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Glasgow 9 : traumatisme crânien modéré et indemnisation

Un score de Glasgow à 9 correspond à un traumatisme crânien modéré, une situation médicale sérieuse qui se situe à la frontière entre les formes légères et les formes graves de lésion cérébrale. La victime qui présente ce score a subi un impact suffisamment violent pour altérer significativement sa conscience, sans pour autant être plongée dans un coma profond. Les conséquences peuvent être lourdes : troubles cognitifs, difficultés de concentration, fatigue chronique, modifications du comportement. L’indemnisation du dommage corporel qui en découle représente un enjeu majeur pour la personne accidentée et ses proches.

Ce guide détaille tout ce qu’il faut savoir sur le score de Glasgow 9 : sa signification médicale, les séquelles possibles, les postes de préjudice indemnisables selon la nomenclature Dintilhac, les montants d’indemnisation observés et les démarches à entreprendre. La permanence de victime-info.fr accompagne les victimes dans ces parcours complexes.

Comprendre le score de Glasgow 9 : qu’est-ce que cela signifie ?

L’échelle de Glasgow (Glasgow Coma Scale ou GCS) est un outil d’évaluation neurologique utilisé par les médecins urgentistes pour mesurer le niveau de conscience d’un patient après un traumatisme crânien. Elle repose sur trois critères : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. Le score total varie de 3 (coma le plus profond) à 15 (conscience normale).

Un score de Glasgow 9 place la victime dans la catégorie des traumatismes crâniens modérés (scores de 9 à 12). Ce score indique que la personne présente une altération notable de la conscience au moment de la prise en charge : elle peut ouvrir les yeux en réponse à la douleur, prononcer des mots incohérents et avoir une réponse motrice de retrait à la douleur.

📌 Classification des traumatismes crâniens selon le Glasgow

  • Glasgow 13 à 15 : traumatisme crânien léger — la victime peut consulter la page sur le Glasgow 14 pour plus de détails
  • Glasgow 9 à 12 : traumatisme crânien modéré — c’est le sujet de cette page
  • Glasgow 3 à 8 : traumatisme crânien grave — plus d’informations sur le Glasgow 3 et le coma profond

Il est important de comprendre que le score de Glasgow est mesuré à un instant précis, souvent à l’arrivée des secours ou aux urgences. Il peut évoluer dans les heures qui suivent. Un Glasgow 9 initial peut s’améliorer rapidement ou, au contraire, se dégrader. C’est pourquoi les médecins effectuent des mesures répétées. La valeur initiale reste néanmoins un indicateur pronostique essentiel, utilisé par les experts lors de l’expertise médicale.

Les circonstances fréquentes d’un Glasgow 9

Les traumatismes crâniens avec un score de Glasgow 9 surviennent dans de nombreuses circonstances :

  • Accidents de la route : collision automobile, accident de moto, piéton renversé
  • Chutes : chute de hauteur, chute dans un escalier, accident de la vie courante
  • Agressions : coups violents à la tête, agression avec arme contondante
  • Accidents de sport : chute à vélo, accident d’équitation, sport de contact
  • Accidents de travail : chute d’échafaudage, choc avec un objet lourd
💡 Cas pratique : accident de moto et Glasgow 9

Marc, 38 ans, motard, est percuté par un véhicule qui ne respecte pas un stop. Les secours mesurent un score de Glasgow à 9 à leur arrivée. Marc est inconscient, mais réagit à la douleur. Il est transporté en urgence au service de neurochirurgie. Après 48 heures, son score remonte à 13, puis 15. Les examens révèlent une contusion cérébrale frontale. Six mois plus tard, Marc souffre de troubles de la mémoire de travail, de fatigue chronique et d’irritabilité. Son médecin estime la date de consolidation à 18 mois post-accident.

