Morsure de chien, chute causée par un cheval, collision avec un animal sur la route… Les accidents liés à un animal sont plus fréquents qu’on ne le pense et peuvent entraîner des blessures graves, voire un handicap permanent. Chaque année en France, des milliers de personnes sont victimes de tels accidents, que ce soit dans le cadre domestique, lors d’activités de loisirs ou sur la voie publique.
La bonne nouvelle pour la victime d’un accident causé par un animal, c’est que le droit français prévoit un régime de responsabilité du propriétaire ou du gardien de l’animal particulièrement protecteur. L’article 1243 du Code civil pose le principe d’une responsabilité de plein droit, ce qui facilite considérablement les démarches d’indemnisation du préjudice corporel.
Ce guide complet détaille les droits des victimes, les démarches à suivre, les erreurs à éviter et les montants d’indemnisation auxquels il est possible de prétendre après un accident impliquant un animal.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les personnes blessées lors d’un accident lié à un animal. Il est possible de contacter la permanence victime-info.fr pour obtenir des conseils personnalisés.
Sommaire
- Les différents types d’accidents liés à un animal
- La responsabilité du propriétaire ou gardien de l’animal
- Les démarches à suivre après un accident causé par un animal
- L’indemnisation du préjudice corporel
- Les postes de préjudice indemnisables
- L’expertise médicale après un accident lié à un animal
- Cas particuliers : animal errant, animal sauvage, accident de la route
- Les erreurs à éviter
- Questions fréquentes
Les différents types d’accidents liés à un animal
Les accidents impliquant un animal recouvrent des situations très variées. Il est important de bien identifier le type d’accident, car les voies d’indemnisation et les responsabilités diffèrent selon les circonstances.
Morsure de chien et attaque d’animal domestique
La morsure de chien représente la cause la plus fréquente d’accident lié à un animal. En France, on recense environ 250 000 morsures de chien par an, dont une partie nécessite une hospitalisation. Les blessures peuvent aller de la simple griffure à des lésions défigurantes, notamment chez les enfants.
Mais les chiens ne sont pas les seuls animaux domestiques en cause. Les morsures de chat, les coups de sabot de cheval, les griffures profondes ou les réactions imprévisibles d’un animal de compagnie peuvent également provoquer des dommages corporels significatifs.
Environ 250 000 morsures de chien sont recensées chaque année en France. Près de 10 000 d’entre elles nécessitent une prise en charge hospitalière, et les enfants de moins de 10 ans sont les premières victimes.
Chute provoquée par un animal
Un chien qui se jette dans les jambes d’un passant, un chat qui traverse un escalier, un cheval qui désarçonne son cavalier… Les chutes provoquées par un animal constituent une catégorie importante d’accidents domestiques. Ces chutes peuvent entraîner des fractures, des traumatismes crâniens ou des lésions du rachis, particulièrement chez les personnes âgées.
Accident lors d’une activité avec des animaux
L’équitation, la chasse, les visites dans des fermes pédagogiques ou les parcs animaliers sont autant de situations où un accident lié à un animal peut survenir. Ces accidents relèvent souvent de la catégorie des accidents de sport et de loisirs, avec des règles d’indemnisation spécifiques selon le contexte (acceptation des risques, responsabilité de l’organisateur, etc.).
Collision avec un animal sur la route
La collision avec un animal sur la voie publique — sanglier, chevreuil, chien errant, bétail échappé — est un accident de la circulation impliquant un animal qui obéit à des règles particulières. Les dommages peuvent être considérables, tant sur le plan matériel que corporel.
Marie, 62 ans, se promène dans un parc lorsqu’un chien sans laisse lui saute dessus et la fait tomber. Elle se fracture le col du fémur et doit subir une opération chirurgicale suivie de trois mois de rééducation. Le propriétaire du chien est identifié. En vertu de l’article 1243 du Code civil, sa responsabilité est engagée de plein droit. Marie obtient l’indemnisation de l’ensemble de ses préjudices : frais médicaux, perte de revenus pendant la convalescence, souffrances endurées et déficit fonctionnel permanent.
La responsabilité du propriétaire ou gardien de l’animal
Le droit français prévoit un régime de responsabilité très favorable aux victimes d’accidents causés par un animal. Ce régime repose sur l’article 1243 du Code civil (anciennement article 1385), qui constitue le fondement juridique principal.
« Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous sa garde, soit qu’il fût égaré ou échappé. »
Une responsabilité de plein droit
La responsabilité du propriétaire ou du gardien de l’animal est une responsabilité de plein droit (aussi appelée responsabilité objective). Cela signifie que la victime n’a pas besoin de prouver une faute du propriétaire. Il suffit de démontrer trois éléments :
- Le fait de l’animal : l’animal a joué un rôle actif dans la survenance du dommage (morsure, charge, obstruction, etc.)
- Le dommage : la victime a subi un préjudice corporel (blessures, séquelles, etc.)
- Le lien de causalité : le dommage est bien la conséquence directe du fait de l’animal
Le propriétaire ne peut s’exonérer qu’en prouvant la force majeure, le fait d’un tiers ou la faute de la victime. En pratique, ces causes d’exonération sont rarement retenues par les tribunaux, ce qui rend ce régime très protecteur pour la personne blessée.
Qui est le « gardien » de l’animal ?
La responsabilité pèse sur le gardien de l’animal au moment de l’accident. Le gardien est la personne qui exerce les pouvoirs d’usage, de direction et de contrôle sur l’animal. Il peut s’agir :
- Du propriétaire de l’animal (cas le plus fréquent)
- D’un emprunteur ou d’un dépositaire (pension pour animaux, vétérinaire, garde temporaire)
- D’un professionnel (moniteur d’équitation, éleveur, zoo)
- D’une personne ayant recueilli un animal errant
Le propriétaire ou gardien de l’animal est responsable même s’il n’a commis aucune faute, même si l’animal n’avait jamais été dangereux auparavant, et même si l’animal s’est échappé. C’est l’un des régimes de responsabilité les plus protecteurs du droit civil français.
Le rôle de l’assurance responsabilité civile
Dans la grande majorité des cas, le propriétaire de l’animal est couvert par son assurance responsabilité civile, généralement incluse dans son contrat d’assurance habitation. C’est donc l’assureur du propriétaire qui prend en charge l’indemnisation de la victime.
La victime a le droit de saisir directement l’assureur du responsable pour réclamer l’indemnisation de son préjudice corporel. Si le propriétaire n’est pas assuré, il reste personnellement tenu de réparer le dommage.
Les démarches à suivre après un accident causé par un animal
Après un accident lié à un animal, les premiers réflexes sont déterminants pour la suite des démarches d’indemnisation. Il est essentiel de sécuriser les preuves de l’accident le plus rapidement possible.
Les premiers réflexes sur les lieux de l’accident
- Se faire soigner immédiatement : consulter un médecin ou se rendre aux urgences, même si les blessures semblent bénignes. Certaines lésions (infections, tendons sectionnés) se révèlent tardivement.
- Identifier le propriétaire de l’animal : relever son identité, ses coordonnées et celles de son assurance.
- Rassembler des preuves : prendre des photos des blessures, du lieu de l’accident, de l’animal si possible. Recueillir les coordonnées des témoins.
- Obtenir un certificat médical initial (CMI) : ce document décrit les blessures constatées et fixe une durée prévisionnelle d’incapacité. Il est fondamental pour le dossier d’indemnisation.
- Déposer plainte ou faire une main courante : en cas de morsure de chien classé dangereux ou de non-respect de la réglementation par le propriétaire, un dépôt de plainte est recommandé.
Si le propriétaire de l’animal n’est pas identifié, l’indemnisation sera beaucoup plus complexe. La victime doit tout faire pour obtenir l’identité et les coordonnées du gardien de l’animal avant de quitter les lieux de l’accident. Les témoignages sont également précieux à ce stade.
Constituer un dossier d’indemnisation solide
Une fois les premiers soins effectués, la victime doit constituer un dossier d’indemnisation complet. Celui-ci doit contenir :
- Le certificat médical initial et tous les comptes-rendus médicaux ultérieurs
- Les justificatifs de frais médicaux et paramédicaux (pharmacie, kinésithérapie, prothèses, etc.)
