Un score de Glasgow à 12 correspond à un traumatisme crânien modéré. Bien que la victime reste consciente et partiellement orientée, ce type de lésion cérébrale peut entraîner des séquelles durables. Troubles de la mémoire, difficultés de concentration, fatigue chronique, changements de comportement : les conséquences d’un Glasgow 12 sont souvent sous-estimées par les assureurs. La victime d’un traumatisme crânien avec un score de Glasgow à 12 a pourtant droit à une indemnisation complète de ses préjudices, qu’ils soient physiques, psychologiques ou économiques.
Ce guide détaillé explique ce que signifie un score de Glasgow à 12, quels sont les droits de la victime, comment se déroule la procédure d’indemnisation et quels montants peuvent être obtenus. Il est essentiel de bien comprendre les fondamentaux du droit du dommage corporel pour ne pas se faire léser. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes et leurs proches dans ces démarches.
Un score de Glasgow à 12 indique un traumatisme crânien modéré. Même si la victime paraît « bien » à première vue, les séquelles cognitives et comportementales peuvent être importantes et justifier une indemnisation significative. Il ne faut jamais accepter la première offre de l’assureur sans l’avis d’un professionnel.
Sommaire
- Qu’est-ce que le score de Glasgow ?
- Glasgow 12 : signification clinique et conséquences
- Séquelles possibles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 12
- Indemnisation d’un traumatisme crânien Glasgow 12
- Les postes de préjudice indemnisables
- L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation
- Montants d’indemnisation pour un Glasgow 12
- Erreurs à éviter pour la victime
- Démarches et procédures d’indemnisation
- FAQ – Questions fréquentes
Qu’est-ce que le score de Glasgow ?
Le score de Glasgow (ou GCS, pour Glasgow Coma Scale) est un outil médical utilisé dans le monde entier pour évaluer le niveau de conscience d’une personne après un traumatisme crânien. Développé en 1974, il mesure trois types de réponses : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. Le score total varie de 3 (coma profond) à 15 (conscience normale).
Pour bien comprendre le fonctionnement de cette échelle et ses implications, la page consacrée à l’échelle de Glasgow : score et explication fournit toutes les informations détaillées.
La classification des traumatismes crâniens selon le score de Glasgow est la suivante :
- Glasgow 13 à 15 : traumatisme crânien léger
- Glasgow 9 à 12 : traumatisme crânien modéré
- Glasgow 3 à 8 : traumatisme crânien grave (coma)
Un score de Glasgow à 12 se situe à la limite haute des traumatismes crâniens modérés. Certains médecins le considèrent presque comme un traumatisme léger. Cette ambiguïté peut être exploitée par les compagnies d’assurances pour minimiser la gravité des lésions et réduire l’indemnisation. La victime doit rester vigilante.
Glasgow 12 : signification clinique et conséquences
Un score de Glasgow à 12 signifie que la victime présente, au moment de l’évaluation, un léger déficit de conscience. Concrètement, la personne ouvre les yeux spontanément, peut répondre à des questions simples mais de manière confuse, et obéit aux ordres moteurs. Elle n’est pas dans le coma, mais son état de conscience est altéré.
En pratique, un Glasgow 12 peut correspondre à différentes combinaisons :
- Ouverture des yeux spontanée (4) + réponse verbale confuse (4) + réponse motrice orientée (4) = 12
- Ouverture des yeux au bruit (3) + réponse verbale confuse (4) + réponse motrice sur ordre (5) = 12
- Ouverture des yeux spontanée (4) + réponse verbale inappropriée (3) + réponse motrice sur ordre (5) = 12
Comparé à un score de Glasgow à 11, le Glasgow 12 indique un état de conscience légèrement meilleur. Cependant, les lésions cérébrales sous-jacentes peuvent être tout aussi significatives. L’imagerie médicale (scanner, IRM cérébrale) est indispensable pour évaluer l’étendue réelle des dommages.
La nomenclature Dintilhac constitue le référentiel utilisé par les tribunaux et les assureurs pour identifier et classer les différents postes de préjudice corporel. En matière de traumatisme crânien, elle permet de prendre en compte aussi bien les préjudices temporaires que permanents, patrimoniaux et extra-patrimoniaux.
