Après un accident ou une agression, la victime subit souvent une période de gêne dans sa vie quotidienne : impossibilité de se déplacer normalement, de pratiquer ses loisirs, de profiter de sa vie familiale. Cette gêne, qui dure de l’accident jusqu’à la stabilisation de l’état de santé, porte un nom juridique précis : le déficit fonctionnel temporaire (DFT). Ce poste de préjudice, prévu par la nomenclature des postes de préjudice corporel, donne droit à une indemnisation financière dont le montant dépend de la durée et de l’intensité de la gêne subie.
Comprendre le DFT est essentiel pour toute personne accidentée, car c’est l’un des postes les plus fréquemment sous-évalués par les compagnies d’assurance. Ce guide détaille la définition du déficit fonctionnel temporaire, les différentes classes (1 à 4), le mode de calcul de l’indemnisation, les montants indicatifs et les voies de contestation possibles. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans ces démarches.

Qu’est-ce que le déficit fonctionnel temporaire ?
Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) est un poste de préjudice extrapatrimonial qui indemnise la perte de qualité de vie subie par la victime entre le jour de l’accident et la date de consolidation de son état de santé. La consolidation correspond au moment où l’état de la victime se stabilise : il n’est plus susceptible de s’améliorer ni de se dégrader de manière significative.
Concrètement, le DFT couvre toutes les gênes subies au quotidien pendant la période de convalescence :
- Les périodes d’hospitalisation (le DFT est alors considéré comme total à 100 %)
- Les périodes de rééducation et de soins
- L’impossibilité ou la difficulté de réaliser les actes de la vie courante (se laver, cuisiner, faire ses courses, conduire)
- La perte des joies usuelles de la vie : voir ses amis, pratiquer un sport, jouer avec ses enfants
- Les troubles dans les conditions d’existence liés à l’immobilisation ou à la douleur
Le déficit fonctionnel temporaire comprend deux dimensions :
- Composante objective : l’incapacité fonctionnelle, c’est-à-dire l’atteinte aux fonctions physiologiques (mobilité réduite, port de plâtre, etc.)
- Composante subjective : la perte de qualité de vie et les troubles dans les conditions d’existence pendant la période de convalescence
Il est important de ne pas confondre le DFT avec l’ITT (incapacité totale de travail), qui est une notion pénale utilisée pour qualifier la gravité d’une infraction. Le DFT, lui, est un poste d’indemnisation civile qui ne concerne que la sphère privée et personnelle de la victime, indépendamment de toute activité professionnelle. Les pertes de gains professionnels sont indemnisées séparément.
Le déficit fonctionnel temporaire dans la nomenclature Dintilhac
La nomenclature Dintilhac, référence incontournable en matière de droit du dommage corporel, classe le DFT parmi les préjudices extrapatrimoniaux temporaires. Voici sa définition officielle :
Le DFT correspond à « l’incapacité fonctionnelle totale ou partielle que va subir la victime jusqu’à sa consolidation. Elle correspond aux périodes d’hospitalisation de la victime, mais aussi à la perte de qualité de vie et à celles des joies usuelles de la vie courante que rencontre la victime pendant la maladie traumatique. »
Cette définition englobe donc plusieurs réalités vécues par la victime pendant sa convalescence. Le DFT inclut notamment des éléments qui, dans certaines affaires, peuvent faire l’objet d’un traitement spécifique :
- Le préjudice sexuel temporaire : atteinte à la vie sexuelle pendant la période de soins (impossibilité de rapports, douleurs, gêne psychologique). Ce préjudice peut aussi être indemnisé via un simulateur dédié au préjudice sexuel.
- Le préjudice d’agrément temporaire : impossibilité de pratiquer une activité sportive ou de loisir régulière pendant la convalescence.
Le DFT couvre la période allant de l’accident à la consolidation. Après la consolidation, les séquelles qui persistent sont indemnisées au titre du déficit fonctionnel permanent (DFP, anciennement AIPP). Le DFP fait l’objet d’un barème distinct.
