Le traumatisme crânien est l’une des blessures les plus graves pouvant survenir lors d’un accident de moto, de voiture ou de vélo. Ses conséquences, parfois invisibles dans les premiers jours, peuvent bouleverser durablement la vie de la victime : troubles cognitifs, perte d’autonomie, impossibilité de reprendre une activité professionnelle. L’indemnisation d’un traumatisme crânien constitue un enjeu majeur pour permettre à la personne blessée de reconstruire sa vie dans les meilleures conditions.
Cette page détaille l’ensemble des informations essentielles : la définition du traumatisme crânien, les montants d’indemnisation envisageables, les étapes de la procédure, le rôle de l’expertise médicale et les recours possibles en cas de désaccord avec l’assureur. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter gratuitement toute personne concernée vers les professionnels compétents via la page de contact.

Qu’est-ce qu’un traumatisme crânien ?
Un traumatisme crânien est une lésion cérébrale causée par un choc violent au niveau de la tête. Le cerveau, organe fragile protégé par la boîte crânienne, peut subir des dommages allant de la simple commotion cérébrale à des lésions axonales diffuses mettant en jeu le pronostic vital.
En matière médicale, on distingue trois niveaux de gravité :
- Traumatisme crânien léger : perte de connaissance brève (moins de 30 minutes), score de Glasgow entre 13 et 15. La victime peut présenter des maux de tête, des vertiges et des troubles de la concentration pendant plusieurs semaines.
- Traumatisme crânien modéré : perte de connaissance entre 30 minutes et 24 heures, score de Glasgow entre 9 et 12. Les séquelles neurologiques et cognitives sont fréquentes.
- Traumatisme crânien sévère : coma prolongé, score de Glasgow inférieur à 8. Le risque de séquelles lourdes et permanentes est très élevé, pouvant conduire à un handicap majeur.
Même après un traumatisme crânien dit « léger », la victime peut souffrir pendant des mois de fatigue intense, de troubles de la mémoire, d’irritabilité ou de difficultés de concentration. Ces symptômes, regroupés sous le terme de syndrome post-commotionnel, sont réels et indemnisables. Il est crucial de les signaler dès le départ au médecin traitant et de les faire consigner dans le dossier médical.
Les circonstances fréquentes du traumatisme crânien en accident de la route
Le traumatisme crânien survient le plus souvent dans les situations suivantes :
- La victime est un motard impliqué dans un accident de moto, même avec le port du casque.
- La victime est un cycliste percuté sur son vélo par un véhicule.
- La victime est un piéton renversé par une voiture.
- La victime est un conducteur ou un passager projeté lors d’un choc violent, parfois en raison d’un défaut de port de ceinture.
- La victime circulait en trottinette électrique ou en scooter.
Chaque année, environ 150 000 personnes sont victimes d’un traumatisme crânien en France. Les accidents de la route en représentent la première cause chez les 15-25 ans. Près de 50 % des traumatisés crâniens sévères conservent des séquelles permanentes.
Le cadre juridique de l’indemnisation d’un traumatisme crânien
L’indemnisation d’un traumatisme crânien survenu lors d’un accident de la route est encadrée par un texte fondamental : la loi Badinter du 5 juillet 1985.
Cette loi tend à l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération des procédures d’indemnisation. Elle impose à l’assureur du véhicule responsable de faire une offre d’indemnisation à la victime dans des délais encadrés. La loi Badinter protège particulièrement les victimes non conductrices.
Le droit à indemnisation selon le statut de la victime
Le droit à l’indemnisation d’un traumatisme crânien après un accident de la circulation dépend du statut de la personne blessée au moment de l’accident :
- Piéton, cycliste ou passager : la victime bénéficie d’un régime de protection quasi absolu. L’indemnisation est intégrale, sauf faute inexcusable et cause exclusive de l’accident (ce qui est très rare).
- Conducteur : l’indemnisation peut être réduite ou supprimée si le conducteur a commis une faute ayant contribué à son propre dommage (par exemple, excès de vitesse, conduite sous alcool).
- Enfant de moins de 16 ans : la protection est maximale. Les préjudices du mineur victime d’un accident doivent être intégralement réparés, y compris le traumatisme crânien de l’enfant.
