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Glasgow 10 : indemnisation et droits après un traumatisme crânien modéré

Un score de 10 sur l’échelle de Glasgow correspond à un traumatisme crânien modéré. La victime présente une altération significative de la conscience, sans pour autant se trouver dans un état de coma profond. Ce niveau de gravité est loin d’être anodin : il peut entraîner des séquelles neurologiques, cognitives et comportementales durables, avec un impact considérable sur la vie quotidienne, professionnelle et familiale.

Que l’origine soit un accident de la route, une agression ou un autre événement, la personne blessée dispose de droits en matière d’indemnisation du dommage corporel. Comprendre ces droits est essentiel pour obtenir une réparation intégrale des préjudices subis. Cette page détaille tout ce qu’il faut savoir sur le score Glasgow 10, les séquelles possibles, les démarches d’indemnisation et les erreurs à éviter.

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes et leurs proches dans ces démarches souvent complexes.

Qu’est-ce que l’échelle de Glasgow ?

L’échelle de coma de Glasgow (Glasgow Coma Scale, ou GCS) est un outil médical standardisé utilisé dans le monde entier pour évaluer le niveau de conscience d’une personne victime d’un traumatisme crânien. Mise au point en 1974 par les neurochirurgiens Graham Teasdale et Bryan Jennett à l’Université de Glasgow, cette échelle est devenue un référentiel incontournable en médecine d’urgence.

Le score est calculé en additionnant trois composantes :

  • Ouverture des yeux (E) : de 1 (aucune ouverture) à 4 (ouverture spontanée)
  • Réponse verbale (V) : de 1 (aucune réponse) à 5 (réponse orientée et cohérente)
  • Réponse motrice (M) : de 1 (aucune réponse) à 6 (obéissance aux ordres)

Le score total va de 3 (coma profond, absence totale de réactivité) à 15 (conscience normale). Les médecins classent les traumatismes crâniens en trois catégories selon ce score :

  • Traumatisme crânien léger : Glasgow 13 à 15
  • Traumatisme crânien modéré : Glasgow 9 à 12
  • Traumatisme crânien sévère : Glasgow 3 à 8
📌 Classification des traumatismes crâniens

Un score Glasgow de 10 place la victime dans la catégorie des traumatismes crâniens modérés. Ce niveau de gravité nécessite une prise en charge hospitalière immédiate et un suivi neurologique prolongé. Il ne faut jamais sous-estimer les conséquences d’un tel traumatisme, même si la victime semble « récupérer » rapidement dans les premières semaines.

Pour mieux comprendre les différences de gravité, il est utile de comparer avec un score Glasgow 6 (traumatisme sévère) ou un score Glasgow 3 correspondant à un coma profond.

Score Glasgow 10 : signification clinique détaillée

Un score Glasgow de 10 traduit un état de conscience altéré mais pas totalement aboli. Concrètement, la personne blessée peut présenter la combinaison suivante :

  • Ouverture des yeux à la douleur ou à la voix (E2 ou E3)
  • Réponse verbale confuse : la victime prononce des mots mais ses propos sont incohérents ou désorientés (V3 ou V4)
  • Réponse motrice en flexion ou localisation de la douleur (M4 ou M5)

À ce niveau, la victime n’est pas dans le coma au sens strict, mais elle présente une confusion mentale importante. Elle peut être agitée, désorientée dans le temps et l’espace, incapable de suivre des consignes complexes. L’hospitalisation en service de neurochirurgie ou en unité de soins intensifs est systématique.

💡 Cas pratique : accident de la route avec Glasgow 10

Marc, 38 ans, est percuté à vélo par un véhicule en agglomération. Les secours évaluent son score Glasgow à 10 à leur arrivée. Marc ouvre les yeux quand on l’appelle, prononce des mots incompréhensibles et repousse la douleur. Le scanner cérébral révèle une contusion hémorragique frontale. Après 10 jours d’hospitalisation et 6 mois de rééducation cognitive, Marc conserve des troubles de la concentration et une fatigabilité chronique qui l’empêchent de reprendre son poste de comptable à temps plein.

