Un score de Glasgow à 6 traduit un traumatisme crânien grave engageant le pronostic vital et fonctionnel de la victime. Ce niveau de coma, situé dans la partie basse de l’échelle de Glasgow, indique une altération profonde de la conscience nécessitant une prise en charge médicale d’urgence en réanimation. Pour la victime et ses proches, les semaines et mois qui suivent un tel traumatisme sont souvent marqués par l’incertitude, la souffrance et la complexité des démarches administratives et juridiques.
Ce guide détaillé a pour objectif d’expliquer ce que signifie concrètement un score de Glasgow à 6, quelles sont les séquelles fréquentes, comment se déroule l’expertise médicale, et surtout quels sont les droits de la victime en matière d’indemnisation du dommage corporel. Partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), la permanence de victime-info.fr accompagne gratuitement les victimes et leurs familles dans ces démarches souvent éprouvantes.
Un score de Glasgow à 6 correspond à un coma profond. La victime ne présente aucune réponse verbale cohérente, n’ouvre pas les yeux spontanément et ne réagit qu’à la douleur par des mouvements anormaux. Il s’agit d’un traumatisme crânien grave dont les séquelles sont souvent lourdes et l’indemnisation potentiellement très importante.
Comprendre le score de Glasgow à 6
L’échelle de Glasgow (Glasgow Coma Scale ou GCS) est un outil neurologique utilisé par les médecins urgentistes et réanimateurs pour évaluer le niveau de conscience d’un patient. Elle repose sur trois paramètres : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. Le score total varie de 3 (coma le plus profond) à 15 (état de conscience normal).
Décomposition typique d’un score à 6
Un Glasgow à 6 peut correspondre à plusieurs combinaisons. Voici les plus fréquemment observées en pratique clinique :
- Ouverture des yeux (E) : 1 à 2 — aucune ouverture ou ouverture uniquement à la douleur
- Réponse verbale (V) : 1 à 2 — aucune réponse verbale ou sons incompréhensibles
- Réponse motrice (M) : 2 à 4 — extension anormale, flexion anormale ou retrait à la douleur
Par exemple, un patient avec E2 (ouverture des yeux à la douleur) + V1 (aucune réponse verbale) + M3 (flexion anormale) obtient un score total de 6. Cette combinaison indique un coma grave avec des réponses neurologiques très altérées.
Selon la classification internationale, un score de Glasgow compris entre 3 et 8 définit un traumatisme crânien grave (ou sévère). Un Glasgow à 6 se situe donc clairement dans cette catégorie, justifiant une hospitalisation en réanimation et une surveillance neurologique continue.
Différence entre Glasgow 6 et les scores voisins
Il est important de situer le Glasgow 6 par rapport aux scores proches pour comprendre la gravité relative :
- Glasgow 3 à 5 : coma très profond, pronostic vital souvent engagé de manière critique
- Glasgow 6 à 8 : coma grave, la victime peut présenter des réponses motrices à la douleur mais reste inconsciente
- Glasgow 10 : traumatisme crânien modéré, la victime commence à présenter des réponses partielles
- Glasgow 12 : traumatisme crânien léger à modéré, la conscience est partiellement préservée
À un score de 6, la victime se trouve dans une zone critique où les lésions cérébrales sont souvent étendues et où l’évolution reste incertaine pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
En France, on dénombre environ 150 000 traumatismes crâniens par an. Parmi eux, 10 à 15 % sont classés comme graves (Glasgow inférieur ou égal à 8). Le taux de mortalité pour un Glasgow entre 3 et 8 est estimé entre 30 et 50 %, et les survivants conservent très fréquemment des séquelles neurologiques durables.