Même lorsque le conducteur a commis une faute, l’indemnisation n’est pas forcément nulle. Elle peut être simplement réduite en proportion de la faute. Seule une faute d’une gravité exceptionnelle peut entraîner une exclusion totale. Il est donc essentiel de ne pas renoncer à ses droits trop vite et de consulter un avocat spécialisé en dommage corporel.
Le principe de réparation intégrale
Le droit français repose sur un principe fondamental : la réparation intégrale du préjudice. La victime d’un traumatisme crânien doit être replacée, autant que possible, dans la situation qui aurait été la sienne sans l’accident. Cela signifie que tous les postes de préjudice, qu’ils soient patrimoniaux (financiers) ou extra-patrimoniaux (souffrances, perte de qualité de vie), doivent être indemnisés.
Pour en savoir plus sur ce principe, la page consacrée aux fondamentaux du droit du dommage corporel et le guide d’indemnisation pour les victimes constituent d’excellentes ressources.
Montant de l’indemnisation d’un traumatisme crânien
Le montant de l’indemnisation d’un traumatisme crânien varie considérablement selon la gravité des séquelles, l’âge de la victime, sa situation familiale et professionnelle. Il n’existe pas de barème fixe : chaque dossier est unique.
Les postes de préjudice indemnisables
L’indemnisation d’un traumatisme crânien couvre de nombreux postes de préjudice, listés dans la nomenclature Dintilhac, le référentiel utilisé par les tribunaux et les assureurs pour structurer la réparation du dommage corporel. La page des postes de préjudices les détaille intégralement.
Les principaux postes de préjudice en cas de traumatisme crânien sont :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : indemnise la gêne subie par la victime entre l’accident et la date de consolidation.
- Atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) : correspond au taux d’incapacité permanente. Pour un traumatisme crânien sévère, ce taux peut dépasser 80 %.
- Souffrances endurées (pretium doloris) : évaluées sur une échelle de 1 à 7. Un traumatisme crânien sévère avec coma et rééducation longue est généralement coté entre 5/7 et 7/7.
- Préjudice sexuel : fréquent en cas de traumatisme crânien en raison des troubles neuropsychologiques affectant la libido et les relations intimes.
- Préjudice esthétique : cicatrices crâniennes, séquelles visibles.
- Préjudice d’agrément : impossibilité de pratiquer des activités de loisir antérieures à l’accident.
- Préjudice professionnel : perte de revenus, incidence professionnelle, perte de chance de promotion.
- Tierce personne : lorsque la victime a besoin d’une aide humaine au quotidien, ce poste peut représenter la part la plus importante de l’indemnisation.
- Préjudice d’établissement : impossibilité de fonder une famille ou de poursuivre un projet de vie.
L’indemnisation totale d’un traumatisme crânien peut varier de quelques milliers d’euros pour un traumatisme crânien léger avec récupération complète, à plusieurs millions d’euros pour un traumatisme crânien sévère avec handicap lourd. À titre indicatif, un traumatisme crânien modéré à sévère chez un jeune actif peut donner lieu à une indemnisation comprise entre 300 000 € et 3 000 000 €, voire davantage en cas de besoin de tierce personne à vie.
Exemples d’indemnisation selon la gravité
Un homme de 45 ans est renversé à vélo par une voiture. Il subit une perte de connaissance de quelques minutes et un syndrome post-commotionnel pendant 6 mois (fatigue, troubles de la concentration). Après consolidation, son taux d’AIPP est fixé à 5 %. Il a été en arrêt de travail 4 mois. Son indemnisation globale est d’environ 25 000 à 40 000 €, incluant le DFT, les souffrances endurées (3/7), la perte de revenus et un petit préjudice d’agrément.
Un jeune homme de 22 ans subit un traumatisme crânien sévère lors d’un accident de moto. Après un coma de 3 semaines et 18 mois de rééducation, il conserve des troubles cognitifs majeurs (mémoire, attention, fonctions exécutives) et des troubles du comportement. Son taux d’AIPP est fixé à 65 %. Il ne peut plus exercer d’activité professionnelle et nécessite une aide humaine partielle au quotidien. L’indemnisation totale avoisine 1 500 000 à 2 500 000 €, dont une part importante pour la tierce personne et la perte de gains professionnels futurs.