Séquelles possibles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 12
Même si un Glasgow 12 peut sembler « rassurant » par rapport à un score plus bas, les séquelles d’un traumatisme crânien modéré sont loin d’être anodines. Le cerveau est un organe complexe, et une atteinte même modérée peut entraîner des troubles durables qui affectent profondément la qualité de vie de la victime.
Séquelles cognitives
- Troubles de la mémoire : difficulté à retenir de nouvelles informations, oublis fréquents
- Troubles de l’attention et de la concentration : incapacité à maintenir une activité prolongée
- Ralentissement idéatoire : la victime met plus de temps à traiter les informations
- Troubles des fonctions exécutives : difficultés de planification, d’organisation, de prise de décision
- Fatigabilité cognitive : épuisement rapide lors d’un effort intellectuel
Séquelles comportementales et psychologiques
- Irritabilité accrue, changements d’humeur soudains
- Anxiété, syndrome dépressif post-traumatique
- Désinhibition sociale (perte du filtre social)
- Stress post-traumatique (PTSD)
- Difficultés relationnelles au sein du couple ou de la famille
Séquelles physiques
- Céphalées chroniques (maux de tête persistants)
- Vertiges, troubles de l’équilibre
- Acouphènes, troubles visuels
- Fatigue chronique invalidante
- Troubles du sommeil
Les séquelles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 12 sont en grande partie « invisibles ». La victime peut paraître en bonne santé physiquement, ce qui amène souvent l’entourage, l’employeur, voire le médecin expert de l’assurance, à sous-estimer la gravité de la situation. Il est primordial de documenter précisément chaque symptôme auprès de professionnels spécialisés (neurologue, neuropsychologue).
Ces séquelles peuvent avoir un impact considérable sur la vie professionnelle. Une personne qui travaillait dans un poste nécessitant concentration et mémoire (comptable, informaticien, enseignant) peut se retrouver dans l’incapacité de reprendre son activité. Le préjudice professionnel doit alors être intégralement indemnisé, ce qui relève de l’indemnisation corporelle au sens large.
Indemnisation d’un traumatisme crânien Glasgow 12 : le principe de réparation intégrale
En droit français, la victime d’un dommage corporel a droit à la réparation intégrale de son préjudice. Ce principe fondamental signifie que l’indemnisation doit replacer la victime, autant que possible, dans la situation qui aurait été la sienne si l’accident n’avait pas eu lieu.
« Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Ce principe est le socle juridique de toute demande d’indemnisation pour dommage corporel, y compris dans le cadre d’un traumatisme crânien.
Pour un traumatisme crânien avec Glasgow 12, l’indemnisation doit couvrir l’ensemble des préjudices subis, qu’ils soient temporaires (avant la consolidation) ou permanents (après la consolidation). La consolidation est la date à laquelle l’état de santé de la victime se stabilise, sans amélioration ni aggravation notable attendue.
Les voies d’indemnisation dépendent des circonstances de l’accident :
- Accident de la route : indemnisation par l’assureur du responsable (loi Badinter du 5 juillet 1985)
- Agression : indemnisation par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI)
- Accident médical : procédure devant la CCI (ex-CRCI) ou le tribunal
- Accident de sport ou de la vie courante : mobilisation de la garantie accidents de la vie (GAV) ou action en responsabilité
Le simulateur permet d’obtenir une première estimation des montants d’indemnisation pour un traumatisme crânien. Cet outil est gratuit et confidentiel.
Les postes de préjudice indemnisables selon la nomenclature Dintilhac
La nomenclature Dintilhac distingue les préjudices patrimoniaux (pertes financières) des préjudices extra-patrimoniaux (souffrances, perte de qualité de vie). Pour un traumatisme crânien modéré (Glasgow 12), voici les principaux postes de préjudice à faire valoir.
