Contracter une infection lors d’une hospitalisation est une épreuve douloureuse, tant sur le plan physique que psychologique. Chaque année en France, des centaines de milliers de patients sont touchés par une infection nosocomiale. Face à cette situation, la victime dispose de droits précis pour obtenir une indemnisation couvrant l’ensemble des préjudices subis. Encore faut-il connaître les démarches à suivre, les organismes compétents et les montants auxquels il est possible de prétendre.
Ce guide détaille l’ensemble du parcours d’indemnisation d’une infection nosocomiale : de la définition juridique de cette infection aux recours contentieux, en passant par le rôle de la CCI, de l’ONIAM et de l’assureur de l’établissement de santé. La victime trouvera également des informations sur les erreurs médicales et les droits des victimes, ainsi que sur les fondamentaux de l’indemnisation corporelle.

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes d’infections nosocomiales dans leurs démarches. Il est possible de contacter la permanence pour un premier échange sans engagement.
Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?
Une infection nosocomiale — également appelée infection associée aux soins (IAS) — est une infection contractée au sein d’un établissement de santé : hôpital, clinique, centre de rééducation ou maison de retraite médicalisée. Elle n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission du patient.
Pour être qualifiée de nosocomiale, l’infection doit se déclarer au moins 48 heures après l’admission du patient. Toute infection apparaissant avant ce délai est présumée avoir été contractée en dehors de l’établissement, sauf preuve contraire.
Les établissements de santé sont responsables des dommages résultant d’infections nosocomiales, sauf s’ils apportent la preuve d’une cause étrangère. Cette présomption de responsabilité facilite considérablement le parcours de la victime.
Les principaux types d’infections nosocomiales
Les infections nosocomiales peuvent prendre de nombreuses formes. Voici les plus fréquentes :
- Infections urinaires : souvent liées à la pose d’un cathéter urinaire, elles représentent environ 30 % des infections nosocomiales
- Infections du site opératoire : elles surviennent dans les 30 jours suivant une intervention chirurgicale (ou dans l’année en cas de pose de prothèse)
- Infections pulmonaires (pneumonies) : fréquentes chez les patients en réanimation ou sous ventilation assistée
- Bactériémies et septicémies : infections du sang, souvent contractées via un cathéter veineux central
- Infections à staphylocoque doré : particulièrement redoutées en raison de leur résistance aux antibiotiques (SARM)
Environ 750 000 infections nosocomiales surviennent chaque année en France, soit environ 1 patient hospitalisé sur 20. Elles sont responsables d’environ 4 000 décès par an selon Santé publique France.
L’infection nosocomiale relève juridiquement de la catégorie de l’aléa thérapeutique. Selon la jurisprudence, il s’agit de la réalisation, en dehors de toute faute du praticien, d’un risque accidentel inhérent à l’acte médical et qui ne pouvait être maîtrisé. Cette qualification a des conséquences importantes sur le régime d’indemnisation applicable.
Les conditions pour obtenir l’indemnisation d’une infection nosocomiale
La victime d’une infection nosocomiale peut obtenir une indemnisation de l’infection nosocomiale, y compris en cas de décès. Toutefois, les modalités d’indemnisation diffèrent selon la gravité du dommage et l’existence ou non d’une faute de l’établissement.
Les conditions de recevabilité devant la CCI
Pour saisir la Commission de Conciliation et d’Indemnisation (CCI, anciennement CRCI), la loi Kouchner du 4 mars 2002 impose que le dommage atteigne un certain seuil de gravité. Au moins l’un des critères suivants doit être rempli :
- Incapacité Temporaire Totale de plus de 6 mois : la victime ne peut exercer ses activités habituelles pendant cette durée (consécutive ou non sur 12 mois)
- Taux d’AIPP (Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique) supérieur ou égal à 25 % : ce taux est déterminé par le médecin expert chargé d’évaluer les séquelles
- Inaptitude définitive à exercer l’activité professionnelle antérieure
- Troubles particulièrement graves dans les conditions d’existence, y compris d’ordre économique
Si le dommage n’atteint pas le seuil de gravité requis, la voie de la CCI pour un règlement amiable n’est pas fermée pour autant. La victime peut bénéficier d’une procédure de conciliation, ou bien agir directement devant les tribunaux. Il est essentiel de ne pas renoncer à ses droits sans avoir consulté un professionnel.
