Le préjudice sexuel fait partie des postes d’indemnisation les plus intimes et souvent les plus difficiles à évoquer pour une victime. Pourtant, le droit français reconnaît pleinement ce préjudice et prévoit sa réparation intégrale dans le cadre de l’indemnisation du dommage corporel. Qu’il résulte d’un accident de la route, d’une agression, d’un accident médical ou d’un accident de la vie courante, le préjudice sexuel doit être identifié, évalué et indemnisé de manière juste.
Cette page propose un simulateur d’indemnités pour le préjudice sexuel permettant d’obtenir une première estimation du montant d’indemnisation envisageable. La personne concernée y trouvera également des explications détaillées sur la définition de ce préjudice, les composantes retenues par la nomenclature Dintilhac, les barèmes applicables et des exemples de jurisprudence. Pour toute question, il est possible de contacter la permanence de victime-info.fr gratuitement.

Il est vivement recommandé de se faire assister par un avocat spécialisé en dommage corporel et un médecin conseil de victimes tout au long des démarches d’indemnisation. Ces professionnels permettent de s’assurer que le préjudice sexuel est correctement évalué et indemnisé.
Sommaire
- Simulateur d’indemnisation du préjudice sexuel
- Qu’est-ce que le préjudice sexuel ?
- Les trois composantes du préjudice sexuel selon la nomenclature Dintilhac
- Comment est indemnisé le préjudice sexuel ?
- L’indemnisation par ricochet du compagnon ou de la compagne
- Barème et exemples chiffrés du préjudice sexuel
- Le préjudice sexuel lors de l’expertise médicale
- Les erreurs à éviter pour la victime
- Questions fréquentes
- Témoignages
Simulateur d’indemnisation du préjudice sexuel
Le simulateur ci-dessous permet d’obtenir une estimation indicative du montant d’indemnisation du préjudice sexuel en fonction de la gravité de l’atteinte et de l’âge de la victime. Ce calcul repose sur les données issues de la jurisprudence et du référentiel Mornet.
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Qu’est-ce que le préjudice sexuel ?
Le préjudice sexuel désigne l’ensemble des atteintes portées à la vie sexuelle d’une personne à la suite d’un dommage corporel. Il peut être défini comme la violation d’un droit fondamental à la sexualité, rattachable au droit à la santé, à la vie privée et familiale ou encore à l’intégrité corporelle.
Le droit français prévoit l’indemnisation des préjudices corporels, parmi lesquels le préjudice sexuel occupe une place importante. Il s’agit d’un préjudice extrapatrimonial permanent, c’est-à-dire qu’il concerne des souffrances qui ne sont pas directement chiffrables en termes matériels.
« Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. » Ce texte fondamental protège la sphère intime de chaque individu, y compris sa vie sexuelle.
Une indemnisation est une compensation financière versée en contrepartie des dommages causés. Quant au dommage, il s’agit de l’atteinte subie par une personne dans son corps (dommage corporel), dans son patrimoine ou dans ses droits extrapatrimoniaux. Ce dommage ouvre un droit à une indemnisation lorsqu’il résulte notamment :
- De l’inexécution d’un contrat (par exemple, un accident médical)
- D’un délit ou d’une infraction (agression, accident de la route causé par un tiers fautif)
- D’un fait dont la loi ou les tribunaux imposent la charge à une personne
Il est important de comprendre que le préjudice sexuel est invocable à tout âge. Les personnes âgées comme les jeunes adultes ou même les mineurs peuvent en bénéficier. La jurisprudence reconnaît en effet qu’un adolescent qui n’a pas encore eu de vie sexuelle peut néanmoins subir un préjudice sexuel si ses capacités futures sont compromises.
Les trois composantes du préjudice sexuel selon la nomenclature Dintilhac
La nomenclature Dintilhac, qui sert de référence pour l’évaluation des préjudices corporels en France, classe le préjudice sexuel parmi les préjudices extrapatrimoniaux permanents. Elle précise que ce préjudice concerne « la réparation des préjudices touchant à la sphère sexuelle ».
