Après un accident du travail, un accident de trajet ou une maladie professionnelle, le médecin prescrit souvent une interruption temporaire de travail (ITT). Cette période d’arrêt ouvre droit à une indemnisation, mais le calcul de l’indemnisation des ITT soulève de nombreuses questions chez les victimes : quel montant percevoir ? Qui paye ? Comment est calculé le salaire de référence ?
Ce guide détaille les règles applicables au calcul des indemnités journalières en cas d’ITT, les différences entre interruption totale et partielle, ainsi que la distinction essentielle entre l’ITT au sens de la Sécurité sociale et l’incapacité temporaire totale (ITT) au sens pénal et indemnitaire. La victime trouvera également des cas pratiques, des montants indicatifs et des conseils pour optimiser son indemnisation.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), répond gratuitement aux questions des victimes sur le calcul de l’indemnisation des ITT et sur l’ensemble des postes de préjudice corporel.
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Qu’est-ce que l’interruption temporaire de travail (ITT) ?
L’interruption temporaire de travail désigne la période pendant laquelle une personne salariée se trouve dans l’impossibilité d’exercer son activité professionnelle à la suite d’un accident du travail, d’un accident de trajet ou d’une maladie professionnelle. Cette interruption est, par définition, temporaire : elle prend fin lorsque la victime reprend son poste ou lorsque son état de santé est stabilisé (on parle alors de consolidation médicale).

Deux situations principales ouvrent droit à une ITT :
- L’accident du travail : un événement soudain survenu pendant les heures de travail et sur le lieu de travail, ayant entraîné un dommage corporel pour le salarié. Un accident survenu sur le trajet entre le domicile et le lieu de travail (ou inversement) est également qualifié d’accident de trajet-travail et bénéficie du même régime de protection.
- La maladie professionnelle : une pathologie directement liée aux conditions ou à l’environnement de travail. La maladie professionnelle la plus fréquente en France est le trouble musculo-squelettique (TMS), qui touche des centaines de milliers d’actifs du régime général chaque année.
Les blessures indemnisables peuvent être physiques (fracture, entorse, coup du lapin, traumatisme crânien), psychiques (stress post-traumatique) ou les deux à la fois. Le dommage subi par la personne ouvre droit à réparation et peut donc faire l’objet d’une indemnisation financière.
Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise.
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ITT au sens de la Sécurité sociale et ITT au sens pénal : une distinction fondamentale
La confusion entre les deux notions d’ITT est l’une des erreurs les plus fréquentes chez les victimes. Il est indispensable de bien les différencier pour comprendre le calcul de l’indemnisation des ITT.
L’ITT au sens de la Sécurité sociale (arrêt de travail)
L’ITT au sens de la Sécurité sociale correspond à l’arrêt de travail prescrit par le médecin traitant ou le médecin du travail. Cette ITT traduit l’impossibilité pour le salarié d’exercer son activité professionnelle. Elle conditionne le versement des indemnités journalières par la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie).
L’ITT au sens pénal (incapacité totale de travail)
L’ITT au sens pénal, souvent mentionnée dans les certificats médicaux, désigne la durée pendant laquelle la victime ne peut pas accomplir les actes de la vie courante (se laver, s’habiller, se nourrir, se déplacer). Cette ITT ne concerne pas le travail au sens professionnel du terme. Elle sert à qualifier l’infraction pénale et à déterminer la juridiction compétente (tribunal de police ou tribunal correctionnel).
L’interruption temporaire de travail (au sens de la Sécurité sociale) concerne l’arrêt de l’activité professionnelle. L’incapacité totale de travail (au sens pénal) concerne l’impossibilité d’accomplir les actes de la vie courante. Un salarié peut avoir 30 jours d’ITT pénale mais seulement 15 jours d’arrêt de travail, ou inversement. Il est crucial de vérifier de quelle ITT il est question dans chaque document.
Par ailleurs, en matière de déficit fonctionnel temporaire (DFT), qui fait partie de la nomenclature Dintilhac, c’est bien la gêne dans les actes de la vie quotidienne qui est prise en compte pour l’indemnisation du préjudice corporel, et non l’arrêt de travail stricto sensu.
