférieure ou égale à huit jours sont punies de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. »

L’amende maximale est de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive). Là encore, en présence de circonstances aggravantes, l’infraction peut être requalifiée en délit avec des peines d’emprisonnement.

Violences ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours

Dès lors que l’ITT dépasse 8 jours, l’infraction bascule dans la catégorie des délits. Les peines deviennent nettement plus sévères.

⚖️ Article 222-11 du Code pénal

« Les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »

L’article 222-12 du Code pénal prévoit de nombreuses circonstances aggravantes pouvant porter les peines jusqu’à 5, 7 ou même 10 ans d’emprisonnement : violences commises en réunion, avec usage d’une arme, sur un mineur, par le conjoint, etc.

💡 Cas pratique : agression avec ITT de 21 jours

Claire, 29 ans, a été agressée par un inconnu à la sortie de son travail. Le médecin légiste a fixé une ITT de 21 jours (fracture du poignet, contusions multiples). L’infraction est qualifiée de délit en vertu de l’article 222-11 du Code pénal. Son avocat l’a aidée à se constituer partie civile et à réclamer des dommages et intérêts couvrant les souffrances endurées, le déficit fonctionnel temporaire, le préjudice esthétique et le préjudice d’agrément.

Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente

Lorsque l’agression a causé la perte définitive d’un organe ou d’une fonction corporelle, les peines sont considérablement alourdies.

⚖️ Article 222-9 du Code pénal

« Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. »

La mutilation désigne la perte de substance d’une partie du corps (arrachement d’un pavillon d’oreille, ablation forcée, etc.). L’infirmité permanente correspond à la mise hors de service définitive d’un organe ou d’une fonction : perte de la vue, de l’audition, altération irréversible des facultés mentales, paralysie d’un membre, etc.

Dans ces cas de figure, l’indemnisation du préjudice corporel peut atteindre des montants très élevés, notamment au titre de l’AIPP (barème d’atteinte à l’intégrité physique et psychique). L’accompagnement par un avocat spécialisé est alors absolument indispensable.

Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner

Il s’agit de la qualification la plus grave en matière de violences volontaires. L’auteur n’avait pas l’intention de tuer, mais les coups portés ont causé le décès de la victime.

⚖️ Article 222-7 du Code pénal

« Les violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont punies de quinze ans de réclusion criminelle. »

Cette infraction est un crime jugé devant la cour d’assises. Les circonstances aggravantes de l’article 222-8 peuvent porter la peine à 20 ans, voire 30 ans de réclusion criminelle. Les proches de la victime décédée (conjoint, enfants, parents) peuvent se constituer partie civile et demander l’indemnisation de leur préjudice moral et de leur préjudice d’affection.

📊 Peines encourues selon la gravité des violences

Aucune ITT : amende de 750 € (contravention de 4e classe) — ITT ≤ 8 jours : amende de 1 500 € (contravention de 5e classe) — ITT > 8 jours : 3 ans de prison + 45 000 € d’amende — Mutilation/infirmité : 10 ans de prison + 150 000 € d’amende — Mort sans intention de la donner : 15 ans de réclusion criminelle.

Les procédures d’indemnisation accessibles aux victimes d’agression

Obtenir la condamnation pénale de l’agresseur ne garantit pas automatiquement le versement d’une indemnisation. Plusieurs voies s’offrent à la victime pour obtenir réparation, et l’avocat spécialisé oriente vers la procédure la plus adaptée.

La constitution de partie civile au procès pénal

En se constituant partie civile, la victime peut demander au tribunal pénal (tribunal de police, tribunal correctionnel ou cour d’assises) de condamner l’auteur à lui verser des dommages et intérêts pour agression.

L’avocat prépare un dossier complet incluant les certificats médicaux, les justificatifs de perte de revenus, les frais médicaux restés à charge, et une évaluation détaillée de chaque poste de préjudice. Il est recommandé de se faire assister par un médecin expert pour contrer les éventuelles minimisations des préjudices.

⚠️ Agresseur insolvable : comment être indemnisé malgré tout ?

