Un score de Glasgow à 13 correspond à un traumatisme crânien léger (TCL), parfois appelé traumatisme crânien « mineur ». Pourtant, derrière ce qualificatif rassurant, les conséquences peuvent être bien réelles : maux de tête persistants, troubles de la concentration, fatigue chronique, irritabilité, voire syndrome post-commotionnel durable. Chaque année en France, des dizaines de milliers de personnes subissent un traumatisme crânien léger suite à un accident ouvrant droit à indemnisation, sans toujours savoir qu’elles peuvent obtenir une réparation financière pour leurs préjudices.
Cette page de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), détaille tout ce qu’il faut savoir sur le score de Glasgow 13 : sa signification médicale, les séquelles fréquentes, les étapes de l’expertise médicale et les montants d’indemnisation auxquels la victime peut prétendre. L’objectif est de permettre à toute personne concernée de défendre efficacement ses droits.
La permanence de victime-info.fr oriente les victimes vers les professionnels adaptés à leur situation : avocat spécialisé, médecin-conseil de victimes, association locale.
Sommaire
- Qu’est-ce que le score de Glasgow ?
- Glasgow 13 : signification et diagnostic
- Séquelles possibles après un Glasgow 13
- Le syndrome post-commotionnel : un piège pour l’indemnisation
- L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation
- Les postes de préjudice indemnisables
- Montants d’indemnisation : exemples et fourchettes
- Les erreurs à éviter face à l’assureur
- Les démarches pour obtenir une indemnisation
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que le score de Glasgow ?
Le score de Glasgow (ou GCS, pour Glasgow Coma Scale) est une échelle médicale utilisée dans le monde entier pour évaluer le niveau de conscience d’une personne après un traumatisme crânien. Ce score est déterminé par les équipes médicales dès la prise en charge, généralement par le SAMU ou aux urgences.
L’échelle de Glasgow évalue trois paramètres :
- L’ouverture des yeux (de 1 à 4 points) : la personne ouvre-t-elle les yeux spontanément, à la demande, à la douleur, ou pas du tout ?
- La réponse verbale (de 1 à 5 points) : la personne parle-t-elle normalement, est-elle confuse, émet-elle des sons incompréhensibles ?
- La réponse motrice (de 1 à 6 points) : la personne obéit-elle aux ordres, a-t-elle des réflexes, ou aucune réponse ?
Le score total va de 3 (coma profond) à 15 (conscience normale). La classification retenue par la communauté médicale distingue :
- Glasgow 13 à 15 : traumatisme crânien léger
- Glasgow 9 à 12 : traumatisme crânien modéré
- Glasgow 3 à 8 : traumatisme crânien grave (coma)
Le score de Glasgow est la première évaluation de la gravité d’un traumatisme crânien. Un Glasgow à 13 place la victime dans la catégorie « légère », mais ce chiffre initial ne préjuge pas des séquelles à long terme. Il est impératif de conserver tous les documents médicaux mentionnant ce score.
Glasgow 13 : signification et diagnostic
Un score de Glasgow à 13 signifie que la victime présentait, au moment de l’évaluation, un léger trouble de la conscience. Concrètement, la personne était globalement consciente mais pouvait présenter une désorientation, une confusion passagère ou un retard dans les réponses.
En pratique, un Glasgow 13 peut correspondre aux situations suivantes :
- Ouverture spontanée des yeux (4 points) + réponse verbale confuse (4 points) + obéissance aux ordres (5 points) = 13
- Ouverture des yeux à la demande (3 points) + réponse verbale orientée (5 points) + obéissance aux ordres mais ralentie (5 points) = 13
Un Glasgow 13 s’accompagne fréquemment d’une perte de connaissance brève (quelques secondes à quelques minutes) et/ou d’une amnésie post-traumatique (la personne ne se souvient pas de l’accident ou des minutes qui l’ont suivi). Le scanner cérébral réalisé aux urgences peut être normal ou montrer de petites lésions.
La Haute Autorité de Santé retient un Glasgow entre 13 et 15 pour définir le traumatisme crânien léger. Toutefois, un Glasgow 13 est considéré comme la limite basse de cette catégorie et impose une surveillance plus attentive qu’un Glasgow 15.