Pour estimer plus précisément une indemnisation, il est possible d’utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels proposé par victime-info.fr, ou de consulter les exemples d’indemnisation en dommage corporel et le barème de calcul d’indemnisation.

Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation de l’indemnisation à laquelle la victime peut prétendre, en fonction des postes de préjudice identifiés.
Les étapes de l’indemnisation d’un traumatisme crânien
La procédure d’indemnisation d’un traumatisme crânien après un accident de la route suit plusieurs étapes clés. La durée globale de la procédure dépend essentiellement de la gravité des blessures et du délai de consolidation.
Étape 1 : La prise en charge médicale et le certificat médical initial
Dès l’accident, la victime doit être prise en charge médicalement. Que ce soit aux urgences ou chez un médecin dans les jours qui suivent, il est indispensable d’obtenir un certificat médical initial (CMI). Ce document liste l’ensemble des blessures constatées et fixe une durée prévisionnelle d’incapacité totale de travail (ITT).
Le CMI est la pierre angulaire du dossier d’indemnisation. S’il est incomplet ou s’il ne mentionne pas le traumatisme crânien et ses symptômes (perte de connaissance, désorientation, amnésie), il sera beaucoup plus difficile de faire reconnaître les séquelles ultérieurement. La victime — ou ses proches — doit veiller à ce que le médecin consigne précisément tous les symptômes dès le départ.
Étape 2 : Le questionnaire corporel de l’assureur
L’assureur du véhicule responsable dispose d’un délai de six semaines après l’accident pour envoyer un questionnaire corporel à la victime. Ce document, imposé par la loi Badinter, permet à l’assureur de recueillir des informations sur :
- La situation personnelle et professionnelle de la victime (âge, profession, revenus, situation familiale)
- La nature et l’étendue des dommages corporels subis
- Les conséquences de l’accident sur la vie quotidienne
Lorsque plusieurs véhicules sont impliqués, c’est l’assureur du véhicule ayant la plus grande responsabilité qui pilote la procédure d’indemnisation, conformément à la convention IRCA.
Le questionnaire corporel doit être rempli avec soin. Il ne faut rien minimiser. Les victimes de traumatisme crânien ont parfois tendance à sous-estimer leurs symptômes, surtout dans la phase initiale où elles espèrent une récupération complète. Il est recommandé de se faire assister par un professionnel de la défense des victimes pour remplir ce document.
Étape 3 : L’expertise médicale
L’expertise médicale est l’étape décisive de l’indemnisation d’un traumatisme crânien. C’est au cours de cette expertise que seront évalués l’ensemble des préjudices de la victime. L’assureur mandate un médecin expert pour examiner la personne blessée.
L’expertise médicale est particulièrement complexe dans le cas d’un traumatisme crânien. En effet, de nombreuses séquelles sont dites « invisibles » : troubles cognitifs, fatigabilité, modifications du comportement, syndrome dysexécutif. Un médecin non spécialisé peut facilement les sous-évaluer.
Lors de l’expertise médicale organisée par l’assureur, la victime a le droit d’être accompagnée par son propre médecin expert, appelé médecin conseil de victime ou médecin de recours. Ce professionnel, indépendant de l’assureur, veille à ce que tous les préjudices soient correctement identifiés et évalués. Pour un traumatisme crânien, l’assistance d’un médecin expert spécialisé en expertise du traumatisme crânien est vivement recommandée.
L’expertise ne peut avoir lieu qu’après la consolidation de l’état de santé de la victime. La consolidation est le moment où l’état de la victime se stabilise et n’évolue plus de manière significative, ni en amélioration ni en aggravation. Pour un traumatisme crânien sévère, la consolidation intervient souvent entre 2 et 5 ans après l’accident.
L’expertise évalue les préjudices selon les preuves médicales disponibles (IRM, scanner, bilans neuropsychologiques) et les retentissements fonctionnels constatés.
Étape 4 : L’offre d’indemnisation de l’assureur
Après l’expertise médicale et la consolidation, l’assureur dispose d’un délai de cinq mois pour formuler une offre d’indemnisation définitive. Cette offre doit couvrir tous les postes de préjudice identifiés lors de l’expertise.