Lorsque l’auteur de l’agression ne dispose d’aucun revenu ni patrimoine, la victime peut se tourner vers la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI), qui est financée par le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI). L’avocat peut saisir cette commission pour le compte de la victime et obtenir une indemnisation intégrale.

La saisine de la CIVI

La CIVI est une juridiction rattachée au tribunal judiciaire. Elle permet aux victimes d’infractions pénales graves (agression avec ITT > 1 mois, viol, agression sexuelle, etc.) ou de certaines infractions moins graves (sous conditions de ressources) d’obtenir une indemnisation même si l’auteur n’est pas identifié, n’est pas retrouvé ou est insolvable.

La demande doit être déposée dans un délai de 3 ans à compter de la date des faits, ou de 1 an à compter de la dernière décision de justice pénale.

Le recours au SARVI

Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) intervient lorsque la victime dispose d’une décision de justice définitive lui accordant des dommages et intérêts, mais que l’auteur ne paie pas. Le SARVI verse alors à la victime tout ou partie des sommes dues, puis se retourne contre l’auteur.

📞 Besoin d'aide pour trouver un avocat ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter gratuitement toute victime d’agression vers un avocat spécialisé en dommage corporel.

Les types d’agression et les spécificités de chaque situation

Le rôle de l’avocat et la stratégie à adopter varient selon la nature de l’agression. Voici les situations les plus courantes.

Agression physique dans la rue ou les transports

Les agressions dans l’espace public ou dans les transports en commun sont malheureusement fréquentes. La victime doit immédiatement faire constater ses blessures par un médecin (urgences hospitalières ou médecin traitant), puis déposer plainte dans les meilleurs délais.

Agression sexuelle et viol

Les victimes d’agression sexuelle bénéficient d’une protection renforcée. Les délais de prescription sont plus longs (6 ans pour une agression sexuelle, 20 ans pour un viol sur majeur, 30 ans pour un viol sur mineur). L’avocat accompagne la victime dans toutes les étapes : examen médico-légal, audition, procès. La confidentialité et la sensibilité de ces dossiers nécessitent un avocat expérimenté dans ce domaine spécifique.

Violences conjugales

Les victimes de violences conjugales font face à des difficultés supplémentaires : dépendance affective et financière, peur des représailles, présence d’enfants. L’avocat peut obtenir une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, en plus des poursuites pénales.

Agression sur le lieu de travail

Lorsque l’agression survient dans le cadre professionnel, la victime peut bénéficier de la reconnaissance en accident du travail, en plus des poursuites pénales. Pour en savoir plus sur les recours spécifiques, consulter la page dédiée à l’agression au travail.

Les premiers réflexes après une agression

Quelle que soit la nature de l’agression, la victime doit adopter certains réflexes essentiels : 1) Se rendre aux urgences ou chez un médecin pour faire constater les blessures ; 2) Déposer plainte rapidement ; 3) Conserver toutes les preuves (photos des blessures, témoignages, certificats médicaux) ; 4) Ne rien signer sans avoir consulté un avocat spécialisé. Le guide complet que faire après une agression détaille toutes ces étapes.

Quel est le coût d’un avocat pour une victime d’agression ?

La question du coût constitue souvent un frein pour les victimes. Il est important de savoir que plusieurs solutions existent pour financer l’intervention d’un avocat.

Les différents modes de facturation

  • L’honoraire au temps passé : l’avocat facture à l’heure (généralement entre 150 € et 400 € HT/h selon la ville et l’expérience).
  • Le forfait : un prix fixe est convenu pour l’ensemble de la procédure.
  • L’honoraire de résultat : un pourcentage (généralement entre 8 % et 15 %) est prélevé sur l’indemnisation obtenue, en complément d’un honoraire de base. Ce mode de facturation est encadré par la déontologie.

Pour une analyse détaillée des tarifs pratiqués, consulter la page sur les honoraires d’un avocat en dommage corporel.

📌 Financer son avocat : les solutions possibles

Aide juridictionnelle : prise en charge totale ou partielle par l’État pour les revenus modestes.
Protection juridique : vérifier son contrat d’assurance habitation, automobile ou carte bancaire qui peut inclure une garantie « protection juridique ».
Honoraire de résultat : ne payer qu’un pourcentage sur l’indemnisation obtenue, ce qui réduit le risque financier.

