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Glasgow 11 : traumatisme crânien modéré et indemnisation des victimes

Un score de Glasgow à 11 correspond à un traumatisme crânien modéré. La victime présente une altération de la conscience sans être dans le coma : elle peut ouvrir les yeux, répondre de manière confuse et réagir aux stimuli, mais ses capacités sont significativement diminuées. Derrière ce chiffre se cachent souvent des séquelles durables — cognitives, comportementales, psychologiques — qui justifient une indemnisation corporelle adaptée à la réalité du préjudice subi.

Ce guide détaillé explique ce que signifie un Glasgow 11, quelles séquelles peuvent en découler, comment se déroule le processus d’expertise médicale, et surtout comment obtenir une juste réparation. Que la personne concernée soit victime d’un accident de la route, d’une chute ou d’une agression, les droits sont les mêmes : obtenir la réparation intégrale de tous les préjudices subis.

📞 Une question sur un traumatisme crânien ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes et leurs proches dans leurs démarches d’indemnisation.

Sommaire

Comprendre le score de Glasgow 11 : un traumatisme crânien modéré

L’échelle de Glasgow (Glasgow Coma Scale ou GCS) est l’outil de référence utilisé par les médecins pour évaluer le niveau de conscience d’une personne après un traumatisme crânien. Elle mesure trois paramètres : l’ouverture des yeux (sur 4), la réponse verbale (sur 5) et la réponse motrice (sur 6). Le score total varie de 3 (coma profond) à 15 (conscience normale).

Que signifie un Glasgow à 11 ?

Un score de Glasgow 11 indique que la victime se situe dans la catégorie des traumatismes crâniens modérés (Glasgow entre 9 et 12). Concrètement, la personne :

  • Ouvre les yeux spontanément ou à la demande
  • Répond verbalement mais de manière confuse ou inappropriée
  • Obéit aux ordres simples mais avec un temps de réaction allongé

Contrairement à un Glasgow 3 (coma profond) ou un Glasgow 7, la personne avec un Glasgow 11 n’est pas dans le coma. Cependant, cette altération de la conscience traduit un traumatisme cérébral réel qui peut laisser des séquelles importantes et parfois invisibles.

📌 Classification des traumatismes crâniens selon le Glasgow

  • Glasgow 13 à 15 : traumatisme crânien léger (commotion cérébrale)
  • Glasgow 9 à 12 : traumatisme crânien modéré — c’est ici que se situe un Glasgow 11
  • Glasgow 3 à 8 : traumatisme crânien grave (coma)

Le Glasgow 11 dans la pratique médicale

Le score de Glasgow est mesuré sur les lieux de l’accident par les secours, puis réévalué à l’arrivée aux urgences et au cours de l’hospitalisation. Un Glasgow 11 initial peut évoluer favorablement (retour vers 15) ou se dégrader en cas de complications (hémorragie intracrânienne, œdème cérébral).

La victime avec un Glasgow 11 est systématiquement hospitalisée pour surveillance. Un scanner cérébral est réalisé en urgence pour détecter d’éventuelles lésions : contusion cérébrale, hématome sous-dural ou extradural, hémorragie méningée. Ces examens sont déterminants non seulement pour le traitement médical mais aussi pour le futur dossier d’indemnisation corporelle.

L'importance du score initial pour l'indemnisation

Le score de Glasgow mesuré sur les lieux de l’accident (avant toute intervention médicale) est un élément fondamental du dossier d’indemnisation. Il figure dans le rapport du SAMU ou des pompiers. La victime ou ses proches doivent veiller à obtenir une copie de ce rapport initial, car il servira de référence lors de l’expertise médicale.

Les séquelles possibles d’un Glasgow 11

Un traumatisme crânien modéré avec un Glasgow initial à 11 peut entraîner des séquelles très variées. Certaines sont visibles et immédiates, d’autres sont plus insidieuses et ne se révèlent qu’au fil des semaines ou des mois. C’est ce qui rend l’indemnisation de ce type de traumatisme crânien particulièrement complexe.