Les causes les plus fréquentes d’un Glasgow à 6
Un traumatisme crânien aboutissant à un score de Glasgow de 6 résulte généralement d’un choc violent au niveau du crâne. Les circonstances les plus courantes sont les suivantes :
Accidents de la route
Les accidents de la circulation (voiture, moto, vélo, piéton) constituent la première cause de traumatisme crânien grave en France, en particulier chez les jeunes adultes. Un choc frontal à haute vitesse, un impact avec le sol lors d’un accident de deux-roues ou un piéton percuté peuvent provoquer des lésions cérébrales sévères avec un Glasgow initial très bas.
Chutes graves
Les chutes de hauteur (accident du travail, chute dans un escalier, accident domestique) représentent la deuxième cause. Chez les personnes âgées, une simple chute peut entraîner un hématome sous-dural avec un Glasgow à 6, en raison de la fragilité des vaisseaux cérébraux.
Agressions et violences
Les coups portés à la tête lors d’une agression physique peuvent provoquer un traumatisme crânien grave. Dans ces situations, la victime dispose de voies d’indemnisation spécifiques, notamment par la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI).
Accidents de sport
Certaines pratiques sportives à risque (rugby, sports équestres, ski, cyclisme) peuvent être à l’origine de traumatismes crâniens sévères, en particulier lorsque la victime ne porte pas de casque ou lorsque le choc est d’une violence exceptionnelle.
Marc, 29 ans, motard, est percuté par un véhicule qui grille un feu rouge. Malgré le port du casque, le choc est si violent que Marc est retrouvé inconscient par les secours. Le SAMU évalue son score de Glasgow à 6. Il est intubé sur place et transféré en réanimation neurochirurgicale. Après trois semaines de coma, Marc reprend progressivement conscience mais présente des séquelles cognitives lourdes (troubles de la mémoire, de la concentration, changements de personnalité). Deux ans plus tard, après consolidation, l’expertise médicale retient un taux d’AIPP de 55 %. L’indemnisation totale obtenue avec l’aide d’un avocat spécialisé dépasse 800 000 euros.
Les séquelles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 6
Un Glasgow à 6 correspond à des lésions cérébrales sévères. Les séquelles qui en résultent sont souvent multiples, durables et peuvent affecter toutes les dimensions de la vie de la victime. La nature et la gravité de ces séquelles dépendent de la localisation des lésions, de l’âge de la victime et de la rapidité de la prise en charge initiale.
Séquelles cognitives et neurologiques
Les séquelles du traumatisme crânien les plus invalidantes sont souvent les troubles cognitifs, parfois qualifiés de « handicap invisible » :
- Troubles de la mémoire : difficultés à retenir de nouvelles informations, oublis fréquents
- Troubles de l’attention et de la concentration : incapacité à se concentrer durablement, fatigabilité intense
- Troubles des fonctions exécutives : difficultés de planification, d’organisation, de prise de décision
- Ralentissement du traitement de l’information : la victime met plus de temps à comprendre et réagir
- Troubles du langage (aphasie) : difficultés à trouver les mots, à formuler des phrases
- Épilepsie post-traumatique : crises convulsives nécessitant un traitement au long cours
Les séquelles cognitives et comportementales d’un traumatisme crânien grave sont souvent sous-évaluées lors de l’expertise médicale car elles ne se « voient » pas. L’assureur ou son médecin conseil peut tenter de minimiser ces troubles. Il est fondamental que la victime soit accompagnée par un médecin expert indépendant spécialisé en neurologie pour faire valoir l’ensemble de ses séquelles.