Les délais à respecter pour agir

Le temps joue un rôle crucial dans les procédures liées aux agressions. La victime doit agir dans des délais précis, sous peine de voir ses droits prescrits.

⚖️ Article 2226 du Code civil — Prescription civile

Le délai de prescription pour les actions en réparation d’un dommage corporel est de 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures.

  • Délai de plainte pénale : 6 ans pour un délit (agression avec ITT > 8 jours), 20 ans pour un crime (violences ayant entraîné la mort), 1 an pour une contravention.
  • Délai de saisine de la CIVI : 3 ans à compter de la date des faits, ou 1 an à compter de la dernière décision pénale.
  • Délai de saisine du SARVI : 1 an à compter du jour où la décision de justice est devenue définitive.
  • Prescription civile : 10 ans à compter de la consolidation pour une action en indemnisation.
⚠️ Attention aux délais de prescription

Les délais de prescription sont des limites absolues. Une fois dépassés, la victime perd définitivement son droit d’agir. Il est donc essentiel de consulter un avocat le plus rapidement possible après l’agression, même si la procédure pénale n’a pas encore abouti.

L’expertise médicale : une étape clé de l’indemnisation

L’expertise médicale est le moment où les préjudices de la victime sont évalués par un médecin expert. Cette évaluation détermine directement le montant de l’indemnisation. Il est donc capital de s’y préparer correctement.

L’avocat conseille généralement à la victime de se faire assister par un médecin-conseil de victimes lors de l’expertise. Ce médecin, indépendant des assureurs, vérifie que tous les préjudices sont correctement identifiés et évalués selon la nomenclature Dintilhac. Pour comprendre le déroulement concret de cette étape, consulter la page sur le déroulement de l’expertise médicale.

💡 Cas pratique : expertise médicale suite à une agression avec séquelles

Thomas, 42 ans, a été victime d’une agression devant un bar. Il a subi un traumatisme crânien avec des séquelles cognitives (troubles de la mémoire et de la concentration). Lors de l’expertise médicale organisée par la CIVI, son avocat l’a fait assister par un médecin-conseil de victimes. Ce médecin a mis en évidence des déficits cognitifs que l’expert judiciaire avait initialement sous-évalués. Résultat : le taux d’AIPP a été réévalué de 8 % à 15 %, augmentant significativement le montant de l’indemnisation.

Estimer le montant de son indemnisation

Le montant de l’indemnisation dépend de nombreux facteurs : gravité des blessures, durée de l’ITT, séquelles permanentes, impact sur la vie professionnelle et personnelle, âge de la victime, etc.

Pour obtenir une première estimation, il est possible d’utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels de victime-info.fr. Cet outil donne une fourchette indicative basée sur les barèmes de référence, mais ne remplace pas l’analyse personnalisée d’un avocat.

Des exemples concrets d’indemnisation en dommage corporel permettent également de se faire une idée des montants habituellement accordés par les tribunaux.

📞 Estimer son indemnisation

Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir une estimation gratuite et confidentielle du montant d’indemnisation en fonction des préjudices subis.

FAQ : trouver un avocat suite à une agression

Questions fréquentes


Est-il obligatoire de prendre un avocat après une agression ?

Non, la représentation par un avocat n’est pas obligatoire devant le tribunal correctionnel ou le tribunal de police. En revanche, elle est vivement recommandée pour maximiser l’indemnisation. Devant la cour d’assises (violences ayant entraîné la mort), l’assistance d’un avocat est fortement conseillée bien qu’elle ne soit techniquement pas obligatoire pour la partie civile. Pour la saisine de la CIVI, l’avocat n’est pas obligatoire mais son intervention augmente significativement les chances d’obtenir une indemnisation complète.

Combien coûte un avocat pour une victime d'agression ?

Les honoraires varient selon le mode de facturation choisi. En honoraire de résultat, l’avocat prélève généralement entre 8 % et 15 % de l’indemnisation obtenue, en complément d’un honoraire de base modéré. Les victimes aux revenus modestes peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle. La protection juridique incluse dans certains contrats d’assurance peut également prendre en charge les frais. Consulter la page sur les honoraires d’avocat en dommage corporel pour plus de détails.