Le score de Glasgow est une photographie de l’état de la victime à un instant T. Un Glasgow 13 ne signifie pas que les séquelles seront légères. Certaines victimes avec un Glasgow initial à 13 développent un syndrome post-commotionnel durable, avec des conséquences majeures sur leur vie quotidienne et professionnelle. C’est pourquoi l’expertise médicale réalisée bien après l’accident est déterminante pour l’indemnisation.
Séquelles possibles après un Glasgow 13
Les séquelles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 13 sont souvent qualifiées de « subjectives » par les assureurs, car elles sont difficiles à objectiver par l’imagerie classique (scanner, IRM). Pourtant, elles sont bien réelles et peuvent persister pendant des mois, voire des années.
Séquelles physiques
- Céphalées chroniques (maux de tête fréquents ou permanents)
- Vertiges et troubles de l’équilibre
- Sensibilité accrue au bruit et à la lumière
- Fatigue intense et disproportionnée (fatigabilité neuro-cognitive)
- Acouphènes (bourdonnements d’oreille)
Séquelles cognitives
- Troubles de la concentration et de l’attention
- Difficultés de mémoire (mémoire de travail, mémoire à court terme)
- Ralentissement du traitement de l’information
- Difficultés à mener plusieurs tâches simultanément
Séquelles psychologiques et comportementales
- Irritabilité accrue, sautes d’humeur
- Anxiété, syndrome de stress post-traumatique
- Troubles du sommeil (insomnies, hypersomnie)
- Tendance à l’isolement social
- Dépression réactionnelle
Selon les études médicales, 15 à 30 % des victimes d’un traumatisme crânien léger présentent des symptômes persistants au-delà de 3 mois. Une partie significative conserve des séquelles au-delà d’un an après l’accident.
L’ensemble de ces séquelles peut avoir des répercussions considérables sur la vie professionnelle, sociale et personnelle de la victime. Un étudiant peut voir ses résultats scolaires chuter. Un salarié peut être dans l’incapacité de reprendre son poste à temps plein. Ces conséquences concrètes sont des préjudices indemnisables qu’il est essentiel de faire reconnaître.
Le syndrome post-commotionnel : un piège pour l’indemnisation
Le syndrome post-commotionnel (SPC) désigne l’ensemble des symptômes qui persistent après un traumatisme crânien léger : céphalées, fatigue, troubles cognitifs, irritabilité, etc. Ce syndrome est particulièrement fréquent après un Glasgow 13.
Le problème majeur du syndrome post-commotionnel réside dans sa difficulté de preuve. L’imagerie cérébrale (scanner, IRM conventionnelle) est souvent normale. Les médecins-conseils des compagnies d’assurances en profitent régulièrement pour minimiser, voire nier, les séquelles de la victime.
Lors de l’expertise médicale, le médecin-conseil de la compagnie d’assurance a pour mission de défendre les intérêts financiers de l’assureur, pas ceux de la victime. Face à un Glasgow 13 avec scanner normal, il est fréquent que ce médecin conclue à l’absence de séquelles. La victime doit impérativement être assistée par un médecin-conseil de recours (médecin de victimes) qui connaît les spécificités du traumatisme crânien léger.
Comment prouver le syndrome post-commotionnel ?
Plusieurs outils permettent d’objectiver les séquelles, même quand l’imagerie classique est normale :
- Bilan neuropsychologique : série de tests standardisés évaluant la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives. Ce bilan est indispensable et doit être réalisé par un neuropsychologue.
- IRM fonctionnelle ou de diffusion (DTI) : techniques d’imagerie avancée pouvant révéler des lésions axonales diffuses invisibles sur un scanner classique.
- Journal de bord : la victime ou ses proches notent au quotidien les difficultés rencontrées (oublis, maux de tête, épisodes de fatigue extrême, difficultés au travail).
- Témoignages de l’entourage : les proches peuvent attester du changement de comportement et de personnalité de la victime depuis l’accident.
Le bilan neuropsychologique est l’examen clé pour objectiver les troubles cognitifs après un traumatisme crânien léger. Il doit être réalisé par un neuropsychologue expérimenté, idéalement recommandé par un médecin expert ou une association d’aide aux victimes. Ce bilan servira de pièce maîtresse lors de l’expertise médicale.