Séquelles comportementales et psychologiques
Les lésions cérébrales, en particulier au niveau des lobes frontaux, entraînent fréquemment des modifications profondes de la personnalité :
- Irritabilité et agressivité : réactions disproportionnées face aux situations courantes
- Désinhibition : comportements socialement inadaptés
- Apathie et perte de motivation : la victime ne prend plus d’initiatives
- Dépression et anxiété : très fréquentes après un traumatisme crânien grave
- Troubles du sommeil : insomnie ou hypersomnie perturbant le quotidien
Séquelles motrices et sensorielles
En fonction de la localisation des lésions, un Glasgow 6 peut également laisser des séquelles physiques :
- Hémiparésie ou hémiplégie (paralysie d’un côté du corps)
- Troubles de l’équilibre et de la coordination
- Troubles de la vision (diplopie, hémianopsie)
- Perte de l’odorat (anosmie) ou du goût
- Douleurs neuropathiques chroniques
Conséquences sur la vie quotidienne et professionnelle
L’ensemble de ces séquelles a un impact considérable sur l’autonomie de la victime. Dans de nombreux cas, la personne accidentée ne peut plus :
- Reprendre son activité professionnelle antérieure
- Conduire un véhicule
- Vivre seule sans assistance
- Gérer ses affaires administratives et financières
- Maintenir ses relations sociales et familiales
Lorsque la victime n’est plus en mesure de gérer ses propres intérêts, une mesure de protection juridique (tutelle ou curatelle) peut être mise en place par le juge des tutelles.
Lorsque la victime d’un traumatisme crânien grave ne peut plus accomplir seule les actes essentiels de la vie quotidienne (se laver, s’habiller, se déplacer, préparer les repas), elle a droit à l’indemnisation du besoin en aide humaine, appelé « tierce personne ». Ce poste de préjudice peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros, voire plus d’un million d’euros pour une victime jeune nécessitant une aide permanente.
L’expertise médicale : une étape décisive pour l’indemnisation
L’expertise médicale constitue le moment clé de tout le processus d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que seront évalués les séquelles définitives de la victime et les différents postes de préjudice. Pour un Glasgow à 6, cette étape est d’autant plus cruciale que les enjeux financiers sont considérables.
Quand a lieu l’expertise ?
L’expertise médicale intervient après la consolidation, c’est-à-dire le moment où l’état de santé de la victime est stabilisé et n’évolue plus de manière significative. Pour un traumatisme crânien grave, la consolidation intervient rarement avant 18 mois à 3 ans après l’accident, parfois davantage.
Comment se préparer à l’expertise ?
La préparation de l’expertise médicale est essentielle. La victime ou ses proches doivent :
- Réunir l’ensemble du dossier médical (compte-rendus d’hospitalisation, imageries, bilans neuropsychologiques)
- Tenir un journal des difficultés quotidiennes avec des exemples concrets
- Se faire accompagner par un médecin conseil de victimes (aussi appelé médecin de recours), indépendant de l’assureur
- Recueillir les témoignages de l’entourage sur les changements observés depuis l’accident
Lors d’un traumatisme crânien grave avec un Glasgow initial à 6, les enjeux de l’expertise sont considérables : des dizaines voire des centaines de milliers d’euros dépendent de l’évaluation médicale. Se rendre à l’expertise sans médecin conseil indépendant, c’est laisser le médecin de l’assurance évaluer seul les séquelles, avec un risque très élevé de sous-évaluation. Le coût d’un médecin conseil est largement compensé par le gain obtenu sur l’indemnisation.
Les postes de préjudice évalués
L’expertise va permettre d’évaluer les séquelles selon la nomenclature Dintilhac, qui liste l’ensemble des postes de préjudice indemnisables. Pour un Glasgow 6, les postes les plus importants sont généralement :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne entre l’accident et la consolidation
- Déficit fonctionnel permanent (DFP/AIPP) : séquelles définitives évaluées en pourcentage
- Souffrances endurées : douleurs physiques et morales subies
- Préjudice esthétique : cicatrices, séquelles visibles
- Préjudice d’agrément : impossibilité de pratiquer des activités de loisirs
- Préjudice sexuel : troubles de la libido, impossibilité de rapports
- Perte de gains professionnels : actuels et futurs
- Incidence professionnelle : dévalorisation sur le marché du travail
- Tierce personne : besoin d’aide humaine quotidienne
- Frais de logement et véhicule adaptés
Pour un traumatisme crânien grave, le taux d’incapacité permanente partielle (AIPP) se situe fréquemment entre 40 % et 80 %, selon la gravité des séquelles cognitives, comportementales et motrices.