Le préjudice sexuel se décompose en trois éléments distincts :
Le préjudice morphologique
Il s’agit de l’atteinte aux organes sexuels primaires et secondaires résultant du dommage subi. Par exemple, une blessure au niveau des organes génitaux à la suite d’un accident, une cicatrice importante dans la zone intime, ou encore la perte d’un organe sexuel. Ce volet concerne l’aspect physique et anatomique de la sexualité.
Le préjudice lié à l’acte sexuel lui-même
Ce volet repose sur la perte du plaisir lié à l’accomplissement de l’acte sexuel. Il peut s’agir de troubles de l’érection, de douleurs pendant les rapports, de perte de sensibilité, de diminution de la libido ou encore d’impossibilité totale d’avoir des rapports sexuels. La gêne positionnelle (difficulté à adopter certaines positions en raison de douleurs dorsales ou articulaires, par exemple) est également prise en compte.
Le préjudice lié à la difficulté ou l’impossibilité de procréer
Ce troisième volet concerne les conséquences du dommage sur la capacité de reproduction. La victime peut se retrouver dans l’impossibilité de concevoir naturellement un enfant, ou être contrainte de recourir à des techniques de procréation médicalement assistée (PMA).
Le préjudice sexuel recouvre : 1) l’atteinte morphologique aux organes sexuels, 2) la perte de plaisir et les difficultés liées à l’acte sexuel, 3) la difficulté ou l’impossibilité de procréer. Ces trois volets sont indépendants et peuvent être cumulés dans l’indemnisation.
Il est essentiel de noter que le préjudice sexuel n’est indemnisé en tant que tel que pour la période postérieure à la consolidation (c’est-à-dire le moment où l’état de santé de la victime est stabilisé). Avant la consolidation, les troubles de la vie sexuelle sont inclus dans le déficit fonctionnel temporaire (DFT).
Comment est indemnisé le préjudice sexuel ?
La jurisprudence française a tendance à entendre au sens large le préjudice sexuel. Les tribunaux ne se limitent pas aux trois composantes strictes de la nomenclature Dintilhac, mais se fondent plus largement sur la notion de « sphère sexuelle ». De ce fait, même une simple gêne positionnelle liée à des douleurs du membre supérieur ou des douleurs dorsales peut donner lieu à indemnisation, sans qu’il soit nécessaire de prouver une atteinte grave aux organes sexuels.
Selon le référentiel Mornet, le préjudice sexuel peut être indemnisé jusqu’à 80 000 €. Les montants varient généralement entre 500 € pour un préjudice léger et 60 000 € pour un préjudice très grave, en fonction de l’âge, de la gravité de l’atteinte et de la situation personnelle de la victime.
Malheureusement, ni le guide du FGTI (Fonds de Garantie des victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions) ni le barème de l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) ne fournissent d’indications précises sur l’indemnisation du préjudice sexuel.
En revanche, le référentiel de Monsieur Mornet constitue un outil de référence utilisé par de nombreuses juridictions. Ce référentiel fixe un plafond indicatif de 80 000 € pour le préjudice sexuel. Le montant final dépend de plusieurs critères :
- L’âge de la victime au moment de la consolidation (un préjudice sexuel chez une personne de 25 ans sera généralement indemnisé plus fortement que chez une personne de 75 ans)
- La gravité de l’atteinte (gêne légère, difficultés modérées, impossibilité totale)
- La situation familiale (personne en couple, célibataire, projet d’enfant)
- Le sexe de la victime
- Le retentissement psychologique associé
Cour d’appel de Pau, 5 février 2018 : Indemnisation de 20 000 € pour une atteinte au vagin entraînant l’impossibilité de réaliser l’acte sexuel.
Cour d’appel de Versailles, 2 décembre 2021 : Indemnisation de 20 000 € pour la perturbation de la vie sexuelle avec le départ de la compagne, en raison de l’obligation d’effectuer des auto-sondages urinaires et des exonérations digitales plusieurs fois par jour.
Pour mieux comprendre l’ensemble des mécanismes d’indemnisation corporelle, la lecture du dossier consacré aux fondamentaux du droit du dommage corporel est recommandée.
Le préjudice sexuel n’est qu’un des nombreux postes de préjudice indemnisables. Pour obtenir une estimation globale, il est possible d’utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels.