Qui indemnise l’interruption temporaire de travail ?
Le versement des indemnités journalières en cas d’ITT dépend du cadre de l’accident et du statut de la victime.
L’indemnisation par la Sécurité sociale (CPAM)
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle reconnus, c’est la CPAM qui verse les indemnités journalières (IJ) au salarié. Pour en bénéficier, un certificat médical initial doit être établi par le médecin ayant examiné la victime.
Ce certificat médical est indispensable : sans lui, aucune indemnisation ne sera versée. Il recense les blessures constatées, fixe la durée prévisionnelle de l’arrêt et précise le nombre de jours d’ITT.
Le complément employeur
En plus des indemnités journalières de la CPAM, l’employeur peut être tenu de verser un complément de salaire. Ce complément dépend de la convention collective applicable, de l’ancienneté du salarié et de la durée de l’arrêt. Certaines conventions collectives prévoient un maintien intégral du salaire dès le premier jour d’arrêt.
L’indemnisation par un tiers responsable ou son assureur
Lorsque l’accident est causé par un tiers (par exemple, un accident de la route provoqué par un conducteur en état d’ébriété), la victime peut réclamer au responsable ou à son assureur l’indemnisation de la perte de salaire non couverte par la Sécurité sociale. Cette indemnisation complémentaire vise la réparation intégrale du préjudice.
La victime d’un accident causé par un tiers a droit à la réparation intégrale de son préjudice. Cela signifie que la différence entre le salaire habituellement perçu et les indemnités journalières de la CPAM doit être comblée par le responsable ou son assureur. Il ne faut donc pas se contenter des seules indemnités de la Sécurité sociale.
Comment se calcule l’indemnisation de l’interruption temporaire de travail ?
Le calcul de l’indemnisation des ITT repose sur plusieurs paramètres : le salaire de référence, le taux de remplacement applicable et la durée de l’arrêt.
Le salaire journalier de référence
Le salaire journalier de base est calculé à partir du salaire brut du mois précédant l’arrêt de travail, divisé par 30,42 (nombre moyen de jours dans un mois). Ce montant constitue la base du calcul des indemnités journalières.
Les taux de remplacement
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, les taux sont plus favorables qu’en cas d’arrêt maladie ordinaire :
- Du 1er au 28e jour d’arrêt : l’indemnité journalière correspond à 60 % du salaire journalier de base.
- À partir du 29e jour d’arrêt : l’indemnité journalière passe à 80 % du salaire journalier de base.
L’indemnité journalière en accident du travail est plafonnée à environ 220 € par jour (60 % du plafond) pour les 28 premiers jours, puis à environ 293 € par jour (80 % du plafond) à partir du 29e jour. Ces montants sont revalorisés chaque année par la Sécurité sociale.
Formule de calcul détaillée
Voici la formule permettant de calculer le montant des indemnités journalières :
Salaire journalier de base = Salaire brut du mois précédent / 30,42
IJ du 1er au 28e jour = Salaire journalier de base x 60 %
IJ à partir du 29e jour = Salaire journalier de base x 80 %
Marc, ouvrier dans le BTP, gagne 2 400 € brut par mois. Il se blesse au genou sur un chantier et obtient 45 jours d’arrêt de travail au titre de l’ITT.
Salaire journalier de base : 2 400 / 30,42 = 78,90 €
IJ du 1er au 28e jour : 78,90 x 60 % = 47,34 € par jour, soit 47,34 x 28 = 1 325,52 €
IJ du 29e au 45e jour : 78,90 x 80 % = 63,12 € par jour, soit 63,12 x 17 = 1 073,04 €
Total des indemnités journalières : 1 325,52 + 1 073,04 = 2 398,56 € pour 45 jours d’arrêt.
Si un tiers est responsable de l’accident, Marc peut en outre réclamer la différence entre son salaire habituel (2 400 €/mois soit environ 3 600 € sur 45 jours) et le montant perçu en IJ, au titre de la perte de gains professionnels actuels.
