Préjudice esthétique cicatrice visage : guide complet d’indemnisation

Une cicatrice au visage constitue l’une des atteintes esthétiques les plus marquantes qu’une victime puisse subir. Qu’elle résulte d’un accident de la route, d’une agression, d’une morsure d’animal ou d’une erreur médicale, la cicatrice faciale affecte profondément l’image de soi et le regard des autres. Fort heureusement, le droit français prévoit une indemnisation du préjudice esthétique permettant de réparer ce dommage.

Ce guide détaille l’ensemble des informations indispensables sur le préjudice esthétique lié à une cicatrice au visage : définition, évaluation par le médecin expert, barèmes d’indemnisation, montants constatés et voies de recours en cas de désaccord. La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter toute personne concernée vers les professionnels adaptés.

Préjudice esthétique cicatrice visage
Préjudice esthétique cicatrice visage

Sommaire

Simulateur d’indemnisation du préjudice esthétique

Pour obtenir une première estimation du montant d’indemnisation, il est possible d’utiliser le simulateur ci-dessous. Cet outil permet de se faire une idée des montants généralement alloués en fonction de la gravité du préjudice esthétique.

⚠️ Résultats à titre indicatif

Chaque dossier d’indemnisation est unique. Les montants affichés par le simulateur constituent des fourchettes indicatives. Seule une analyse personnalisée par un professionnel du droit du dommage corporel permettra de déterminer le montant réel de l’indemnisation.

Simulateur des indemnités pour les préjudices esthétiques
A combien votre préjudice esthétique a t-il été évalué suite à l'expertise médicale ?

Pour une estimation plus complète intégrant l’ensemble des postes de préjudice, le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels peut également être consulté.

Le préjudice esthétique : définition et cadre juridique

Le préjudice esthétique est l’un des postes de préjudice extrapatrimoniaux prévus par la nomenclature Dintilhac. Il vise à indemniser toute altération de l’apparence physique subie par une victime à la suite d’un accident ou d’une agression.

Ce préjudice est loin d’être anodin. Il touche à l’identité même de la personne, à la manière dont elle se perçoit et dont elle est perçue par les autres dans la société. Les cicatrices liées à un dommage corporel constituent la forme la plus fréquente de préjudice esthétique, particulièrement lorsqu’elles se situent au visage.

⚖️ Nomenclature Dintilhac — Préjudice esthétique

Le préjudice esthétique indemnise « les atteintes physiques et plus généralement les éléments de nature à altérer l’apparence physique de la victime ». Il se distingue en deux composantes : le préjudice esthétique temporaire (avant consolidation) et le préjudice esthétique permanent (après consolidation).

Le préjudice esthétique temporaire (PET)

Selon la nomenclature Dintilhac, le préjudice esthétique temporaire correspond à « une altération de l’apparence physique, certes temporaire, mais aux conséquences personnelles très préjudiciables, liée à la nécessité de se présenter dans un état physique altéré au regard des tiers ».

Le terme « temporaire » ne signifie pas que l’atteinte est transitoire ou mineure. Il désigne la période avant la consolidation, c’est-à-dire le moment où l’état de santé de la victime se stabilise. Ce poste couvre notamment :

  • Les plaies, hématomes et gonflements visibles sur le visage
  • Les pansements et bandages faciaux
  • Les appareillages temporaires (minerve, attelle, etc.)
  • Les cicatrices encore évolutives, rouges ou boursouflées
  • La nécessité de porter un masque ou un dispositif de compression
Le préjudice esthétique temporaire est souvent sous-évalué

Certains référentiels, comme celui de l’ONIAM, tendent à réserver l’indemnisation du préjudice esthétique temporaire aux seules altérations majeures (brûlures graves, traumatismes faciaux importants). Pourtant, le principe de réparation intégrale impose que toute altération de l’apparence, même modérée, soit indemnisée. Un médecin conseil de victimes saura faire valoir ce droit.

Le préjudice esthétique permanent (PEP)

Le préjudice esthétique permanent concerne les séquelles définitives qui subsistent après la date de consolidation. Pour une cicatrice au visage, il s’agit des marques qui ne disparaîtront plus, même si elles peuvent s’atténuer avec le temps.