- Les justificatifs de perte de revenus (bulletins de salaire, attestation employeur)
- Les photos des blessures prises à différents stades de la guérison
- Le procès-verbal de plainte ou la main courante
- Les attestations de témoins
- Tout document prouvant les circonstances de l’accident
Déclarer l’accident à l’assureur
La victime doit déclarer l’accident à son propre assureur si elle dispose d’une garantie accidents de la vie (GAV). Parallèlement, elle peut (et doit) adresser une réclamation à l’assureur du propriétaire de l’animal.
Il est important de respecter les délais de déclaration prévus par le contrat d’assurance, généralement de 5 jours ouvrés.
Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des préjudices subis après un accident lié à un animal.
L’indemnisation du préjudice corporel après un accident lié à un animal
La victime d’un accident causé par un animal a droit à la réparation intégrale de son préjudice. Ce principe fondamental du droit français signifie que l’ensemble des conséquences de l’accident — physiques, psychologiques, économiques — doivent être indemnisées.
Le principe de la réparation intégrale
Consacré par les fondamentaux du droit du dommage corporel, le principe de réparation intégrale impose que la victime soit replacée, autant que possible, dans la situation qui aurait été la sienne si l’accident n’avait pas eu lieu. L’indemnisation doit couvrir « tout le préjudice, rien que le préjudice ».
Pour obtenir l’indemnisation d’un accident lié à un animal, la victime doit établir :
1. Le fait de l’animal (son rôle actif dans l’accident)
2. L’existence d’un dommage corporel
3. Le lien de causalité entre le fait de l’animal et le dommage
La preuve d’une faute du propriétaire n’est PAS nécessaire.
Les voies d’indemnisation possibles
Plusieurs voies s’offrent à la victime pour obtenir réparation :
- La voie amiable : la victime négocie directement avec l’assureur du propriétaire de l’animal. C’est la voie la plus rapide, mais il faut se méfier des offres insuffisantes.
- La voie judiciaire civile : si la négociation échoue, la victime peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une indemnisation par décision de justice.
- La voie pénale : si le propriétaire a commis une infraction (non-respect de la réglementation sur les chiens dangereux, négligence caractérisée), la victime peut se constituer partie civile pour obtenir réparation dans le cadre du procès pénal.
- La GAV : si la victime dispose d’une garantie accidents de la vie et que le seuil de déclenchement est atteint, l’indemnisation peut être obtenue auprès de son propre assureur.
Comment négocier avec l’assureur
La négociation avec l’assureur du responsable est une étape cruciale. Il est vivement conseillé de ne pas accepter la première offre sans l’avoir fait analyser par un professionnel. Le guide pour négocier avec un assureur détaille les bonnes pratiques à suivre.
Les compagnies d’assurance proposent systématiquement des offres d’indemnisation inférieures à ce que la victime pourrait obtenir. Il est indispensable de faire évaluer l’offre par un avocat spécialisé en dommage corporel ou par un médecin-conseil de victime avant de signer quoi que ce soit. Une offre acceptée est définitive et ne peut plus être contestée.
Les postes de préjudice indemnisables
L’indemnisation d’un accident lié à un animal est calculée poste par poste, selon la nomenclature Dintilhac. Cette nomenclature distingue les préjudices patrimoniaux (économiques) et extrapatrimoniaux (personnels), eux-mêmes répartis entre préjudices temporaires (avant consolidation) et permanents (après consolidation).
Les préjudices temporaires (avant consolidation)
- Dépenses de santé actuelles (DSA) : frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques, frais de kinésithérapie, appareillage, etc.
- Perte de gains professionnels actuels (PGPA) : revenus perdus pendant la période d’arrêt de travail.
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : indemnisation de la gêne dans les activités quotidiennes pendant la période de soins.
- Souffrances endurées (SE) : indemnisation de la douleur physique et morale ressentie entre l’accident et la consolidation.
- Préjudice esthétique temporaire (PET) : atteinte à l’apparence physique pendant la période de soins (cicatrices, pansements, attelles visibles, etc.).
Les préjudices permanents (après consolidation)
- Déficit fonctionnel permanent (DFP) : séquelles permanentes évaluées en pourcentage d’incapacité. L’indemnisation est calculée selon des barèmes d’indemnisation.
- Préjudice esthétique permanent (PEP) : cicatrices, déformations ou altérations durables de l’apparence, évaluées sur une échelle de 0 à 7. Le barème du préjudice esthétique permet d’estimer les montants.
- Préjudice d’agrément (PA) : impossibilité ou difficulté à pratiquer des activités sportives ou de loisirs antérieures à l’accident.