L’assureur est tenu de présenter à la victime une offre d’indemnisation dans un délai de huit mois à compter de l’accident. L’offre définitive doit intervenir dans les cinq mois suivant la date à laquelle l’assureur a été informé de la consolidation. En cas de non-respect de ces délais, les sommes dues portent intérêt au double du taux légal.
Dans la très grande majorité des cas, la première offre d’indemnisation de l’assureur est largement inférieure à ce que la victime peut légitimement obtenir. Les assureurs ont des objectifs de rentabilité et proposent souvent des montants 2 à 5 fois inférieurs à ce qu’un tribunal accorderait. La victime dispose d’un délai de réflexion et n’est jamais obligée d’accepter immédiatement. Se faire accompagner par un avocat spécialisé en accident de la route permet généralement de négocier une indemnisation bien supérieure.
Il est possible de demander une provision d’indemnisation en attendant l’offre définitive, notamment pour faire face aux dépenses courantes lorsque la victime ne peut plus travailler.
Contestation de l’indemnisation du traumatisme crânien
Trois situations principales peuvent conduire la victime à contester la procédure d’indemnisation de son traumatisme crânien.
Hypothèse 1 : l’expertise médicale est incomplète
Si la victime estime que le médecin expert n’a pas correctement évalué l’ensemble de ses séquelles, elle peut demander une contre-expertise. Dans le cas d’un traumatisme crânien, il est fréquent que certains troubles cognitifs ou comportementaux ne soient pas suffisamment pris en compte lors de la première expertise.
Le recours à un médecin expert spécialisé dans l’évaluation des traumatismes crâniens est alors indispensable. Des bilans neuropsychologiques complémentaires peuvent être demandés.
Pour un traumatisme crânien, les bilans neuropsychologiques réalisés par un neuropsychologue sont des éléments de preuve fondamentaux. Ils permettent de quantifier objectivement les troubles de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives et du comportement. Sans ces bilans, l’expert médical risque de sous-évaluer les séquelles.
Hypothèse 2 : l’offre d’indemnisation est trop faible
Lorsque la victime considère que le montant proposé par l’assureur ne correspond pas à la réalité de ses préjudices, elle peut refuser l’offre et négocier. L’avocat spécialisé en dommage corporel chiffre les préjudices en se fondant sur le référentiel Mornet et la jurisprudence récente, puis formule une contre-proposition argumentée.
Il est utile de consulter les exemples d’indemnisation en dommage corporel pour comparer l’offre reçue avec les montants habituellement accordés.
Hypothèse 3 : aucun accord n’est trouvé
Si aucun accord amiable n’est possible, la victime peut saisir le tribunal judiciaire. Le juge ordonnera une expertise judiciaire et fixera le montant de l’indemnisation en se basant sur les conclusions de l’expert judiciaire et les demandes des parties.
L’action en réparation du dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. La victime d’un traumatisme crânien dispose donc d’un délai relativement long pour agir, mais il est recommandé de ne pas attendre pour constituer son dossier et rassembler les preuves médicales.
Il est également possible, dans certains cas, de saisir la justice pour obtenir une provision en attendant le jugement définitif, ou de déposer plainte auprès du procureur de la République si l’accident résulte d’une infraction pénale (délit de fuite, conduite en état d’ivresse).
Les spécificités de l’indemnisation du traumatisme crânien
L’indemnisation d’un traumatisme crânien présente plusieurs particularités qui la distinguent de l’indemnisation d’autres blessures.
Le handicap invisible
La principale difficulté réside dans le caractère « invisible » des séquelles. Contrairement à une fracture ou une amputation, les troubles cognitifs et comportementaux ne se voient pas. La victime peut paraître en bonne santé physique tout en étant dans l’incapacité de reprendre une vie normale. Cette situation est source de nombreuses sous-évaluations par les experts des compagnies d’assurance.
Une femme de 38 ans, cadre dans une entreprise, subit un traumatisme crânien modéré lors d’un accident de voiture. Après 6 mois de rééducation, elle reprend le travail mais ne parvient plus à gérer plusieurs dossiers simultanément, oublie des réunions, perd le fil de ses pensées. Son entourage la trouve « un peu fatiguée mais bien remise ». En réalité, ses tests neuropsychologiques révèlent un syndrome dysexécutif significatif. Son taux d’AIPP est finalement fixé à 30 % et son préjudice professionnel reconnu, portant son indemnisation totale à 450 000 €.