L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation
L’expertise médicale est le moment central du processus d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que seront évalués tous les préjudices de la victime, selon la nomenclature Dintilhac. Pour un Glasgow 13, la préparation de cette expertise est cruciale.
Le déroulement de l’expertise
L’expertise peut être amiable (organisée par l’assureur) ou judiciaire (ordonnée par un tribunal). Dans les deux cas, la victime a le droit d’être accompagnée par un médecin-conseil de victimes.
Le médecin expert examinera :
- Les circonstances de l’accident et le score de Glasgow initial
- L’évolution des symptômes depuis l’accident
- Les résultats du bilan neuropsychologique
- Les retentissements sur la vie quotidienne, professionnelle et sociale
- La date de consolidation (moment où l’état de santé est stabilisé)
Sophie a été impliquée dans un accident de la route. Score de Glasgow initial : 13. Scanner normal. Après l’hospitalisation, Sophie a repris le travail au bout de 3 semaines. Mais elle souffre de maux de tête quotidiens, ne supporte plus le bruit en open space, oublie des consignes et se sent épuisée dès 14h. Six mois après l’accident, elle consulte un neuropsychologue qui met en évidence un déficit attentionnel et des troubles de la mémoire de travail. Son médecin-conseil de victimes l’accompagne à l’expertise, où un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de 8 % est retenu, avec un retentissement professionnel avéré.
Pourquoi se faire accompagner par un médecin-conseil de victimes ?
Face à un traumatisme crânien léger, les enjeux de l’expertise sont majeurs. Le médecin expert peut être tenté de retenir un taux d’IPP faible ou nul si la victime n’est pas correctement préparée. Un médecin-conseil de recours spécialisé en dommage corporel :
- Prépare la victime à l’expertise en identifiant tous les préjudices
- Présente les pièces médicales de manière structurée
- Argumente face au médecin expert ou au médecin-conseil de l’assureur
- S’assure que tous les postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac sont évalués
- Compte-rendu d’hospitalisation mentionnant le Glasgow 13
- Imagerie cérébrale (scanner, IRM)
- Bilan neuropsychologique
- Certificats médicaux de suivi (neurologue, médecin traitant)
- Arrêts de travail et bulletins de salaire
- Journal de bord des symptômes
- Attestations de proches décrivant les changements observés
Les postes de préjudice indemnisables après un Glasgow 13
L’indemnisation d’un traumatisme crânien avec Glasgow 13 repose sur la nomenclature Dintilhac, qui recense l’ensemble des postes de préjudice corporel. Voici les principaux postes concernés pour ce type de blessure.
Préjudices patrimoniaux (pertes financières)
- Dépenses de santé actuelles et futures : consultations, bilan neuropsychologique, séances de rééducation, médicaments
- Pertes de gains professionnels actuels : salaires perdus pendant la période d’arrêt de travail
- Pertes de gains professionnels futurs : si la victime ne peut plus exercer son emploi au même niveau, la perte de revenus future est indemnisable
- Incidence professionnelle : reconversion nécessaire, pénibilité accrue au travail, perte de chance de promotion
Préjudices extra-patrimoniaux (souffrances et qualité de vie)
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans la vie quotidienne entre l’accident et la consolidation. Il existe plusieurs classes de DFT (de 1 à 4) selon le niveau de gêne.
- Souffrances endurées : douleurs physiques et morales subies entre l’accident et la consolidation, cotées de 1 à 7
- Déficit fonctionnel permanent (DFP) : anciennement appelé AIPP, ce poste indemnise les séquelles définitives (troubles cognitifs persistants, céphalées chroniques)
- Préjudice d’agrément : impossibilité ou difficulté à pratiquer les loisirs et activités sportives antérieurs
- Préjudice moral : impact psychologique de l’accident
La nomenclature Dintilhac, du nom du président du groupe de travail qui l’a élaborée, constitue la référence en matière de classification des postes de préjudice corporel en France. Elle distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Son application permet la réparation intégrale du dommage corporel, principe fondamental du droit du dommage corporel.
Montants d’indemnisation : exemples et fourchettes
L’indemnisation d’un traumatisme crânien avec Glasgow 13 varie considérablement selon les séquelles retenues, l’âge de la victime, son activité professionnelle et la qualité de la démonstration du préjudice. Voici des fourchettes indicatives basées sur la jurisprudence et les référentiels d’indemnisation.