L’altération physique permanente peut prendre de nombreuses formes :

  • Cicatrices visibles et définitives sur le visage
  • Modifications de la texture ou de la couleur de la peau
  • Déformations des traits du visage (nez, lèvres, paupières)
  • Asymétrie faciale
  • Perte de substance (oreille, nez)
  • Altération de la mobilité faciale (difficulté à sourire, paupière tombante)

Évaluation sur l’échelle de 0,5 à 7

Les préjudices esthétiques sont évalués sur une échelle de 0,5 à 7, le niveau 7 correspondant à une atteinte exceptionnelle et le niveau 0,5 à une atteinte très légère. Cette cotation est réalisée par le médecin expert lors de l’expertise médicale.

📊 Cicatrice au visage : cotation fréquente

En pratique, une cicatrice linéaire isolée au visage est généralement cotée entre 2/7 et 4/7 selon sa taille, sa localisation et son aspect. Les cicatrices multiples ou les déformations importantes peuvent atteindre 5/7 à 7/7.

Comment est évalué le préjudice esthétique d’une cicatrice au visage ?

L’évaluation du préjudice esthétique d’une cicatrice au visage repose sur l’expertise médicale. Le médecin expert procède à un examen clinique détaillé de la victime et rédige un rapport transmis à l’organisme en charge de l’indemnisation.

Les critères d’évaluation du médecin expert

Lors de l’expertise médicale, le médecin prend en compte de nombreux critères pour évaluer la gravité de la cicatrice au visage :

  • La localisation précise : front, joue, menton, nez, lèvres, paupière. Une cicatrice sur la lèvre ou la paupière aura un impact plus marqué qu’une cicatrice sur le front, partiellement masquée par les cheveux.
  • La taille et la forme : longueur, largeur, forme linéaire ou étoilée, surface totale.
  • L’aspect : couleur (rouge, blanche, brune), relief (plane, hypertrophique, chéloïde), texture.
  • La visibilité : la cicatrice est-elle visible au premier regard ou seulement de près ?
  • L’impact fonctionnel : la cicatrice entraîne-t-elle une gêne (rétraction limitant l’ouverture de la bouche, par exemple) ?
  • L’âge de la victime : une cicatrice au visage chez un jeune adulte a un retentissement particulièrement important.
  • Le sexe de la victime : même si ce critère tend à s’atténuer, la jurisprudence tient encore parfois compte du sexe dans l’évaluation.
  • La profession et la vie sociale : une personne dont l’activité implique une forte exposition au public (métier de contact, mannequinat, etc.) subira un préjudice accru.
💡 Cas pratique : cicatrice au visage après un accident de vélo

Une cycliste de 32 ans est renversée par un véhicule. Elle heurte le sol du visage et conserve une cicatrice de 6 cm sur la joue droite, légèrement en relief et rosée. Le médecin expert évalue le préjudice esthétique permanent à 3/7. Compte tenu de son âge et de son métier de commerciale, le tribunal accorde une indemnisation de 12 000 euros pour ce poste. Si la victime se trouve dans une situation similaire, elle peut consulter les informations sur l’indemnisation après un accident de vélo.

Le déroulement de l’expertise pour la cicatrice au visage

Le déroulement de l’expertise médicale suit un protocole précis pour les cicatrices faciales :

  1. Examen visuel : le médecin observe la cicatrice à distance normale de conversation (environ 1 mètre) et de près.
  2. Mesures : il mesure la longueur, la largeur et note la localisation précise.
  3. Photographies : des clichés sont réalisés sous différents angles et éclairages.
  4. Description détaillée : couleur, relief, texture, adhérence aux plans profonds.
  5. Évaluation de l’impact : le médecin note le retentissement sur la vie quotidienne, sociale et professionnelle.
  6. Cotation sur l’échelle de 0,5 à 7 : attribution d’une note globale.
⚠️ Ne pas se rendre seul à l'expertise médicale

Il est fortement recommandé de se faire accompagner par un médecin conseil de victimes lors de l’expertise. Ce professionnel veille à ce que tous les préjudices soient correctement évalués et que la cotation reflète fidèlement la réalité de l’atteinte. Sans cet accompagnement, le risque de sous-évaluation est significatif.

