Lorsqu’un médecin expert évalue les souffrances endurées à 5 sur 7, cela signifie que la victime a subi des douleurs qualifiées d’« assez importantes » sur l’échelle du prétium doloris. Ce niveau correspond généralement à des blessures graves ayant nécessité une longue hospitalisation, plusieurs interventions chirurgicales et une rééducation prolongée.
L’enjeu financier est considérable : l’indemnisation des souffrances endurées 5/7 se situe généralement entre 20 000 et 35 000 euros. Pourtant, de nombreuses victimes acceptent des offres bien inférieures, faute de connaître leurs droits. Ce guide détaille l’ensemble des informations nécessaires pour comprendre l’évaluation de ce préjudice, les montants auxquels la victime peut prétendre, et les recours possibles en cas de désaccord. La permanence d’aide aux victimes de victime-info.fr accompagne gratuitement les personnes accidentées dans ces démarches.

Simulateur d’indemnisation du prétium doloris
Avant d’entrer dans le détail, il est possible d’obtenir une estimation rapide de l’indemnisation à laquelle la victime peut prétendre grâce au simulateur ci-dessous. Cet outil permet de se faire une première idée du montant potentiel en fonction du niveau de souffrances endurées retenu par le médecin expert.
Ce simulateur fournit une estimation indicative basée sur les référentiels d’indemnisation en vigueur. Il ne remplace pas l’analyse personnalisée d’un professionnel du droit du dommage corporel. Pour une évaluation précise, il est recommandé de consulter un avocat spécialisé en dommage corporel.
Pour une estimation plus globale de l’ensemble des postes de préjudice, la victime peut également utiliser le simulateur d’indemnisation des préjudices corporels qui prend en compte tous les postes de la nomenclature Dintilhac.
Que signifient des souffrances endurées évaluées à 5/7 ?
Le prétium doloris de niveau 5/7 est qualifié d’« assez important » sur l’échelle d’évaluation des souffrances endurées. Cette dénomination peut sembler modérée, mais elle correspond en réalité à un niveau de douleur très significatif.
Ce n’est pas parce que le médecin expert a évalué le préjudice à 5/7 que la victime n’a pas énormément souffert. La dénomination « assez important » est attribuée par comparaison au barème médical, qui réserve les niveaux 6/7 et 7/7 aux cas les plus extrêmes (polytraumatismes gravissimes, grands brûlés, etc.). Un prétium doloris 5/7 correspond déjà à des souffrances très sérieuses.
Concrètement, un prétium doloris 5/7 peut correspondre à :
- Une hospitalisation de 2 à 6 mois, avec des périodes en soins intensifs ou en réanimation
- Plusieurs interventions chirurgicales (généralement 3 à 6 opérations) étalées sur une période de 2 à 9 mois
- Une rééducation de plus de 6 mois, souvent en centre de rééducation fonctionnelle
- Des douleurs chroniques significatives nécessitant un traitement antalgique prolongé
- Un retentissement psychologique important (anxiété, troubles du sommeil, syndrome de stress post-traumatique)
Un motard de 38 ans est percuté par un véhicule. Il souffre de fractures ouvertes du fémur et du tibia, d’une fracture du bassin et de plusieurs côtes cassées. Il reste hospitalisé 3 mois, subit 4 interventions chirurgicales (ostéosynthèse, greffes osseuses) et effectue 8 mois de rééducation intensive. Le médecin expert évalue ses souffrances endurées à 5/7 en tenant compte de la brutalité de l’accident, de la nature des blessures et de la durée des soins. L’indemnisation obtenue pour ce poste s’élève à 28 000 euros.
Il est important de rappeler que les souffrances endurées constituent un préjudice très subjectif. La perception de la douleur varie considérablement d’un individu à l’autre. Le médecin expert s’appuie néanmoins sur des éléments objectifs (nombre d’opérations, durée d’hospitalisation, traitements suivis) pour établir son évaluation.
Comment le médecin expert évalue les souffrances endurées 5/7
L’évaluation des souffrances endurées est réalisée lors de l’expertise médicale. Le médecin expert examine l’ensemble du parcours médical de la victime, depuis l’accident jusqu’à la date de consolidation.
La consolidation se définit comme le moment où l’état de santé de la victime est considéré comme stabilisé. Cela ne signifie pas nécessairement que la personne est guérie, mais que son état n’évoluera plus de manière significative avec les traitements.