- Taux d’IPP habituellement retenu : 3 % à 15 % selon les séquelles
- Déficit fonctionnel permanent (DFP) : 4 000 € à 40 000 € selon le taux et l’âge
- Souffrances endurées (cotées 2 à 4/7) : 3 000 € à 25 000 €
- Préjudice d’agrément : 3 000 € à 15 000 €
- Pertes de gains professionnels : variable, pouvant représenter des sommes très élevées en cas de reconversion ou d’inaptitude
L’indemnisation globale peut aller de 10 000 € à plus de 100 000 € selon la gravité des séquelles et le retentissement professionnel.
Marc, 45 ans, cadre dans une entreprise de conseil, a chuté dans un escalier défectueux sur son lieu de travail. Glasgow initial : 13. Perte de connaissance de quelques minutes. Après 2 mois d’arrêt de travail, Marc reprend à mi-temps thérapeutique. Il présente des troubles de concentration importants, une fatigabilité majeure et des céphalées quotidiennes. Un bilan neuropsychologique confirme un déficit attentionnel significatif. À la consolidation (18 mois après l’accident), le médecin expert retient un DFP de 10 %, des souffrances endurées de 3,5/7 et une incidence professionnelle avec perte de gains futurs. L’indemnisation totale obtenue après procédure judiciaire : 85 000 €, bien loin de l’offre initiale de l’assureur qui était de 12 000 €.
Les exemples d’indemnisation en dommage corporel publiés sur victime-info.fr donnent d’autres illustrations concrètes. Il est également possible d’utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels pour obtenir une première estimation.
Le simulateur de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation de l’indemnisation en fonction du taux d’IPP, de l’âge et des différents postes de préjudice.
Les erreurs à éviter face à l’assureur
L’indemnisation d’un traumatisme crânien léger est un domaine où les pièges de la transaction amiable sont particulièrement nombreux. Les assureurs exploitent la méconnaissance des victimes et la difficulté de prouver les séquelles.
Les compagnies d’assurances proposent systématiquement une première offre très inférieure à la réalité du préjudice. Pour un Glasgow 13, l’offre initiale est souvent dérisoire, l’assureur arguant que le traumatisme était « léger » et que le scanner était normal. Cette première offre peut être 5 à 10 fois inférieure à l’indemnisation réellement due. Il ne faut jamais signer sans l’avis d’un professionnel.
Les erreurs les plus fréquentes
- Se rendre seul à l’expertise médicale : sans médecin-conseil de victimes, les séquelles d’un Glasgow 13 risquent d’être sous-évaluées
- Ne pas faire de bilan neuropsychologique : c’est la principale preuve des troubles cognitifs
- Accepter une consolidation trop précoce : l’assureur pousse à consolider vite pour limiter les indemnités temporaires
- Sous-estimer le retentissement professionnel : les pertes de gains futurs et l’incidence professionnelle sont souvent les postes les plus importants
- Ne pas conserver les preuves : certificats médicaux, arrêts de travail, témoignages de proches doivent être soigneusement archivés
La victime dispose d’un délai de 15 jours pour se rétracter après avoir accepté une offre d’indemnisation (article L.211-16 du Code des assurances). Par ailleurs, si l’offre est manifestement insuffisante, le juge peut condamner l’assureur à verser une pénalité. En cas de doute, il est toujours préférable de solliciter un modèle de lettre pour contester l’offre ou demander une provision.
Les démarches pour obtenir une indemnisation
Les démarches varient selon les circonstances de l’accident. Voici les principaux parcours d’indemnisation pour un traumatisme crânien avec Glasgow 13.
Accident de la route
La loi Badinter du 5 juillet 1985 protège les victimes d’accidents de la circulation. L’assureur du responsable doit formuler une offre d’indemnisation dans un délai de 8 mois après l’accident. Si le conducteur responsable n’est pas assuré ou a pris la fuite, le Fonds de Garantie (FGAO) prend le relais.
Accident de la vie courante
Si le traumatisme crânien résulte d’un accident de la vie quotidienne (chute, accident domestique, accident de sport), l’indemnisation dépend de la responsabilité d’un tiers ou de la souscription d’une garantie accidents de la vie (GAV). La victime peut aussi saisir les tribunaux si un tiers est responsable.