L’indemnisation d’un Glasgow 6 : montants et procédures
L’indemnisation d’un traumatisme crânien grave avec un score de Glasgow initial à 6 peut atteindre des sommes très significatives, en raison de la multiplicité et de la gravité des séquelles. Le principe qui gouverne l’indemnisation en droit français est celui de la réparation intégrale : la victime doit être indemnisée de l’ensemble de ses préjudices, sans enrichissement ni appauvrissement.
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Pour un traumatisme crânien grave avec Glasgow initial à 6, les indemnisations globales se situent généralement entre 500 000 et 2 000 000 euros, voire davantage pour les victimes jeunes avec des séquelles très lourdes nécessitant une aide humaine permanente. Ces montants varient considérablement selon l’âge de la victime, la nature des séquelles, la situation professionnelle et le besoin en tierce personne.
Les différentes voies d’indemnisation
Selon les circonstances de l’accident, plusieurs procédures permettent d’obtenir une indemnisation :
- Accident de la route : la loi Badinter du 5 juillet 1985 protège particulièrement les victimes. L’assureur du responsable doit faire une offre d’indemnisation dans les 8 mois suivant l’accident.
- Agression : la victime peut saisir la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) pour obtenir une indemnisation par le Fonds de Garantie des Victimes.
- Accident médical : la CCI (ex-CRCI) peut être saisie pour les accidents médicaux.
- Accident du travail : indemnisation par la Sécurité sociale complétée par une action en faute inexcusable de l’employeur si les conditions de sécurité n’étaient pas respectées.
Exemples d’indemnisation poste par poste
Pour donner un ordre de grandeur, voici les montants pouvant être obtenus pour les principaux postes de préjudice dans le cas d’un Glasgow 6 avec des séquelles importantes (AIPP à 55 %) chez une victime de 30 ans :
- Déficit fonctionnel permanent (55 %) : 250 000 à 400 000 euros
- Tierce personne (aide 6h/jour, viagère) : 500 000 à 1 200 000 euros
- Pertes de gains professionnels futurs : 300 000 à 800 000 euros
- Souffrances endurées (6/7) : 30 000 à 50 000 euros
- Préjudice d’agrément : 20 000 à 50 000 euros
- Préjudice esthétique : 5 000 à 30 000 euros
- Préjudice sexuel : 15 000 à 40 000 euros
- Logement et véhicule adaptés : variable, parfois plus de 100 000 euros
Des exemples concrets d’indemnisation permettent de mieux visualiser ces montants. Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr offre également une première estimation personnalisée.
Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation de l’indemnisation en fonction du taux d’incapacité, de l’âge et des postes de préjudice concernés.
Le référentiel Mornet et les barèmes
Les juridictions s’appuient notamment sur le référentiel Mornet pour évaluer les montants d’indemnisation. Ce référentiel, régulièrement mis à jour, fournit des fourchettes indicatives pour chaque poste de préjudice en fonction du taux d’AIPP. Il ne s’agit pas d’un barème obligatoire mais d’un outil utilisé par les magistrats pour harmoniser les décisions.
Les actions en réparation du dommage corporel se prescrivent par dix ans à compter de la date de consolidation du dommage initial ou aggravé. Pour un traumatisme crânien grave, la consolidation étant souvent tardive, la victime dispose généralement de plusieurs années pour agir. Il est toutefois recommandé de ne pas attendre pour engager les démarches.
Les droits des proches de la victime
Un traumatisme crânien grave avec Glasgow 6 affecte profondément non seulement la victime directe mais aussi l’ensemble de son entourage. Le droit français reconnaît le préjudice des victimes indirectes (aussi appelées victimes par ricochet) et leur ouvre droit à une indemnisation propre.