Pour déterminer le niveau du prétium doloris, le médecin expert prend en compte plusieurs critères :
- La brutalité de l’accident et les circonstances du traumatisme initial
- La nature et la gravité des blessures subies par la victime
- Le nombre d’opérations chirurgicales et leur complexité
- La durée et l’intensité de la rééducation jusqu’à la consolidation
- Les traitements médicamenteux (antalgiques, morphiniques, anxiolytiques)
- Les souffrances psychiques (angoisse, dépression, stress post-traumatique)
Les souffrances endurées (anciennement appelées « prétium doloris ») correspondent à toutes les souffrances physiques et psychiques, ainsi que les troubles associés, que la victime a endurés depuis le jour de l’accident jusqu’à la date de consolidation. Ce poste de préjudice est évalué sur une échelle de 1 à 7 par le médecin expert.
Le chiffrage repose donc sur des éléments objectifs et vérifiables dans le dossier médical, et non sur les seules plaintes de la victime. C’est pourquoi il est essentiel de conserver l’intégralité de son dossier médical et de se faire accompagner par un médecin expert conseil de victimes lors de l’expertise.
Lors de l’expertise médicale, la victime a le droit d’être assistée par son propre médecin conseil. Ce professionnel, indépendant de l’assurance, veille à ce que toutes les souffrances soient correctement prises en compte. Son rôle est déterminant pour obtenir une évaluation juste, notamment pour un niveau 5/7 où les enjeux financiers sont importants. Consulter le dossier consacré à la préparation et au déroulement de l’expertise médicale permet de mieux anticiper cette étape cruciale.
Barème et montants d’indemnisation des souffrances endurées 5/7
L’indemnisation des souffrances endurées 5/7 est déterminée à partir de référentiels indicatifs utilisés par les tribunaux et les compagnies d’assurance. Le principal référentiel est celui de la Cour d’appel de Paris, communément appelé référentiel Mornet.
Selon le référentiel Mornet, l’indemnisation des souffrances endurées de niveau 5/7 se situe entre 20 000 et 35 000 euros. Le montant médian constaté dans la jurisprudence récente est d’environ 25 000 à 30 000 euros.
Il existe cependant d’autres référentiels qui peuvent donner des fourchettes légèrement différentes :
- Référentiel Mornet (Cour d’appel de Paris) : 20 000 à 35 000 euros
- Guide barème du FGTI (Fonds de Garantie des victimes du Terrorisme et d’autres Infractions) : fourchettes proches, utilisé notamment pour les victimes d’agressions
- Référentiel ONIAM : utilisé pour les accidents médicaux
Les juridictions ne sont pas liées par ces référentiels, qui ont une valeur indicative. Un tribunal peut parfaitement accorder un montant supérieur ou inférieur selon les circonstances particulières du dossier.
Les compagnies d’assurance proposent systématiquement des indemnisations inférieures aux référentiels des tribunaux. Pour des souffrances endurées 5/7, il n’est pas rare que la première offre se situe entre 12 000 et 18 000 euros, soit bien en dessous de la fourchette du référentiel Mornet. Il est indispensable de contester cette offre pour obtenir une indemnisation juste.
Le prétium doloris n’est qu’un des nombreux postes de préjudice indemnisables. Pour une vision complète de l’indemnisation, il est possible de simuler l’ensemble des préjudices corporels.
L’échelle complète du prétium doloris de 1/7 à 7/7
Pour mieux comprendre où se situe le niveau 5/7 dans l’ensemble du barème, voici l’échelle complète du prétium doloris avec les fourchettes d’indemnisation selon le référentiel Mornet 2022 :
- Prétium doloris 1/7 — Très léger : environ 1 000 euros
- Prétium doloris 2/7 — Léger : 2 000 à 4 000 euros
- Prétium doloris 3/7 — Modéré : 4 000 à 8 000 euros
- Prétium doloris 4/7 — Moyen : 8 000 à 20 000 euros
- Prétium doloris 5/7 — Assez important : 20 000 à 35 000 euros
- Prétium doloris 6/7 — Important : 35 000 à 50 000 euros
- Prétium doloris 7/7 — Très important : 50 000 à 80 000 euros
Le niveau 5/7 représente un préjudice significatif, correspondant à des douleurs sérieuses. La fourchette d’indemnisation de 20 000 à 35 000 euros constitue un enjeu financier important. Il est essentiel de ne pas accepter une offre basse de l’assurance et de se faire accompagner par des professionnels spécialisés.