D’un point de vue médical, le scanner cérébral réalisé en urgence peut révéler différentes lésions : contusions cérébrales, hématomes sous-duraux ou extraduraux, œdème cérébral, ou hémorragie méningée. La présence et l’étendue de ces lésions conditionnent en grande partie le pronostic de récupération.

Séquelles possibles après un traumatisme crânien avec Glasgow 10

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un traumatisme crânien modéré avec un score Glasgow de 10 ne signifie pas une récupération complète et rapide. De nombreuses victimes conservent des séquelles durables, parfois qualifiées de « handicap invisible » car elles ne sont pas toujours perceptibles de l’extérieur.

Séquelles cognitives

Les troubles cognitifs sont les séquelles les plus fréquentes et souvent les plus invalidantes :

  • Troubles de la mémoire : difficulté à retenir de nouvelles informations, oublis fréquents
  • Troubles de la concentration et de l’attention : incapacité à se concentrer sur une tâche prolongée
  • Ralentissement du traitement de l’information : la personne a besoin de plus de temps pour comprendre et réagir
  • Troubles des fonctions exécutives : difficulté à planifier, organiser, prendre des décisions
  • Fatigabilité cognitive : épuisement rapide lors d’efforts intellectuels
⚠️ Le syndrome du handicap invisible

Après un traumatisme crânien modéré, les séquelles cognitives et comportementales sont souvent invisibles pour l’entourage. La victime peut « avoir l’air normal » tout en souffrant de troubles invalidants au quotidien. Cette invisibilité du handicap constitue un véritable piège lors de l’expertise médicale : si les séquelles ne sont pas correctement documentées et évaluées, l’indemnisation sera insuffisante.

Séquelles comportementales et psychologiques

  • Irritabilité et sautes d’humeur
  • Impulsivité et perte de contrôle émotionnel
  • Dépression et anxiété
  • Syndrome de stress post-traumatique
  • Perte d’initiative et apathie
  • Modifications de la personnalité perçues par l’entourage

Séquelles physiques

  • Céphalées chroniques (maux de tête persistants)
  • Vertiges et troubles de l’équilibre
  • Troubles visuels (vision double, sensibilité à la lumière)
  • Acouphènes (bourdonnements d’oreilles)
  • Épilepsie post-traumatique dans certains cas
  • Anosmie (perte de l’odorat)
Les bilans neuropsychologiques sont essentiels

Pour objectiver les séquelles cognitives, un bilan neuropsychologique complet doit être réalisé par un neuropsychologue. Ce bilan permet de quantifier précisément les déficits et constitue une pièce maîtresse du dossier d’indemnisation. Il est recommandé d’en réaliser un avant l’expertise médicale de consolidation. Les déficits fonctionnels temporaires comme permanents doivent être documentés avec rigueur.

L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation

L’expertise médicale est le moment décisif dans le parcours d’indemnisation d’une victime de traumatisme crânien. C’est lors de cette expertise que sont évalués l’ensemble des préjudices subis, et les conclusions du médecin expert détermineront directement le montant de l’indemnisation.

Le rôle du médecin expert

Le médecin expert judiciaire ou le médecin missionné par l’assureur examine la victime, analyse son dossier médical et rédige un rapport détaillant :

  • La date de consolidation (moment où l’état de santé est stabilisé, sans amélioration ni aggravation prévisible)
  • Le taux d’AIPP (Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique), aussi appelé incapacité permanente partielle
  • Les classes de déficit fonctionnel temporaire
  • Les souffrances endurées (sur une échelle de 1 à 7)
  • Le préjudice esthétique
  • Le retentissement professionnel
  • Les besoins en assistance par tierce personne
⚠️ Ne jamais se rendre seul à l'expertise médicale

L’expertise médicale est un acte technique complexe, surtout dans le cas d’un traumatisme crânien où les séquelles sont souvent invisibles. La victime a le droit de se faire assister par un médecin conseil de victimes (aussi appelé médecin de recours). Ce professionnel connaît les postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac et veille à ce que toutes les séquelles soient correctement évaluées. Comprendre le déroulement de l’expertise médicale est indispensable pour bien s’y préparer.