Les différentes classes du déficit fonctionnel temporaire
Le DFT n’est pas un poste « tout ou rien ». Il est évalué en pourcentage par le médecin expert, selon l’intensité de la gêne subie par la victime. On distingue cinq niveaux, répartis en quatre classes de DFT partiel et un DFT total :
- Déficit fonctionnel temporaire Classe 1 — Gêne temporaire partielle à 10 % : la victime peut réaliser la plupart de ses activités mais ressent une gêne légère (petite douleur résiduelle, port d’une attelle légère).
- Déficit fonctionnel temporaire Classe 2 — Gêne temporaire partielle à 25 % : la gêne est modérée (port d’un plâtre au bras, difficultés pour certaines tâches ménagères).
- Déficit fonctionnel temporaire Classe 3 — Gêne temporaire partielle à 50 % : la victime ne peut plus accomplir la moitié de ses activités habituelles (déplacement en béquilles, impossibilité de conduire).
- Déficit fonctionnel temporaire Classe 4 — Gêne temporaire partielle à 75 % : la victime est très limitée dans son quotidien et nécessite souvent une aide d’une tierce personne.
- Déficit fonctionnel temporaire total (100 %) : la victime ne peut exercer aucune activité privée. C’est typiquement le cas lors d’une hospitalisation ou d’un alitement complet.
Selon le référentiel Mornet, le montant journalier de base pour un DFT total est compris entre 25 € et 33 € par jour (édition 2024). Ce montant est ensuite multiplié par le taux de DFT retenu :
- Classe 1 (10 %) : environ 2,50 à 3,30 €/jour
- Classe 2 (25 %) : environ 6,25 à 8,25 €/jour
- Classe 3 (50 %) : environ 12,50 à 16,50 €/jour
- Classe 4 (75 %) : environ 18,75 à 24,75 €/jour
- Total (100 %) : 25 à 33 €/jour
Il faut savoir que ces montants sont indicatifs. Les juridictions sont libres de s’en écarter, et les assureurs proposent souvent des montants inférieurs à ces références. Chaque dossier d’indemnisation est unique et dépend des circonstances de l’accident, de la gravité des blessures et de la durée de la convalescence.
Comment est calculé le montant du déficit fonctionnel temporaire ?
Le calcul de l’indemnisation du DFT repose sur une formule simple, mais dont chaque paramètre peut faire l’objet de discussions :
Indemnisation DFT = Montant journalier de base × Taux de DFT × Nombre de jours
Étape 1 : l’expertise médicale fixe le taux et la durée
C’est lors de l’expertise médicale que le médecin expert évalue le taux de DFT et la durée de chaque période. En pratique, une victime peut connaître plusieurs taux successifs au cours de sa convalescence. Par exemple, un DFT total pendant l’hospitalisation, puis un DFT à 50 % pendant la rééducation, puis un DFT à 25 % jusqu’à la consolidation.
Marie, 35 ans, est renversée par une voiture alors qu’elle circule à vélo. Elle souffre d’une fracture ouverte du tibia. Le médecin expert retient les périodes suivantes :
- Hospitalisation : 10 jours → DFT total (100 %)
- Immobilisation à domicile avec plâtre : 45 jours → DFT classe 4 (75 %)
- Rééducation intensive : 60 jours → DFT classe 3 (50 %)
- Gêne résiduelle jusqu’à consolidation : 90 jours → DFT classe 2 (25 %)
Calcul sur une base de 28 €/jour :
- 10 × 28 € × 100 % = 280 €
- 45 × 28 € × 75 % = 945 €
- 60 × 28 € × 50 % = 840 €
- 90 × 28 € × 25 % = 630 €
Total DFT estimé : 2 695 €
Étape 2 : le chiffrage par l’assureur
Une fois le rapport d’expertise transmis, c’est l’assureur qui effectue le chiffrage financier du DFT. Il applique sa propre grille tarifaire, qui peut être inférieure au référentiel Mornet. C’est pourquoi il est indispensable de vérifier chaque ligne de l’offre d’indemnisation.
