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Glasgow 5 : traumatisme crânien grave et indemnisation des victimes

Un score de Glasgow à 5 traduit un traumatisme crânien grave, synonyme de coma profond et de séquelles souvent irréversibles. Pour la victime et ses proches, ce diagnostic marque le début d’un parcours médical long et éprouvant, mais aussi d’un combat juridique pour obtenir une indemnisation à la hauteur du préjudice subi. Comprendre ce que signifie un Glasgow 5, les conséquences sur la vie quotidienne et les droits en matière de réparation est essentiel pour ne pas être démuni face aux assureurs.

Ce guide complet, rédigé en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), détaille le parcours d’indemnisation d’une victime présentant un score de Glasgow à 5 : de la phase de coma jusqu’à la consolidation, en passant par l’expertise médicale et le calcul des différents postes de préjudice. La permanence de victime-info.fr est disponible pour orienter gratuitement toute personne concernée.

Sommaire

Qu’est-ce qu’un score de Glasgow à 5 ?

L’échelle de Glasgow (Glasgow Coma Scale ou GCS) est l’outil de référence utilisé par les médecins urgentistes pour évaluer le niveau de conscience d’un patient après un traumatisme crânien. Elle repose sur trois critères : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. Le score total varie de 3 (coma le plus profond) à 15 (conscience normale).

Un score de Glasgow à 5 se situe dans la catégorie des traumatismes crâniens graves (score inférieur ou égal à 8). Concrètement, la personne est dans un état de coma profond avec des réponses très limitées. Ce score peut correspondre, par exemple, à une ouverture des yeux à la douleur (2), une absence de réponse verbale (1) et une flexion stéréotypée à la douleur (2).

📌 Classification des scores de Glasgow

  • Glasgow 13 à 15 : traumatisme crânien léger
  • Glasgow 9 à 12 : traumatisme crânien modéré
  • Glasgow 3 à 8 : traumatisme crânien grave (dont le Glasgow 5)
  • Glasgow 3 : coma le plus profond, pronostic vital engagé

Un Glasgow 5 correspond donc à un coma grave, nécessitant une réanimation et une surveillance neurologique intensive.

Les causes fréquentes d’un Glasgow 5

Un traumatisme crânien avec un score de Glasgow à 5 survient le plus souvent dans les circonstances suivantes :

  • Accidents de la circulation : collision automobile, accident impliquant un poids lourd, choc à moto ou accident de trottinette électrique
  • Chutes graves : chute de hauteur, accident du travail, accident domestique
  • Agressions violentes : coups portés à la tête, agression avec arme
  • Accidents de sport : chute à vélo, sports de combat, plongeon

Quelle que soit l’origine du traumatisme, les lésions cérébrales provoquées par un Glasgow 5 sont majeures. On observe fréquemment des contusions cérébrales, des hématomes sous-duraux ou extraduraux, des lésions axonales diffuses ou encore un œdème cérébral important.

⚖️ Loi Badinter du 5 juillet 1985 – Article 3

En cas d’accident de la circulation, la victime d’un traumatisme crânien grave bénéficie d’une protection renforcée. L’article 3 de la loi Badinter prévoit que les victimes non conductrices, notamment en cas de dommage corporel grave, ont droit à une indemnisation intégrale, sauf faute inexcusable et cause exclusive de l’accident. Les victimes de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou présentant un taux d’incapacité supérieur à 80 % sont indemnisées dans tous les cas.

Les séquelles d’un traumatisme crânien grave (Glasgow 5)

Les séquelles d’un traumatisme crânien avec Glasgow 5 sont généralement lourdes et permanentes. La gravité des lésions cérébrales initiales conditionne l’ampleur des déficits à long terme. Le pronostic varie d’un cas à l’autre, mais la plupart des victimes conservent des handicaps significatifs, même après des mois ou des années de rééducation. Pour approfondir ce sujet, le dossier sur le montant d’indemnisation du traumatisme crânien fournit des exemples concrets.