Le délai de carence
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, il n’y a aucun délai de carence. Les indemnités journalières sont versées dès le lendemain de l’arrêt de travail (le jour de l’accident étant payé intégralement par l’employeur). C’est une différence notable avec l’arrêt maladie ordinaire, qui comporte un délai de carence de 3 jours.
- Le salaire journalier de base = salaire brut mensuel / 30,42
- Taux de 60 % les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29e jour
- Pas de délai de carence en accident du travail
- Plafond journalier fixé chaque année par la Sécurité sociale
- Le complément employeur peut porter l’indemnisation à 100 % du salaire
Différence entre interruption totale et interruption partielle de travail
L’interruption de travail peut revêtir deux formes distinctes, avec des conséquences différentes sur le calcul de l’indemnisation.
L’interruption totale de travail
L’interruption totale signifie que le salarié est dans l’impossibilité complète d’exercer son activité professionnelle. Il ne peut ni se rendre à son poste ni exercer une quelconque tâche liée à son emploi. C’est le cas le plus fréquent après un accident grave.
L’interruption partielle de travail (mi-temps thérapeutique)
L’interruption partielle correspond à la situation où le salarié reprend son activité à temps réduit, le plus souvent dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique. Le médecin estime alors que la reprise progressive du travail favorise la guérison. Dans ce cas, le salarié perçoit une partie de son salaire versée par l’employeur et un complément d’indemnités journalières versé par la CPAM.
Sophie, secrétaire administrative, est victime d’un accident de trajet-travail. Après 60 jours d’arrêt total, son médecin l’autorise à reprendre à mi-temps thérapeutique pendant 30 jours. Pendant cette période, l’employeur lui verse 50 % de son salaire et la CPAM complète avec des indemnités journalières calculées de manière à ne pas dépasser le salaire antérieur. L’indemnisation totale (salaire + IJ) ne peut pas excéder le salaire net habituel de Sophie.
La distinction entre interruption totale et partielle a également un impact sur le classement du déficit fonctionnel temporaire dans le cadre de l’indemnisation du préjudice corporel. Un DFT total (classe 4) n’est pas indemnisé au même montant qu’un DFT partiel (classe 1, 2 ou 3).
ITT et indemnisation du préjudice corporel : au-delà de la Sécurité sociale
Il est fondamental de comprendre que l’indemnisation versée par la CPAM ne couvre pas l’intégralité du préjudice subi. Lorsqu’un tiers est responsable de l’accident, la victime peut prétendre à une indemnisation complémentaire portant sur plusieurs postes de préjudice définis par la nomenclature Dintilhac.
La perte de gains professionnels actuels (PGPA)
Ce poste couvre la différence entre le salaire que la victime aurait perçu si elle avait continué à travailler et le montant effectivement reçu en indemnités journalières. Le calcul du préjudice corporel prend en compte les primes, heures supplémentaires habituelles et autres éléments de rémunération.
Le déficit fonctionnel temporaire (DFT)
Indépendamment de la perte de salaire, la victime subit une gêne dans sa vie quotidienne pendant toute la durée de l’ITT. Ce préjudice est indemnisé au titre du déficit fonctionnel temporaire. Le montant varie selon le degré de gêne (totale ou partielle) et la durée.
Le référentiel indicatif des cours d’appel évalue le DFT total à environ 28 à 33 € par jour en 2024. Pour un DFT total de 45 jours, l’indemnisation représente donc entre 1 260 € et 1 485 € en complément des indemnités journalières.
Les souffrances endurées
Les douleurs physiques et psychiques subies pendant la période d’ITT sont indemnisées au titre des souffrances endurées (pretium doloris). Ce poste est évalué sur une échelle de 1 à 7 lors de l’expertise médicale.
Lorsqu’un assureur formule une offre d’indemnisation, celle-ci est presque toujours inférieure au préjudice réellement subi. La victime ne doit jamais signer sans avoir fait vérifier cette offre par un professionnel. Il est possible de contester une offre d’indemnisation insuffisante et d’obtenir une réévaluation significative.
La victime peut utiliser le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr pour obtenir une première estimation des montants auxquels elle peut prétendre, tous postes de préjudice confondus.
Durée maximale d’indemnisation de l’ITT
La question de la durée maximale d’indemnisation des ITT revient très fréquemment chez les victimes. Les règles varient selon la nature de l’arrêt.