Spécificités de l’expertise pour un traumatisme crânien

Le traumatisme crânien modéré pose des défis particuliers lors de l’expertise :

  • Les séquelles cognitives sont souvent sous-évaluées si le médecin expert n’est pas spécialisé en neurologie
  • La victime elle-même peut minimiser ses difficultés par méconnaissance ou par mécanisme de déni, fréquent après un traumatisme crânien
  • L’entourage doit être entendu lors de l’expertise pour témoigner des changements observés au quotidien
  • Un bilan neuropsychologique récent est indispensable pour objectiver les troubles cognitifs
📞 Préparer l'expertise médicale

La permanence de victime-info.fr peut orienter la victime vers un médecin conseil de victimes spécialisé en traumatisme crânien, et l’aider à préparer son dossier médical avant l’expertise.

Les postes de préjudice indemnisables après un Glasgow 10

L’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré repose sur la nomenclature Dintilhac, qui liste l’ensemble des postes de préjudice indemnisables. Cette nomenclature distingue les préjudices patrimoniaux (pertes financières) et extrapatrimoniaux (souffrances, perte de qualité de vie).

⚖️ Nomenclature Dintilhac — Principe de réparation intégrale

En droit français, la victime d’un dommage corporel a droit à la réparation intégrale de ses préjudices, c’est-à-dire à être replacée, autant que possible, dans la situation qui aurait été la sienne si le fait dommageable ne s’était pas produit. Ce principe est consacré par l’article 1240 du Code civil et appliqué à travers les différents postes de la nomenclature Dintilhac.

Préjudices patrimoniaux (pertes financières)

  • Dépenses de santé actuelles et futures : frais médicaux, rééducation, suivi neurologique, bilans neuropsychologiques
  • Frais divers : transport, aménagement du domicile, aménagement du véhicule
  • Assistance par tierce personne temporaire et permanente : aide humaine nécessaire au quotidien
  • Pertes de gains professionnels actuels : salaires perdus pendant la période d’incapacité
  • Pertes de gains professionnels futurs : perte de revenus liée à l’impossibilité de reprendre le même poste ou à un reclassement professionnel
  • Incidence professionnelle : pénibilité accrue, dévalorisation sur le marché du travail, perte de chance professionnelle

Préjudices extrapatrimoniaux (souffrances et qualité de vie)

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne avant la consolidation
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) : séquelles permanentes après consolidation. Pour un Glasgow 10 avec séquelles cognitives, le taux se situe généralement entre 15 % et 45 %
  • Souffrances endurées : douleurs physiques et morales liées au traumatisme
  • Préjudice esthétique : cicatrices, séquelles visibles
  • Préjudice d’agrément : impossibilité ou difficulté à pratiquer les activités de loisirs antérieures
  • Préjudice sexuel : retentissement sur la vie intime
  • Préjudice moral : souffrance psychologique liée à la prise de conscience du handicap
Le préjudice d'agrément souvent oublié

Après un traumatisme crânien, la fatigabilité et les troubles cognitifs empêchent souvent la victime de pratiquer ses activités de loisirs habituelles. Ce préjudice d’agrément doit être documenté et réclamé dans le dossier d’indemnisation. Il en va de même pour le préjudice sexuel, sujet tabou mais réel.

Montants d’indemnisation : ordres de grandeur pour un Glasgow 10

Chaque cas est unique et les montants dépendent des séquelles réelles, de l’âge de la victime, de sa situation professionnelle et familiale. Toutefois, il est possible de donner des ordres de grandeur basés sur des exemples d’indemnisation observés en jurisprudence.

📊 Indemnisation globale pour un traumatisme crânien modéré (Glasgow 10)

Selon la gravité des séquelles et le profil de la victime, l’indemnisation totale pour un traumatisme crânien avec score Glasgow initial de 10 se situe généralement entre 80 000 € et 500 000 €, voire davantage en cas de séquelles lourdes avec perte d’emploi et besoin d’assistance par tierce personne. Les montants les plus élevés concernent les victimes jeunes avec un taux d’AIPP supérieur à 30 %.