Les séquelles d’un traumatisme crânien avec un Glasgow 9

Un score de Glasgow 9, bien qu’il corresponde à un traumatisme crânien modéré, peut engendrer des séquelles significatives et durables. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le terme « modéré » ne signifie pas « sans conséquence ». De nombreuses victimes vivent avec des troubles invisibles qui perturbent profondément leur quotidien, leur vie professionnelle et leurs relations.

Les séquelles cognitives

Les troubles cognitifs sont les séquelles les plus fréquentes après un traumatisme crânien modéré :

  • Troubles de la mémoire : difficulté à mémoriser de nouvelles informations, oublis fréquents
  • Troubles de l’attention et de la concentration : incapacité à maintenir l’attention sur une tâche prolongée
  • Ralentissement du traitement de l’information : la personne met plus de temps à comprendre et à réagir
  • Troubles des fonctions exécutives : difficulté à planifier, organiser, prendre des décisions
  • Fatigue cognitive : épuisement mental rapide, besoin de repos fréquent
Les séquelles invisibles du traumatisme crânien

Les séquelles cognitives et comportementales d’un traumatisme crânien sont souvent qualifiées de « handicap invisible ». L’entourage et même certains professionnels de santé peuvent minimiser les difficultés de la victime parce qu’elle « a l’air normal ». Il est essentiel que ces troubles soient documentés par des bilans neuropsychologiques approfondis avant l’expertise médicale.

Les séquelles comportementales et psychologiques

Le traumatisme crânien modéré peut provoquer des changements de personnalité et de comportement parfois déroutants pour l’entourage :

  • Irritabilité et impatience : accès de colère disproportionnés
  • Désinhibition : propos ou comportements socialement inappropriés
  • Anxiété et dépression : souvent réactionnelles, parfois liées aux lésions cérébrales elles-mêmes
  • Troubles du sommeil : insomnie, hypersomnie, inversion du rythme veille/sommeil
  • Syndrome de stress post-traumatique : reviviscences, cauchemars, évitement

Les séquelles physiques

Selon la localisation des lésions cérébrales, des séquelles physiques peuvent également apparaître :

  • Céphalées chroniques : maux de tête persistants, parfois quotidiens
  • Troubles de l’équilibre : vertiges, instabilité
  • Troubles visuels : vision double, sensibilité à la lumière
  • Épilepsie post-traumatique : crises convulsives apparaissant dans les mois ou années suivant le traumatisme
  • Anosmie : perte de l’odorat, fréquente après un choc frontal
📊 Séquelles après un traumatisme crânien modéré

Selon les études médicales, 30 à 50 % des victimes d’un traumatisme crânien modéré (Glasgow 9 à 12) conservent des séquelles cognitives ou comportementales un an après l’accident. Le taux d’incapacité permanente partielle (IPP) est généralement compris entre 10 % et 40 % selon la gravité des séquelles.

L’expertise médicale : étape clé de l’indemnisation

L’expertise médicale est le moment décisif du parcours d’indemnisation. C’est au cours de cet examen que le médecin expert évalue les séquelles de la victime, fixe la date de consolidation et détermine les taux d’incapacité. Le rapport d’expertise conditionne directement le montant de l’indemnisation.

Se préparer à l’expertise

La préparation de l’expertise médicale est absolument essentielle. La victime d’un traumatisme crânien avec un Glasgow 9 doit :

  • Rassembler l’ensemble du dossier médical : compte-rendu d’hospitalisation initial (mentionnant le score de Glasgow), IRM et scanner cérébraux, bilans neuropsychologiques, comptes-rendus de rééducation
  • Rédiger un document décrivant ses difficultés au quotidien (doléances), en détaillant les conséquences concrètes sur la vie personnelle, professionnelle et sociale
  • Se faire accompagner par un médecin-conseil de victimes (aussi appelé médecin de recours), indépendant de l’assureur
⚠️ Ne pas se rendre seul à l'expertise médicale

L’assureur dispose de son propre médecin-conseil dont la mission est de minimiser les séquelles. La victime d’un traumatisme crânien doit impérativement être assistée par un médecin-conseil indépendant. Sans cet accompagnement, les séquelles cognitives et comportementales — souvent difficiles à objectiver — risquent d’être sous-évaluées. Le déroulement d’une expertise médicale est détaillé dans un article dédié.