Contester l’évaluation ou l’indemnisation des souffrances endurées 5/7
Lorsque la victime n’est pas satisfaite de l’évaluation du médecin expert ou du montant proposé par l’assureur, plusieurs recours sont possibles. La contestation peut porter sur deux aspects distincts : le niveau retenu par le médecin ou le montant proposé par l’assurance.
Hypothèse 1 : l’expertise médicale est jugée incomplète ou sous-évaluée
Si la victime estime que le médecin expert n’a pas correctement pris en compte l’ensemble de ses souffrances, ou que certains préjudices ont été omis, elle a le droit de demander une contre-expertise médicale.
La contre-expertise permet à la victime d’être examinée par un nouveau médecin expert, indépendant du premier. Ce dernier réévaluera l’ensemble des préjudices. Si un niveau de 5/7 semble sous-évalué et que les éléments médicaux objectifs le justifient, le nouveau médecin pourra retenir un prétium doloris de 6/7, ce qui augmenterait considérablement le montant de l’indemnisation.
Une victime d’un accident de la route ayant subi un polytraumatisme voit ses souffrances endurées évaluées à 5/7 par le médecin expert mandaté par l’assurance. Assistée de son médecin conseil, elle demande une contre-expertise en faisant valoir que 5 interventions chirurgicales lourdes, 4 mois de soins intensifs et un syndrome de stress post-traumatique sévère justifient un niveau supérieur. Le nouveau médecin expert retient finalement un prétium doloris de 6/7, portant l’indemnisation de 25 000 euros à 42 000 euros pour ce poste.
Hypothèse 2 : la proposition d’indemnisation de l’assureur est trop faible
Il arrive fréquemment que l’assureur propose un montant inférieur à la fourchette basse du barème, même lorsque le niveau de 5/7 n’est pas contesté. Dans ce cas, la victime peut négocier point par point avec l’assureur.
La négociation s’appuie sur les référentiels d’indemnisation (Mornet, FGTI) et sur la jurisprudence comparable. Il est recommandé de produire des exemples de décisions de justice ayant accordé des montants supérieurs dans des situations similaires.
Hypothèse 3 : aucun accord n’est trouvé avec l’assureur
Lorsque la négociation amiable échoue, il est indispensable de s’adjoindre les services d’un avocat spécialisé en dommage corporel pour saisir la justice. Le tribunal peut être celui du domicile de la victime ou celui du lieu de l’accident.
Le recours judiciaire aboutit très souvent à des indemnisations supérieures aux propositions amiables des assureurs. Le juge n’est pas lié par les offres de l’assurance et statue en fonction du principe de réparation intégrale du préjudice.
Face à un niveau de souffrances endurées 5/7, les enjeux financiers justifient pleinement de se faire accompagner par un avocat spécialisé en dommage corporel et un médecin expert conseil de victimes. Le dossier complet sur les professionnels de la défense des victimes détaille le rôle de chacun.
Exemples concrets de montants d’indemnisation du prétium doloris 5/7
Voici des exemples de montants d’indemnisation accordés pour des souffrances endurées de niveau 5/7 dans différents contextes :
| Nature de l’accident | Conséquences de l’accident | Echelle des SE | Montant de l’indemnisation |
| Accident de la circulation | douleurs aux cervicales | 1,5/7 | 1600€ |
| Accident causé par un tiers | Poignet gauche fracturé (la victime était gauchère) | 2,5/7 | 2300€ |
| Accident de scooter/poids lourd | Entorse cervicale, douleurs dorsales et aux jambes | 1,5/7 | 1200€ |
| Accident de la vie | Traumatisme grave au pied droit | 2,5/7 | 1700€ |
| Accident de la route en 2018 | Perte de connaissance, plaie à l’oreille droite, contusion pulmonaire, fracture vertébrale T12 | 3/7 | 4500€ |
| Type d’accident | Blessures principales | Montant accordé | Juridiction / cadre |
|---|---|---|---|
| Accident de la route (moto) | Fractures multiples des membres inférieurs, opérations d’ostéosynthèse | 28 000 euros | Tribunal judiciaire |
| Accident de la route (piéton) | Traumatisme thoracique, fractures côtes, rate, pneumothorax | 30 000 euros | Cour d’appel |
| Accident médical | Complications post-opératoires multiples, réinterventions | 25 000 euros | CCI / ONIAM |
| Agression physique | Fractures faciales, traumatisme crânien léger, chirurgie reconstructrice | 27 000 euros | CIVI |
| Accident de la vie | Chute grave, fracture du rachis, rééducation longue | 24 000 euros | Assurance GAV |
D’après l’analyse de la jurisprudence récente, le montant moyen accordé pour des souffrances endurées de niveau 5/7 se situe aux alentours de 26 000 à 28 000 euros. Certaines décisions ont toutefois accordé jusqu’à 35 000 euros dans des cas particulièrement douloureux.