Les compagnies d’assurance utilisent souvent une base journalière de 20 à 23 €/jour pour le DFT total, alors que les tribunaux retiennent couramment 25 à 33 €/jour. Sur une longue période de convalescence, cette différence représente plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros. Ne jamais accepter la première offre sans l’avoir fait vérifier par un professionnel.
Cas particulier : la victime seule responsable et le contrat GAV
Lorsque la victime est seule impliquée dans l’accident (chute à domicile, accident de sport sans tiers responsable), elle ne peut pas se retourner contre un tiers. L’indemnisation dépend alors de son contrat garantie accidents de la vie (GAV) ou, pour les conducteurs, de la garantie corporelle du conducteur.
Ces contrats prévoient souvent un seuil minimal d’intervention. Par exemple, certains contrats GAV n’indemnisent qu’à partir d’un taux de DFP de 5 % ou 10 %. La victime doit vérifier les conditions générales de son contrat pour connaître ses droits.
Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr permet d’obtenir une estimation indicative des différents postes de préjudice corporel, dont le déficit fonctionnel temporaire.
Contestation du déficit fonctionnel temporaire : les recours possibles
La victime qui estime que son DFT a été mal évalué ou sous-indemnisé dispose de plusieurs voies de recours. Il convient de distinguer trois situations.
L’expertise médicale est incomplète ou erronée
Si la victime considère que le médecin expert n’a pas correctement évalué ses préjudices — par exemple en oubliant une période de DFT ou en sous-estimant le taux — elle peut demander une contre-expertise médicale. Cette nouvelle expertise sera réalisée par un autre médecin, idéalement un médecin expert judiciaire indépendant. Le nouveau rapport sera transmis à l’assureur, qui devra réévaluer son offre.
Lors de l’expertise médicale (initiale ou contre-expertise), la victime a le droit de se faire assister par un médecin conseil de victimes. Ce professionnel, indépendant de l’assureur, veille à ce que tous les préjudices soient correctement évalués. Sa présence peut faire toute la différence dans le montant final d’indemnisation.
La proposition d’indemnisation est trop faible
Si la victime est d’accord avec l’expertise médicale mais trouve l’offre financière de l’assureur insuffisante, elle peut contester l’offre d’indemnisation et négocier poste par poste. Il est recommandé de s’appuyer sur le référentiel Mornet et sur des exemples de jurisprudence pour argumenter.
Un modèle de lettre de contestation peut être utilisé pour formaliser le désaccord et engager la négociation. La victime peut aussi utiliser un courrier type de contestation d’offre d’indemnisation.
Aucun accord n’est trouvé : la voie judiciaire
Lorsque la négociation échoue, la victime peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une juste indemnisation de son DFT. Le recours à un avocat spécialisé en dommages corporels est alors vivement recommandé. Le juge fixera le montant de l’indemnisation en toute indépendance, en se référant notamment au référentiel Mornet et à la jurisprudence.
Les actions en réparation de dommages corporels se prescrivent par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage initial ou aggravé. La victime dispose donc d’un délai de 10 ans pour agir, mais il est recommandé de ne pas attendre pour engager les démarches.
Exemples concrets d’indemnisation du déficit fonctionnel temporaire
Voici plusieurs situations concrètes illustrant l’indemnisation du DFT dans des cas variés. Ces exemples permettent de mieux comprendre comment ce poste de préjudice est évalué selon le type d’accident.
Accident de la route avec blessures multiples
Paul, 42 ans, est passager lors d’un accident de la route. Il souffre de fractures costales et d’un traumatisme cervical (coup du lapin). Sa convalescence dure 6 mois :
- 5 jours d’hospitalisation → DFT total (100 %) = 5 × 28 € = 140 €
- 30 jours de DFT classe 3 (50 %) = 30 × 14 € = 420 €
- 145 jours de DFT classe 2 (25 %) = 145 × 7 € = 1 015 €
Total DFT estimé : 1 575 €
L’assureur avait proposé 980 €. Après contestation avec l’appui d’un avocat, Paul a obtenu 1 500 €.