Voici des fourchettes indicatives par poste de préjudice :

  • Déficit fonctionnel permanent (AIPP 15 % à 45 %) : de 30 000 € à plus de 200 000 € selon l’âge et le taux. Le simulateur AIPP permet d’obtenir une estimation
  • Souffrances endurées (cotées 3/7 à 5/7) : de 8 000 € à 40 000 €
  • Pertes de gains professionnels futurs : très variables, pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros pour une personne jeune dont la carrière est brisée
  • Tierce personne permanente (quelques heures par semaine) : capitalisée, peut représenter des dizaines de milliers d’euros
  • Préjudice d’agrément : de 5 000 € à 30 000 €
  • Préjudice moral : barème du préjudice moral applicable selon les circonstances
💡 Cas pratique : indemnisation d'une jeune femme après Glasgow 10

Claire, 29 ans, infirmière, est victime d’un accident de la route causé par un conducteur en état d’ivresse. Son score Glasgow initial est de 10. Après 3 semaines d’hospitalisation et 8 mois d’arrêt de travail, les séquelles sont évaluées à : AIPP 25 %, souffrances endurées 4/7, préjudice esthétique 2/7. Claire ne peut plus exercer en milieu hospitalier en raison de la fatigabilité et des troubles de concentration. L’indemnisation obtenue après intervention d’un avocat spécialisé : 280 000 € au total, dont 95 000 € pour le DFP, 60 000 € pour les pertes de gains professionnels futurs capitalisés, 22 000 € pour les souffrances endurées et le reste réparti sur les autres postes. L’offre initiale de l’assureur était de 110 000 €.

Pour approfondir les montants par type de traumatisme crânien, la page dédiée au montant d’indemnisation du traumatisme crânien fournit de nombreux exemples chiffrés.

Démarches pour obtenir une indemnisation

Le parcours d’indemnisation après un traumatisme crânien modéré peut suivre plusieurs voies, selon les circonstances de l’accident. Bien connaître les fondamentaux du droit du dommage corporel permet de ne pas se laisser piéger.

Accident de la route

La loi Badinter du 5 juillet 1985 protège les victimes d’accidents de la circulation. L’assureur du responsable doit faire une offre d’indemnisation dans un délai de 8 mois à compter de l’accident. La victime peut :

Agression

En cas d’agression ayant causé le traumatisme crânien, la victime peut saisir la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) auprès du tribunal judiciaire. Il est conseillé de déposer plainte auprès du procureur de la République rapidement.

Accident médical

Si le traumatisme crânien résulte d’un accident médical ou d’une erreur médicale, la victime peut saisir la CCI (ancienne CRCI) pour une procédure amiable, ou engager une action en justice.

⚖️ Article 2226 du Code civil — Délai de prescription

L’action en réparation du dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. Pour les victimes mineures, le délai ne commence à courir qu’à partir de leur majorité. Il est essentiel de ne pas laisser ce délai expirer.

Les référentiels d’indemnisation

Les magistrats et les assureurs s’appuient sur des référentiels pour évaluer les montants d’indemnisation. Le référentiel Mornet 2022 est le plus couramment utilisé par les cours d’appel. Il est utile de le consulter pour vérifier la cohérence d’une offre d’indemnisation.

Erreurs fréquentes à éviter

L’indemnisation d’un traumatisme crânien est un processus long et technique. Plusieurs erreurs peuvent coûter très cher à la victime.

⚠️ Ne jamais accepter la première offre de l'assureur

Les compagnies d’assurance disposent de leurs propres médecins conseil dont la mission est de minimiser les séquelles. La première offre d’indemnisation est presque toujours inférieure de 30 % à 60 % à ce que la victime peut obtenir avec un accompagnement adapté. Il ne faut jamais signer un procès-verbal transactionnel sans avoir fait évaluer l’offre par un professionnel indépendant.

Les erreurs les plus courantes :

  • Se rendre seul à l’expertise médicale sans médecin conseil de victimes
  • Accepter une offre d’indemnisation trop rapide avant la consolidation
  • Ne pas faire réaliser de bilan neuropsychologique, ce qui conduit à une sous-évaluation des séquelles cognitives
  • Négliger le retentissement professionnel : les pertes de gains futurs peuvent représenter le poste le plus important
  • Oublier certains postes de préjudice : préjudice d’agrément, préjudice sexuel, incidence professionnelle
  • Ne pas conserver les preuves : certificats médicaux, arrêts de travail, témoignages de l’entourage
L'importance du dossier médical complet

La victime doit constituer un dossier médical complet rassemblant : compte rendu de la prise en charge aux urgences, scanners et IRM cérébrales, comptes rendus d’hospitalisation, bilans neuropsychologiques, certificats du médecin traitant, courriers des spécialistes (neurologue, psychiatre, ORL). Les modèles de lettres disponibles sur victime-info.fr aident à structurer les demandes administratives.