Les séquelles cognitives

Les troubles cognitifs sont les séquelles les plus fréquentes après un Glasgow 11. La victime peut présenter :

  • Des troubles de la mémoire : difficulté à retenir de nouvelles informations, oublis fréquents, perte de mémoire antérograde
  • Des troubles de l’attention et de la concentration : incapacité à maintenir un effort intellectuel prolongé, distractibilité
  • Un ralentissement du traitement de l’information : la personne met plus de temps à comprendre, à réagir, à prendre des décisions
  • Des troubles des fonctions exécutives : difficulté à planifier, organiser, anticiper, s’adapter à des situations nouvelles

Les séquelles comportementales et psychologiques

Les lésions cérébrales peuvent modifier profondément la personnalité et le comportement de la victime :

  • Irritabilité accrue, sautes d’humeur, agressivité inhabituelle
  • Fatigue chronique et fatigabilité (la personne s’épuise rapidement)
  • Syndrome dépressif, anxiété, troubles du sommeil
  • Difficultés relationnelles avec l’entourage
  • Perte de motivation, désinhibition ou au contraire apathie
⚠️ Le syndrome du handicap invisible

Après un Glasgow 11, de nombreuses victimes présentent des séquelles dites « invisibles » : la personne a une apparence normale mais souffre de troubles cognitifs et comportementaux qui bouleversent sa vie quotidienne, professionnelle et sociale. Ces séquelles sont souvent sous-évaluées par les assureurs et parfois par l’entourage lui-même. Il est essentiel de les faire reconnaître par un neuropsychologue lors de l’expertise médicale.

Les séquelles physiques

Selon la localisation et la gravité des lésions cérébrales, un Glasgow 11 peut aussi entraîner :

  • Des céphalées chroniques (maux de tête persistants)
  • Des vertiges et troubles de l’équilibre
  • Une épilepsie post-traumatique
  • Des troubles sensoriels : perte d’odorat (anosmie), troubles visuels
  • Des déficits moteurs partiels (plus rares à ce niveau de Glasgow)
💡 Cas pratique : accident de la route et Glasgow 11

Marc, 38 ans, est victime d’un accident de la route en tant que passager. Le SAMU mesure un Glasgow à 11 sur les lieux. Après 5 jours d’hospitalisation et un scanner montrant une contusion cérébrale frontale, Marc rentre chez lui avec une apparence normale. Mais dans les semaines suivantes, il peine à reprendre son travail de comptable : troubles de la concentration, fatigue intense dès 14h, irritabilité avec ses collègues. Six mois plus tard, il est toujours en arrêt maladie. Le bilan neuropsychologique révèle des déficits attentionnels et exécutifs significatifs. Ces séquelles, bien que « invisibles », justifient une indemnisation conséquente couvrant la perte de gains professionnels, le déficit fonctionnel temporaire et un taux d’incapacité permanente.

L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation

L’expertise médicale est le moment décisif du parcours d’indemnisation. C’est lors de cette expertise que seront évalués la nature, la gravité et le retentissement des séquelles du traumatisme crânien. Le montant de l’indemnisation en dépend directement.

La date de consolidation

Avant toute expertise définitive, il faut attendre la consolidation de l’état de santé de la victime. La consolidation correspond au moment où les lésions se stabilisent et ne sont plus susceptibles d’évoluer de manière significative, même si des séquelles persistent.

Pour un traumatisme crânien avec Glasgow 11, la consolidation intervient généralement entre 12 et 24 mois après l’accident, parfois davantage. Il est essentiel de ne pas précipiter cette étape : une consolidation trop précoce risque de sous-estimer les séquelles réelles.

⚖️ Article 2226 du Code civil

Le délai de prescription pour engager une action en indemnisation d’un dommage corporel est de 10 ans à compter de la date de consolidation des blessures. La victime dispose donc d’un délai large pour faire valoir ses droits, mais il est recommandé d’engager les démarches le plus tôt possible pour préserver les preuves.

Le déroulement de l’expertise

L’expertise médicale peut être amiable (organisée par l’assureur) ou judiciaire (ordonnée par un tribunal). Dans les deux cas, un médecin expert examine la victime et évalue ses séquelles selon la nomenclature Dintilhac.

Pour un Glasgow 11, l’expertise doit impérativement inclure :

  • Un bilan neuropsychologique complet réalisé par un neuropsychologue qualifié
  • L’examen des imageries médicales (scanner, IRM cérébrale)
  • L’étude du retentissement professionnel et quotidien
  • L’évaluation du retentissement sur la vie sociale, familiale et affective

Le déroulement de l’expertise médicale suit un protocole précis que la victime a tout intérêt à connaître pour s’y préparer au mieux.