Séquelles physiques

  • Hémiplégie ou tétraplésie : paralysie partielle ou totale d’un ou plusieurs membres
  • Troubles de l’équilibre et de la coordination (ataxie)
  • Épilepsie post-traumatique : crises convulsives récurrentes
  • Fatigue chronique invalidante
  • Troubles sensoriels : perte de goût, d’odorat, troubles visuels
  • Spasticité : raideurs musculaires douloureuses

Séquelles cognitives et comportementales

Ce sont souvent les séquelles les plus dévastatrices pour la vie quotidienne et sociale. Le traumatisme crânien grave est parfois qualifié de « handicap invisible » car certains déficits ne se voient pas mais bouleversent totalement l’existence de la victime.

  • Troubles de la mémoire : amnésie antérograde (incapacité à former de nouveaux souvenirs)
  • Troubles de l’attention et de la concentration
  • Ralentissement cognitif
  • Troubles du comportement : irritabilité, agressivité, désinhibition, apathie
  • Syndrome dysexécutif : incapacité à planifier, organiser, prendre des décisions
  • Anosognosie : la victime n’a pas conscience de ses propres déficits
⚠️ Le handicap invisible du traumatisme crânien

Lors de l’expertise médicale, les séquelles cognitives et comportementales sont souvent sous-évaluées par les médecins experts mandatés par les assurances. Il est indispensable que la victime soit accompagnée d’un médecin conseil indépendant spécialisé en neurologie pour faire valoir l’ensemble de ses déficits. Un bilan neuropsychologique complet doit être réalisé avant l’expertise.

Séquelles psychologiques

  • Syndrome dépressif réactionnel
  • Troubles anxieux et crises d’angoisse
  • Syndrome de stress post-traumatique (PTSD)
  • Perte d’identité et de repères
💡 Cas pratique : accident de moto avec Glasgow 5

Pierre, 38 ans, conducteur de moto, est percuté par un véhicule grillant un feu rouge. Score de Glasgow initial à 5. Après 3 semaines de coma, Pierre est transféré en service de rééducation pour une durée de 8 mois. À la consolidation (3 ans après l’accident), les séquelles retenues sont : syndrome dysexécutif modéré à sévère, troubles mnésiques importants, épilepsie post-traumatique, troubles comportementaux (irritabilité, désinhibition), perte d’emploi définitive. Le taux d’AIPP (atteinte à l’intégrité physique et psychique) est fixé à 65 %. Pierre ne peut plus exercer aucune activité professionnelle et nécessite une aide humaine de 4 heures par jour.

L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation

L’expertise médicale constitue le moment déterminant du processus d’indemnisation. C’est lors de cette étape que le médecin expert évalue l’ensemble des séquelles et fixe les éléments qui serviront de base au calcul de l’indemnisation. Pour une victime présentant un Glasgow 5, cette expertise revêt une importance capitale compte tenu de la complexité des déficits. Le déroulement de l’expertise médicale est détaillé dans un dossier dédié.

La date de consolidation

La consolidation est la date à partir de laquelle l’état de santé de la victime est considéré comme stabilisé : il ne s’améliore plus ni ne s’aggrave de manière significative. Pour un traumatisme crânien grave de type Glasgow 5, la consolidation intervient généralement 2 à 5 ans après l’accident, parfois davantage. Avant cette date, la victime peut toutefois obtenir des provisions sur son indemnisation pour faire face aux frais courants.

Droit à une provision avant consolidation

La victime d’un traumatisme crânien grave n’a pas à attendre la consolidation pour recevoir de l’argent. La loi prévoit le versement de provisions (avances sur l’indemnisation finale) pour couvrir les frais médicaux, l’adaptation du logement, l’aide humaine et la perte de revenus. Il est légitime de demander une provision dès les premières semaines suivant l’accident.

Les éléments évalués par le médecin expert

Lors de l’expertise médicale d’un traumatisme crânien grave, le médecin expert doit évaluer de nombreux éléments conformément à la nomenclature Dintilhac. Voici les principaux :

  • Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne subie pendant la période de soins
  • Les souffrances endurées : évaluées sur une échelle de 1 à 7
  • Le taux d’AIPP (atteinte à l’intégrité physique et psychique)
  • Le préjudice esthétique permanent
  • Le préjudice d’agrément : impossibilité de pratiquer des activités de loisir
  • Le préjudice sexuel
  • Les besoins en aide humaine (tierce personne)
  • Les besoins en aménagement du logement et du véhicule
  • Les frais futurs : soins, médicaments, rééducation à vie
⚠️ Ne jamais aller seul à l'expertise médicale

Face à un Glasgow 5 et ses séquelles multiples, l’expertise médicale est d’une complexité extrême. Le médecin expert désigné par l’assureur ou le tribunal ne connaît pas la vie quotidienne de la victime. Il est impératif d’être accompagné d’un médecin conseil de victimes spécialisé en traumatisme crânien. Ce médecin défend les intérêts de la victime et veille à ce qu’aucune séquelle ne soit minimisée ou oubliée.