L’indemnisation par ricochet du compagnon ou de la compagne
La question de l’indemnisation du partenaire de la victime est certes controversée en doctrine, mais elle est aujourd’hui reconnue par la jurisprudence dans un nombre croissant de décisions.
Le compagnon ou la compagne de la victime directe ne sera pas indemnisé au titre du préjudice sexuel à proprement parler, mais plutôt au titre du préjudice d’affection et du préjudice moral par ricochet. Ce préjudice vise à indemniser au titre du préjudice moral l’impact que le dommage subi par la victime directe entraîne sur le mode de vie et l’intimité du couple.
Pour bénéficier de cette indemnisation par ricochet, le proche doit démontrer l’existence d’un lien réel et affectif avec la victime directe. Il peut s’agir d’un mariage, d’un PACS ou d’un concubinage stable. Des attestations, des preuves de vie commune ou des témoignages peuvent être produits.
Le référentiel de Monsieur Mornet prévoit cette indemnisation par ricochet, avec un montant pouvant atteindre 15 000 €. Le barème applicable dépend également de la version du référentiel utilisée (référentiel Mornet 2021 ou référentiel Mornet 2022).
En cas de décès de la victime directe, les proches peuvent également solliciter une indemnisation spécifique. Le simulateur d’indemnités pour la famille et les proches en cas de décès permet d’obtenir une première estimation.
Barème et exemples chiffrés du préjudice sexuel
Le montant de l’indemnisation du préjudice sexuel varie considérablement en fonction de la gravité de l’atteinte. Voici un barème indicatif issu de la jurisprudence, classé par niveau de gravité :
Préjudice sexuel léger (500 € à 3 000 €)
- 1 000 € : douleur du membre supérieur gênant certaines pratiques sexuelles
- 2 000 € : difficultés à réaliser l’acte sexuel en raison de douleurs multiples
- 2 500 € : perte de libido, rupture relativement rapide avec le ou la concubin(e)
- 3 000 € : moindre fréquence des rapports sexuels
Préjudice sexuel modéré (4 000 € à 10 000 €)
- 4 000 € : changement de l’aspect du corps et difficultés de mouvements dans l’acte lui-même
- 5 000 € : paraplégie avec retentissement sur la vie sexuelle
- 6 000 € : mauvaise qualité de l’érection
- 8 000 € : perte de la sensibilité périnéale
- 10 000 € : tétraplégie haute avec impossibilité quasi totale
Préjudice sexuel grave (15 000 € à 60 000 € et plus)
- 15 000 € : préjudice sexuel total d’origine psychiatrique sans aucune amélioration depuis l’infection contractée en clinique
- 20 000 € : séquelles affectant l’appareil génital occasionnant des difficultés érectiles, difficulté de procréer et nécessité de recourir à une insémination artificielle
- 40 000 € : absence totale de désir et de notion même de besoin sexuel
- 60 000 € : aucune activité sexuelle n’est plus envisageable
L’indemnisation du préjudice sexuel s’échelonne de 500 € à 60 000 € selon la jurisprudence, avec un plafond théorique de 80 000 € selon le référentiel Mornet. L’indemnisation par ricochet du partenaire peut atteindre 15 000 €.
Pour consulter d’autres exemples concrets d’indemnisation de dommage corporel, la page dédiée aux exemples chiffrés est une ressource complémentaire utile.
Le préjudice sexuel lors de l’expertise médicale
L’expertise médicale est une étape cruciale dans l’évaluation du préjudice sexuel. C’est lors de cette expertise que le médecin expert évalue les différentes composantes du dommage corporel, y compris les retentissements sur la sphère sexuelle.
Comment se déroule l’évaluation du préjudice sexuel ?
Le médecin expert judiciaire ou le médecin expert de l’assurance interroge la victime sur les conséquences du dommage sur sa vie intime. Concrètement, l’évaluation porte sur :
- Les atteintes physiques aux organes génitaux
- Les douleurs ressenties lors des rapports ou dans les zones intimes
- Les troubles de la libido ou de l’excitation
- Les troubles de l’érection ou de la lubrification
- Les difficultés positionnelles liées aux séquelles
- L’impact psychologique sur la vie intime (peur, anxiété, perte d’estime de soi)
- Les conséquences sur la capacité de procréation
Le déroulement de l’expertise médicale est une étape souvent appréhendée par les victimes. Il est essentiel de s’y préparer en amont.