Pour consulter d’autres exemples d’indemnisation, la page dédiée aux exemples d’indemnisation de dommage corporel fournit des cas pratiques détaillés.
Les souffrances endurées dans la nomenclature Dintilhac
Les souffrances endurées constituent l’un des postes de préjudice extrapatrimoniaux temporaires définis par la nomenclature Dintilhac. Cette nomenclature, du nom du magistrat Jean-Pierre Dintilhac, constitue le référentiel officiel utilisé par les tribunaux français pour organiser l’indemnisation du dommage corporel.
Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. Ce principe fonde l’obligation d’indemnisation intégrale de tous les préjudices subis par la victime, y compris les souffrances endurées.
Le droit français consacre le principe de réparation intégrale : la victime doit être indemnisée pour l’ensemble de ses préjudices, sans perte ni profit. Les souffrances endurées couvrent toutes les douleurs physiques et psychiques subies entre l’accident et la consolidation.
Il est important de ne pas confondre les souffrances endurées avec d’autres postes de préjudice :
- Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) : compense la perte de qualité de vie pendant la période de soins
- Le déficit fonctionnel permanent (DFP/AIPP) : indemnise les séquelles définitives après la consolidation
- Le préjudice moral : notion distincte, bien que les souffrances psychiques soient prises en compte dans le prétium doloris
Pour un panorama complet de l’ensemble des postes de préjudice indemnisables, la page consacrée aux différents postes de préjudice corporel constitue un guide de référence.
Les souffrances endurées couvrent la période allant de l’accident à la consolidation. Au-delà de la consolidation, les douleurs résiduelles sont prises en compte dans le déficit fonctionnel permanent (DFP). C’est pourquoi la date de consolidation est un élément déterminant dans l’évaluation de ce poste.
Les démarches pour obtenir une juste indemnisation des souffrances endurées 5/7
Obtenir une indemnisation à la hauteur des souffrances réellement endurées suppose de suivre un processus rigoureux. Voici les étapes essentielles :
1. Constituer un dossier médical complet
La victime doit rassembler l’intégralité de ses pièces médicales : comptes-rendus d’hospitalisation, comptes-rendus opératoires, ordonnances, certificats de rééducation, rapports psychologiques. Plus le dossier est exhaustif, plus l’évaluation sera juste.
2. Se faire assister lors de l’expertise médicale
L’assistance d’un médecin conseil de victimes lors de l’expertise est fortement recommandée. Ce professionnel veillera à ce que toutes les souffrances soient correctement documentées et évaluées.
3. Analyser l’offre de l’assureur
Après l’expertise, l’assureur formule une proposition d’indemnisation. Il est essentiel de la comparer aux référentiels (Mornet, FGTI) et à la jurisprudence avant de l’accepter.
4. Négocier ou contester si nécessaire
En cas de proposition insuffisante, la victime peut négocier ou, si nécessaire, engager une procédure judiciaire avec l’aide d’un avocat spécialisé en accident de la route.
L’action en réparation du préjudice corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. Passé ce délai, la victime ne peut plus agir en justice pour obtenir l’indemnisation de ses souffrances endurées.
La victime dispose de 10 ans à compter de la consolidation pour agir. Il est toutefois recommandé de ne pas attendre : plus le temps passe, plus les preuves peuvent se perdre et les souvenirs s’estomper. Engager les démarches rapidement permet d’optimiser les chances d’obtenir une indemnisation juste.
Le modèle de lettres disponible sur victime-info.fr peut aider la victime à rédiger ses courriers à l’assurance, notamment pour demander une provision d’indemnisation en attendant le règlement définitif.
Questions fréquentes sur les souffrances endurées 5/7
Questions fréquentes
Quel montant d'indemnisation peut-on espérer pour des souffrances endurées de 5/7 ?
Selon le référentiel Mornet, l’indemnisation des souffrances endurées de niveau 5/7 se situe entre 20 000 et 35 000 euros. Le montant exact dépend des circonstances de l’accident, de la gravité des blessures et de la durée des soins. Un accompagnement par un avocat spécialisé en dommage corporel permet généralement d’obtenir un montant dans la fourchette haute du barème.