Les postes de préjudice indemnisables après un Glasgow 5

L’indemnisation d’un traumatisme crânien grave avec Glasgow 5 repose sur la nomenclature Dintilhac, qui répertorie l’ensemble des postes de préjudice corporel. Pour une victime aussi gravement atteinte, la quasi-totalité des postes sont mobilisables. Le guide des fondamentaux du droit du dommage corporel rappelle les principes essentiels de la réparation intégrale.

Préjudices patrimoniaux temporaires (avant consolidation)

  • Dépenses de santé actuelles : hospitalisations, rééducation, appareillage, consultations spécialisées
  • Frais divers : transports médicaux, garde d’enfants, aide ménagère
  • Perte de gains professionnels actuels : salaires perdus pendant l’arrêt de travail
  • Aide humaine temporaire : assistance d’une tierce personne au quotidien

Préjudices patrimoniaux permanents (après consolidation)

  • Dépenses de santé futures : tous les frais médicaux à vie
  • Perte de gains professionnels futurs (PGPF) : incapacité totale de travail dans la plupart des cas de Glasgow 5
  • Incidence professionnelle : perte de chance de carrière, dévalorisation sur le marché du travail
  • Aide humaine permanente : capitalisée sur l’espérance de vie de la victime
  • Frais de logement adapté : aménagement ou relogement
  • Frais de véhicule adapté

Préjudices extrapatrimoniaux temporaires

  • Déficit fonctionnel temporaire : évalué par classes de 1 à 4, souvent classe 4 (total) pendant le coma et la rééducation
  • Souffrances endurées : généralement cotées 6 ou 7 sur 7 pour un Glasgow 5

Préjudices extrapatrimoniaux permanents

  • Déficit fonctionnel permanent (DFP ou AIPP) : taux souvent compris entre 50 % et 85 % pour un Glasgow 5
  • Préjudice d’agrément : indemnisé selon les activités que la victime pratiquait (le simulateur de préjudice d’agrément donne une première estimation)
  • Préjudice esthétique permanent : cicatrices, déformation, altération de l’expression faciale
  • Préjudice sexuel : troubles de la libido, impossibilité de rapports, infertilité (le simulateur de préjudice sexuel offre des indications)
  • Préjudice d’établissement : impossibilité de fonder une famille
Les préjudices des proches aussi sont indemnisables

Les proches d’une victime de Glasgow 5 subissent également un préjudice considérable. Le préjudice d’affection (souffrance morale) et le préjudice d’accompagnement (bouleversement de la vie quotidienne) sont indemnisables pour le conjoint, les enfants, les parents et les frères et sœurs. Le barème d’indemnisation du préjudice moral donne des ordres de grandeur.

Montants d’indemnisation pour un Glasgow 5

L’indemnisation globale d’un traumatisme crânien grave avec un score de Glasgow initial à 5 atteint des montants très importants, souvent les plus élevés en droit du dommage corporel. Chaque situation est unique, mais les ordres de grandeur sont les suivants. Des exemples concrets d’indemnisation de dommage corporel sont disponibles pour comparaison.

📊 Indemnisation globale d'un Glasgow 5

L’indemnisation totale d’une victime de traumatisme crânien grave (Glasgow 5) se situe généralement entre 800 000 € et plus de 5 000 000 €, selon l’âge de la victime, la gravité des séquelles, le besoin en aide humaine et la situation professionnelle antérieure. Les cas les plus graves (jeune victime avec besoin d’aide humaine 24h/24) peuvent dépasser 8 millions d’euros.