Pour un accident survenu sur le trajet domicile-travail, la victime peut cumuler l’indemnisation de droit commun avec les prestations de la Sécurité sociale au titre de l’accident de trajet.
Accident dans un lieu public (supermarché)
Une chute dans un supermarché (sol mouillé, rayonnage instable) engage la responsabilité du gérant. La victime peut obtenir l’indemnisation de son DFT auprès de l’assurance responsabilité civile du magasin. Ce type de situation relève de l’accident de la vie courante.
Morsure de chien
Une personne attaquée par un chien peut obtenir l’indemnisation de son DFT. La responsabilité du propriétaire de l’animal est engagée de plein droit (article 1243 du Code civil). Selon la gravité des morsures, les périodes de DFT peuvent être significatives, notamment en cas d’interventions chirurgicales reconstructrices.
Pour une morsure au bras nécessitant une hospitalisation de 3 jours et 4 mois de cicatrisation :
- DFT total (hospitalisation) : 3 jours × 28 € = 84 €
- DFT classe 2 (pansements, gêne quotidienne) : 120 jours × 7 € = 840 €
Estimation DFT : environ 924 €
Accident de vélo contre voiture
Les cyclistes et usagers de mobilités douces bénéficient d’un régime protecteur en cas d’accident impliquant un véhicule terrestre à moteur (loi Badinter de 1985). Le DFT est intégralement indemnisé, même si le cycliste a commis une faute, sauf en cas de faute inexcusable et de cause exclusive de l’accident.
Les erreurs à éviter lors de l’indemnisation du DFT
Plusieurs pièges guettent les victimes lors de l’évaluation et de l’indemnisation du déficit fonctionnel temporaire :
- Accepter la première offre de l’assureur sans la comparer au référentiel Mornet
- Ne pas se faire assister lors de l’expertise médicale : le médecin de l’assureur tend à minimiser les préjudices
- Confondre DFT et arrêt de travail : le DFT indemnise la gêne dans la vie privée, pas la perte de revenus professionnels
- Oublier de signaler certaines gênes au médecin expert : troubles du sommeil, impossibilité de faire le ménage, aide nécessaire pour la toilette
- Ne pas conserver les preuves : comptes rendus médicaux, photos, témoignages de proches sur la gêne au quotidien
Pour éviter ces écueils, il est fortement recommandé de constituer un dossier d’indemnisation solide dès les premiers jours suivant l’accident. Chaque document médical, chaque certificat, chaque attestation de proche renforce le dossier.
Le DFT et les autres postes de préjudice corporel
Le déficit fonctionnel temporaire ne représente qu’une partie de l’indemnisation globale d’une victime de dommage corporel. Il s’inscrit dans un ensemble de postes de préjudice définis par la nomenclature Dintilhac. Voici les principaux postes qui peuvent s’y ajouter :
- Souffrances endurées (pretium doloris) : les douleurs physiques et morales
- Préjudice esthétique : cicatrices, déformations
- Dépenses de santé : frais médicaux restés à charge
- Assistance par tierce personne : aide humaine nécessaire au quotidien
- Préjudice d’anxiété : angoisse liée aux conséquences de l’accident
- Préjudice scolaire : perte d’une année scolaire ou universitaire
Pour mieux comprendre comment le DFT s’intègre dans une indemnisation complète, la consultation d’exemples concrets d’indemnisation de dommage corporel permet de se faire une idée réaliste des montants en jeu.
FAQ sur le déficit fonctionnel temporaire
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre le DFT et l'ITT ?
Le DFT (déficit fonctionnel temporaire) est un poste d’indemnisation civile qui couvre la gêne dans la vie privée et quotidienne de la victime. L’ITT (incapacité totale de travail) est une notion pénale utilisée pour qualifier la gravité d’une infraction (coups et blessures, accident). Les deux notions sont distinctes : le DFT n’a aucun lien avec la capacité de travail de la victime. Pour en savoir plus, consulter la page sur le calcul de l’indemnisation ITT.