Les différents postes de préjudice indemnisables
L’indemnisation d’une infection nosocomiale couvre l’ensemble des préjudices subis par la victime, conformément au principe de réparation intégrale du préjudice. Les postes de préjudice sont évalués selon la nomenclature Dintilhac :
Préjudices patrimoniaux :
- Dépenses de santé actuelles et futures (frais médicaux, rééducation, appareillage)
- Pertes de gains professionnels actuels et futurs
- Frais de logement et de véhicule adaptés
- Assistance par tierce personne (aide à domicile)
- Préjudice scolaire, universitaire ou de formation
Préjudices extra-patrimoniaux :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne avant consolidation
- Souffrances endurées (pretium doloris)
- Préjudice esthétique temporaire et permanent
- Déficit fonctionnel permanent (AIPP/DFP)
- Préjudice d’agrément (impossibilité de pratiquer des activités de loisirs)
- Préjudice sexuel
Monsieur D., 62 ans, est opéré pour la pose d’une prothèse de hanche dans une clinique privée. Dix jours après l’intervention, il développe une infection à staphylocoque doré nécessitant deux réinterventions, 4 mois d’hospitalisation et 8 mois d’arrêt de travail. Après expertise médicale, un taux d’AIPP de 15 % est retenu. La CCI reconnaît la responsabilité de la clinique. L’assureur de l’établissement propose une indemnisation de 45 000 euros. Assisté d’un avocat spécialisé, Monsieur D. obtient finalement 78 000 euros en négociation, soit près du double de l’offre initiale.
Qui est en charge de l’indemnisation de la victime ?
Le parcours d’indemnisation d’une infection nosocomiale fait intervenir plusieurs acteurs. La première étape consiste à récupérer son dossier médical complet auprès de l’établissement de santé. Ce dossier est indispensable pour constituer le recours.
La victime doit ensuite saisir la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) de sa région. Pour cela, il suffit de remplir le formulaire CERFA n°12245 et de fournir les pièces justificatives demandées (dossier médical, certificats, justificatifs de préjudice).
La saisine de la CCI est entièrement gratuite. La commission mandate un expert médical dont les frais sont pris en charge. La victime n’a pas besoin d’un avocat pour saisir la CCI, mais il est fortement recommandé de se faire assister par un médecin-conseil de victimes lors de l’expertise.
La CCI va déterminer l’existence et l’origine du préjudice, notamment en vérifiant si l’infection nosocomiale est bien caractérisée. Selon ses conclusions, deux situations se présentent :
- Le dommage est dû à une faute de l’établissement : le dossier est transmis à l’assureur du responsable, qui doit formuler une offre d’indemnisation dans un délai de 4 mois
- Il n’y a pas de faute identifiée (aléa thérapeutique caractérisé) : c’est l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux, des Affections Iatrogènes et des Infections Nosocomiales) qui est chargé de présenter une offre d’indemnisation
La procédure de conciliation
La conciliation est la procédure ouverte devant la CCI lorsque :
- La victime n’est pas satisfaite des soins reçus
- Un désaccord existe avec un professionnel de santé
- Le dommage subi présente un taux d’AIPP inférieur à 25 %
La conciliation vise à rétablir le dialogue entre la victime et l’établissement de santé. Un médiateur intervient pour faciliter les échanges. Cette procédure ne débouche pas directement sur une indemnisation financière, mais peut permettre de résoudre un différend ou d’obtenir des explications sur les circonstances de l’infection.