Les postes de préjudice des proches
- Préjudice d’affection : souffrance morale liée à la blessure grave d’un proche. Pour un traumatisme crânien grave, les montants varient de 15 000 à 40 000 euros pour le conjoint et de 10 000 à 30 000 euros par enfant.
- Préjudice d’accompagnement : bouleversement des conditions de vie des proches qui accompagnent la victime au quotidien
- Pertes de revenus : si un proche a dû cesser ou réduire son activité professionnelle pour s’occuper de la victime
- Frais divers : déplacements pour les visites à l’hôpital, frais de garde des enfants, etc.
Les parents, le conjoint, les enfants, les frères et sœurs de la victime d’un traumatisme crânien grave ont droit à une indemnisation au titre du préjudice moral (ou préjudice d’affection). Ce droit est souvent méconnu des familles, qui n’osent pas réclamer d’indemnisation pour leur propre souffrance. Pourtant, il s’agit d’un droit reconnu par la loi et la jurisprudence.
La protection juridique de la victime
Lorsque les séquelles cognitives sont telles que la victime ne peut plus gérer ses propres affaires, il est indispensable de mettre en place une mesure de protection juridique :
- Sauvegarde de justice : mesure temporaire d’urgence
- Curatelle : la victime est assistée pour les actes importants
- Tutelle : la victime est représentée pour l’ensemble des actes de la vie civile
Le choix de la mesure dépend du degré d’altération des facultés de la victime. Le tuteur ou curateur sera ensuite l’interlocuteur pour les démarches d’indemnisation.
Les erreurs à éviter et les pièges de l’assureur
Face à un traumatisme crânien grave, les enjeux financiers sont considérables pour les compagnies d’assurance. Certaines pratiques des assureurs peuvent conduire à une sous-indemnisation importante si la victime ou ses proches ne sont pas vigilants.
La première offre d’indemnisation proposée par l’assureur est presque systématiquement très inférieure au montant réellement dû. Pour un traumatisme crânien grave avec Glasgow 6, l’écart entre la première offre et l’indemnisation finale peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. La victime ne doit jamais signer de transaction sans avoir consulté un avocat spécialisé en dommages corporels ou la permanence de victime-info.fr.
Les pièges fréquents
- Expertise médicale réalisée par le seul médecin de l’assurance : ce médecin défend les intérêts de l’assureur, pas ceux de la victime
- Offre d’indemnisation rapide avant consolidation : il est impossible d’évaluer correctement les séquelles tant que l’état n’est pas stabilisé
- Sous-évaluation de la tierce personne : ce poste, souvent le plus important financièrement, est régulièrement minimisé
- Non-prise en compte des séquelles cognitives et comportementales : parce qu’elles sont « invisibles »
- Oubli de certains postes de préjudice : le préjudice sexuel, le préjudice d’agrément ou l’incidence professionnelle sont souvent omis
L’importance de l’accompagnement juridique
Pour obtenir une indemnisation juste et complète, la victime d’un traumatisme crânien grave a tout intérêt à se faire accompagner par :
- Un avocat spécialisé en dommage corporel qui connaît les spécificités du traumatisme crânien
- Un médecin conseil de victimes pour contrebalancer l’expertise de l’assureur
- Un neuropsychologue pour documenter précisément les troubles cognitifs
Il est également possible de demander une provision sur l’indemnisation pour faire face aux besoins financiers urgents en attendant le règlement définitif.
Élodie, 42 ans, a été victime d’un accident de voiture. Son Glasgow initial était de 6. Après 2 ans de rééducation, elle conserve d’importants troubles cognitifs. L’assureur lui propose une indemnisation globale de 180 000 euros. Accompagnée par un avocat spécialisé et un médecin conseil indépendant, l’expertise contradictoire révèle un taux d’AIPP de 50 % (contre 25 % estimé par le médecin de l’assurance) et un besoin en tierce personne de 4 heures par jour. L’indemnisation finale obtenue devant le tribunal s’élève à 950 000 euros, soit plus de 5 fois l’offre initiale de l’assureur.