Est-il possible de contester une évaluation des souffrances endurées à 5/7 ?
Oui, la contestation est tout à fait possible. Si la victime estime que ses souffrances justifient un niveau supérieur (6/7), elle peut demander une contre-expertise médicale. Il faudra alors démontrer, à l’aide d’éléments médicaux objectifs, que l’évaluation initiale était insuffisante. L’assistance d’un médecin conseil de victimes est indispensable dans cette démarche.
Comment est calculée l'indemnisation des souffrances endurées après un accident de la route ?
Après un accident de la route, les souffrances endurées sont évaluées par un médecin expert (mandaté par l’assurance ou par le tribunal) sur une échelle de 1 à 7. Le montant de l’indemnisation est ensuite déterminé en référence aux barèmes indicatifs (référentiel Mornet, FGTI). La loi Badinter de 1985 encadre l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation et impose à l’assureur de formuler une offre dans un délai de 8 mois.
L'assureur peut-il proposer moins que le barème pour un prétium doloris de 5/7 ?
Oui, et c’est malheureusement fréquent. Les barèmes (Mornet, FGTI) n’ont qu’une valeur indicative. L’assureur n’est pas tenu de les respecter et propose souvent des montants inférieurs. C’est précisément pourquoi il est recommandé de ne jamais accepter la première offre et de se faire accompagner pour négocier ou contester le montant proposé.
Les souffrances psychiques sont-elles prises en compte dans le prétium doloris 5/7 ?
Oui, les souffrances endurées englobent à la fois les douleurs physiques et les souffrances psychiques (stress post-traumatique, anxiété, dépression, troubles du sommeil). Le médecin expert doit les évaluer de manière globale. Si la victime suit un suivi psychologique ou psychiatrique, il est important de transmettre ces éléments au médecin expert pour qu’ils soient intégrés dans l’évaluation.
Quelle est la différence entre souffrances endurées et déficit fonctionnel permanent ?
Les souffrances endurées couvrent les douleurs subies entre l’accident et la date de consolidation. Le déficit fonctionnel permanent (DFP), aussi appelé AIPP, indemnise les séquelles définitives qui persistent après la consolidation. Ce sont deux postes de préjudice distincts dans la nomenclature Dintilhac, et la victime a droit à l’indemnisation des deux.
La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes dans leurs démarches d’indemnisation. Un conseiller peut analyser la situation et orienter la personne accidentée vers les professionnels les plus adaptés à son dossier.
Témoignages
— Laurent, 45 ans, accident de motoBon alors moi j’ai eu un gros accident de moto il y a 3 ans, fracture ouverte du fémur + fracture du bassin. 4 opérations, 3 mois d’hopital, 7 mois de rééducation.. Le médecin expert de l’assurance avait mis mes souffrances à 4/7, franchement j’étais dégouté. Grâce à victime-info.fr j’ai compris que je pouvais contester, j’ai demandé une contre expertise avec un médecin conseil de victime et ils ont remonté à 5/7. Au final j’ai obtenu 29 000€ pour ce poste au lieu des 14 000 que l’assurance proposait au départ. Faut vraiment pas lacher
— Isabelle, 52 ans, piétonne renverséeJuste pour partager mon expérience.. j’ai été renversée par une voiture sur un passage piéton, j’ai eu des fractures aux cotes, à l’épaule et un pneumothorax. Souffrances endurées evaluées à 5/7 par le médecin expert. L’assureur m’a proposé 17000€ ce qui me paraissait déjà beaucoup vu que j’y connaissais rien.. Heureusement mon avocat m’a dit que c’était largement en dessous du barème et on a négocié à 28000€. Moralité ne signez jamais le premier papier qu’on vous met sous le nez
— Mehdi, 33 ans, victime d'agressionMoi c’est suite a une agression, j’ai pris des coups de barre de fer, fractures au visage et à la machoire. 3 chirurgies reconstructrices, des mois de galère. Le médecin a mis 5/7 pour les souffrances endurées et franchement c’est mérité vu ce que j’ai enduré. J’ai saisi la CIVI et j’ai obtenu 26500€ pour ce poste. C’est long les démarches mais ça vaut le coup de s’accrocher, ce site m’a vraiment aidé à comprendre la procédure étape par étape