⚠️ Ne jamais aller seul à une expertise médicale

Lors de l’expertise, la victime a le droit d’être assistée par un médecin conseil de victimes (aussi appelé médecin de recours). Ce professionnel, indépendant de l’assureur, défend les intérêts de la victime en veillant à ce que toutes les séquelles soient correctement évaluées. Pour un traumatisme crânien, cette assistance est indispensable : les séquelles cognitives et comportementales sont souvent minimisées sans un regard médical averti.

L’évaluation du taux d’incapacité permanente

Le médecin expert fixe un taux d’incapacité permanente partielle (IPP), aussi appelé taux de déficit fonctionnel permanent (DFP) ou AIPP. Ce taux, exprimé en pourcentage, reflète l’atteinte définitive à l’intégrité physique et psychique.

Pour un traumatisme crânien modéré avec Glasgow 11, le taux d’IPP varie généralement entre 10 % et 40 % selon la gravité des séquelles cognitives, comportementales et physiques. Ce taux est un paramètre déterminant du montant de l’indemnisation.

📊 Taux d'IPP habituels pour un Glasgow 11

Le taux de déficit fonctionnel permanent après un traumatisme crânien modéré (Glasgow 9-12) se situe le plus souvent entre 10 % et 40 %. Un Glasgow 11 avec séquelles cognitives modérées objectivées par un bilan neuropsychologique correspond habituellement à un taux de 15 % à 30 %.

Les postes de préjudice indemnisables après un Glasgow 11

L’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré repose sur la nomenclature Dintilhac, qui recense l’ensemble des postes de préjudice indemnisables. Chaque poste correspond à un aspect différent du dommage subi.

Les préjudices patrimoniaux (pertes financières)

Préjudices temporaires (avant consolidation) :

  • Dépenses de santé actuelles : frais médicaux, hospitalisation, rééducation, bilans neuropsychologiques, consultations spécialisées non remboursés
  • Perte de gains professionnels actuels : salaires perdus pendant la période d’arrêt de travail
  • Frais divers : déplacements pour les soins, aide ménagère temporaire, aménagement provisoire du domicile

Préjudices permanents (après consolidation) :

  • Perte de gains professionnels futurs : perte de revenus liée à l’impossibilité de reprendre le même emploi ou de travailler au même rythme
  • Incidence professionnelle : déclassement professionnel, pénibilité accrue, perte de chance de promotion
  • Dépenses de santé futures : suivi neurologique à vie, renouvellement de traitements
  • Assistance par tierce personne : si la victime a besoin d’aide au quotidien pour certaines tâches

Les préjudices extra-patrimoniaux (préjudices personnels)

Préjudices temporaires :

Préjudices permanents :

  • Déficit fonctionnel permanent (DFP) : atteinte définitive à l’intégrité physique et psychique (le taux d’IPP). Peut être évalué avec le simulateur de préjudice AIPP
  • Préjudice d’agrément : impossibilité ou difficulté à pratiquer des activités de loisirs antérieures
  • Préjudice esthétique permanent : cicatrices éventuelles (crâne, visage)
  • Préjudice sexuel : retentissement sur la libido ou la vie sexuelle, fréquent après un traumatisme crânien. Un simulateur du préjudice sexuel permet d’estimer les montants possibles
Le préjudice d'établissement et les proches

En cas de séquelles lourdes après un Glasgow 11 (difficultés relationnelles persistantes, troubles du comportement), un préjudice d’établissement peut être reconnu si la victime ne peut plus fonder de famille ou maintenir une vie de couple stable. Les proches de la victime (conjoint, enfants, parents) peuvent également être indemnisés au titre du préjudice d’affection et du préjudice extrapatrimonial exceptionnel.

Montants d’indemnisation : ordres de grandeur pour un Glasgow 11

Les montants d’indemnisation pour un traumatisme crânien modéré varient considérablement selon l’âge de la victime, la gravité des séquelles, le retentissement professionnel et les circonstances de l’accident. Il est possible de consulter des exemples d’indemnisation en dommage corporel pour avoir des repères.