Agression
Si le traumatisme crânien résulte d’une agression, la victime peut obtenir une indemnisation devant la CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions), même si l’auteur est inconnu ou insolvable. Il est important de déposer plainte rapidement.
Accident médical
Si le traumatisme crânien est lié à un accident médical (erreur chirurgicale, chute à l’hôpital), la victime peut saisir la CCI (ex-CRCI) ou engager une action en justice contre l’établissement de santé.
L’action en réparation du dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation. Ce délai est porté à 20 ans pour les victimes de crimes (agressions graves). Il est essentiel d’agir dans ces délais pour ne pas perdre le droit à indemnisation.
Quelle que soit la situation, la victime peut demander une provision en référé pour obtenir rapidement une avance sur son indemnisation, notamment si elle est en difficulté financière pendant la procédure. Il est également possible de faire une demande de provision à l’assurance par courrier.
Traumatisme crânien léger et indemnisation : les référentiels de la jurisprudence
Les tribunaux français s’appuient sur des référentiels indicatifs pour évaluer les indemnisations. Le référentiel Mornet, actualisé régulièrement, fournit des fourchettes par poste de préjudice. Pour un traumatisme crânien avec Glasgow 13, les montants dépendent principalement du taux de DFP retenu et de l’âge de la victime.
Le principe fondamental est celui de la réparation intégrale : la victime doit être replacée aussi fidèlement que possible dans la situation qui aurait été la sienne sans l’accident. Aucun poste de préjudice ne doit être oublié. La capitalisation des indemnités futures peut s’avérer nécessaire lorsque la victime subit des pertes de revenus à long terme.
- Documenter : conserver toutes les preuves médicales et faire réaliser un bilan neuropsychologique
- Se faire accompagner : médecin-conseil de victimes pour l’expertise, avocat spécialisé en dommages corporels pour la négociation
- Ne pas accepter la première offre de l’assureur
- Faire valoir tous les postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac, y compris l’incidence professionnelle
Fiscalité de l’indemnisation
Les sommes perçues au titre de l’indemnisation du préjudice corporel bénéficient d’un régime fiscal favorable. En règle générale, les indemnités pour dommage corporel ne sont pas imposables. Toutefois, certaines subtilités existent, notamment concernant les intérêts produits par le placement de l’indemnisation. La page dédiée à la fiscalité de l’indemnisation détaille ces aspects.
Les indemnités réparant un préjudice corporel (DFP, souffrances endurées, préjudice d’agrément, etc.) sont exonérées d’impôt sur le revenu. Les pertes de gains professionnels, en revanche, peuvent dans certains cas être soumises à l’impôt. Il est conseillé de vérifier les règles applicables à chaque poste.
Questions fréquentes sur le Glasgow 13 et l’indemnisation
Questions fréquentes
Un Glasgow 13, est-ce grave ?
Un Glasgow 13 est classé comme traumatisme crânien léger. Toutefois, « léger » ne signifie pas « sans conséquences ». Une proportion significative de victimes développe un syndrome post-commotionnel avec des séquelles cognitives, physiques et psychologiques pouvant durer des mois, voire des années. La gravité réelle se mesure non pas au score initial mais aux séquelles persistantes après la consolidation.
Quelle indemnisation peut-on obtenir pour un Glasgow 13 ?
L’indemnisation varie en fonction des séquelles retenues lors de l’expertise médicale. Le taux d’IPP se situe généralement entre 3 % et 15 %. L’indemnisation globale (tous postes confondus) peut aller de 10 000 € à plus de 100 000 €, notamment en cas de retentissement professionnel important. Les exemples d’indemnisation et les simulateurs de victime-info.fr permettent d’affiner cette estimation.
Le scanner est normal après un Glasgow 13, peut-on quand même être indemnisé ?
Oui. Un scanner normal ne signifie pas l’absence de lésions cérébrales. Les micro-lésions axonales diffuses, fréquentes dans les traumatismes crâniens légers, sont invisibles au scanner classique. Le bilan neuropsychologique est l’examen clé pour objectiver les troubles cognitifs. Une IRM de diffusion peut aussi révéler des anomalies. L’assureur ne peut pas refuser l’indemnisation au seul motif d’un scanner normal.