Les éléments évalués par l’expert

Lors de l’expertise, le médecin expert évalue les éléments suivants, qui serviront de base au calcul de l’indemnisation :

  • La date de consolidation : le moment où les séquelles sont considérées comme stabilisées (généralement entre 12 et 24 mois pour un Glasgow 9)
  • Le déficit fonctionnel temporaire (DFT) : la gêne subie entre l’accident et la consolidation, évaluée en classes. Plus d’informations sur les classes de DFT (1, 2, 3 et 4)
  • Le déficit fonctionnel permanent (DFP/AIPP) : le taux d’incapacité permanente, de 0 à 100 %. Utiliser le simulateur d’indemnisation AIPP pour estimer le montant
  • Les besoins en aide humaine : assistance pour les actes de la vie quotidienne
  • Les souffrances endurées : évaluées sur une échelle de 1 à 7
  • Le préjudice esthétique : cicatrices visibles, notamment au niveau du crâne
  • Le retentissement professionnel : incapacité à reprendre le même poste, nécessité de reconversion
⚖️ Article L.211-9 du Code des assurances

L’assureur est tenu de faire une offre d’indemnisation dans un délai de 8 mois à compter de l’accident. Cette offre doit couvrir l’ensemble des postes de préjudice. Si la consolidation n’est pas encore intervenue, l’assureur doit faire une offre provisionnelle dans les 8 mois.

Les postes de préjudice indemnisables après un Glasgow 9

L’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré repose sur la nomenclature Dintilhac, qui recense l’ensemble des postes de préjudice corporel indemnisables. Le principe fondamental est celui de la réparation intégrale : la victime a droit à une indemnisation couvrant la totalité de ses préjudices, sans enrichissement ni appauvrissement.

Les préjudices patrimoniaux (économiques)

Préjudices patrimoniaux temporaires (avant consolidation) :

  • Dépenses de santé actuelles (DSA) : frais médicaux, hospitalisation, rééducation, transports médicaux
  • Frais divers (FD) : honoraires du médecin-conseil, frais de déplacement pour les examens
  • Perte de gains professionnels actuels (PGPA) : perte de salaire pendant l’arrêt de travail
  • Assistance tierce personne temporaire (ATP) : aide nécessaire au quotidien avant consolidation. Consulter le guide sur l’indemnisation de la tierce personne

Préjudices patrimoniaux permanents (après consolidation) :

  • Dépenses de santé futures (DSF) : traitements à vie, suivi neurologique
  • Perte de gains professionnels futurs (PGPF) : perte de revenus liée à l’impossibilité de reprendre une activité comparable
  • Incidence professionnelle (IP) : dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, perte de chance de promotion
  • Assistance tierce personne permanente (ATP) : aide humaine nécessaire à vie
💡 Cas pratique : impact professionnel d'un Glasgow 9

Sophie, 45 ans, cadre commerciale, est victime d’un accident de la route. Son Glasgow initial est mesuré à 9. Après 18 mois de rééducation, elle conserve des troubles de l’attention et une fatigue cognitive importante. Elle est dans l’incapacité de reprendre son poste de manager à temps plein. Un reclassement sur un poste administratif à mi-temps lui fait perdre 25 000 euros de revenus annuels. L’incidence professionnelle inclut également la perte de sa prime d’objectif et de ses perspectives d’évolution. Au total, la perte de gains professionnels futurs et l’incidence professionnelle représentent plusieurs centaines de milliers d’euros, capitalisés sur toute la durée de vie active restante.