📊 Fourchettes d'indemnisation pour un Glasgow 11

Pour un traumatisme crânien modéré (Glasgow 11) avec séquelles cognitives et comportementales :

  • Indemnisation globale : entre 80 000 € et 500 000 € selon la gravité des séquelles
  • DFP seul (15 % à 30 %) : entre 30 000 € et 150 000 € selon l’âge
  • Souffrances endurées (4/7 à 5/7) : entre 15 000 € et 40 000 €
  • Perte de gains professionnels futurs : peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros si la victime ne peut plus exercer son métier

Ces montants sont indicatifs et dépendent de chaque situation. Le référentiel Mornet 2022 fournit les barèmes de référence utilisés par les juridictions.

Les facteurs qui influencent le montant

Plusieurs éléments déterminent le montant final de l’indemnisation :

  • L’âge de la victime : plus la victime est jeune, plus l’indemnisation du DFP est élevée (car la durée de vie avec le handicap est plus longue)
  • La profession exercée : un métier intellectuel (cadre, enseignant) peut être davantage impacté par des troubles cognitifs qu’un métier manuel
  • Le niveau de revenus antérieur : la perte de gains professionnels est calculée sur la base des revenus réels
  • La qualité du bilan neuropsychologique : c’est la pièce maîtresse pour objectiver les séquelles cognitives
  • La présence d’un accompagnement juridique : les victimes assistées par un avocat spécialisé obtiennent en moyenne des indemnisations bien supérieures
📞 Estimer le montant d'indemnisation

Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des montants potentiels en fonction du taux d’IPP, de l’âge et des circonstances.

Les démarches pour obtenir une indemnisation après un Glasgow 11

Le parcours d’indemnisation dépend des circonstances de l’accident. Les fondamentaux du droit du dommage corporel s’appliquent dans tous les cas, mais les procédures varient.

Accident de la route

En cas d’accident de la route, la victime bénéficie de la loi Badinter du 5 juillet 1985, qui protège particulièrement les victimes non-conductrices (piétons, passagers, cyclistes). L’assureur du responsable doit faire une offre d’indemnisation dans un délai encadré.

La procédure classique est la suivante :

  1. Déclaration de l’accident à l’assureur
  2. Réclamation écrite auprès de l’assurance avec l’ensemble des pièces médicales
  3. Expertise médicale amiable (organisée par l’assureur)
  4. Offre d’indemnisation de l’assureur
  5. Négociation ou saisine du tribunal si l’offre est insuffisante
Demander une provision en attendant la consolidation

La période entre l’accident et la consolidation peut durer un à deux ans. Pendant ce temps, la victime subit souvent une perte de revenus et des frais importants. Il est tout à fait possible de demander une provision à l’assureur pour faire face aux dépenses courantes. Cette avance est déduite de l’indemnisation finale.

Accident de la vie courante

Un traumatisme crânien avec Glasgow 11 peut survenir lors d’un accident domestique (chute dans un escalier, chute de vélo sans tiers) ou d’une chute dans un lieu public. Dans ces cas, l’indemnisation dépend de la souscription d’une garantie accidents de la vie (GAV) ou de la responsabilité d’un tiers.

Le calcul de l’indemnisation d’un accident de la vie obéit à des règles spécifiques qu’il convient de bien connaître.

Agression

Si le traumatisme crânien résulte d’une agression, la victime peut saisir la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) pour obtenir une indemnisation, même si l’auteur est insolvable ou non identifié. Un modèle de lettre de saisine de la CIVI est disponible sur le site. Il est également conseillé de déposer plainte auprès du procureur de la République si la plainte initiale n’a pas abouti.

⚖️ Articles 706-3 et suivants du Code de procédure pénale

Toute personne victime d’une infraction ayant entraîné un dommage corporel peut saisir la CIVI pour obtenir la réparation intégrale de son préjudice. L’indemnisation est versée par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), quel que soit le sort de la procédure pénale.

Les erreurs à éviter face à l’assureur après un traumatisme crânien

L’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré est un domaine où les victimes sont particulièrement vulnérables face aux assureurs. Les enjeux financiers sont importants et les pièges nombreux.

⚠️ Ne jamais accepter la première offre de l'assureur

Les compagnies d’assurance proposent systématiquement des offres d’indemnisation bien inférieures à ce que la victime est en droit d’obtenir. Pour un Glasgow 11, la différence entre la première offre et l’indemnisation réelle peut atteindre plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros. La première offre doit toujours être examinée par un professionnel avant d’être acceptée ou refusée.