Préjudices patrimoniaux temporaires (avant consolidation)
- Dépenses de santé actuelles (DSA) : frais médicaux restés à charge (consultations neurologiques, IRM, séances de rééducation)
- Frais divers (FD) : déplacements pour les soins, aide-ménagère, frais de garde des enfants
- Pertes de gains professionnels actuels (PGPA) : manque à gagner pendant l’arrêt de travail
Préjudices patrimoniaux permanents (après consolidation)
- Dépenses de santé futures (DSF) : traitements à vie, suivi neurologique régulier
- Pertes de gains professionnels futurs (PGPF) : réduction de capacité professionnelle, reclassement, mise en invalidité
- Incidence professionnelle (IP) : pénibilité accrue, dévalorisation sur le marché du travail
- Assistance par tierce personne (ATP) : aide humaine nécessaire au quotidien
Préjudices extra-patrimoniaux temporaires
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne pendant la période de soins, classé en 4 classes de gravité
- Souffrances endurées (SE) : douleurs physiques et morales liées au traumatisme
Préjudices extra-patrimoniaux permanents
- Déficit fonctionnel permanent (DFP) : séquelles définitives, aussi appelé AIPP (Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique)
- Préjudice d’agrément (PA) : impossibilité de pratiquer des activités de loisirs (sport, musique, etc.) — à estimer avec le simulateur de préjudice d’agrément
- Préjudice esthétique permanent (PEP) : cicatrices, déformation visible
- Préjudice sexuel (PS) : perte de libido, troubles de la fonction sexuelle — à évaluer avec le simulateur de préjudice sexuel
- Préjudice d’établissement : impossibilité de fonder une famille ou de mener un projet de vie
Marc, 38 ans, cadre commercial, est victime d’un accident de voiture causé par un tiers. Il est hospitalisé avec un Glasgow à 12. Après 3 semaines d’hospitalisation et 6 mois d’arrêt de travail, les séquelles persistent : troubles de la mémoire, fatigue chronique, céphalées quotidiennes, irritabilité. Son taux de DFP est fixé à 15 %. Il ne peut plus exercer son métier qui nécessitait des déplacements et de la concentration. Ses préjudices incluent : PGPA de 18 000 €, PGPF capitalisé à 280 000 €, souffrances endurées 4/7 évaluées à 20 000 €, DFP 15 % évalué à 45 000 €, préjudice d’agrément (ne peut plus jouer au tennis) à 8 000 €. L’indemnisation totale dépasse 400 000 €.
L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation
L’expertise médicale est le moment décisif du processus d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que le médecin évalue les séquelles de la victime et fixe les taux qui serviront de base au calcul de l’indemnisation. Pour un traumatisme crânien avec Glasgow 12, cette expertise revêt une importance capitale car les séquelles cognitives et comportementales sont difficiles à objectiver.
Comment se déroule l’expertise médicale ?
Le déroulement de l’expertise médicale suit un protocole précis. Le médecin expert examine la victime, consulte le dossier médical et évalue chaque poste de préjudice. Pour un traumatisme crânien, l’expertise doit obligatoirement inclure :
- Un bilan neuropsychologique complet (tests de mémoire, attention, fonctions exécutives)
- L’examen des imageries cérébrales (scanner initial, IRM de suivi)
- L’évaluation du retentissement sur la vie quotidienne et professionnelle
- L’analyse de l’impact psychologique (syndrome post-commotionnel, stress post-traumatique)
La victime d’un traumatisme crânien ne doit jamais se rendre seule à l’expertise médicale de l’assureur. Le médecin expert mandaté par l’assurance défend les intérêts de la compagnie d’assurance, pas ceux de la victime. Il est vivement recommandé de se faire accompagner par un médecin conseil de victimes (ou médecin de recours), indépendant de l’assureur. Ce médecin vérifiera que toutes les séquelles sont bien prises en compte.
Le rôle du médecin expert judiciaire
En cas de désaccord avec les conclusions de l’expertise amiable, la victime peut demander une expertise judiciaire devant le tribunal. Le médecin expert judiciaire est alors désigné par le juge. Son rapport est généralement plus objectif et détaillé que celui d’un expert d’assurance.
Pour un traumatisme crânien modéré, l’expertise judiciaire permet souvent de mieux valoriser les séquelles cognitives « invisibles » qui sont fréquemment minimisées en expertise amiable.