Comment est fixé le taux de DFT ?
Le taux de DFT est fixé par le médecin expert lors de l’expertise médicale. Il évalue l’intensité de la gêne subie par la victime dans sa vie quotidienne et détermine les différentes périodes avec leurs taux respectifs (de 10 % à 100 %). La victime peut se faire assister par un médecin conseil de victimes lors de cette expertise.
Quel est le montant moyen d'indemnisation du DFT ?
Le montant dépend de la durée et de l’intensité de la gêne. Sur la base du référentiel Mornet (25 à 33 €/jour pour un DFT total), une convalescence de 6 mois avec des taux variables peut donner lieu à une indemnisation de 1 000 à 4 000 € pour le seul poste de DFT. Les montants sont très variables selon les dossiers.
Peut-on contester le montant du DFT proposé par l'assureur ?
Oui. La victime peut contester l’expertise médicale en demandant une contre-expertise, ou contester l’offre financière en négociant avec l’assureur. En dernier recours, la saisine du tribunal judiciaire permet d’obtenir une décision indépendante. Il est recommandé de se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommages corporels.
Le DFT est-il imposable ?
Non. L’indemnisation du déficit fonctionnel temporaire, comme l’ensemble des indemnités réparant un préjudice corporel, est exonérée d’impôt sur le revenu. La victime n’a pas à déclarer ces sommes dans sa déclaration fiscale.
Quel est le délai pour réclamer l'indemnisation du DFT ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation (article 2226 du Code civil). La victime dispose donc de 10 ans pour engager une action en indemnisation. Il est toutefois recommandé d’agir le plus rapidement possible pour préserver les preuves et accélérer l’indemnisation.
Conclusion : obtenir une juste indemnisation du déficit fonctionnel temporaire
Le déficit fonctionnel temporaire est un poste de préjudice essentiel qui indemnise la perte de qualité de vie subie par la victime pendant toute la durée de sa convalescence. Trop souvent sous-évalué par les assureurs, il mérite une attention particulière lors de l’expertise médicale et de la négociation de l’offre d’indemnisation.
Se faire accompagner par un médecin conseil de victimes lors de l’expertise et par un avocat spécialisé pour la négociation permet d’optimiser significativement le montant de l’indemnisation. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter et conseiller gratuitement toute personne accidentée.
La permanence de victime-info.fr accompagne les victimes dans l’évaluation et la contestation du déficit fonctionnel temporaire. Un conseiller peut analyser le dossier et orienter vers les professionnels adaptés.
Témoignages
— Céline, 38 ans, accident de la routeBon moi après mon accident j’ai été 3 mois en galère totale, je pouvais même pas porter mes courses ni conduire.. l’assurance m’a proposé genre 800€ pour le DFT, j’ai trouvé ça ridicule. Grâce a victime-info.fr j’ai compris que c’etait largement en dessous de ce que je pouvais avoir. Au final après contestation j’ai eu presque 2200€ rien que pour le DFT. Faut vraiment pas signer tout de suite
— Mehdi, 27 ans, accident de véloFranchement je savais même pas que le DFT existait.. j’ai été renversé par une voiture en vélo, fracture du poignet + entorse genou. 4 mois de galère. Le médecin expert a bien détaillé les périodes avec les taux différents et au final ça ma fait 1800€ de DFT + le reste des préjudices. Le truc important c’est de bien tout dire au médecin expert, chaque gène du quotidien compte
— Isabelle, 52 ans, chute dans un magasinHonnêtement j’ai glissé sur une flaque dans un supermarché, fracture du col du fémur à 52 ans c’est pas rien.. 2 semaines d’hospi, 3 mois de kiné, j’ai pas pu m’occuper de ma maison pendant 5 mois. Mon avocat a bien négocié le DFT en s’appuyant sur le barème Mornet, l’assurance du magasin a fini par proposer quelque chose de correct. Mais si j’avais accepté la première offre j’aurais perdu la moitié facile