La gestion de l’indemnisation : protéger le capital
Lorsque l’indemnisation représente plusieurs centaines de milliers d’euros, la question de la gestion de ce capital est fondamentale. Pour une victime de traumatisme crânien grave dont les facultés sont altérées, cette gestion doit être sécurisée.
Victime-info.fr propose un accompagnement patrimonial et placement des indemnités adapté à la situation des victimes de dommages corporels. Il est également important de connaître les règles fiscales applicables aux indemnisations pour optimiser la situation financière de la victime.
Les sommes perçues en réparation d’un dommage corporel ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu. Cette exonération concerne la totalité de l’indemnisation, qu’elle soit versée sous forme de capital ou de rente. En revanche, les intérêts produits par le placement de ces sommes sont fiscalisés selon le droit commun.
Les démarches à entreprendre après un Glasgow 6
Pour la victime et ses proches, voici les étapes essentielles à suivre dans les semaines et mois suivant un traumatisme crânien grave :
- Déposer plainte si l’accident résulte d’une infraction (accident de la route avec responsable identifié, agression). Un modèle de plainte est disponible sur victime-info.fr.
- Déclarer le sinistre à l’assureur dans les délais prévus par le contrat
- Conserver tous les documents médicaux : compte-rendus d’hospitalisation, examens, bilans de rééducation
- Documenter les conséquences au quotidien : tenir un journal, recueillir des témoignages de proches
- Consulter un avocat spécialisé ou contacter la permanence de victime-info.fr pour être orienté
- Demander une provision pour couvrir les besoins financiers urgents
- Se préparer à l’expertise médicale en constituant un dossier complet et en se faisant assister par un médecin conseil
- Ne signer aucun document de l’assureur sans avis préalable d’un professionnel
1. Ne jamais se rendre seul à l’expertise médicale : se faire accompagner par un médecin conseil de victimes.
2. Ne jamais accepter la première offre de l’assureur : elle est presque toujours très insuffisante.
3. Consulter rapidement un avocat spécialisé en dommage corporel ou contacter la permanence de victime-info.fr pour être accompagné gratuitement.
FAQ — Glasgow 6 et indemnisation du traumatisme crânien grave
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un score de Glasgow à 6 ?
Un score de Glasgow à 6 correspond à un coma grave. La victime ne présente aucune réponse verbale cohérente, n’ouvre pas spontanément les yeux et ne réagit à la douleur que par des mouvements anormaux. Ce score, sur une échelle allant de 3 à 15, indique un traumatisme crânien sévère nécessitant une prise en charge en réanimation.
Quelles sont les chances de récupération après un Glasgow 6 ?
La récupération après un Glasgow 6 est variable et dépend de nombreux facteurs : âge de la victime, localisation et étendue des lésions cérébrales, rapidité de la prise en charge, qualité de la rééducation. Si la survie est possible dans la majorité des cas, des séquelles neurologiques, cognitives et comportementales durables sont très fréquentes. Chaque cas est unique et l’évolution peut s’étendre sur plusieurs années.
Combien peut-on obtenir d'indemnisation pour un Glasgow 6 ?
L’indemnisation pour un traumatisme crânien grave avec Glasgow initial à 6 varie considérablement selon les séquelles, l’âge et la situation personnelle de la victime. Les montants globaux se situent généralement entre 500 000 et 2 000 000 euros, et peuvent dépasser ce montant pour les victimes jeunes avec des séquelles très lourdes nécessitant une aide humaine permanente. L’utilisation du simulateur d’indemnisation permet d’obtenir une première estimation.
Les proches d'une victime en coma ont-ils droit à une indemnisation ?