Montants d’indemnisation pour un traumatisme crânien Glasgow 12
Les montants d’indemnisation varient considérablement en fonction de l’âge de la victime, de sa profession, de la gravité des séquelles et des circonstances de l’accident. Pour un Glasgow 12 avec des séquelles cognitives avérées, voici les ordres de grandeur habituellement observés.
Pour un traumatisme crânien modéré avec Glasgow 12 et des séquelles cognitives (DFP entre 10 % et 25 %), l’indemnisation totale se situe généralement entre 100 000 € et 500 000 €, selon l’âge, la profession et l’étendue des séquelles. Les cas avec un fort retentissement professionnel peuvent dépasser 600 000 €.
Estimation par poste de préjudice
En se basant sur le référentiel Mornet 2022 et la jurisprudence récente, voici les fourchettes indicatives pour les principaux postes :
- DFP (10 à 25 %) : entre 25 000 € et 90 000 € selon l’âge et le taux exact
- Souffrances endurées (3 à 5/7) : entre 8 000 € et 35 000 €
- DFT total (hospitalisation) : environ 27 € à 30 € par jour
- DFT partiel (convalescence) : 10 € à 20 € par jour selon la classe
- Préjudice d’agrément : entre 5 000 € et 25 000 €
- Préjudice professionnel (PGPF + IP) : variable, potentiellement le poste le plus important (plusieurs centaines de milliers d’euros pour un jeune actif)
Pour obtenir des montants plus précis, la consultation d’exemples concrets d’indemnisation et des exemples spécifiques au traumatisme crânien est recommandée. Le simulateur AIPP permet également d’estimer l’indemnisation du déficit fonctionnel permanent.
Emilie, 26 ans, infirmière, est victime d’une agression violente sur son lieu de travail. Elle subit un traumatisme crânien avec Glasgow 12. Après consolidation, les séquelles sont évaluées : DFP de 18 %, syndrome post-traumatique sévère, impossibilité de reprendre son poste en milieu hospitalier. L’indemnisation obtenue devant la CIVI inclut : DFP 18 % (52 000 €), souffrances endurées 5/7 (28 000 €), PGPF capitalisé (320 000 €), préjudice d’agrément (12 000 €), préjudice moral des proches (15 000 €). Total : plus de 430 000 €.
Erreurs à éviter pour la victime d’un traumatisme crânien Glasgow 12
Le parcours d’indemnisation est semé d’embûches. Voici les erreurs les plus fréquentes qui réduisent considérablement l’indemnisation des victimes de traumatismes crâniens.
La première offre d’indemnisation proposée par l’assurance est systématiquement inférieure à ce que la victime peut réellement obtenir. Les compagnies d’assurances minimisent les séquelles cognitives, sous-évaluent le retentissement professionnel et oublient certains postes de préjudice. Il faut toujours faire évaluer l’offre par un professionnel avant de signer quoi que ce soit.
Les erreurs les plus courantes
- Se rendre seul à l’expertise médicale : sans médecin conseil de recours, les séquelles cognitives sont souvent sous-évaluées
- Accepter l’offre trop rapidement : une fois l’offre acceptée, il est quasiment impossible de revenir en arrière
- Ne pas faire réaliser de bilan neuropsychologique : ce bilan est indispensable pour objectiver les troubles cognitifs
- Négliger le préjudice professionnel : souvent le poste le plus important en termes de montant
- Ne pas conserver les preuves : tous les documents médicaux, factures, arrêts de travail et témoignages doivent être soigneusement conservés
- Attendre trop longtemps : la prescription est de 10 ans à compter de la consolidation, mais il ne faut pas attendre pour agir
« L’action en responsabilité née à raison d’un événement ayant entraîné un dommage corporel, engagée par la victime directe ou indirecte des préjudices qui en résultent, se prescrit par dix ans à compter de la date de la consolidation du dommage initial ou aggravé. » La victime dispose donc de 10 ans après la consolidation pour agir en justice.
La victime peut se tourner vers un avocat spécialisé en dommage corporel ou une association de victimes pour être accompagnée. Les modèles de lettres disponibles sur victime-info.fr permettent également de structurer les premières démarches, comme la réclamation auprès de l’assurance après un accident ou la demande de provision d’indemnisation.