Les barèmes d’indemnisation du préjudice esthétique

Plusieurs barèmes et référentiels servent de guides pour chiffrer l’indemnisation du préjudice esthétique. Aucun n’est juridiquement contraignant, mais ils constituent des repères utilisés par les tribunaux et les assureurs.

Le référentiel Mornet

Le référentiel Mornet (anciennement référentiel indicatif des cours d’appel) est le plus couramment utilisé par les juridictions. Il fixe des fourchettes d’indemnisation par niveau de gravité, modulées en fonction de l’âge de la victime.

Le référentiel de l’ONIAM

Utilisé principalement dans le cadre des accidents médicaux, le référentiel de l’ONIAM propose également des fourchettes indicatives.

La jurisprudence

Les décisions de justice antérieures constituent une source essentielle pour évaluer le montant d’indemnisation. Les tribunaux tiennent compte de la spécificité de chaque situation, ce qui explique les écarts parfois importants entre deux dossiers.

Les barèmes ne sont pas des plafonds

Les barèmes constituent des fourchettes indicatives, pas des montants fixes. Un avocat spécialisé en dommage corporel peut obtenir des montants supérieurs aux fourchettes moyennes en argumentant sur les spécificités du dossier (jeune âge, métier à forte exposition, cicatrice particulièrement disgracieuse, etc.).

Les différentes échelles d’indemnisation de 0,5/7 à 7/7

Voici le détail des niveaux d’évaluation du préjudice esthétique et les fourchettes d’indemnisation généralement constatées, avec des exemples concrets de cicatrices au visage correspondantes.

Préjudice esthétique de 0,5/7 à 1,5/7 (très léger à léger)

Ce niveau correspond à une atteinte minime, peu visible au premier regard. Il peut s’agir d’une petite cicatrice fine et plate, de couleur proche de la peau, située dans une zone peu exposée du visage (sous le menton, derrière l’oreille).

📊 Indemnisation préjudice esthétique 0,5 à 1,5/7

Les montants constatés varient généralement entre 800 et 3 000 euros, selon l’âge de la victime et les circonstances.

Préjudice esthétique de 2/7 à 2,5/7 (modéré)

À ce niveau, la cicatrice est visible mais reste modérée. Elle peut correspondre à une cicatrice linéaire de quelques centimètres sur la joue, le front ou le menton, légèrement colorée ou en léger relief.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 2 à 2,5/7

Les montants constatés oscillent entre 3 000 et 6 000 euros environ.

Préjudice esthétique de 3/7 à 3,5/7 (moyen)

Ce niveau correspond à une cicatrice nettement visible, qui attire le regard. Pour une cicatrice au visage, il peut s’agir d’une marque de plusieurs centimètres, en relief ou de couleur différente de la peau environnante. Pour plus de détails sur ce niveau, consulter la page dédiée au préjudice esthétique 3/7.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 3 à 3,5/7

Les montants généralement alloués se situent entre 6 000 et 12 000 euros.

Nature de l’accident Conséquences de l’accident Echelle Montant de l’indemnisation
Accident causé par un tiers Fracture du poignet gauche 0,5/7 500€
Accident de la vie Traumatisme grave au pied droit 1/7 600€
Accident de la route en 2018 Perte de connaissance, plaie à l’oreille droite, contusion pulmonaire, fracture vertébrale T12 1,5/7 2100€
Accident de la vie Chute du troisième étage Non indiqué 4000€
Opération chirurgicale digestive Syndrome des loges 2,5/7 période avec deux cannes
1,5/7 période avec une canne
Environ 1000€

Préjudice esthétique de 4/7 à 4,5/7 (assez important)

L’atteinte est ici significative. La cicatrice au visage est immédiatement remarquable et modifie sensiblement l’apparence de la personne. Cela peut correspondre à une large cicatrice, des cicatrices multiples ou une déformation partielle des traits.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 4 à 4,5/7

Les montants habituellement constatés se situent entre 12 000 et 22 000 euros.

Préjudice esthétique de 5/7 à 5,5/7 (important)

Ce niveau traduit une atteinte grave à l’apparence. La cicatrice ou les cicatrices au visage sont très visibles et entraînent une modification majeure de l’apparence. Il peut s’agir de cicatrices étendues consécutives à des brûlures, de greffes de peau ou de la perte partielle d’un élément du visage.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 5 à 5,5/7

Les indemnisations se situent généralement entre 22 000 et 40 000 euros.