Peut-on être indemnisé si l'agresseur n'est pas retrouvé ?

Oui. La CIVI permet aux victimes d’infractions pénales d’obtenir une indemnisation auprès du Fonds de Garantie des Victimes (FGTI), même si l’auteur n’est pas identifié ou n’est pas retrouvé. La condition principale est que l’infraction ait causé un préjudice corporel grave (ITT > 1 mois) ou une atteinte sexuelle.

Quel est le délai pour agir après une agression ?

Les délais varient selon la procédure : 6 ans pour porter plainte en cas de délit, 20 ans en cas de crime, 3 ans pour saisir la CIVI, et 10 ans à compter de la consolidation pour une action civile en réparation du dommage corporel (article 2226 du Code civil). Il est fortement conseillé de ne pas attendre et de consulter un avocat dès que possible.

Un avocat peut-il aider pour une agression sexuelle ?

Absolument. Un avocat spécialisé accompagne la victime d’agression sexuelle tout au long de la procédure : dépôt de plainte, examen médico-légal, instruction, procès, et demande d’indemnisation. La confidentialité est garantie par le secret professionnel. Pour les victimes mineures, l’avocat peut être désigné d’office par le bâtonnier.

Que faire si l'agression a eu lieu au travail ?

L’agression sur le lieu de travail peut être reconnue comme accident du travail, ce qui ouvre des droits spécifiques (prise en charge à 100 % des soins, indemnités journalières majorées). En parallèle, la victime peut engager des poursuites pénales contre l’agresseur et demander des dommages et intérêts. Consulter la page sur l’agression au travail et les recours possibles.


Conclusion : se faire accompagner pour défendre ses droits

Trouver un avocat spécialisé suite à une agression est une démarche qui peut transformer l’issue du dossier. De l’évaluation des préjudices à la négociation de l’indemnisation, en passant par la représentation au tribunal, l’avocat en dommage corporel est le garant d’une réparation juste et complète. Les victimes ne doivent pas hésiter à solliciter l’aide d’un professionnel, d’autant que des solutions existent pour financer cette intervention (aide juridictionnelle, protection juridique, honoraire de résultat).

📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), oriente gratuitement les victimes d’agression vers des avocats spécialisés en dommage corporel et en droit pénal.

Témoignages

Bon alors moi j’ai été agressé ya environ 1 an et demi en sortant d’un resto, le gars m’a fracturé la mâchoire.. j’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire niveau juridique. Un ami m’a parlé de victime-info.fr, j’ai contacté la permanence et ils m’ont orienté vers un avocat spécialisé. Résultat j’ai obtenu 22 000€ devant le tribunal correctionnel alors que l’agresseur voulait proposer 3000€ « à l’amiable ». Franchement sans avocat j’aurais accepté les 3000 et c’est tout

— Mehdi, 38 ans, agressé dans la rue

Honnêtement c’est dur d’en parler mais je veux aider d’autres femmes dans ma situation. Mon ex-mari m’a frappée pendant des années, j’osais pas porter plainte.. quand j’ai enfin eu le courage, j’ai trouvé une avocate spécialisée grâce à la maison de la justice de ma ville. Elle a tout géré, la plainte, l’ordonnance de protection, la CIVI parce que mon ex avait pas d’argent. J’ai été indemnisée à hauteur de 14 000€. Le plus important c’est pas l’argent c’est de se sentir enfin écoutée et défendue

— Isabelle, 52 ans, victime de violences conjugales

Franchement je recommande à tout le monde de prendre un avocat après une agression. Moi j’ai pris un coup de bouteille en boîte, 15 jours d’ITT et une cicatrice au front. Au début je pensais que ça valait pas le coup d’aller au tribunal vu que le mec avait pas d’argent. Mon avocat m’a expliqué qu’il y avait la CIVI, j’connaissais même pas. Au final j’ai eu 9 500€. Merci à ce site qui explique bien toutes les étapes une par une

— Lucas, 24 ans, agressé en boîte de nuit