Démarches et procédures d’indemnisation
La procédure d’indemnisation d’un traumatisme crânien avec Glasgow 12 suit plusieurs étapes. Voici le parcours type, de l’accident à l’indemnisation finale.
Étape 1 : Déclaration et constitution du dossier
Dès que possible après l’accident, la victime (ou ses proches) doit :
- Déclarer le sinistre à l’assureur dans les délais prévus au contrat
- Rassembler tous les documents médicaux : compte-rendu d’hospitalisation, résultats d’imagerie, certificats médicaux
- Conserver tous les justificatifs de frais engagés
- Si nécessaire, déposer plainte auprès du procureur de la République
Étape 2 : Expertise médicale
L’assureur mandate un médecin expert pour évaluer les séquelles. Comme mentionné plus haut, la présence d’un médecin conseil de victime est essentielle. La victime doit demander un bilan neuropsychologique préalable à l’expertise.
Étape 3 : Offre d’indemnisation
Sur la base du rapport d’expertise, l’assureur formule une offre d’indemnisation. Cette offre doit être analysée avec soin. Un avocat spécialisé ou une association de victimes peut aider à la décrypter et à négocier des montants plus justes.
Étape 4 : Négociation ou procédure judiciaire
Si l’offre est jugée insuffisante, la victime peut :
- Négocier à l’amiable avec l’assureur (avec l’aide d’un avocat)
- Saisir le tribunal judiciaire pour obtenir une indemnisation fixée par le juge
- Saisir la CIVI en cas d’agression ou si le responsable n’est pas identifié
Les proches d’une victime de traumatisme crânien (conjoint, enfants, parents) peuvent également être indemnisés pour leur propre préjudice. Le préjudice d’affection (souffrance morale liée à l’état de la victime) et le préjudice d’accompagnement (bouleversement de la vie familiale) sont des postes reconnus par la jurisprudence. Lorsque la victime est un enfant, des règles spécifiques s’appliquent en matière d’indemnisation des mineurs.
Le placement et la gestion de l’indemnisation
Lorsqu’une indemnisation significative est obtenue, il est important de réfléchir à la gestion de ce capital. L’accompagnement patrimonial et le placement des indemnités est un sujet essentiel pour protéger l’avenir financier de la victime, notamment lorsque les séquelles réduisent sa capacité à travailler.
Dans les cas les plus graves de traumatisme crânien, une mesure de protection juridique (tutelle ou curatelle) peut être nécessaire pour protéger les intérêts de la personne.
Victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), offre un accompagnement gratuit pour toutes les questions relatives à l’indemnisation d’un traumatisme crânien. Ne restez pas seul face aux assureurs.
FAQ – Questions fréquentes sur le Glasgow 12 et l’indemnisation
Questions fréquentes
Un Glasgow 12 est-il considéré comme un traumatisme crânien grave ?
Non, un score de Glasgow à 12 correspond à un traumatisme crânien modéré (la catégorie modérée couvre les scores de 9 à 12). Les traumatismes crâniens graves correspondent à un Glasgow de 3 à 8. Cependant, un Glasgow 12 peut tout de même entraîner des séquelles significatives, notamment sur le plan cognitif et comportemental, justifiant une indemnisation importante.
Quel montant d'indemnisation peut-on obtenir pour un Glasgow 12 ?
L’indemnisation pour un traumatisme crânien avec Glasgow 12 varie en fonction des séquelles, de l’âge et de la profession de la victime. Les montants se situent généralement entre 100 000 € et 500 000 €, voire davantage en cas de retentissement professionnel majeur. Chaque situation est unique et nécessite une évaluation personnalisée. Le simulateur d’indemnisation permet d’obtenir une première estimation.
Combien de temps faut-il pour être indemnisé après un traumatisme crânien ?
La durée de la procédure dépend de la complexité du dossier. En moyenne, il faut compter entre 1 et 3 ans entre l’accident et l’indemnisation finale. La phase de consolidation (stabilisation de l’état de santé) dure souvent entre 12 et 24 mois pour un traumatisme crânien modéré. Une demande de provision d’indemnisation peut être formulée en attendant.