Préjudice esthétique de 6/7 à 6,5/7 (très important)

L’atteinte est très sévère. Le visage est profondément modifié, avec des cicatrices étendues, des déformations majeures ou des séquelles de brûlures graves. L’impact social et psychologique est considérable.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 6 à 6,5/7

Les montants peuvent atteindre entre 40 000 et 70 000 euros, voire davantage.

Préjudice esthétique de 7/7 (exceptionnel)

Le niveau maximal est réservé aux cas les plus graves. Il correspond à une défiguration complète ou quasi-complète, avec des séquelles esthétiques majeures affectant l’ensemble du visage. Ces situations concernent notamment les grands brûlés ou les victimes de traumatismes faciaux gravissimes.

📊 Indemnisation préjudice esthétique 7/7

L’indemnisation peut dépasser 80 000 euros et atteindre des montants bien supérieurs dans les cas les plus dramatiques.

📌 L'âge de la victime influence fortement les montants

Plus la victime est jeune, plus les montants d’indemnisation tendent à être élevés, car elle devra vivre plus longtemps avec les séquelles esthétiques. Une cicatrice cotée 3/7 chez une personne de 25 ans sera généralement mieux indemnisée que la même cotation chez une personne de 65 ans.

Exemples concrets d’indemnisation pour cicatrice au visage

Les exemples d’indemnisation ci-dessous illustrent la diversité des situations rencontrées et des montants alloués.

💡 Cas pratique : cicatrice au visage après erreur chirurgicale

Un homme de 45 ans subit une intervention chirurgicale au visage (ablation d’un kyste). En raison d’une négligence médicale, il conserve une cicatrice hypertrophique de 4 cm sur la joue gauche. Le préjudice esthétique permanent est évalué à 2,5/7. L’indemnisation obtenue s’élève à 5 500 euros pour ce poste.

💡 Cas pratique : cicatrice après morsure de chien

Une fillette de 8 ans est mordue au visage par un chien. Elle conserve trois cicatrices sur la joue et la lèvre supérieure, dont une rétractile. Le préjudice esthétique permanent est coté à 4/7. Compte tenu de son très jeune âge, le tribunal alloue 18 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent. Le calcul du préjudice esthétique a tenu compte de la durée pendant laquelle l’enfant vivra avec ces séquelles.

💡 Cas pratique : cicatrice après agression

Un jeune homme de 22 ans est victime d’une agression au couteau qui lui laisse une large cicatrice de 8 cm sur le front et l’arcade sourcilière. Le préjudice esthétique permanent est évalué à 3,5/7. La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) lui accorde 14 000 euros pour le préjudice esthétique, en plus des autres postes de préjudice comme les souffrances endurées.

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Les simulateurs de victime-info.fr permettent d’obtenir une première estimation des montants d’indemnisation pour chaque poste de préjudice.

Comment contester l’évaluation du préjudice esthétique ?

Il est fréquent que la victime estime que l’évaluation de son préjudice esthétique ne reflète pas la réalité de son atteinte, ou que la proposition financière de l’assureur soit insuffisante. Plusieurs voies de recours existent.

Hypothèse 1 : l’expertise médicale est jugée incomplète ou sous-évaluée

Si la victime considère que le médecin expert a mal évalué ou oublié certains éléments de son préjudice esthétique (par exemple, une cicatrice non mentionnée dans le rapport, une cotation trop basse), il est possible de demander une contre-expertise médicale.

La victime sera alors examinée par un nouveau médecin expert qui réévaluera l’ensemble des préjudices. Le nouveau rapport sera transmis à l’assureur, qui devra recalculer sa proposition d’indemnisation.

Le médecin conseil de victimes peut faire la différence

Lors de la contre-expertise, la présence d’un médecin conseil de victimes est essentielle. Ce professionnel, indépendant de l’assureur, défend les intérêts de la victime et veille à ce que chaque séquelle soit correctement décrite et cotée.