En accident du travail ou maladie professionnelle
Les indemnités journalières sont versées pendant toute la durée de l’incapacité de travail, sans limitation de durée théorique, jusqu’à la guérison ou la consolidation. En pratique, si l’état de la victime ne s’améliore pas, la CPAM peut décider, au bout de 3 ans maximum, de faire constater une stabilisation de l’état de santé et de convertir l’ITT en incapacité permanente partielle (IPP).
En arrêt maladie ordinaire
En cas d’arrêt maladie non lié à un accident du travail, la durée maximale d’indemnisation est de 360 jours sur une période de 3 ans (sauf affection de longue durée).
Lorsque l’état de la victime se stabilise, on parle de consolidation médicale. C’est à cette date que l’ensemble des préjudices permanents (taux d’AIPP/DFP, préjudice esthétique permanent, préjudice d’agrément, etc.) sont évalués. La consolidation marque aussi le point de départ du calcul du déficit fonctionnel permanent.
Démarches pratiques pour obtenir l’indemnisation des ITT
La victime doit suivre plusieurs étapes pour garantir le versement de ses indemnités et maximiser son indemnisation.
Étape 1 : faire constater les blessures
Dès l’accident, il est impératif de consulter un médecin qui établira un certificat médical initial. Ce document est la pièce maîtresse du dossier : il décrit les lésions, fixe la durée de l’arrêt et mentionne le nombre de jours d’ITT.
Étape 2 : déclarer l’accident
L’employeur doit déclarer l’accident du travail à la CPAM dans les 48 heures. Le salarié doit informer son employeur dans les 24 heures suivant l’accident. En cas de carence de l’employeur, le salarié peut effectuer lui-même la déclaration auprès de la CPAM.
Étape 3 : constituer son dossier
Pour optimiser l’indemnisation, il est conseillé de constituer un dossier complet regroupant tous les documents médicaux, les fiches de paie, les attestations et les justificatifs de frais. Ce dossier servira de base aussi bien pour les indemnités journalières que pour l’indemnisation complémentaire en cas de recours contre un tiers.
Étape 4 : se faire accompagner
Face à la complexité des règles applicables, la victime a tout intérêt à se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel et un médecin conseil de victimes. Ces professionnels veillent à ce que chaque poste de préjudice soit correctement évalué et indemnisé.
- Faire établir un certificat médical initial dès l’accident
- Déclarer l’accident du travail dans les 48 heures
- Constituer un dossier complet (documents médicaux, fiches de paie, justificatifs)
- Se faire accompagner par un avocat et un médecin conseil de victimes
- Ne jamais accepter une offre d’indemnisation sans avis professionnel
Prescription et délais à respecter
La question des délais est cruciale pour ne pas perdre ses droits à indemnisation.
L’action en responsabilité née à raison d’un dommage corporel se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation du dommage.
En matière d’accident du travail, le salarié dispose d’un délai de 2 ans pour contester une décision de la CPAM (article L. 431-2 du Code de la sécurité sociale). En revanche, pour l’indemnisation complémentaire contre un tiers responsable, le délai de prescription est de 10 ans à compter de la consolidation.
La victime qui souhaite contester une offre d’indemnisation dispose donc d’un délai confortable, mais il est préférable d’agir rapidement pour préserver les preuves et les témoignages.
Le salarié doit informer son employeur de l’accident dans les 24 heures (sauf cas de force majeure). L’employeur doit ensuite déclarer l’accident à la CPAM dans les 48 heures. Le non-respect de ces délais peut compliquer la prise en charge et retarder le versement des indemnités journalières.
FAQ : calcul de l’indemnisation des ITT
Questions fréquentes
Quelle est la durée maximale d'indemnisation d'un arrêt de travail pour accident du travail ?
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, les indemnités journalières sont versées sans limitation de durée théorique, jusqu’à la guérison ou la consolidation de l’état de santé. En pratique, la CPAM peut constater la stabilisation de l’état au bout de 3 ans et proposer une conversion en rente d’incapacité permanente. Ce délai ne doit pas être confondu avec la durée d’indemnisation d’un arrêt maladie ordinaire (360 jours sur 3 ans).