Faut-il un avocat pour être indemnisé d'un Glasgow 13 ?
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très fortement recommandé. Le traumatisme crânien léger est un domaine où l’assureur minimise systématiquement les séquelles. Un avocat spécialisé en droit du dommage corporel saura évaluer le préjudice, négocier avec l’assureur et saisir le tribunal si nécessaire. Il est également essentiel d’être accompagné par un médecin-conseil de victimes lors de l’expertise.
Quel est le délai pour demander une indemnisation après un Glasgow 13 ?
Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation (article 2226 du Code civil). La consolidation est le moment où l’état de santé de la victime est stabilisé. Pour un traumatisme crânien léger, la consolidation intervient généralement entre 6 mois et 2 ans après l’accident. Il est toutefois recommandé d’engager les démarches le plus tôt possible.
Quelle est la différence entre Glasgow 13, 14 et 15 en termes d'indemnisation ?
Les trois scores correspondent à un traumatisme crânien léger. Cependant, un Glasgow 13 est à la limite basse de cette catégorie et s’accompagne plus fréquemment de séquelles persistantes qu’un Glasgow 15. En pratique, un Glasgow 13 conduit souvent à un taux d’IPP plus élevé et à une indemnisation supérieure, à condition que les séquelles soient correctement documentées. La page sur les montants d’indemnisation du traumatisme crânien détaille ces différences.
Conclusion : ne pas sous-estimer un Glasgow 13
Un score de Glasgow à 13 est souvent présenté comme un traumatisme crânien « bénin ». La réalité est tout autre pour de nombreuses victimes qui conservent des séquelles durables impactant leur vie quotidienne, professionnelle et sociale. L’indemnisation de ces préjudices est un droit, mais elle suppose une démarche rigoureuse : documentation médicale complète, bilan neuropsychologique, accompagnement par un médecin-conseil de victimes et, si nécessaire, par un avocat spécialisé en dommage corporel.
La page « À lire absolument » de victime-info.fr rappelle les principes essentiels que toute personne accidentée devrait connaître avant d’entamer des démarches d’indemnisation.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), oriente gratuitement les victimes de traumatisme crânien vers les professionnels compétents : médecin-conseil de victimes, avocat spécialisé, association locale d’aide aux victimes.
Témoignages
— Julien, 29 ans, accident de vélo avec Glasgow 13Bon moi j’ai fait un Glasgow 13 après un accident de vélo ya un an et demi. Au début tout le monde me disait « c’est rien t’inquiète ça va passer » sauf que les maux de tête et les problèmes de concentration ils sont toujours la.. L’assurance voulait me donner 4500€ en me disant que c’était un trauma léger. Grace à victime-info.fr j’ai compris qu’il fallait faire un bilan neuropsy et me faire accompagner par un médecin conseil. Au final l’expertise a retenu 7% d’IPP et j’ai obtenu 38000€. Faut vraiment pas lacher l’affaire
— Catherine, 52 ans, chute dans un magasinFranchement je savais même pas que j’avais le droit à quelque chose. J’ai glissé dans un supermarché, perte de connaissance, Glasgow 13 aux urgences. Pendant 8 mois j’avais des vertiges, je supportais plus le bruit, impossible de me concentrer plus de 20 min. Mon médecin traitant disait que c’était le stress.. c’est une amie qui m’a parlé de ce site et j’ai compris que c’était le syndrome post commotionnel. J’ai pris un avocat spécialisé et un médecin conseil de victimes, on est en pleine procédure mais j’ai déja eu une provision de 8000€
— Mehdi, 38 ans, victime d'agressionJuste pour partager mon expérience, j’ai eu un Glasgow 13 suite à une agression en pleine rue. Le mec m’a jamais été retrouvé mais j’ai pu quand meme être indemnisé par la CIVI. Par contre le parcours c’est vraiment long, faut s’accrocher. Ça fait presque 2 ans que je suis dessus. Heureusement j’avais bien constitué mon dossier avec tous les certificats et le bilan neuropsy comme c’est expliqué sur le site. L’offre est de 42000€ et mon avocat pense qu’on peut avoir mieux