La victime peut-elle être indemnisée si elle est partiellement responsable de l'accident ?
Oui, dans le cadre d’un accident de la circulation, la loi Badinter protège les victimes piétonnes et passagères, même en cas de faute de leur part (sauf faute inexcusable). Pour les autres types d’accidents, un partage de responsabilité peut réduire l’indemnisation proportionnellement à la faute de la victime, mais ne supprime pas le droit à indemnisation.
Faut-il obligatoirement prendre un avocat pour être indemnisé ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est vivement recommandé, surtout pour un traumatisme crânien avec Glasgow 12 dont les séquelles sont souvent sous-évaluées. Un avocat spécialisé en dommage corporel connaît les techniques des assureurs et peut obtenir des indemnisations nettement supérieures à ce qui est proposé initialement. La victime peut également contacter la permanence de victime-info.fr pour un premier accompagnement gratuit.
Les séquelles cognitives sont-elles indemnisées ?
Oui, les séquelles cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, fatigue intellectuelle) sont pleinement indemnisables. Elles sont évaluées dans le cadre du déficit fonctionnel permanent (DFP) et peuvent également impacter d’autres postes comme le préjudice professionnel, le préjudice d’agrément et les souffrances endurées. Un bilan neuropsychologique est indispensable pour les objectiver.
Conclusion
Un traumatisme crânien avec un score de Glasgow à 12 n’est pas anodin. Même si la victime n’a pas été dans le coma, les séquelles cognitives, comportementales et psychologiques peuvent profondément bouleverser sa vie quotidienne, professionnelle et familiale. L’indemnisation doit être à la hauteur de ces préjudices.
Pour obtenir une réparation juste, il est essentiel de ne pas se précipiter, de se faire accompagner par des professionnels compétents (médecin conseil de victime, avocat spécialisé) et de documenter minutieusement chaque séquelle. Toutes les informations nécessaires sont disponibles dans les dossiers thématiques sur l’indemnisation de victime-info.fr.
Victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), met à disposition une permanence gratuite pour accompagner les victimes de traumatisme crânien dans leurs démarches d’indemnisation. Ne laissez pas l’assureur décider seul du montant de l’indemnisation.
Témoignages
— Julien, 35 ans, accident de voitureBon moi c’est un peu long à raconter mais en gros j’ai eu un accident de voiture ya 18 mois, Glasgow à 12 aux urgences, l’assurance me disait que c’était pas grave que j’allais me remettre.. sauf que la j’ai toujours des problemes de mémoire et de concentration, j’arrive plus à suivre au boulot. Heureusement j’ai trouvé victime-info.fr qui m’a expliqué qu’il fallait que je fasse un bilan neuropsy et que je me fasse accompagner par un médecin conseil. Au final l’offre de l’assurance a été multiplié par 3. Vraiment faut pas signer la premiere offre
— Marie-Claire, 52 ans, mère d'une victime de TCMon fils de 24 ans a eu un traumatisme cranien modéré suite a un accident de scooter, Glasgow 12. Franchement au debut on était soulagé parce qu’il était conscient on se disait que c’était pas si grave.. mais après les semaines ont passé et on a vu que c’était plus pareil. Irritable, fatigué tout le temps, il arrivait plus a se concentrer pour ses études. C’est grace a ce site qu’on a compris qu’il avait droit a une indemnisation pour tout ca. Les démarches c’est long mais au moins maintenant on sait ou on va
— Stéphane, 43 ans, victime d'agressionHonnêtement j’avais jamais entendu parler de l’échelle de Glasgow avant qu’on me la mesure aux urgences après mon agression. Score de 12 ils m’ont dit. Je pensais que c’était rien de spécial vu que j’étais conscient. Mais 6 mois après j’avais encore des maux de tete tous les jours et des trous de memoire. L’avocat que j’ai pris m’a envoyé vers un neuropsychologue et le bilan a montré des vrais troubles cognitifs. J’ai fait ma demande à la CIVI et j’ai obtenu une bonne indemnisation. Mon conseil : faites faire un bilan neuropsy c’est INDISPENSABLE