L’apparition tardive des séquelles
Certaines conséquences du traumatisme crânien n’apparaissent que des semaines, voire des mois après l’accident. Des troubles de la mémoire, une fatigabilité anormale, des modifications de la personnalité ou encore un état dépressif peuvent se manifester progressivement. C’est pourquoi la consolidation est souvent tardive et qu’il ne faut pas accepter trop rapidement une offre d’indemnisation.
La protection des victimes vulnérables
Lorsque le traumatisme crânien est sévère, la victime peut se trouver dans l’incapacité de gérer elle-même ses démarches d’indemnisation. La mise en place d’une mesure de protection juridique (tutelle ou curatelle) peut s’avérer nécessaire. Les proches de la victime jouent alors un rôle essentiel dans le suivi du dossier.
Les proches de la victime ont eux-mêmes des droits à indemnisation : préjudice d’affection, préjudice d’accompagnement, bouleversement dans les conditions d’existence. Ces préjudices des proches sont également détaillés dans la page consacrée à l’indemnisation des proches d’une victime survivante.
Pour les traumatismes crâniens sévères nécessitant une aide humaine à vie, la question du versement sous forme de rente ou de capital est fondamentale. La rente permet de sécuriser le financement de la tierce personne dans la durée. Le capital offre davantage de liberté mais impose une gestion prudente. Un accompagnement par un professionnel est vivement recommandé pour faire ce choix.
Se faire accompagner pour l’indemnisation d’un traumatisme crânien
L’indemnisation d’un traumatisme crânien est l’un des dossiers les plus complexes en matière de dommage corporel. Se faire accompagner par des professionnels compétents est essentiel pour obtenir une réparation intégrale de tous les préjudices subis.
Plusieurs professionnels peuvent intervenir :
- L’avocat spécialisé en dommage corporel : il défend les intérêts de la victime face à l’assureur, chiffre les préjudices et négocie l’indemnisation. Il peut aussi saisir le tribunal si nécessaire.
- Le médecin conseil de victime : il assiste la victime lors de l’expertise médicale et veille à ce que tous les préjudices soient correctement évalués.
- Les associations d’aide aux victimes : comme l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), partenaire de victime-info.fr, qui oriente gratuitement les victimes vers les bons interlocuteurs.
La page quels professionnels pour défendre les victimes détaille les rôles de chacun et les critères de choix.
- Faire établir un certificat médical initial complet et détaillé.
- Consulter un neuropsychologue pour un bilan cognitif dès les premières semaines.
- Ne jamais se rendre seul à l’expertise médicale de l’assureur : se faire accompagner d’un médecin conseil de victime.
- Ne pas accepter la première offre d’indemnisation de l’assureur.
- Se faire assister par un avocat spécialisé en dommage corporel pour chiffrer et négocier l’indemnisation.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), oriente gratuitement les victimes de traumatisme crânien vers des avocats et médecins experts spécialisés.
Questions fréquentes sur l’indemnisation d’un traumatisme crânien
Questions fréquentes
Quel est le montant moyen d'indemnisation pour un traumatisme crânien ?
Il n’existe pas de montant unique. L’indemnisation dépend de la gravité du traumatisme et de ses séquelles. Pour un traumatisme crânien léger avec récupération complète, l’indemnisation peut se situer entre 5 000 et 40 000 €. Pour un traumatisme crânien modéré avec séquelles cognitives, elle peut aller de 100 000 à 500 000 €. Pour un traumatisme crânien sévère avec handicap lourd, l’indemnisation peut dépasser 1 000 000 €, voire atteindre plusieurs millions d’euros lorsque des besoins de tierce personne à vie sont reconnus. Des exemples d’indemnisation de traumatisme crânien sont consultables sur le site.
Quelles sont les démarches à suivre pour obtenir l'indemnisation d'un traumatisme crânien ?