La procédure de règlement amiable
Le règlement amiable s’applique lorsque le seuil de gravité est atteint, c’est-à-dire :
- Un taux d’AIPP supérieur ou égal à 25 %
- Une durée d’arrêt temporaire des activités professionnelles supérieure ou égale à 6 mois consécutifs
- Une durée d’arrêt temporaire de 6 mois non consécutifs sur une période de 12 mois
- Une inaptitude définitive à exercer l’activité professionnelle antérieure
Dans ce cadre, la CCI rend un avis qu’elle transmet à l’ONIAM ou à l’assureur de l’établissement selon que la responsabilité de ce dernier est ou non engagée. L’organisme compétent dispose alors de 4 mois pour formuler une offre d’indemnisation.
La conciliation concerne les dommages de moindre gravité (AIPP < 25 %) et vise à faciliter le dialogue. Le règlement amiable concerne les dommages plus graves et aboutit à une offre d’indemnisation financière de la part de l’ONIAM ou de l’assureur.
Montants d’indemnisation d’une infection nosocomiale
Les montants d’indemnisation varient considérablement selon la gravité de l’infection, les séquelles conservées, l’âge de la victime, son activité professionnelle et l’impact sur sa vie quotidienne. Il n’existe pas de barème fixe, chaque situation étant évaluée individuellement.
Pour estimer le montant potentiel d’une indemnisation, la victime peut utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels de victime-info.fr, ou consulter les exemples d’indemnisation de dommage corporel.
À titre indicatif, les indemnisations pour infection nosocomiale oscillent généralement entre :
– 5 000 à 30 000 euros pour une infection « légère » (AIPP < 10 %, guérison complète après traitement prolongé)
– 30 000 à 150 000 euros pour une infection de gravité moyenne (AIPP entre 10 % et 25 %, séquelles durables)
– 150 000 à plus de 500 000 euros pour une infection grave (AIPP > 25 %, invalidité importante, réinterventions multiples)
Ces montants sont indicatifs et dépendent de chaque situation.
Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des indemnités auxquelles la victime peut prétendre selon les postes de préjudice retenus.
Contester l’offre d’indemnisation de l’ONIAM
Les barèmes appliqués par l’ONIAM sont souvent significativement inférieurs aux montants accordés par les tribunaux ou même proposés par les assureurs. La victime n’est absolument pas obligée d’accepter l’offre de l’ONIAM.
En cas de désaccord avec l’offre formulée, plusieurs options s’offrent à la victime :
- Négocier directement avec l’ONIAM en argumentant poste par poste, pièces justificatives à l’appui
- Saisir le tribunal administratif si l’infection nosocomiale est survenue dans un hôpital public
- Saisir le tribunal judiciaire si l’infection est survenue dans une clinique privée
Les offres d’indemnisation de l’ONIAM sont fréquemment sous-évaluées. Il est impératif de faire analyser l’offre par un professionnel avant de l’accepter. Une fois acceptée et le paiement encaissé, il devient très difficile de revenir en arrière. La victime peut utiliser un modèle de lettre pour contester l’offre.
L’accompagnement par un avocat spécialisé en droit médical est vivement recommandé, en particulier lorsque les enjeux financiers sont importants. Un avocat expérimenté connaît les référentiels d’indemnisation (comme le référentiel Mornet) et peut obtenir des montants bien supérieurs à l’offre initiale.
Madame L., 45 ans, contracte une pneumonie nosocomiale après une intervention chirurgicale à l’hôpital. L’ONIAM lui propose 22 000 euros d’indemnisation. Après contestation avec l’aide d’un avocat spécialisé et d’un médecin-conseil de victimes, le tribunal administratif accorde finalement 58 000 euros. L’offre initiale sous-évaluait notamment les souffrances endurées, le déficit fonctionnel temporaire et le préjudice d’agrément.
Indemnisation par l’assureur de l’établissement de santé
Lorsque le taux d’AIPP est inférieur à 25 %, c’est l’assureur de l’hôpital ou de la clinique qui prend en charge l’indemnisation. L’assureur est tenu de réparer intégralement le préjudice subi, conformément au principe de réparation intégrale.