Détail des principaux postes

Voici les fourchettes indicatives des principaux postes de préjudice pour un Glasgow 5, en se référant au référentiel Mornet et à la jurisprudence récente :

  • Déficit fonctionnel permanent (50 % à 85 %) : de 250 000 € à 700 000 € selon l’âge et le taux
  • Aide humaine permanente : poste souvent le plus élevé, de 500 000 € à plus de 3 000 000 € (capitalisé)
  • Perte de gains professionnels futurs : de 300 000 € à 1 500 000 € selon le salaire et l’âge
  • Souffrances endurées (6-7/7) : de 40 000 € à 80 000 €
  • Préjudice d’agrément : de 20 000 € à 60 000 €
  • Préjudice sexuel : de 15 000 € à 50 000 €
  • Préjudice d’établissement : de 20 000 € à 60 000 €
  • Logement adapté : variable, de 50 000 € à 500 000 € et plus
💡 Cas pratique : indemnisation d'une jeune victime avec Glasgow 5

Léa, 25 ans, étudiante en master, est renversée par un véhicule sur un passage piéton. Glasgow initial à 5. Après 4 ans de soins et rééducation, la consolidation retient : AIPP de 70 %, syndrome dysexécutif sévère, épilepsie, besoin d’aide humaine de 6 heures par jour, incapacité totale de travail. Indemnisation obtenue avec l’aide d’un avocat spécialisé : 3 800 000 €, dont 2 100 000 € pour l’aide humaine capitalisée, 650 000 € pour le DFP, 480 000 € pour la PGPF, 60 000 € pour les souffrances endurées, et le reste réparti entre les autres postes. Sans accompagnement, la première offre de l’assureur était de 1 200 000 €.

La question du versement sous forme de rente ou de capital se pose systématiquement pour des montants aussi importants. Un accompagnement patrimonial est fortement recommandé pour protéger les indemnités sur le long terme.

📞 Estimer l'indemnisation possible

Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des montants en fonction du taux d’AIPP et des différents postes de préjudice.

Protection juridique de la victime : tutelle et curatelle

Une victime de traumatisme crânien grave avec Glasgow 5 se retrouve souvent dans l’incapacité d’exercer ses droits et de gérer ses affaires personnelles. Les séquelles cognitives — troubles de la mémoire, syndrome dysexécutif, anosognosie — peuvent rendre la personne juridiquement vulnérable. La mise en place d’une mesure de protection est alors indispensable.

Le sujet des tutelle et curatelle après un traumatisme crânien fait l’objet d’un dossier complet sur victime-info.fr.

📌 Les mesures de protection juridique

  • Sauvegarde de justice : mesure temporaire et urgente, souvent mise en place dès l’hospitalisation
  • Curatelle (simple ou renforcée) : la victime est assistée pour les actes importants mais conserve une certaine autonomie
  • Tutelle : la victime est représentée pour tous les actes de la vie civile. Un tuteur gère ses biens et prend les décisions en son nom

Pour un Glasgow 5 avec séquelles cognitives sévères, la tutelle est la mesure la plus fréquemment prononcée par le juge des contentieux de la protection.

⚠️ Protection des indemnités versées

Les sommes d’indemnisation versées à une victime sous tutelle doivent être gérées avec la plus grande prudence. Le tuteur (qu’il soit familial ou professionnel) est tenu de placer les fonds dans l’intérêt exclusif de la personne protégée, sous le contrôle du juge. Il est vivement recommandé de se faire accompagner par un professionnel du placement des indemnités pour éviter toute dilapidation ou mauvaise gestion.

Les erreurs à éviter face à l’assureur

Face à un traumatisme crânien grave, les compagnies d’assurance déploient des stratégies bien rodées pour réduire le montant de l’indemnisation. Les enjeux financiers sont considérables (plusieurs millions d’euros), ce qui rend les pratiques de certains assureurs particulièrement agressives. Il est crucial de connaître les fondamentaux de l’indemnisation corporelle pour ne pas tomber dans les pièges les plus courants.