La première démarche consiste à faire établir un certificat médical initial détaillé. Ensuite, la victime doit déclarer l’accident à l’assureur et remplir le questionnaire corporel. L’expertise médicale aura lieu après consolidation. Enfin, l’assureur formulera une offre d’indemnisation qu’il sera possible de négocier ou de contester. Il est fortement recommandé de se faire accompagner dès le départ par un avocat spécialisé et un médecin conseil de victime.
Peut-on être indemnisé pour un traumatisme crânien si on est le conducteur fautif ?
Oui, sous certaines conditions. Même si le conducteur a commis une faute, son indemnisation n’est pas forcément supprimée. Elle peut être réduite en proportion de la faute commise. Seule une faute d’une extrême gravité (conduite en état d’ivresse avec excès de vitesse massif, par exemple) pourrait entraîner une exclusion totale. Il est essentiel de faire analyser les circonstances de l’accident par un professionnel du droit avant de renoncer à toute indemnisation.
Combien de temps dure la procédure d'indemnisation d'un traumatisme crânien ?
La durée de la procédure dépend principalement du délai de consolidation. Pour un traumatisme crânien léger, la consolidation peut intervenir en quelques mois. Pour un traumatisme crânien sévère, il faut souvent attendre 2 à 5 ans. Après la consolidation, l’assureur a 5 mois pour faire une offre. Si la procédure devient judiciaire, il faut compter 1 à 3 ans supplémentaires. Le délai d’indemnisation en accident de la route est détaillé sur une page dédiée.
Le traumatisme crânien d'un enfant victime d'un accident est-il mieux indemnisé ?
L’enfant victime bénéficie d’une protection renforcée par la loi Badinter. Son droit à indemnisation est quasi absolu (sauf faute inexcusable, ce qui est exceptionnel chez un mineur). De plus, le traumatisme crânien de l’enfant pose des questions spécifiques car le cerveau est en cours de développement. Les séquelles peuvent ne se révéler pleinement qu’à l’adolescence ou à l’âge adulte, ce qui justifie une évaluation particulièrement attentive et parfois une réévaluation ultérieure du préjudice.
Quel est le délai de prescription pour demander l'indemnisation d'un traumatisme crânien ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage (article 2226 du Code civil). Ce délai est relativement long, mais il est vivement conseillé de ne pas attendre pour engager les démarches, car les preuves médicales et les témoignages sont plus facilement exploitables lorsqu’ils sont récents.
Témoignages
— Marc, 29 ans, accident de motoFranchement j’aurais jamais cru que c’était aussi compliqué un dossier de traumatisme cranien.. Moi j’ai eu mon accident de moto ya 3 ans, au debut l’assurance me proposait genre 35000€ alors que je pouvais même plus bosser comme avant. J’ai trouvé victime-info.fr, ils m’ont orienté vers un avocat spécialisé et un medecin conseil. Au final après expertise et négociation j’ai eu presque 280000€. La difference c’est énorme, faut vraiment pas signer le premier truc qu’on vous propose
— Isabelle, 52 ans, mère d'un jeune accidentéMon fils de 19 ans a eu un traumatisme cranien sévère suite à un accident de vélo avec une voiture. Coma 10 jours, rééducation pendant 1 an et demi.. Aujourd’hui il va mieux mais il a des gros troubles de mémoire et de concentration. On savait pas du tout comment faire pour l’indemnisation, on était perdus. C’est grâce à ce site qu’on a compris qu’il fallait absolument un medecin expert de notre côté pour l’expertise. Ça a tout changé parce que le médecin de l’assurance avait mis un taux beaucoup trop bas. Le dossier est encore en cours mais on est bien mieux accompagnés maintenant
— Stéphane, 44 ans, victime d'un accident de voitureBon moi c’est un tc léger comme ils disent, sauf que 2 ans après j’ai encore des vertiges et une fatigue pas possible. Au travail je galère, je perds le fil tout le temps. L’assureur voulait classer le dossier avec 8000€ en disant que c’était rien de grave.. Heureusement j’ai fait un bilan neuropsy comme conseillé ici et ça a montré plein de trucs. Mon avocat a refusé l’offre et on négocie pour beaucoup plus. Conseil à tout le monde : faites les bilans neuro, même si on vous dit que « ça va passer »