Concrètement, l’assureur de l’établissement indemnise les infections nosocomiales dites « légères » ou de gravité modérée. La procédure se déroule ainsi :
- La CCI transmet son avis à l’assureur de l’établissement
- L’assureur dispose de 4 mois pour formuler une offre d’indemnisation
- La victime peut accepter ou refuser l’offre
- En cas de refus, la victime conserve le droit de saisir les tribunaux
Il est recommandé de déposer un dossier auprès de la CRCI/CCI de la région concernée. Les adresses de toutes les commissions régionales sont disponibles sur la page adresses des CCI.
Il convient de noter que si la victime a commis une faute à l’origine du dommage (par exemple, en ne respectant pas les consignes post-opératoires), son droit à indemnisation peut être partiellement ou totalement réduit. Toutefois, cette situation reste rare en matière d’infection nosocomiale.
Le rôle crucial de l’expertise médicale
L’expertise médicale constitue l’étape déterminante du processus d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que sont évalués tous les postes de préjudice : déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, AIPP, préjudice esthétique, etc.
Le déroulement de l’expertise suit un protocole précis. Le médecin expert examine la victime, analyse le dossier médical et rédige un rapport détaillé qui servira de base au calcul de l’indemnisation.
La victime a tout intérêt à se faire assister par un médecin-conseil de victimes lors de l’expertise. Ce professionnel défend exclusivement les intérêts de la personne blessée et veille à ce que tous les préjudices soient correctement évalués. Le médecin expert mandaté par la CCI ou l’assureur, même s’il est neutre, n’a pas pour mission de défendre les intérêts de la victime.
Les délais de prescription pour agir
La victime d’une infection nosocomiale dispose de délais précis pour engager ses démarches d’indemnisation. Il est capital de les respecter sous peine de perdre tout droit à réparation.
L’action en responsabilité née à raison d’un dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage initial ou aggravé. La consolidation correspond au moment où les lésions se stabilisent et où un bilan définitif peut être dressé.
En matière d’infection nosocomiale, la consolidation peut intervenir plusieurs mois, voire plusieurs années après l’infection initiale, notamment lorsque des réinterventions chirurgicales sont nécessaires ou que des séquelles évoluent progressivement.
Pour en savoir plus sur les délais de prescription en matière d’accident médical, il est possible de consulter la page dédiée du site.
Les étapes concrètes pour obtenir une indemnisation
Voici le parcours type d’une victime d’infection nosocomiale souhaitant obtenir réparation :
- Récupérer le dossier médical complet auprès de l’établissement de santé (guide pour récupérer son dossier médical)
- Rassembler toutes les pièces justificatives : certificats médicaux, arrêts de travail, factures, devis, attestations de proches (constituer son dossier d’indemnisation)
- Saisir la CCI compétente en remplissant le formulaire CERFA n°12245
- Se soumettre à l’expertise médicale mandatée par la CCI, en se faisant assister d’un médecin-conseil
- Attendre l’avis de la CCI : la commission dispose de 6 mois pour rendre son avis
- Recevoir et analyser l’offre d’indemnisation de l’ONIAM ou de l’assureur
- Accepter ou contester l’offre en fonction de son adéquation avec les préjudices réels
– L’infection nosocomiale engage la responsabilité de l’établissement de santé, sauf preuve de cause étrangère.
– La saisine de la CCI est gratuite et ne nécessite pas obligatoirement un avocat.
– Le seuil de gravité de 25 % d’AIPP (ou 6 mois d’ITT) détermine si l’ONIAM ou l’assureur indemnise.
– La victime dispose de 10 ans à compter de la consolidation pour agir.
– L’offre d’indemnisation peut — et doit — être contestée si elle est insuffisante.
– L’assistance d’un avocat spécialisé et d’un médecin-conseil est fortement recommandée.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), répond gratuitement aux questions des victimes d’infections nosocomiales et les oriente vers les professionnels compétents.
Questions fréquentes sur l’indemnisation des infections nosocomiales
Questions fréquentes
Quel est le délai pour être indemnisé d'une infection nosocomiale ?