Les préjudices extrapatrimoniaux (personnels)

Préjudices extrapatrimoniaux temporaires :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) : gêne dans les actes de la vie courante entre l’accident et la consolidation
  • Souffrances endurées (SE) : douleurs physiques et morales — généralement évaluées entre 4 et 5,5/7 pour un Glasgow 9

Préjudices extrapatrimoniaux permanents :

  • Déficit fonctionnel permanent (DFP) : incapacité permanente, le poste principal de l’indemnisation
  • Préjudice d’agrément (PA) : impossibilité de pratiquer des activités sportives ou de loisirs. Le simulateur de préjudice d’agrément permet d’estimer ce poste
  • Préjudice esthétique permanent (PEP) : cicatrices, notamment crâniennes après chirurgie. Plus d’informations sur l’indemnisation du préjudice esthétique
  • Préjudice sexuel (PS) : troubles de la libido fréquents après un traumatisme crânien. Consulter le simulateur de préjudice sexuel

Les préjudices des proches (victimes par ricochet)

Les proches de la personne accidentée (conjoint, enfants, parents, frères et soeurs) peuvent également être indemnisés pour :

  • Le préjudice d’affection : souffrance morale liée à la vue de la victime diminuée
  • Les troubles dans les conditions d’existence : bouleversement du quotidien familial
  • Les pertes de revenus : si un proche a dû cesser son activité pour accompagner la victime
Le préjudice moral des proches

Le barème d’indemnisation du préjudice moral donne des repères sur les montants attribués aux proches selon le lien de parenté et la gravité des séquelles. Pour un traumatisme crânien avec un DFP de 15 à 35 %, le préjudice d’affection du conjoint est généralement indemnisé entre 15 000 et 30 000 euros.

Montants d’indemnisation pour un Glasgow 9

Les montants d’indemnisation pour un traumatisme crânien modéré (Glasgow 9) varient considérablement en fonction de l’âge de la victime, de la gravité des séquelles, de l’impact professionnel et de la situation familiale. Il n’existe pas de « tarif » fixe : chaque cas est unique. Néanmoins, des fourchettes peuvent être dégagées à partir de la jurisprudence et des exemples d’indemnisation de dommage corporel.

📊 Fourchettes d'indemnisation pour un Glasgow 9

  • DFP (déficit fonctionnel permanent) : généralement entre 10 % et 35 % — soit de 30 000 à 200 000 euros selon l’âge et le taux
  • Souffrances endurées (4 à 5,5/7) : entre 15 000 et 45 000 euros
  • Perte de gains professionnels futurs : de 50 000 à plus de 500 000 euros pour une carrière fortement impactée
  • Tierce personne : de 50 000 à 300 000 euros selon les besoins
  • Indemnisation totale : entre 150 000 et 800 000 euros en moyenne, parfois plus d’un million d’euros pour les cas les plus graves

Le référentiel Mornet 2022 et le référentiel Mornet 2021, utilisés par les cours d’appel, fournissent des grilles indicatives pour chaque poste de préjudice. Ces référentiels ne sont pas contraignants mais constituent un repère important pour les négociations.

📞 Estimer l'indemnisation

Le simulateur d’indemnisation de victime-info.fr permet d’obtenir une première estimation des montants pour chaque poste de préjudice. Il ne remplace pas une évaluation personnalisée mais donne des repères utiles.

Les exemples d’indemnisation de traumatisme crânien publiés sur le site permettent de se faire une idée plus précise en fonction du profil de la victime.

Les démarches pour obtenir une indemnisation

Le parcours d’indemnisation après un traumatisme crânien avec un Glasgow 9 comprend plusieurs étapes. La victime doit être méthodique et bien accompagnée pour obtenir une indemnisation corporelle à la hauteur de ses préjudices.