Les pièges classiques

  • Accepter une expertise sans médecin conseil de victimes : le médecin expert mandaté par l’assureur a tendance à minimiser les séquelles. Sans médecin de recours, la victime est désarmée
  • Ne pas réaliser de bilan neuropsychologique : sans ce bilan, les séquelles cognitives ne sont pas objectivées et ne seront pas indemnisées
  • Accepter une consolidation trop rapide : une consolidation prématurée fige les séquelles à un moment où elles n’ont pas encore été pleinement évaluées
  • Signer une quittance définitive trop vite : une fois signée, la quittance rend l’indemnisation définitive et irrévocable
  • Sous-estimer la perte de gains professionnels futurs : c’est souvent le poste le plus important mais aussi le plus complexe à calculer

Se faire accompagner par des professionnels

Pour un traumatisme crânien avec Glasgow 11, l’accompagnement par des professionnels spécialisés est vivement recommandé :

  • Un avocat spécialisé en dommage corporel : pour négocier avec l’assureur et, si nécessaire, saisir le tribunal
  • Un médecin conseil de victimes : pour accompagner la victime lors de l’expertise médicale
  • Un neuropsychologue : pour réaliser le bilan neuropsychologique indispensable

Les dossiers d’information sur l’indemnisation de victime-info.fr permettent de comprendre chaque étape du parcours et les modèles de lettres facilitent les démarches administratives.

💡 Cas pratique : première offre vs indemnisation réelle

Fatima, 45 ans, a subi un traumatisme crânien (Glasgow 11) lors d’un accident de la route. L’assureur lui propose une indemnisation globale de 65 000 €. Assistée par un avocat spécialisé et un médecin conseil, elle conteste le taux d’IPP (revu de 12 % à 22 %) et fait valoir sa perte de gains professionnels futurs (elle était enseignante et ne peut plus exercer à temps plein). L’indemnisation finale, obtenue après une procédure judiciaire, s’élève à 285 000 €, soit plus de quatre fois l’offre initiale de l’assureur.

Les délais d’indemnisation

Les délais d’indemnisation varient selon la procédure choisie. En procédure amiable, l’indemnisation intervient généralement entre 6 et 18 mois après la consolidation. En procédure judiciaire, il faut compter entre 1 et 3 ans supplémentaires. Cependant, la procédure judiciaire aboutit presque toujours à une indemnisation significativement plus élevée.

Mesures de protection juridique en cas de séquelles graves

Lorsqu’un traumatisme crânien avec Glasgow 11 entraîne des séquelles cognitives et comportementales importantes, la question de la protection juridique peut se poser. Si la victime n’est plus en mesure de gérer ses affaires courantes ou son patrimoine, une mise sous curatelle ou tutelle peut être envisagée par le juge des tutelles.

Curatelle ou tutelle : quelle différence ?

  • La curatelle : mesure de protection partielle. La personne conserve une certaine autonomie mais est assistée pour les actes importants (vente d’un bien, signature de contrats)
  • La tutelle : mesure de protection plus complète. Un tuteur représente la personne pour la plupart des actes juridiques

Ces mesures sont adaptées à la situation de chaque personne et révisables. Elles n’empêchent pas l’indemnisation mais encadrent la gestion des sommes perçues.

Questions fréquentes sur le Glasgow 11 et l’indemnisation

Questions fréquentes


Un Glasgow 11, est-ce grave ?

Un score de Glasgow 11 correspond à un traumatisme crânien modéré. La personne n’est pas dans le coma mais présente une altération significative de la conscience. C’est une situation sérieuse qui nécessite une hospitalisation et une surveillance médicale. Les séquelles possibles — troubles cognitifs, comportementaux et psychologiques — peuvent être durables et impacter la vie quotidienne, professionnelle et sociale de la victime. Chaque cas est différent et l’évolution dépend de la localisation des lésions cérébrales.


Combien de temps dure la récupération après un Glasgow 11 ?

La récupération après un traumatisme crânien modéré est progressive et variable. Les premiers mois montrent généralement les progrès les plus significatifs. La consolidation médicale intervient le plus souvent entre 12 et 24 mois après l’accident. Cependant, certaines séquelles cognitives et comportementales peuvent persister de manière définitive. La rééducation neuropsychologique peut améliorer les capacités de compensation.


Peut-on obtenir une indemnisation pour un Glasgow 11 sans tiers responsable ?