⚠️ Les 5 pièges les plus fréquents après un Glasgow 5

  1. Accepter la première offre d’indemnisation : elle est systématiquement inférieure à ce que la victime peut légitimement obtenir, souvent de 40 % à 70 %
  2. Signer un procès-verbal de transaction sans l’avis d’un avocat spécialisé : une fois signé, il est quasi impossible de revenir en arrière
  3. Se rendre à l’expertise médicale sans médecin conseil : le médecin de l’assureur minimisera les séquelles cognitives et comportementales
  4. Accepter une consolidation trop précoce : dans un traumatisme crânien grave, l’état peut évoluer pendant plusieurs années
  5. Sous-estimer le besoin en aide humaine : c’est le poste le plus important financièrement, souvent sous-évalué par les assureurs qui proposent des heures largement insuffisantes

⚖️ Article 2226 du Code civil – Délai de prescription

L’action en réparation d’un dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures. Ce délai est fondamental : tant que la consolidation n’est pas acquise, le délai de prescription ne court pas. Pour un Glasgow 5, la consolidation peut intervenir 3 à 5 ans après l’accident, laissant ensuite 10 ans pour agir. Il ne faut cependant jamais attendre le dernier moment pour engager les démarches.

Se faire accompagner : avocat et médecin conseil

L’indemnisation d’un traumatisme crânien grave avec Glasgow 5 est l’un des contentieux les plus complexes du droit du dommage corporel. Les sommes en jeu, la multiplicité des postes de préjudice et les enjeux médicaux rendent l’accompagnement par des professionnels spécialisés absolument incontournable.

L’avocat spécialisé en dommage corporel

Un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel maîtrise les subtilités de la nomenclature Dintilhac, les barèmes de capitalisation et la jurisprudence spécifique au traumatisme crânien. Il est en mesure de :

  • Organiser et coordonner les expertises médicales
  • Négocier avec l’assureur sur chaque poste de préjudice
  • Saisir le tribunal judiciaire si la négociation amiable échoue
  • Obtenir des provisions en urgence pour financer les soins et l’aide humaine
  • Veiller à ce que la réparation intégrale soit effectivement appliquée

Le médecin conseil de victimes

Distinct du médecin expert judiciaire, le médecin conseil de victimes est un médecin indépendant qui accompagne la personne blessée lors de l’expertise. Il connaît les pièges des expertises de traumatisés crâniens et veille à ce que les séquelles cognitives, souvent invisibles, soient correctement objectivées et cotées.

Qui paie l'avocat et le médecin conseil ?

Les honoraires de l’avocat et du médecin conseil sont généralement pris en charge au titre des frais divers inclus dans l’indemnisation. Certains avocats spécialisés acceptent de travailler sur la base d’un honoraire de résultat, ne percevant leurs honoraires qu’une fois l’indemnisation obtenue. La permanence de victime-info.fr peut orienter vers des professionnels compétents.

Les associations d’aide aux victimes

Des associations comme l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), partenaire de victime-info.fr, accompagnent gratuitement les victimes de traumatisme crânien et leurs familles. Elles offrent une écoute, une orientation vers les bons professionnels et un soutien dans les démarches administratives et juridiques.

Pour les situations impliquant un conducteur non assuré ou un accident de la circulation avec un véhicule non identifié (délit de fuite), le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) prend le relais pour indemniser la victime.

📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France, oriente gratuitement les victimes de traumatisme crânien grave et leurs proches vers les professionnels adaptés à leur situation : avocat spécialisé, médecin conseil, associations.

Questions fréquentes sur le Glasgow 5 et l’indemnisation

Questions fréquentes


Qu'est-ce qu'un score de Glasgow à 5 ?

Un score de Glasgow à 5 signifie que la victime est dans un coma grave avec des réponses très limitées à la douleur. L’échelle de Glasgow évalue la conscience sur une échelle de 3 à 15. Un score inférieur ou égal à 8 correspond à un traumatisme crânien grave. À 5, la personne n’ouvre pas les yeux spontanément, ne parle pas et ne présente que des réponses motrices réflexes.


Quelles sont les chances de récupération après un Glasgow 5 ?

Les chances de récupération complète après un Glasgow 5 sont très faibles. La majorité des victimes conservent des séquelles permanentes significatives : troubles cognitifs (mémoire, attention, fonctions exécutives), troubles comportementaux, handicap moteur. Certaines personnes récupèrent une relative autonomie après des années de rééducation, mais la plupart nécessitent une aide humaine quotidienne à vie.


Combien peut obtenir une victime avec un Glasgow 5 en indemnisation ?