Étape 1 : Constituer le dossier médical

Dès les premiers jours, il est crucial de conserver l’ensemble des documents médicaux :

  • Compte-rendu des urgences mentionnant le score de Glasgow
  • Comptes-rendus d’hospitalisation et de chirurgie
  • Imagerie cérébrale (scanner, IRM)
  • Bilans neuropsychologiques
  • Prescriptions de rééducation (orthophonie, ergothérapie, kinésithérapie)
  • Arrêts de travail successifs
L'importance du bilan neuropsychologique

Le bilan neuropsychologique est un examen réalisé par un psychologue spécialisé. Il permet d’objectiver les troubles cognitifs (mémoire, attention, fonctions exécutives) par des tests standardisés. Ce bilan est absolument indispensable pour un traumatisme crânien modéré, car les séquelles cognitives ne sont pas visibles sur les scanners ou IRM. Sans ce bilan, le médecin expert pourrait sous-estimer les séquelles.

Étape 2 : Déclarer le sinistre et demander une provision

La victime ou ses proches doivent déclarer l’accident auprès de l’assureur responsable. En parallèle, il est possible de demander une provision (une avance sur l’indemnisation finale) pour faire face aux premières dépenses. Un modèle de lettre de demande de provision est disponible sur le site.

Étape 3 : L’expertise médicale

L’expertise médicale est organisée par l’assureur ou ordonnée par le tribunal. Comme détaillé plus haut, la victime doit s’y présenter accompagnée d’un médecin-conseil de recours.

Étape 4 : Analyser l’offre d’indemnisation

Après l’expertise, l’assureur formule une offre d’indemnisation. Cette offre doit être analysée avec la plus grande attention.

⚠️ Ne jamais accepter la première offre de l'assureur

Les premières offres d’indemnisation des assureurs sont presque systématiquement inférieures à ce que la victime est en droit d’obtenir. Pour un traumatisme crânien avec un Glasgow 9, l’écart entre la première offre et l’indemnisation finale peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, voire davantage. La victime ne doit jamais signer de transaction sans avoir fait vérifier l’offre par un professionnel. Consulter les recommandations essentielles de victime-info.fr.

Étape 5 : Négocier ou saisir le tribunal

Si l’offre de l’assureur est insuffisante, deux options se présentent :

  • La négociation amiable : avec l’aide d’un avocat spécialisé en dommage corporel, la victime négocie poste par poste une meilleure indemnisation
  • La voie judiciaire : saisine du tribunal judiciaire pour obtenir une indemnisation fixée par un juge

Dans certains cas, la victime peut aussi saisir la CRCI (Commission Régionale de Conciliation et d’Indemnisation), notamment en cas d’accident médical.

Les délais de prescription

⚖️ Article 2226 du Code civil

L’action en réparation du dommage corporel se prescrit par 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage. Pour les victimes mineures au moment de l’accident, ce délai ne commence à courir qu’à partir de leur majorité. En matière pénale (agression, accident avec infraction), d’autres délais peuvent s’appliquer.

Les erreurs à éviter pour un traumatisme crânien Glasgow 9

Le parcours d’indemnisation d’un traumatisme crânien modéré est semé d’embûches. Voici les erreurs les plus fréquentes que la victime doit absolument éviter :

⚠️ Les 5 erreurs les plus coûteuses

  1. Se rendre à l’expertise médicale sans médecin-conseil : l’expert de l’assurance peut minimiser les séquelles cognitives, difficiles à démontrer
  2. Ne pas réaliser de bilan neuropsychologique : sans ce bilan, les troubles de mémoire, d’attention et des fonctions exécutives ne sont pas documentés
  3. Accepter la première offre de l’assureur : les offres initiales sous-évaluent systématiquement le préjudice
  4. Négliger l’incidence professionnelle : la perte de revenus futurs est souvent le poste le plus important de l’indemnisation
  5. Oublier les proches : les victimes par ricochet (conjoint, enfants) ont également droit à une indemnisation

La page dossiers d’indemnisation regroupe l’ensemble des guides pratiques pour éviter ces pièges et maximiser la réparation. La victime ou ses proches peuvent également utiliser les modèles de lettres disponibles sur le site pour leurs différentes démarches.