Indemnisation des proches de la victime

Un traumatisme crânien modéré ne touche pas que la personne blessée. Les proches — conjoint, enfants, parents, frères et sœurs — subissent eux aussi un préjudice qui est indemnisable.

Le préjudice d’affection

Les proches peuvent obtenir une indemnisation pour la souffrance morale qu’ils éprouvent en voyant leur proche diminué par les séquelles du traumatisme crânien. Le barème du préjudice moral donne des indications sur les montants habituellement alloués selon le lien de parenté.

Le préjudice d’accompagnement

Ce poste indemnise les bouleversements dans les conditions d’existence des proches : modification du rôle au sein de la famille, charge mentale accrue, impact sur la vie de couple et la vie sociale.

📊 Préjudice d'affection des proches

Pour un traumatisme crânien modéré avec séquelles importantes, le préjudice d’affection des proches est généralement indemnisé entre 5 000 € et 20 000 € par proche, selon le lien de parenté et le retentissement démontré. Le conjoint et les enfants obtiennent les montants les plus élevés.

La protection juridique de la victime

Lorsque les séquelles cognitives sont importantes, une mesure de protection juridique peut être nécessaire. La tutelle ou curatelle après un traumatisme crânien permet de protéger les intérêts de la personne blessée, notamment dans la gestion de son indemnisation.

Une fois l’indemnisation obtenue, la gestion des sommes reçues mérite une attention particulière. Un accompagnement patrimonial et un placement adapté des indemnités permettent de sécuriser l’avenir financier de la victime.

Pourquoi se faire accompagner par un professionnel ?

L’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré est l’une des plus complexes en droit du dommage corporel. Les séquelles sont souvent invisibles, les postes de préjudice nombreux, et les assureurs ont tendance à minimiser les conséquences.

Un avocat spécialisé en dommages corporels et un médecin conseil de victimes forment le duo indispensable pour :

  • Préparer et accompagner la victime lors de l’expertise médicale
  • Vérifier que tous les postes de préjudice sont correctement évalués
  • Négocier avec l’assureur sur la base des référentiels en vigueur comme le référentiel Mornet
  • Saisir le tribunal si nécessaire pour obtenir une juste indemnisation

Le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des montants envisageables.

📌 L'essentiel à retenir sur le Glasgow 10

  • Un score Glasgow de 10 correspond à un traumatisme crânien modéré
  • Les séquelles sont fréquentes : troubles cognitifs, fatigabilité, troubles du comportement
  • L’indemnisation peut atteindre 80 000 € à plus de 500 000 € selon les séquelles
  • L’expertise médicale est l’étape clé : ne jamais s’y rendre sans médecin conseil de victimes
  • Ne jamais accepter la première offre de l’assureur
  • Les proches ont également droit à une indemnisation
  • La prescription est de 10 ans à compter de la consolidation

📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), oriente gratuitement les victimes de traumatisme crânien vers des professionnels spécialisés : avocats en dommages corporels et médecins conseil de victimes. Il est aussi possible de consulter la page à lire absolument pour connaître les démarches essentielles.

Questions fréquentes sur le Glasgow 10 et l’indemnisation

Questions fréquentes


Qu'est-ce qu'un score Glasgow de 10 ?

Un score Glasgow de 10 correspond à un traumatisme crânien modéré. La victime présente une altération significative de la conscience avec confusion mentale, réponse verbale incohérente et réponse motrice en flexion ou localisation de la douleur. Ce score se situe dans la tranche 9-12 de l’échelle de Glasgow, entre le traumatisme crânien léger (13-15) et le traumatisme crânien sévère (3-8).

Quelles séquelles peut-on garder après un Glasgow 10 ?