Oui. Le droit français reconnaît le préjudice des victimes indirectes (ou victimes par ricochet). Le conjoint, les enfants, les parents et les frères et sœurs peuvent être indemnisés au titre du préjudice d’affection, du préjudice d’accompagnement et des pertes économiques liées à la situation de la victime. Ces postes de préjudice doivent être inclus dans la demande d’indemnisation globale.
Quel est le délai de prescription pour demander une indemnisation ?
En matière de dommage corporel, le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation (article 2226 du Code civil). La consolidation correspond au moment où l’état de santé de la victime est stabilisé. Pour un traumatisme crânien grave, la consolidation intervient souvent entre 2 et 5 ans après l’accident, ce qui laisse un délai conséquent pour agir.
Faut-il un avocat spécialisé pour un traumatisme crânien grave ?
Le recours à un avocat spécialisé en dommage corporel est très fortement recommandé pour un traumatisme crânien grave. Les enjeux financiers sont considérables et les compagnies d’assurance disposent de moyens importants pour minimiser l’indemnisation. Un avocat expérimenté connaît les spécificités du traumatisme crânien et saura obtenir une indemnisation juste. La permanence de victime-info.fr peut orienter vers des professionnels compétents.
Conclusion
Un score de Glasgow à 6 marque le début d’un parcours long et difficile pour la victime et ses proches. Les séquelles d’un traumatisme crânien grave sont souvent multiples, invisibles et profondément handicapantes. L’indemnisation à laquelle la victime a droit doit être à la hauteur de ces préjudices : elle se chiffre fréquemment en centaines de milliers d’euros et peut dépasser le million d’euros pour les cas les plus graves.
Pour obtenir la réparation intégrale de ses préjudices, la victime ne doit pas rester seule face aux assureurs. Se faire accompagner par des professionnels compétents — avocat spécialisé, médecin conseil indépendant — est la meilleure garantie d’une indemnisation juste. Victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France, offre un premier accompagnement gratuit pour orienter les victimes et leurs familles.
La permanence de victime-info.fr est à disposition des victimes et de leurs proches pour les orienter dans leurs démarches d’indemnisation. L’échange est gratuit et sans engagement.
Témoignages
— Laurent, 47 ans, père d'un jeune homme victime d'un accident de motoMon fils a eu un accident de moto en septembre 2022, glasgow à 6 à l’arrivée du samu. On a vécu l’enfer pendant des semaines en réa. Aujourd’hui il va mieux mais il est plus le même, problèmes de mémoire, fatigue permanente, il peut plus travailler.. L’assurance nous a proposé 120 000€ au bout d’un an. Grâce à victime-info.fr on a compris que c’était ridicule par rapport à ce qu’on pouvait avoir. On a pris un avocat spécialisé et un médecin conseil, la procédure est en cours mais on parle de beaucoup plus maintenant.
— Amandine, 33 ans, accidentée de la routeBon j’ai eu un accident ya 3 ans, glasgow 6, coma pendant 2 semaines. Honnêtement les premiers mois j’ai rien compris à ce qui m’arrivais. C’est ma mère qui a fait toutes les démarches. On savait même pas qu’il fallait un médecin de notre coté pour l’expertise. Au final on a trouvé ce site qui explique tout étape par étape, ça nous a bien aidé. Mon conseil à tous ceux qui sont dans cette situation : ne signez rien sans vous faire accompagner, l’assurance elle est pas là pour vous aider
— Rachid, 52 ans, frère d'une victime d'agressionMa soeur a été agressée violemment, trauma crânien grave, glasgow 6. On a galéré pour savoir quoi faire, personne nous expliquait rien à l’hôpital coté juridique. Un ami nous a parlé de la CIVI et de victime-info. Franchement c’est grâce à eux qu’on a su qu’on avait droit nous aussi à une indemnisation en tant que famille. Les démarches c’est long et c’est dur moralement mais faut se battre parce que les montants c’est pas rien