La question de la fiscalité de l’indemnisation

Une question fréquente concerne le traitement fiscal des indemnités perçues. En règle générale, les indemnités allouées en réparation d’un dommage corporel ne sont pas imposables. Toutefois, certaines nuances existent, notamment pour les rentes. Un article détaillé sur l’indemnisation et les impôts est disponible sur le site.

Les mesures de protection juridique

Dans les cas les plus graves de traumatisme crânien modéré, lorsque les séquelles cognitives altèrent significativement la capacité de la victime à gérer ses affaires, la mise en place d’une tutelle ou curatelle peut être nécessaire. Cette mesure de protection permet de s’assurer que l’indemnisation sera bien gérée dans l’intérêt de la victime.

Porter plainte en cas d'infraction

Si le traumatisme crânien résulte d’une infraction pénale (agression, accident causé par un conducteur en état d’ivresse, etc.), la victime peut déposer plainte auprès du procureur de la République. La constitution de partie civile permet d’obtenir réparation devant la juridiction pénale.

Comparaison avec d’autres scores de Glasgow

Pour mieux comprendre la spécificité du Glasgow 9, il est utile de le situer par rapport à d’autres scores :

  • Glasgow 14 : traumatisme crânien léger avec perte de connaissance brève, séquelles généralement mineures. Consulter la page Glasgow 14 et indemnisation
  • Glasgow 11 : traumatisme crânien modéré, séquelles comparables au Glasgow 9 mais généralement moins sévères. Consulter la page Glasgow 11 et indemnisation
  • Glasgow 9 : traumatisme crânien modéré à la limite du grave, séquelles fréquentes et souvent durables
  • Glasgow 3 : coma profond, traumatisme crânien grave avec séquelles lourdes. Consulter la page Glasgow 3 et coma profond
📌 L'essentiel sur le Glasgow 9

  • Le Glasgow 9 correspond à un traumatisme crânien modéré, à la frontière du grave
  • Les séquelles cognitives et comportementales sont fréquentes (30 à 50 % des victimes)
  • Le taux de DFP est généralement compris entre 10 % et 35 %
  • L’indemnisation totale se situe le plus souvent entre 150 000 et 800 000 euros
  • L’expertise médicale avec un médecin-conseil de recours est indispensable
  • La victime ne doit jamais accepter la première offre de l’assureur

Questions fréquentes sur le Glasgow 9 et l’indemnisation

Questions fréquentes


Un Glasgow 9 est-il considéré comme un traumatisme crânien grave ?

Non, un score de Glasgow 9 correspond à un traumatisme crânien modéré selon la classification internationale. Les traumatismes crâniens graves sont ceux dont le score de Glasgow est inférieur ou égal à 8. Cependant, le Glasgow 9 se situe à la frontière et les séquelles peuvent être importantes. De nombreuses victimes conservent des troubles cognitifs durables qui impactent significativement leur quotidien et leur vie professionnelle.


Quel montant d'indemnisation peut-on espérer pour un Glasgow 9 ?

L’indemnisation globale pour un traumatisme crânien avec un Glasgow 9 se situe généralement entre 150 000 et 800 000 euros, mais ce montant peut dépasser le million d’euros dans les cas les plus graves, notamment en cas de forte incidence professionnelle. Le montant dépend de l’âge de la victime, de la gravité des séquelles, de l’impact sur la carrière et de la situation familiale. Le simulateur d’indemnisation permet d’obtenir une première estimation.


Combien de temps dure la procédure d'indemnisation après un traumatisme crânien modéré ?

La procédure d’indemnisation prend en moyenne 2 à 4 ans pour un traumatisme crânien modéré. La consolidation intervient généralement entre 12 et 24 mois après l’accident. L’expertise médicale, la négociation avec l’assureur et, le cas échéant, la procédure judiciaire allongent les délais. Il est possible de demander des provisions (avances) en cours de procédure pour faire face aux besoins immédiats.