Les séquelles les plus fréquentes après un traumatisme crânien modéré (Glasgow 10) sont : les troubles de la mémoire et de la concentration, la fatigabilité cognitive, l’irritabilité et les modifications comportementales, les céphalées chroniques, les vertiges et parfois l’épilepsie post-traumatique. On parle souvent de « handicap invisible » car ces séquelles ne sont pas toujours perceptibles de l’extérieur.

Quel montant d'indemnisation peut-on obtenir pour un Glasgow 10 ?

L’indemnisation totale pour un traumatisme crânien avec Glasgow initial de 10 varie généralement entre 80 000 € et 500 000 €, selon la gravité des séquelles, l’âge de la victime et le retentissement professionnel. Les cas les plus lourds, avec perte d’emploi et besoin d’assistance par tierce personne, peuvent dépasser ces montants. Le simulateur d’indemnisation permet d’obtenir une estimation.

Combien de temps dure la procédure d'indemnisation ?

La procédure d’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré est souvent longue. La consolidation intervient généralement entre 1 an et 3 ans après l’accident. Après la consolidation, la procédure amiable avec l’assureur peut prendre 6 mois à 1 an supplémentaire. En cas de procédure judiciaire, il faut compter 2 à 4 ans. Au total, le processus complet peut s’étaler sur 3 à 5 ans.

Faut-il obligatoirement un avocat pour être indemnisé ?

L’avocat n’est pas obligatoire lors de la procédure amiable avec l’assureur. Toutefois, en matière de traumatisme crânien, il est très fortement recommandé de se faire assister par un avocat spécialisé en dommages corporels et par un médecin conseil de victimes. Les séquelles cognitives sont complexes à évaluer et les enjeux financiers importants. L’accompagnement par des professionnels permet d’augmenter significativement les montants obtenus.

Les proches de la victime peuvent-ils être indemnisés ?

Oui. Les proches d’une victime de traumatisme crânien modéré peuvent obtenir une indemnisation au titre du préjudice d’affection (souffrance morale) et du préjudice d’accompagnement (bouleversement des conditions de vie). Le conjoint, les enfants, les parents et les frères et sœurs sont concernés. Les montants varient selon le lien de parenté et le retentissement démontré.


Témoignages

Bon voila mon histoire, j’ai eu un accident de voiture il y a 3 ans, trauma cranien avec un glasgow à 10 d’après les urgentistes. Au début je pensais que j’allais récupérer normalement mais en fait non.. problèmes de mémoire, fatigue permanente, mon caractère a changé ma femme me le dit souvent. L’assureur m’a proposé 95 000€ je trouvais ça correct au début. Heureusement j’ai trouvé victime-info.fr qui m’a expliqué que c’etait largement en dessous. Avec l’avocat et le medecin conseil qu’ils m’ont orienté on est arrivé à 245 000€. Ya pas photo quoi.

— Stéphane, 42 ans, accident de la route

Franchement c’est dur d’en parler mais depuis l’accident de mon conjoint rien est plus pareil. Glasgow 10 à l’arrivée aux urgences, on nous a dit « il a eu de la chance c’est modéré ».. modéré c’est vite dit. Il est irritable, il oublie tout, il peut plus travailler comme avant. Moi j’ai du reduire mon temps de travail pour l’aider au quotidien. Ce que je savais pas c’est que les proches aussi ont le droit d’être indemnisés, j’ai appris ça grâce à ce site. On a obtenu 14 000€ de préjudice d’affection pour moi et les enfants.

— Audrey, 31 ans, conjointe d'une victime de traumatisme crânien

Moi j’ai été agressé dans la rue, coup à la tête, chute sur le trottoir, hopital pendant 12 jours. Glasgow 10 ils m’ont dit. Honnêtement j’y connaissais rien à tout ça, je pensais que puisque l’agresseur avait pas d’argent y avait rien à faire. En fait non ya la CIVI qui peut indemniser et ça j’aurais jamais su sans chercher sur internet. Les démarches c’est long, ça fait 2 ans que c’est en cours, mais au moins je sais que j’ai des droits. Merci aux gens qui font ce genre de site parce qu’on se sent vraiment perdu quand on connait rien au juridique.

— Philippe, 55 ans, victime d'une agression