- Préjudice sexuel : retentissement de l’accident sur la vie intime.
- Incidence professionnelle : conséquences de l’accident sur la carrière (déclassement, reconversion, pénibilité accrue).
- Frais de logement adapté : si le handicap nécessite un aménagement du domicile.
- Tierce personne : besoin d’aide humaine au quotidien en raison du handicap résiduel.
Lucas, 8 ans, est mordu au visage par le chien du voisin alors qu’il joue dans le jardin. Il subit une intervention chirurgicale de reconstruction et garde des cicatrices visibles malgré plusieurs opérations. Ses préjudices sont évalués comme suit : souffrances endurées 4/7 (environ 12 000 à 18 000 €), préjudice esthétique permanent 3/7 (environ 8 000 à 15 000 €), déficit fonctionnel permanent de 5 % (environ 10 000 à 15 000 €), préjudice moral (anxiété, phobie des chiens). Le total d’indemnisation peut dépasser 50 000 €, sans compter les frais médicaux et les chirurgies futures.
L’expertise médicale après un accident lié à un animal
L’expertise médicale est une étape incontournable de la procédure d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que les séquelles sont évaluées et que chaque poste de préjudice est coté.
Le déroulement de l’expertise
L’expertise médicale peut être organisée de manière amiable (par l’assureur) ou judiciaire (ordonnée par un tribunal). Le médecin-expert examine la victime, consulte le dossier médical et évalue l’ensemble des conséquences de l’accident. Pour en savoir plus sur le déroulement concret, la page sur le déroulement d’une expertise médicale fournit toutes les informations utiles.
L’importance du médecin-conseil de victime
La victime a le droit de se faire assister par son propre médecin-conseil lors de l’expertise. Ce professionnel, indépendant de l’assureur, veille à ce que les séquelles soient correctement évaluées et que rien ne soit minimisé.
Il est fortement recommandé de ne jamais se rendre seul à une expertise médicale organisée par l’assureur. Le médecin mandaté par l’assurance défend les intérêts de la compagnie. Seul un médecin-conseil de victime défend les intérêts de la personne blessée. Cet accompagnement peut faire une différence considérable sur le montant final de l’indemnisation.
La consolidation médicale
La consolidation médicale est la date à partir de laquelle l’état de santé de la victime est considéré comme stabilisé, c’est-à-dire que les séquelles ne sont plus susceptibles d’évoluer significativement. C’est à partir de cette date que le certificat médical de consolidation peut être établi et que l’indemnisation définitive peut être calculée.
La victime d’un dommage corporel dispose d’un délai de 10 ans à compter de la date de consolidation pour agir en justice et réclamer l’indemnisation de son préjudice. Au-delà de ce délai, l’action est prescrite.
Contester une expertise défavorable
Si les conclusions de l’expertise semblent insuffisantes ou injustes, la victime peut contester l’expertise médicale. Cette contestation peut passer par une demande de contre-expertise amiable ou par une expertise judiciaire ordonnée par le tribunal.
Cas particuliers : animal errant, animal sauvage, accident de la route
Certaines situations spécifiques modifient les règles applicables à l’indemnisation d’un accident lié à un animal.
Accident causé par un animal errant
Lorsque l’animal responsable est un animal errant dont le propriétaire ne peut être identifié, l’indemnisation est plus complexe. La victime peut alors :
- Solliciter la commune si celle-ci a manqué à son obligation de capture des animaux errants (article L211-22 du Code rural)
- Activer sa garantie accidents de la vie (GAV) si elle en dispose
- Saisir la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) si l’abandon de l’animal constitue une infraction pénale et que les blessures sont graves
Accident causé par un animal sauvage
Les accidents causés par un animal sauvage (sanglier, cerf, renard, etc.) relèvent de règles distinctes. Lors d’une activité de chasse, c’est souvent l’assurance chasse qui intervient. Sur la route, la victime peut se retourner contre le fonds de garantie automobile (FGAO) dans certaines conditions ou contre la fédération de chasse si l’animal provient d’un territoire chassable mal géré.
En cas de collision avec un animal sauvage sur la route, il n’y a souvent pas de tiers responsable identifiable. La garantie conducteur du contrat d’assurance auto peut intervenir si la victime en dispose. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier les garanties de son contrat d’assurance automobile.