Faut-il obligatoirement un avocat pour être indemnisé après un Glasgow 9 ?

Ce n’est pas une obligation légale, mais c’est très fortement recommandé. Un traumatisme crânien modéré génère des préjudices complexes, notamment sur le plan cognitif et professionnel. Un avocat spécialisé en dommage corporel maîtrise la nomenclature Dintilhac, les référentiels d’indemnisation et les stratégies de négociation. L’écart entre une indemnisation avec et sans avocat peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.


Les séquelles d'un Glasgow 9 peuvent-elles s'aggraver avec le temps ?

Dans certains cas, oui. Certaines séquelles comme l’épilepsie post-traumatique peuvent apparaître des mois ou des années après l’accident. Si une aggravation survient après la consolidation, la victime peut demander une réouverture du dossier pour obtenir une indemnisation complémentaire. Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la consolidation (article 2226 du Code civil), mais en cas d’aggravation, un nouveau délai de 10 ans court à compter de la date de consolidation de l’aggravation.


Qu'est-ce qu'un médecin-conseil de victimes et comment le trouver ?

Un médecin-conseil de victimes (ou médecin de recours) est un médecin spécialisé dans l’évaluation du dommage corporel, qui travaille exclusivement pour les victimes et jamais pour les assureurs. Il accompagne la victime lors de l’expertise médicale, vérifie que toutes les séquelles sont correctement évaluées et conteste les conclusions de l’expert s’il y a lieu. La permanence de victime-info.fr, en partenariat avec l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), peut orienter vers des médecins-conseils de confiance.


📞 Besoin d'accompagnement ?

La permanence de victime-info.fr, partenaire de l’Association d’Aide aux Victimes de France (AVF), accompagne gratuitement les victimes de traumatisme crânien dans leurs démarches d’indemnisation. Que ce soit pour comprendre un rapport d’expertise, évaluer une offre d’indemnisation ou trouver un avocat spécialisé, une aide personnalisée est disponible.

Témoignages

Bon moi j’ai eu un Glasgow 9 après un accident sur l’autoroute en 2021. Honnêtement au début on comprenait rien à ce que ça voulait dire, les médecins parlaient de traumatisme crânien modéré mais moi j’avais l’impression d’être un autre.. problème de mémoire, fatigue extreme, je m’enervais pour rien. L’assurance m’a proposé 85 000€ au bout d’un an. Grâce à victime-info.fr j’ai compris que c’était largement en dessous et on m’a orienté vers un avocat spécialisé. Au final j’ai obtenu 340 000€, soit 4 fois plus que la première offre. Faites vous accompagner c’est vraiment indispensable

— Laurent, 42 ans, accident de voiture

Franchement je savais meme pas que le score de Glasgow existait avant mon accident.. j’ai chuté en vélo sans casque (oui je sais) et je me suis retrouvée avec un Glasgow 9 aux urgences. 2 semaines d’hospit, et après des mois de galère avec la concentration au travail, les maux de tête permanents. Le plus dur c’est que les gens autour de moi comprenaient pas, j’avais « l’air normale ». L’assurance a voulu me donner 40 000€ alors que j’ai perdu mon boulot à cause de mes troubles de l’attention. La procédure est encore en cours mais mon avocat dit qu’on devrait obtenir bien plus

— Amandine, 29 ans, chute à vélo

Mon fils de 22 ans a eu un accident de moto, Glasgow 9 à l’arrivée des pompiers. On a eu très peur sur le coup. Il s’en est sorti physiquement mais il a changé.. il était étudiant en école de commerce et il a pas pu finir sa formation. Ca fait maintenant 3 ans et il est en reconversion. Ce que je voulais dire c’est que nous en tant que parents on a aussi été indemnisés pour le préjudice d’affection, on savait pas que c’était possible. C’est en cherchant sur internet qu’on est tombé sur ce site qui explique tout bien

— Patrick, 55 ans, père d'une victime