L’indemnisation globale pour un traumatisme crânien grave avec Glasgow 5 se situe généralement entre 800 000 € et plus de 5 000 000 €. Le montant dépend de l’âge de la victime, du taux d’AIPP retenu, du besoin en aide humaine, de la perte de revenus et de nombreux autres facteurs. Les cas impliquant des victimes jeunes avec un besoin d’assistance permanente peuvent dépasser 8 millions d’euros.


Quel est le délai pour demander une indemnisation après un traumatisme crânien grave ?

Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation (article 2226 du Code civil). La consolidation d’un traumatisme crânien grave intervient souvent 2 à 5 ans après l’accident. Il est cependant fortement recommandé d’entamer les démarches le plus tôt possible, notamment pour obtenir des provisions et organiser les expertises médicales dans les meilleures conditions.


Faut-il un avocat spécialisé pour un Glasgow 5 ?

Oui, c’est indispensable. L’indemnisation d’un traumatisme crânien grave est l’un des contentieux les plus complexes du droit du dommage corporel. Les enjeux financiers sont considérables (souvent plusieurs millions d’euros) et les assureurs disposent de moyens importants pour minimiser l’indemnisation. Seul un avocat spécialisé en réparation du dommage corporel, assisté d’un médecin conseil de victimes, peut garantir une indemnisation juste et complète.


Les proches d'une victime de Glasgow 5 peuvent-ils être indemnisés ?

Oui. Les proches (conjoint, enfants, parents, frères et sœurs) d’une victime de traumatisme crânien grave ont droit à l’indemnisation de leur propre préjudice : préjudice d’affection (souffrance morale liée au handicap de leur proche) et préjudice d’accompagnement (bouleversement de leur vie quotidienne). Les montants varient selon le lien de parenté et le degré de handicap de la victime.


Conclusion

Un score de Glasgow à 5 représente l’une des situations les plus graves en matière de traumatisme crânien. Les séquelles — physiques, cognitives, comportementales et psychologiques — bouleversent durablement la vie de la victime et de son entourage. L’indemnisation, si elle ne peut effacer le préjudice, doit permettre à la personne blessée de vivre dans les meilleures conditions possibles : aide humaine adaptée, logement aménagé, soins à vie, compensation de la perte de revenus.

Pour atteindre cet objectif de réparation intégrale, il est essentiel de ne rien laisser au hasard : se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel, être assisté d’un médecin conseil lors des expertises et ne jamais accepter la première offre d’un assureur.

📞 Besoin d'aide pour un traumatisme crânien grave ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes de traumatisme crânien grave et leurs proches. Orientation vers un avocat spécialisé, un médecin conseil de victimes et des associations de soutien.

Témoignages

Mon fils de 22 ans a eu un Glasgow 5 après un accident de voiture en 2021. Franchement au début on etait complètement perdus, l’assurance nous a envoyé une offre a 900 000€ alors qu’on savait même pas si c’était correct ou pas. Grâce a victime-info.fr on a compris qu’il fallait un avocat spécialisé et un médecin conseil. Au final après 2 ans de procédure on a obtenu 3,2 millions. Mon fils a besoin d’aide 24h/24 donc heureusement qu’on s’est battu pour avoir le bon montant

— Stéphane, 45 ans, père d'une victime de traumatisme crânien

Bon alors moi j’ai eu un traumatisme crânien grave il y a 4 ans, Glasgow 5 au début. J’ai passé 6 mois en rééducation. Aujourd’hui j’ai encore des gros troubles de mémoire et je peut plus travailler. Ce qui m’a le plus aidé c’est de comprendre que les séquelles invisibles (cognitives) ça se prouve avec des bilans neuropsy et que l’assureur ne les évalue pas correctement si on est pas accompagné. L’avocat a fait multiplier l’offre par 3 quasiment

— Amandine, 31 ans, victime d'accident de moto

Ma femme a été renversée par un chauffard en 2020, glasgow 5. On nous a dit au début qu’elle allait peut-etre pas s’en sortir.. finalement elle est sortie du coma mais garde des séquelles très lourdes. La vie a completement changé pour toute la famille. Je voulais juste dire que même les proches ont droit à une indemnisation, moi j’ai eu le préjudice d’affection et d’accompagnement, je savais même pas que ça existait avant de lire les articles sur ce site

— Rachid, 52 ans, époux d'une victime