Oui, dans certains cas. Si la victime a souscrit une garantie accidents de la vie (GAV), celle-ci peut prendre en charge l’indemnisation à partir d’un certain seuil d’incapacité (généralement 30 %). En cas d’agression, même sans auteur identifié, la CIVI permet d’obtenir une indemnisation. Pour un accident impliquant un tiers identifiable, c’est l’assurance du responsable qui indemnise.


Quel est le montant moyen d'indemnisation pour un Glasgow 11 ?

Le montant dépend de nombreux facteurs : âge, séquelles réelles, retentissement professionnel, qualité du dossier médical. Pour un traumatisme crânien modéré avec un taux d’IPP entre 15 % et 30 %, l’indemnisation globale se situe généralement entre 80 000 € et 500 000 €. La perte de gains professionnels futurs peut à elle seule représenter une part très importante de ce montant.


Faut-il obligatoirement un avocat pour être indemnisé après un Glasgow 11 ?

La loi n’impose pas de recourir à un avocat pour être indemnisé. Cependant, compte tenu de la complexité de l’évaluation des séquelles d’un traumatisme crânien et des enjeux financiers importants, l’assistance d’un avocat spécialisé en dommage corporel est très fortement recommandée. Les statistiques montrent que les victimes accompagnées obtiennent des indemnisations nettement supérieures.


Le bilan neuropsychologique est-il obligatoire pour l'indemnisation ?

Le bilan neuropsychologique n’est pas juridiquement obligatoire, mais il est indispensable en pratique. C’est le seul examen capable d’objectiver les troubles cognitifs (mémoire, attention, fonctions exécutives) qui sont les séquelles les plus fréquentes d’un Glasgow 11. Sans ce bilan, le médecin expert risque de sous-évaluer ou d’ignorer ces séquelles, ce qui réduit considérablement le montant de l’indemnisation.


Conclusion : ne pas sous-estimer un Glasgow 11

Un score de Glasgow à 11, s’il ne correspond pas au traumatisme crânien le plus grave, n’en reste pas moins une atteinte sérieuse au cerveau. Les séquelles cognitives, comportementales et psychologiques qui en découlent peuvent bouleverser la vie de la victime et de ses proches pendant des années, voire définitivement.

La clé d’une indemnisation juste repose sur trois piliers : un dossier médical complet incluant un bilan neuropsychologique détaillé, l’assistance d’un médecin conseil lors de l’expertise, et l’accompagnement d’un professionnel du droit du dommage corporel. La réparation intégrale n’est pas un slogan — c’est un droit pour chaque victime.

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La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), oriente gratuitement les victimes de traumatisme crânien et leurs proches. Chaque situation est unique et mérite un accompagnement personnalisé.

Témoignages

Bon alors moi Glasgow 11 après un accident sur l’autoroute ya 3 ans. Au début tout le monde pensait que j’avais eu de la chance parce que je marchais, je parlais.. mais au travail c’etait la cata, impossible de me concentrer plus de 20 min, j’oubliais tout. L’assurance m’a proposé 45000€, j’ai failli accepter. Heureusement j’ai trouvé victime-info.fr qui m’a expliqué que c’etait largement en dessous. Au final avec un avocat spécialisé j’ai eu 210000€. La différence c’est juste énorme

— Laurent, 42 ans, accident de la route

Mon conjoint a fait un Glasgow 11 après une chute de vélo. Franchement le plus dur c’est les séquelles qu’on voit pas, il s’énerve pour rien, il oublie ce qu’on vient de lui dire, il est épuisé à 15h.. Les gens disent « mais il a l’air bien pourtant ». Le bilan neuropsychologique a tout confirmé, 22% d’incapacité. On est en cours d’indemnisation mais au moins maintenant on sait que ses problèmes sont reconnus

— Céline, 31 ans, conjointe d'une victime

Honnêtement je savais même pas ce que c’était le Glasgow avant qu’on m’agresse en sortant du boulot. Coup à la tête, Glasgow 11 aux urgences. 3 semaines d’hospit. J’ai saisi la CIVI parce que l’agresseur avait rien, pas d’argent rien. Grâce aux infos que j’ai trouvé ici j’ai pu monter mon dossier correctement et j’ai été indemnisé par le fonds de garantie. C’est long mais ça marche faut pas lâcher

— Ahmed, 55 ans, victime d'agression