Quelle est la différence entre ITT et incapacité temporaire totale au sens pénal ?
L’ITT au sens de la Sécurité sociale concerne l’impossibilité d’exercer une activité professionnelle. L’incapacité temporaire totale au sens pénal concerne l’impossibilité d’accomplir les actes de la vie courante (se laver, se nourrir, se déplacer). Les deux durées peuvent être très différentes pour un même accident.
Comment est calculé le montant des indemnités journalières en accident du travail ?
Le salaire journalier de base est obtenu en divisant le salaire brut du mois précédent par 30,42. Du 1er au 28e jour, l’indemnité correspond à 60 % de ce montant. À partir du 29e jour, elle passe à 80 %. Un plafond journalier est fixé chaque année par la Sécurité sociale.
Qui doit m'indemniser en cas d'agression sur le lieu de travail ?
En cas d’agression sur le lieu de travail, les indemnités journalières sont versées par la CPAM au titre de l’accident du travail. Par ailleurs, la victime peut déposer plainte et obtenir des dommages et intérêts auprès du tribunal correctionnel. Si l’agresseur est insolvable, une demande peut être faite auprès de la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions).
Peut-on cumuler indemnités journalières et indemnisation par un tiers responsable ?
Les indemnités journalières versées par la CPAM sont déduites de l’indemnisation versée par le tiers responsable (ou son assureur) au titre de la perte de gains professionnels. Le principe de la réparation intégrale garantit que la victime ne perçoive pas deux fois la même somme, mais elle a droit à la compensation complète de sa perte de revenus.
Faut-il un avocat pour obtenir l'indemnisation des ITT ?
Pour les indemnités journalières de la Sécurité sociale, un avocat n’est pas indispensable. En revanche, pour l’indemnisation complémentaire du préjudice corporel (perte de gains, DFT, souffrances endurées, etc.), il est vivement recommandé de consulter un avocat spécialisé en dommage corporel afin d’obtenir une juste réparation.
Conclusion : ne pas se contenter du minimum
Le calcul de l’indemnisation des ITT ne se limite pas aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Lorsqu’un tiers est responsable de l’accident, la victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice : perte de gains professionnels, déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, et bien d’autres postes encore. Chaque situation est unique et mérite une analyse personnalisée.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans leurs démarches et les oriente vers les professionnels compétents.
La victime d’un accident du travail, d’un accident de trajet ou d’une agression sur le lieu de travail peut contacter la permanence de victime-info.fr pour obtenir des informations personnalisées sur le calcul de son indemnisation et sur ses droits.
Témoignages
— Laurent, 47 ans, accident du travail dans le BTPBon moi j’me suis pété le poignet sur un chantier en septembre dernier. L’assurance du patron voulait me filer une misère genre 1500€ pour 3 mois d’arret. J’ai trouvé victime-info.fr en cherchant sur google comment calculer mes ITT et franchement ça m’a ouvert les yeux. J’ai pris un avocat spécialisé et au final on a obtenu presque 12000€ avec tous les postes de préjudice. Moralité faut jamais signer le premier truc qu’on vous propose
— Amina, 33 ans, accident de trajet domicile-travailJ’ai eu un accident de voiture en allant au boulot, l’autre conducteur avait grillé un feu rouge. J’ai été en arret 2 mois et demi. Je savais même pas que je pouvais demander plus que les indemnités journalières de la sécu.. c’est en lisant les articles sur ce site que j’ai compris qu’il fallait aussi réclamer le DFT et les souffrances endurées. Bref renseignez vous avant de signer quoi que ce soit
— Philippe, 52 ans, agression par un collègueHonnêtement c’est le parcours du combattant quand on se fait agresser au travail.. Mon employeur voulait même pas déclarer l’accident du travail. J’ai du me battre avec la CPAM pendant des semaines pour toucher mes IJ. Sans l’aide de la permanence de victime-info qui m’a expliqué étape par étape quoi faire j’aurais laissé tomber. Maintenant j’attends le jugement au tribunal correctionnel pour les dommages et intérets