Le préjudice sexuel est l’un des postes les plus fréquemment oubliés ou sous-évalués lors de l’expertise médicale, car la victime n’ose pas toujours aborder le sujet spontanément. Il est indispensable d’en parler au médecin expert, même si cela est difficile. La présence d’un médecin conseil de victimes lors de l’expertise permet de s’assurer que ce poste n’est pas oublié.
L’importance de la preuve du préjudice sexuel
L’indemnisation du préjudice sexuel repose sur la capacité de la victime à prouver la réalité de ce préjudice. Plusieurs éléments peuvent constituer des preuves :
- Le rapport d’expertise médicale mentionnant les retentissements sur la sphère sexuelle
- Des certificats médicaux du médecin traitant, urologue, gynécologue ou sexologue
- Des attestations du partenaire décrivant les changements dans la vie intime du couple
- Des prescriptions médicamenteuses (traitements des troubles érectiles, antidépresseurs ayant un impact sur la libido)
- Des comptes rendus de consultations auprès d’un psychologue ou psychiatre
Sans ces éléments de preuve, le risque est que le préjudice sexuel soit insuffisamment évalué, voire purement et simplement écarté de l’indemnisation.
Les erreurs à éviter pour la victime
La procédure d’indemnisation du préjudice sexuel comporte plusieurs pièges que la victime doit connaître pour protéger ses droits.
Les compagnies d’assurance ont tendance à proposer des montants d’indemnisation très inférieurs à ce que la victime pourrait obtenir devant un tribunal. Il est impératif de ne pas signer la première offre sans l’avoir fait examiner par un professionnel (avocat spécialisé ou association d’aide aux victimes).
Ne pas négliger le préjudice sexuel par pudeur
Trop de victimes renoncent à évoquer le préjudice sexuel par gêne ou par pudeur. C’est compréhensible, mais cela revient à abandonner un droit légitime à l’indemnisation. L’entretien avec le médecin expert se déroule dans un cadre confidentiel et la victime peut demander à être entendue seule.
Ne pas confondre les différents postes de préjudice
Le préjudice sexuel est un poste de préjudice autonome. Il ne doit pas être confondu avec le déficit fonctionnel temporaire (qui couvre la période avant consolidation), ni avec le préjudice d’agrément ou le préjudice moral. Chacun de ces postes est indemnisable séparément, et une bonne connaissance de la classification des déficits fonctionnels temporaires permet d’éviter toute confusion.
Respecter les délais de prescription
La victime dispose d’un délai pour agir en justice et réclamer l’indemnisation de son préjudice sexuel. En matière de dommage corporel, ce délai est de 10 ans à compter de la date de consolidation.
« L’action en responsabilité née à raison d’un dommage corporel, engagée par la victime directe ou indirecte des préjudices qui en résultent, se prescrit par dix ans à compter de la date de la consolidation du dommage initial ou aggravé. »
Pour mieux appréhender les délais applicables, la page consacrée aux délais d’indemnisation apporte des précisions utiles.
victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans la compréhension de leurs droits. Ne pas rester seul face à cette situation.
Questions fréquentes sur le préjudice sexuel
Questions fréquentes
Le préjudice sexuel est-il indemnisable à tout âge ?
Oui, le préjudice sexuel est indemnisable à tout âge. La jurisprudence reconnaît ce droit aussi bien aux personnes âgées qu’aux jeunes adultes ou aux mineurs dont les capacités sexuelles futures sont compromises par le dommage. L’âge de la victime influence le montant de l’indemnisation, mais ne constitue pas un motif d’exclusion.
Comment prouver l'existence d'un préjudice sexuel ?
La preuve du préjudice sexuel repose principalement sur le rapport d’expertise médicale, les certificats médicaux de spécialistes (urologue, gynécologue, sexologue), les prescriptions médicamenteuses, les attestations du partenaire et les comptes rendus de consultations psychologiques. La présence d’un médecin conseil de victimes lors de l’expertise est vivement recommandée pour s’assurer que ce poste est correctement évalué.