Collision avec un animal sur la voie publique
Lorsqu’un accident de la circulation est causé par la présence d’un animal domestique ou d’élevage sur la chaussée, la victime peut engager la responsabilité du propriétaire de l’animal sur le fondement de l’article 1243 du Code civil. La page dédiée aux accidents avec un animal sur la route détaille les démarches spécifiques à cette situation.
Accident dans un centre équestre ou une structure professionnelle
Les accidents survenant dans un centre équestre, un zoo, une ferme pédagogique ou tout établissement professionnel engagent la responsabilité du professionnel en tant que gardien de l’animal. L’obligation de sécurité pesant sur ces professionnels renforce les droits de la victime.
Sophie, 35 ans, cavalière débutante, est désarçonnée lors d’un cours d’équitation. Le cheval, réputé calme, a été effrayé par un bruit soudain. Sophie se fracture le poignet et souffre de lombalgies chroniques. Le centre équestre est responsable en tant que gardien de l’animal. Son assurance responsabilité civile professionnelle prend en charge l’indemnisation. Après expertise médicale, Sophie obtient une indemnisation totale de 22 000 € couvrant les souffrances endurées, le déficit fonctionnel temporaire et permanent, et la perte de gains professionnels.
Les erreurs à éviter après un accident lié à un animal
La personne victime d’un accident causé par un animal commet souvent des erreurs qui compromettent son indemnisation. Voici les pièges les plus fréquents à connaître. La page complète sur les erreurs à éviter en accident de la vie approfondit chacun de ces points.
- Ne pas consulter de médecin rapidement : l’absence de certificat médical initial affaiblit considérablement le dossier.
- Ne pas identifier le propriétaire de l’animal : sans responsable identifié, l’indemnisation est beaucoup plus difficile à obtenir.
- Ne pas rassembler de preuves : photos, témoignages et documents médicaux sont indispensables.
- Accepter trop vite l’offre de l’assureur : les premières offres sont presque toujours sous-évaluées.
- Ne pas se faire assister lors de l’expertise médicale : le médecin de l’assurance ne défend pas les intérêts de la victime.
- Ignorer certains postes de préjudice : de nombreuses victimes ignorent qu’elles peuvent être indemnisées pour le préjudice d’agrément, le préjudice esthétique ou le préjudice sexuel.
- Négliger les délais de prescription : au-delà de 10 ans après la consolidation, l’action est prescrite.
1. Consulter un médecin immédiatement et obtenir un certificat médical initial
2. Identifier le propriétaire de l’animal et recueillir les coordonnées des témoins
3. Ne jamais accepter la première offre de l’assureur sans analyse préalable
4. Se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel et un médecin-conseil de victime
L’accompagnement par un avocat spécialisé en dommage corporel
Face à la complexité des démarches et aux stratégies des assureurs, la victime d’un accident lié à un animal a tout intérêt à se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel. Ce professionnel maîtrise la nomenclature Dintilhac, les référentiels d’indemnisation et les techniques de négociation avec les assureurs.
La question des honoraires d’avocat en dommage corporel ne doit pas être un frein : de nombreux avocats pratiquent un honoraire de résultat, ce qui signifie que la victime ne paie qu’en cas de succès.
Si la victime estime que l’offre de l’assureur est insuffisante, il est possible de la contester formellement. Un modèle de lettre pour contester et négocier une offre d’indemnisation est disponible sur victime-info.fr.
Questions fréquentes sur l’accident lié à un animal
Questions fréquentes
Le propriétaire d'un animal est-il toujours responsable en cas de morsure ou de blessure ?
Oui, en vertu de l’article 1243 du Code civil, le propriétaire ou le gardien de l’animal est responsable de plein droit des dommages causés par celui-ci. La victime n’a pas à prouver une faute. Le propriétaire ne peut s’exonérer que s’il prouve la force majeure, le fait d’un tiers ou la faute de la victime. En pratique, ces causes d’exonération sont rarement retenues par les tribunaux.
Que faire si le propriétaire de l'animal n'est pas identifié ou n'est pas assuré ?