Hypothèse 2 : la proposition d’indemnisation de l’assureur est trop faible

Même si l’expertise médicale semble correcte, la proposition financière de l’assureur peut être insuffisante. La victime a alors le droit de contester l’offre d’indemnisation.

Pour cela, il est recommandé de :

⚠️ Ne jamais accepter la première offre de l'assureur

La première proposition d’indemnisation de l’assureur est systématiquement inférieure à ce que la victime est en droit d’obtenir. Les compagnies d’assurance appliquent leurs propres barèmes internes, souvent bien en dessous des référentiels judiciaires. Pour comprendre pourquoi : pourquoi ne pas faire confiance à l’assureur.

Hypothèse 3 : aucun accord n’est trouvé entre l’assureur et la victime

Lorsque la négociation amiable échoue, la victime peut saisir le tribunal judiciaire. Le juge désignera un médecin expert judiciaire indépendant et fixera lui-même le montant de l’indemnisation. Les décisions de justice sont généralement plus favorables aux victimes que les propositions des assureurs.

Il est également possible, en attendant la décision définitive, de demander une provision pour faire face aux besoins immédiats.

⚖️ Article 2226 du Code civil — Prescription

Les actions en responsabilité pour dommage corporel se prescrivent par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. Passé ce délai, la victime ne pourra plus agir en justice pour obtenir l’indemnisation de ses préjudices.

Spécificités de la cicatrice au visage par rapport aux autres localisations

La cicatrice au visage occupe une place particulière dans l’évaluation du préjudice esthétique. Plusieurs facteurs expliquent que les montants d’indemnisation sont généralement plus élevés que pour une cicatrice sur une autre partie du corps.

Le visage : zone de première exposition sociale

Le visage est la première chose que les autres perçoivent. Une cicatrice faciale ne peut pas être dissimulée par des vêtements, contrairement à une cicatrice au bras ou au torse. Cette exposition permanente au regard d’autrui constitue un facteur aggravant reconnu par la jurisprudence.

L’impact psychologique spécifique

Au-delà du préjudice esthétique lui-même, une cicatrice au visage engendre souvent un retentissement psychologique important : anxiété sociale, perte de confiance en soi, sentiment de dévalorisation, difficultés relationnelles. Ces souffrances peuvent être indemnisées au titre d’autres postes de préjudice, notamment les souffrances endurées et le préjudice d’anxiété.

Les préjudices connexes à ne pas oublier

Une cicatrice au visage peut ouvrir droit à l’indemnisation de plusieurs postes de préjudice cumulatifs :

  • Souffrances endurées (pretium doloris) : douleur physique et psychique
  • Préjudice sexuel : si la cicatrice affecte l’intimité (en savoir plus)
  • Déficit fonctionnel temporaire : gêne dans la vie quotidienne pendant la période de soins
  • Frais divers : frais de chirurgie réparatrice, maquillage médical, traitements laser (voir le détail)
  • AIPP/DFP : si la cicatrice entraîne un déficit fonctionnel permanent
📌 L'essentiel sur la cicatrice au visage

La cicatrice au visage est toujours mieux indemnisée qu’une cicatrice située ailleurs sur le corps, en raison de son impact social et psychologique. L’évaluation doit être fortement individualisée. La victime ne doit pas hésiter à se faire accompagner pour obtenir la juste réparation de l’ensemble de ses préjudices.

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Questions fréquentes sur le préjudice esthétique cicatrice visage

Questions fréquentes


Quel est le montant moyen d'indemnisation pour une cicatrice au visage ?

Le montant dépend de la gravité de la cicatrice (cotation de 0,5 à 7/7), de l’âge de la victime et de sa situation personnelle. Les fourchettes vont de 800 euros pour une cicatrice très discrète (0,5/7) à plus de 80 000 euros pour une défiguration majeure (7/7). En moyenne, pour une cicatrice visible cotée entre 2,5/7 et 3,5/7, les montants se situent entre 4 000 et 12 000 euros.


Peut-on être indemnisé pour une cicatrice au visage même si l'on n'a pas été hospitalisé ?

Oui. L’indemnisation du préjudice esthétique ne dépend pas de la durée d’hospitalisation mais de l’existence d’une atteinte à l’apparence physique imputable à un accident ou à une agression. Même une cicatrice résultant d’une blessure légère, si elle est visible et permanente, ouvre droit à indemnisation.