Le compagnon ou la compagne de la victime peut-il être indemnisé ?
Oui, le partenaire de la victime peut prétendre à une indemnisation par ricochet, non pas au titre du préjudice sexuel lui-même, mais au titre du préjudice moral et d’affection. Le référentiel Mornet prévoit un montant pouvant atteindre 15 000 €. Il faut prouver l’existence d’un lien réel et affectif avec la victime directe.
Quel est le montant moyen d'indemnisation du préjudice sexuel ?
Les montants varient considérablement selon la gravité de l’atteinte : de 500 € pour une gêne légère à plus de 60 000 € pour une impossibilité totale d’activité sexuelle. Le référentiel Mornet fixe un plafond indicatif de 80 000 €. L’âge, la situation familiale et la nature des séquelles sont les principaux critères retenus par les tribunaux.
Le préjudice sexuel est-il indemnisé pendant la période de soins (avant consolidation) ?
Non, le préjudice sexuel en tant que poste autonome n’est indemnisé que pour la période postérieure à la consolidation. Avant la consolidation, les troubles de la vie sexuelle sont intégrés dans le déficit fonctionnel temporaire (DFT). C’est pourquoi il est important que le DFT soit correctement évalué pour prendre en compte cette dimension.
Que faire si le préjudice sexuel a été oublié lors de l'expertise médicale ?
Si le préjudice sexuel n’a pas été mentionné lors de l’expertise, il est possible de demander un complément d’expertise ou une contre-expertise. La victime peut également fournir des certificats médicaux complémentaires attestant de ce préjudice. L’assistance d’un avocat spécialisé en dommage corporel est particulièrement recommandée dans cette situation pour faire valoir ce droit à indemnisation.
Conclusion : faire valoir ses droits au titre du préjudice sexuel
Le préjudice sexuel est un poste d’indemnisation légitime et reconnu par le droit français. Que l’atteinte soit légère ou grave, toute victime ayant subi un retentissement sur sa vie intime à la suite d’un dommage corporel a droit à une réparation financière. L’essentiel est de ne pas rester isolé face à cette démarche, de se faire accompagner par des professionnels compétents et de ne jamais renoncer à ses droits par pudeur ou méconnaissance.
Le site victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), met à disposition de nombreux outils et dossiers d’information pour aider chaque victime à comprendre et faire valoir ses droits. Il est également possible d’utiliser les modèles de lettres disponibles sur le site pour les démarches administratives.
La permanence de victime-info.fr est disponible pour répondre à toute question sur le préjudice sexuel et l’indemnisation du dommage corporel. Ne pas hésiter à prendre contact.
| Nature de l’accident | Conséquences de l’accident | Montant de l’indemnisation |
| Faute du dentiste et défaut d’information des risques | Edentation | 6000€ pour le mari |
| Intervention chirurgicale digestive | Syndrome des loges | 5000€ |
Témoignages
— Laurent, 38 ans, accident de motoBon franchement c’est un sujet dont on parle pas facilement mais faut le faire.. moi apres mon accident de moto j’avais des douleurs au bassin qui rendaient les rapports quasi impossible. L’assurance m’a proposé 1500€ pour le prejudice sexuel, j’ai refusé grace aux infos trouvées sur victime-info.fr et au final avec mon avocat on a obtenu 8000€. Ca change tout.
— Amandine, 29 ans, victime d'un accident de la routeHonnêtement je savais même pas que ca existait le prejudice sexuel comme indemnisation.. lors de l’expertise le médecin m’a rien demandé sur ça et c’est mon medecin conseil qui a insisté pour que ce soit noté dans le rapport. Au final j’ai eu 4500€ en plus de tout le reste. Pensez à en parler sérieusement
— Marc, 52 ans, accident de travail avec séquelles gravesMoi j’ai eu un accident de travail ya 3 ans, fracture du bassin et plein de complications. Ma femme et moi on a plus de vie intime depuis. Ce qui m’a surpris c’est que ma femme aussi a pu être indemnisée pour le préjudice moral lié à ça, on a touché 5000€ pour elle en plus de mes indemnités à moi. Faut pas laisser tomber et surtout pas signer le premier truc que l’assurance propose