Si le propriétaire n’est pas identifié (animal errant), la victime peut activer sa garantie accidents de la vie (GAV) si elle en dispose, ou saisir la commune si celle-ci a manqué à ses obligations de capture. Si le propriétaire est identifié mais non assuré, la victime peut agir directement contre lui en justice pour obtenir réparation. Dans les cas les plus graves, une saisine de la CIVI est envisageable.
Quel est le délai pour demander une indemnisation après un accident causé par un animal ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation médicale (article 2226 du Code civil). La consolidation est le moment où l’état de santé est stabilisé et où les séquelles sont considérées comme permanentes. Il est toutefois recommandé d’engager les démarches le plus tôt possible pour préserver les preuves.
Combien peut-on obtenir d'indemnisation après une morsure de chien ?
Les montants varient considérablement selon la gravité des blessures. Pour une morsure avec cicatrices modérées, l’indemnisation globale se situe généralement entre 5 000 et 20 000 €. Pour des morsures graves au visage avec chirurgie reconstructrice, les indemnisations peuvent dépasser 50 000 à 100 000 €, voire davantage en cas de séquelles fonctionnelles importantes. Chaque cas est unique et doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée.
Faut-il prendre un avocat pour être indemnisé après un accident causé par un animal ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très fortement recommandé, surtout lorsque les blessures sont significatives. Un avocat spécialisé en dommage corporel connaît les barèmes, les techniques de négociation et peut obtenir une indemnisation bien supérieure à ce que propose initialement l’assureur. De nombreux avocats pratiquent un honoraire de résultat : la victime ne paie qu’en cas de succès.
La garantie accidents de la vie (GAV) couvre-t-elle les accidents causés par un animal ?
Oui, la GAV couvre les accidents de la vie courante, y compris ceux causés par un animal, à condition que le seuil de déclenchement prévu au contrat soit atteint (généralement entre 5 % et 30 % de déficit fonctionnel permanent selon les contrats). La GAV peut intervenir en complément de l’indemnisation obtenue auprès du responsable, ou à titre principal si le responsable n’est pas identifié.
Conclusion
L’accident lié à un animal peut bouleverser la vie de la personne blessée et de ses proches. Heureusement, le droit français offre un cadre protecteur grâce à la responsabilité de plein droit du propriétaire ou gardien de l’animal. La victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice, à condition de suivre les bonnes démarches et de ne pas se précipiter face aux offres des assureurs.
Se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel et un médecin-conseil de victime est le meilleur moyen d’obtenir une indemnisation juste et complète. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France, est disponible pour orienter les personnes concernées gratuitement.
La permanence de victime-info.fr accompagne les victimes d’accidents liés à un animal dans leurs démarches d’indemnisation. Conseils gratuits, orientation vers des avocats spécialisés et médecins-conseils de victimes.
Témoignages
— Christophe, 47 ans, mordu par un chienBon moi ca m’est arrivé ya un an et demi, j’étais tranquille en train de faire mon jogging et le chien d’un voisin m’a sauté dessus.. résultat 15 points de suture à la jambe et un arrêt de travail de 6 semaines. Au début l’assurance du propriétaire m’a proposé 2800€ je trouvais ca ridicule. Grâce aux infos trouvées sur victime-info.fr j’ai compris que je pouvais demander beaucoup plus. Au final avec un avocat j’ai obtenu presque 11 000€. Franchement renseignez vous avant de signer quoi que ce soit
— Aurélie, maman d'une fillette de 6 ans griffée par un chatMa fille a été griffée au visage par le chat de la nounou, on pensait que c’était pas grand chose mais au final la cicatrice est restée bien visible.. On savait même pas qu’on avait le droit d’être indemnisé pour ca. L’assurance de la nounou a pris en charge et on a eu 4500€ pour le préjudice esthetique. C’est pas énorme mais au moins on a pu faire des séances de dermatologue. Honnêtement sans ce site on aurait rien fait du tout
— Philippe, 55 ans, chute causée par un cheval en randonnéeJ’ai fait une rando equestre organisée par un centre et le cheval qu’on m’a donné s’est emballé, je suis tombé et je me suis cassé 2 vertèbres. Les démarches ont duré presque 2 ans entre l’expertise medicale et les negotiations mais au final j’ai été indemnisé correctement, environ 35000€. Ce qui m’a le plus aidé c’est d’avoir un medecin conseil à l’expertise parce que le médecin de l’assurance avait tendance à minimiser mes douleurs..