La chirurgie esthétique réparatrice supprime-t-elle le droit à indemnisation ?

Non. Le fait d’avoir subi une chirurgie réparatrice n’exclut pas l’indemnisation. Si la cicatrice reste visible après l’intervention, le préjudice esthétique résiduel est indemnisé. De plus, les frais de chirurgie réparatrice sont eux-mêmes indemnisables au titre des frais divers ou des dépenses de santé futures.


Quel est le délai pour demander l'indemnisation d'une cicatrice au visage ?

Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la date de consolidation (article 2226 du Code civil). La consolidation correspond au moment où l’état de la cicatrice est considéré comme stabilisé par le médecin. Il est toutefois recommandé d’engager les démarches le plus tôt possible.


Une cicatrice au visage d'un enfant est-elle mieux indemnisée ?

En général, oui. Les tribunaux tiennent compte de l’âge de la victime. Un enfant ou un adolescent vivra beaucoup plus longtemps avec les séquelles esthétiques, ce qui justifie des montants d’indemnisation supérieurs. La page sur l’indemnisation des accidents scolaires d’enfants apporte des informations complémentaires.


La victime peut-elle cumuler l'indemnisation du préjudice esthétique avec d'autres postes de préjudice ?

Absolument. Le préjudice esthétique n’est qu’un des postes de la nomenclature Dintilhac. La victime peut obtenir une indemnisation distincte pour les souffrances endurées, le déficit fonctionnel, le préjudice d’agrément, les pertes de revenus et tous les autres postes applicables à sa situation.


Témoignages

Bon alors moi j’ai eu un accident de voiture ya 3 ans, mon visage a tapé le volant (l’airbag s’est pas déclenché..) résultat une grosse cicatrice de 5cm sur la pommette. L’assurance m’a proposé 2800€ au début j’allais accepter parce que je savais pas du tout comment ça marchait. Grace à victime-info.fr j’ai compris que c’était beaucoup trop bas, j’ai pris un avocat spécialisé et au final j’ai eu 9500€ rien que pour le préjudice esthétique. Moralité faut jamais accepter la première offre.

— Marine, 29 ans, cicatrice au visage après accident de voiture

Franchement c’est dur psychologiquement une cicatrice au visage.. moi j’ai été agressé il ya 2 ans on m’a coupé au cutter sur la joue, je me suis retrouvé avec une cicatrice de 7cm. L’expert l’a coté à 3/7 mais mon médecin conseil trouvait que c’était pas assez vu la taille et l’emplacement. On a demandé une contre-expertise et c’est passé à 3.5/7, ça a changé le montant final. Le conseil que je donne : prenez un médecin conseil avec vous à l’expertise c’est vraiment important

— Youssef, 35 ans, cicatrice au visage suite à une agression

Ma fille de 14 ans a été mordue par le chien du voisin, elle a des cicatrices sur le menton et la lèvre. Honnêtement on était perdu dans les démarches, on savait même pas qu’on pouvait demander une indemnisation aussi pour le préjudice esthétique temporaire (les mois avec les pansements etc). En cherchant sur internet j’ai trouvé ce site qui explique bien les différents postes de préjudice. On en est à la phase d’expertise pour l’instant mais au moins maintenant on sait à quoi s’attendre et on a pris un avocat

— Isabelle, 52 ans, maman d'une ado blessée au visage
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Merci de votre confiance

Dominique

       
Merci à victime-info.fr pour m'avoir aidé après mon accident. Vos conseils pratiques, vos ressources et votre soutien m'ont donné la force de traverser cette épreuve. Merci d'avoir créé une plateforme si utile pour les victimes. Vous faites vraiment la différence !

Damien

       
Votre site a tout expliqué simplement. Ça m'a rassuré et guidé dans les démarches après tout ce qui m'est arrivé... je me suis mieux préparé grâce à vous pour affronter l'avenir, merci surtout à Christophe de m'avoir soutenu et écouté.

Gérard

       
Je voulais juste dire un énorme merci, je me sens moins seul grâce à votre site... Vos conseils m'ont été précieux. Votre site est vraiment utile et accessible à tous. Merci du fond du cœur !

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