Le délai dépend de la procédure choisie. Devant la CCI, la commission dispose de 6 mois pour rendre son avis, puis l’ONIAM ou l’assureur a 4 mois pour formuler une offre. En pratique, il faut compter entre 12 et 24 mois pour une procédure amiable complète. Devant les tribunaux, les délais peuvent être plus longs (2 à 4 ans). La victime dispose de 10 ans à compter de la consolidation pour engager ses démarches.
Peut-on être indemnisé si l'infection nosocomiale entraîne un taux d'AIPP inférieur à 25 % ?
Oui. Lorsque le taux d’AIPP est inférieur à 25 %, c’est l’assureur de l’établissement de santé qui prend en charge l’indemnisation, et non l’ONIAM. La victime peut également saisir directement le tribunal compétent. La CCI peut aussi proposer une procédure de conciliation.
Faut-il prendre un avocat pour obtenir une indemnisation suite à une infection nosocomiale ?
Un avocat n’est pas obligatoire pour saisir la CCI. Toutefois, l’accompagnement d’un avocat spécialisé en droit médical est vivement recommandé, surtout lorsque les enjeux financiers sont importants. Les études montrent que les victimes assistées obtiennent en moyenne des indemnisations significativement supérieures.
Quelle est la différence entre l'ONIAM et l'assureur de l'établissement pour l'indemnisation ?
L’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) intervient au titre de la solidarité nationale lorsqu’il n’y a pas de faute identifiée et que le taux d’AIPP est supérieur ou égal à 25 %. L’assureur de l’établissement de santé intervient lorsqu’une faute est caractérisée ou lorsque le taux d’AIPP est inférieur à 25 %. Dans les deux cas, la victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice.
Peut-on contester une offre d'indemnisation jugée insuffisante ?
Absolument. La victime n’est jamais obligée d’accepter l’offre de l’ONIAM ou de l’assureur. En cas de désaccord, il est possible de saisir le tribunal administratif (hôpital public) ou le tribunal judiciaire (clinique privée) pour obtenir une meilleure indemnisation. Un modèle de lettre est disponible pour contester formellement l’offre.
Une infection nosocomiale mortelle donne-t-elle droit à une indemnisation pour les proches ?
Oui. En cas de décès suite à une infection nosocomiale, les proches de la victime (conjoint, enfants, parents) peuvent obtenir une indemnisation pour le préjudice moral (préjudice d’affection), le préjudice d’accompagnement, ainsi que les préjudices économiques liés à la perte de revenus du défunt.
Témoignages
— Michel, 58 ans, infection nosocomiale après opération du genouBon moi ca fait 3 ans maintenant, j’ai chopé un staphylocoque doré après une prothèse de genou. 3 mois d’hospi supplementaire, 2 operations de plus.. l’oniam m’a proposé 18000€ au debut, j’allais accepter parce que j’en pouvais plus des demarches. Heureusement j’ai trouvé victime-info.fr qui m’a dit de pas signer et de prendre un avocat. Au final j’ai eu 52000€ devant le tribunal administratif. Moralité : jamais signer la premiere offre !!
— Isabelle, 43 ans, infection urinaire nosocomialeFranchement j’aurais jamais pensé que je pouvais être indemnisée pour ça. J’ai fait une infection urinaire nosocomiale après un accouchement par césarienne, j’ai du rester 3 semaines de plus à l’hopital avec des antibiotiques par perfusion et tout.. une amie m’a parlé de la CCI, j’ai deposé le dossier et 14 mois plus tard l’assurance de la clinique m’a versé 8200€. C’est pas enorme mais ça compense un peu les galères
— Rachid, 67 ans, père d'une victime d'infection nosocomialeMon fils de 32 ans a contracté une infection pulmonaire après une chirurgie du dos. Il a fait 2 mois en réa, on a vraiment eu très peur. Aujourd’hui il a des séquelles respiratoires permanentes. On a saisi la CCI avec l’aide d’un medecin conseil trouvé grace à ce site, l’expertise s’est bien passée et on attend l’offre de l’ONIAM. Je recommande vraiment de pas rester seul face aux démarches c’est trop compliqué sinon



